Actualités, commerce électronique, économie numérique

Les trois quarts des adultes disposent désormais d’un compte bancaire ou d’un compte d’argent mobile, tandis que l’écart hommes-femmes se resserre 

La pandémie de COVID-19 a accéléré l’inclusion financière, avec une forte croissance des paiements numériques dans un contexte d’expansion mondiale des services financiers formels. Selon la base de données Global Findex 2021 (a), cette expansion a permis de créer de nouvelles opportunités économiques, en réduisant l’écart entre les sexes dans les taux de possession d’un compte courant et en renforçant la capacité des ménages à mieux résister aux chocs financiers.

En 2021, 76 % des adultes dans le monde disposent d’un compte dans une banque, une autre institution financière ou auprès d’un prestataire de services d’argent mobile, contre 68 % en 2017 et 51 % en 2011. Il est important de noter que cette progression est répartie de manière homogène dans un plus grand nombre de pays. Alors que, au cours de la dernière décennie, une grande partie de la croissance se concentrait en Inde et en Chine, la dernière enquête Findex révèle que, depuis 2017, 34 pays ont enregistré une croissance à deux chiffres des taux de détention d’un compte courant.

La pandémie a également entraîné un recours accru aux paiements numériques. Dans les économies à revenu faible ou intermédiaire (hors Chine), plus de 40 % des adultes qui ont effectué des paiements auprès de commerçants en magasin ou en ligne par carte, téléphone ou internet l’ont fait pour la première fois lors de la pandémie. De même, plus d’un tiers des adultes de ces pays ont commencé à payer directement leurs factures via un compte courant. En Inde, plus de 80 millions d’adultes ont effectué leur premier paiement numérique chez un commerçant après le début de la pandémie, et plus de 100 millions en Chine.

Deux tiers des adultes dans le monde effectuent ou reçoivent désormais des paiements numériques, et, dans les économies en développement, la proportion est passée de 35 % en 2014 à 57 % en 2021. Dans ces pays, 71 % des habitants ont un compte dans une banque, une autre institution financière ou auprès d’un prestataire de services d’argent mobile, contre 63 % en 2017 et 42 % en 2011. Les comptes d’argent mobile ont fait considérablement progresser l’inclusion financière en Afrique subsaharienne.

« La révolution numérique a entraîné une augmentation de l’accès aux services financiers et de leur utilisation dans le monde entier, transformant la façon dont les individus effectuent et encaissent des paiements, empruntent de l’argent et épargnent, souligne David Malpass, président du Groupe de la Banque mondialeCréer un environnement porteur, promouvoir la numérisation des paiements et élargir encore l’accès des femmes et des pauvres aux comptes et aux services financiers formels font partie des actions prioritaires pour atténuer les reculs de développement dus aux crises multiples et concomitantes que nous traversons actuellement. »

Pour la première fois depuis le lancement de la base de données Global Findex en 2011, l’enquête a fait apparaître une réduction de l’écart entre les sexes parmi les détenteurs d’un compte courant. Depuis 2017, date de l’enquête précédente, l’écart est passé de 7 à 4 points de pourcentage au niveau mondial et de 9 à 6 points dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Dans les économies en développement, environ 36 % des adultes reçoivent aujourd’hui un salaire, un versement de l’État, un paiement pour la vente de produits agricoles ou un transfert de fonds national sur un compte courant. D’après les données, le versement d’une somme d’argent sur un compte plutôt qu’en espèces peut inciter les individus à recourir au système financier formel : 83 % des individus qui reçoivent des paiements numériques en effectuent également. Près de deux tiers des personnes interrogées se sont servies de leur compte pour réaliser des opérations d’encaissement ou de décaissement, et environ 40 % pour épargner, contribuant ainsi au développement de l’écosystème financier.

Malgré ces progrès, de nombreuses personnes dans le monde ne disposent toujours pas d’une source d’argent fiable en cas d’urgence. Dans les économies à revenu faible et intermédiaire, seuls la moitié environ des adultes ont déclaré pouvoir obtenir sans difficulté ou presque de l’argent en cas d’urgence, tandis qu’il est fréquent de se tourner vers des sources de financement informelles, comme la famille et les amis.

« Le monde a une chance unique de bâtir une économie plus inclusive et plus résiliente et d’ouvrir la voie de la prospérité à des milliards de personnes, affirme Bill Gates, coprésident de la Fondation Bill & Melinda Gates, qui apporte son soutien financier au projet Global Findex. En investissant dans des technologies et des infrastructures publiques numériques pour développer les systèmes de paiement et d’identification, et en actualisant leur réglementation pour favoriser l’innovation et protéger les consommateurs, les gouvernements peuvent s’appuyer sur les progrès mis en évidence par la base de données Findex et étendre l’accès aux services financiers à toutes celles et ceux qui en ont besoin. »

En Afrique subsaharienne, par exemple, pour 30 % des adultes ne disposant pas d’un compte courant, l’absence de document d’identité reste un obstacle important à l’ouverture d’un compte d’argent mobile — une corrélation qui montre l’impact que pourraient produire des investissements dans des systèmes d’identification accessibles et fiables. Plus de 80 millions d’adultes dépourvus de compte reçoivent encore des versements de l’État en espèces, alors que la numérisation de certains de ces paiements pourrait être plus économique et combattre la corruption. Plusieurs conditions doivent être mises en place pour accroître la possession et l’utilisation d’un compte bancaire : il faudra notamment garantir la confiance dans les prestataires de services financiers et dans l’utilisation des produits financiers, concevoir des produits adaptés et se doter d’un cadre solide et efficace pour protéger les consommateurs.

La base de données Global Findex, dont la dernière édition rend compte de l‘utilisation des services financiers dans 123 économies au cours de l’année 2021, est publiée tous les trois ans par la Banque mondiale en collaboration avec Gallup, Inc.

Global Findex 2021 : les faits marquants par région 

Asie de l’Est et Pacifique

En Asie de l’Est et Pacifique, la situation de l’inclusion financière est très contrastée selon qu’il s’agit de la Chine ou des autres économies de la région. En Chine, 89 % des adultes ont un compte, et 82 % des adultes l’ont utilisé pour effectuer des paiements numériques chez des commerçants. Dans le reste de la région, 59 % des adultes sont titulaires d’un compte et 23 % des adultes ont effectué des paiements numériques auprès de commerçants, dont 54 % pour la première fois après le début de la pandémie de COVID-19. Au Cambodge, au Myanmar, aux Philippines et en Thaïlande, les taux de possession d’un compte ont enregistré une progression à deux chiffres. Les disparités entre les sexes dans la région restent faibles, à 3 points de pourcentage, mais l’écart entre riches et pauvres atteint 10 points.

Europe et Asie centrale

En Europe et Asie centrale, la possession d’un compte a augmenté de 13 points de pourcentage depuis 2017 pour atteindre 78 % des adultes. Le recours aux services numériques est robuste : environ trois quarts des adultes ont utilisé un compte pour effectuer ou recevoir un paiement numérique. En outre, 10 % d’entre eux ont effectué un paiement numérique chez un commerçant pour la première fois lors de la pandémie de COVID-19. La technologie numérique pourrait encore accroître cette tendance pour les 80 millions d’adultes qui possèdent un compte mais qui ont continué à régler leurs achats uniquement en espèces, dont 20 millions en Russie et 19 millions en Türkiye, les deux plus grandes économies de la région.

Amérique latine et Caraïbes

Dans la région Amérique latine et Caraïbes, les taux de détention d’un compte courant ont progressé de 18 points de pourcentage depuis 2017, pour atteindre 73 % des adultes. Il s’agit de la plus forte hausse de toutes les régions du monde en développement. Les paiements numériques jouent un rôle clé : 40 % des adultes ont effectué un paiement numérique auprès d’un commerçant, dont 14 % pour la première fois pendant la pandémie. Cette dernière a en outre favorisé l’adoption du numérique pour les 15 % d’adultes qui ont réglé pour la première fois une facture directement à partir de leur compte, soit plus du double de la moyenne des pays en développement. Le recours aux paiements numériques présente encore une belle marge de progression : 150 millions d’adultes disposant d’un compte bancaire effectuent encore leurs paiements uniquement en espèces, dont plus de 50 millions au Brésil et 16 millions en Colombie.

Moyen-Orient et Afrique du Nord

Au Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’écart entre les sexes s’est réduit, passant de 17 points de pourcentage en 2017 à 13 points : 42 % des femmes possèdent désormais un compte courant, contre 54 % des hommes. La hausse des taux de possession d’un compte dans la région passe largement par la numérisation des paiements actuellement effectués en espèces, notamment pour la vente de produits agricoles et le versement des salaires du secteur privé (environ 20 millions d’adultes sans compte bancaire ont reçu leur salaire en espèces, dont 10 millions en République arabe d’Égypte). Le passage à des modes d’épargne formels recèle aussi un important potentiel : actuellement, environ 14 millions d’adultes sans compte bancaire, dont 7 millions de femmes, épargnent au moyen de méthodes semi-formelles.

Asie du Sud

En Asie du Sud, 68 % des adultes sont titulaires d’un compte, un pourcentage qui n’a pas évolué depuis 2017, même s’il existe de fortes variations au sein de la région. En Inde et à Sri Lanka, par exemple, respectivement 78 % et 89 % des adultes ont un compte. Cependant, les services numériques ont permis d’accroître l’utilisation de ces comptes, puisque 34 % des adultes s’en sont servis pour effectuer ou encaisser un paiement, contre 28 % en 2017. Les paiements numériques pourraient augmenter à la fois la possession et l’utilisation des comptes, étant donné la prédominance persistante du recours aux espèces pour effectuer des paiements chez les commerçants, même parmi les titulaires de comptes.

Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, l’adoption de l’argent mobile a continué de progresser. Quelque 33 % des adultes possèdent désormais un compte d’argent mobile, soit trois fois plus que la moyenne mondiale (10 %). Même si les services d’argent mobile ont à l’origine été conçus pour permettre aux utilisateurs d’envoyer des fonds à des amis et à des membres de la famille vivant dans une autre partie du pays, leur adoption et leurs usages se sont développés : en 2021, trois détenteurs d’un compte d’argent mobile sur quatre ont effectué ou reçu au moins un paiement qui n’était pas une transaction entre particuliers et 15 % des adultes ont utilisé leur compte pour épargner. Pour accroître les taux de possession d’un compte courant dans la région, il est particulièrement stratégique de soutenir la numérisation des paiements pour les 65 millions d’adultes non bancarisés qui reçoivent encore des paiements en espèces pour la vente de produits agricoles, et d’élargir le nombre de détenteurs de téléphones mobiles, étant donné que la non possession d’un téléphone est citée comme un obstacle à l’adoption d’un compte d’argent mobile. En Afrique subsaharienne, les difficultés liées à l’acquittement des frais de scolarité sont plus prégnantes qu’ailleurs dans le monde. Il serait par conséquent opportun de mettre en place des politiques ou des produits financiers qui favorisent une épargne axée sur l’éducation.

Malgré certaines avancées dans le domaine de l’entrepreneuriat des femmes en France, celui-ci reste loin des idéaux de parité entre les genres. Pour accélérer les choses, La Poste française brise le plafond de verre et prête main forte aux start-up les plus créatives et les plus influentes du pays.

Selon un rapport publié en 2021 par les cabinets français EY et France Digitale, seuls 12% des fondateurs de start-up numériques en France sont des femmes. Le rapport, Performance économique et sociale des start-up du numérique en France en 2021, a interrogé plus de 780 participants en France en 2020 et 2021. Il en est ressorti que seuls 11% des dirigeants ayant répondu sont des femmes, contre 9% en 2018.

Le rapport indique que, même si cette tendance est à la hausse pour les femmes dirigeantes et la parité globale parmi les employés – 43% étaient des femmes, contre 36% dans l’édition précédente –, beaucoup reste encore à faire pour soutenir les femmes entrepreneures du numérique en France. C’est justement le cheval de bataille de l’opérateur postal français, La Poste.

Depuis trois ans, La Poste, avec ses principaux partenaires, organise le prix Coup de cœur #FemmesduNumérique, qui s’adresse aux femmes entrepreneures qui portent un projet innovant dans le numérique ou une solution au service du numérique.

Selon Vanessa Chocteau, Directrice «Transformation et coïnnovation des start-up» à La Poste, ces prix «encouragent les femmes à réaliser leurs projets en les rendant visibles et en obtenant les premiers financements. Ils constituent également une première étape vers l’esprit d’entreprise.»

Le service «Communication» de La Poste lance et suit la campagne de remise des prix chaque année. Les femmes entrepreneures sont encouragées à proposer leurs idées, puis l’équipe d’innovation de La Poste apporte son expertise et travaille avec son écosystème de plus de 100 partenaires pour examiner toutes les candidatures. Une liste de présélection est ensuite établie qui comprend deux candidates pour chaque région française. Le public est ensuite invité à voter pour désigner la première lauréate, à savoir leur «Coup de cœur».

«Enfin, KissKissBankBank, une plate-forme collaborative de financement de projets innovants, permet de mettre en place la campagne de financement sur sa plate-forme de financement participatif», précise Mme Chocteau.

Cette année, il y a eu 13 lauréates et un «Coup de cœur» décerné à Laurence Havé, qui a créé l’application Stand Me. Selon Mme Chocteau, cette application aide les patients atteints d’un cancer à pratiquer des activités physiques et cognitives. Chaque lauréate a reçu 2000 EUR et le «Coup de cœur» a reçu 4000 EUR.

Concernant les raisons qui ont motivé la sélection de ces lauréates cette année, «il s’agit d’innovations axées sur l’impact – toutes les solutions numériques choisies ont un impact positif sur la société, l’économie et l’environnement», explique Mme Chocteau.

Pour La Poste, l’un des principaux avantages de ce programme de prix est que les start-up lauréates pourraient devenir de futurs partenaires de l’entreprise. «Si elles sont identifiées et soutenues au plus tôt, ces initiatives peuvent devenir des entreprises solides et de futurs partenaires de notre groupe, ajoute Mme Chocteau. Elles peuvent ensuite être soutenues par nos autres programmes pour les entrepreneurs et l’innovation étendue aux autres acteurs.»

L’un de ces autres programmes est le programme Accélérateur de La PosteFrench IoTFrench IoT soutient les jeunes entreprises dont le niveau de maturité est plus avancé que celui des prix «Coups de cœur». Le programme les aide à lancer et à développer leur marché.

«Chaque année depuis 2015, nous sélectionnons une quinzaine de start-up pour le programme French IoT. Elles suivent ensuite un programme de six mois destiné à dynamiser leur projet aux côtés d’experts grâce à des sessions d’entraînement, du coaching et des ateliers. Elles développent des relations avec les entreprises et les investisseurs pour les aider à développer leurs activités et à créer de la valeur ajoutée. Elles participent aussi aux événements d’innovation les plus populaires au sein de notre groupe.»

Selon Mme Chocteau, le programme French IoT est un projet gagnant-gagnant pour La Poste et les start-up. «Notre ambition est de codévelopper avec les start-up de nouveaux services numériques utiles pour répondre aux défis de notre société. Le groupe apporte sa force et les start-up leur flexibilité.

Ensemble, nous créons de la valeur. Depuis 2015, nous avons eu plus de 30 partenariats actifs, avec 14 projets en cours de test, issus d’environ 110 start-up accélérées. Il y a eu plus de 260 ateliers animés par des experts et cent quatre-vingts heures de coaching et de parrainage individuels. Par ailleurs, ce sont aujourd’hui plus de 300 start-up qui font partie de la communauté French IoT, un vivier d’innovation du groupe La Poste et de ses partenaires.»

Le programme French IoT est également axé sur l’autonomisation économique des femmes, tout comme le sont les prix «Coups de cœur». «Depuis trois ans, nous avons sélectionné autant de start-up créées par des femmes que par des hommes (au sein de French IoT). Grâce à la mise en œuvre de cet objectif de parité, nous sommes passés de 9% de start-up créées par des femmes à 50%. Nous sommes fiers de cette avancée, qui met à l’honneur le leadership des femmes dans le secteur numérique», conclut Mme Chocteau.

Dans le cadre de son engagement approfondi en République démocratique du Congo, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé la semaine dernière un appui budgétaire de 250 millions de dollars pour des réformes fondamentales de gouvernance économique et 500 millions de dollars pour renforcer les transports et la connectivité en République démocratique du Congo (RDC). Les deux projets sont financés par l’Association internationale de développement (IDA)*.

« Ces deux opérations représentent un engagement et un dialogue renforcés entre la RDC et tous les niveaux du Groupe de la Banque mondiale. Ce dialogue nous a permis de redéfinir et de porter notre partenariat à un nouveau niveau – ce qui, nous l’espérons, profitera aux plus de 90 millions d’habitants du pays« , a déclaré Jean-Christophe Carret, directeur national de la Banque mondiale pour la République démocratique du Congo.

Suivant la signature des deux conventions de financement aujourd’hui, le Ministre des finances Nicolas Kazadi a exprimé sa satisfaction de voir que les réformes de fond entreprises par le gouvernement du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo portaient leurs fruits : « Le retour de l’appui budgétaire après plus de quinze ans est un signe de l’engagement du gouvernement à renforcer la gouvernance, à libérer le potentiel de croissance dans les secteurs économiques clés et à améliorer les conditions de vie des populations congolaises. Il témoigne du réchauffement de la coopération au développement avec nos partenaires techniques et financiers et devrait catalyser des flux de financement conséquents, permettant au gouvernement de répondre aux immenses besoins de développement du pays. »

L’appui budgétaire soutiendra le programme de réformes du gouvernement visant à relever les principaux défis en matière de gouvernance dans les domaines des finances publiques, de l’ouverture des marchés et de la gestion des forêts, dans le but d’accélérer un développement vert, résilient et inclusif. Il soutiendra la transparence, en tant que condition préalable au renforcement de la responsabilité du gouvernement, et la gestion durable de la vaste forêt tropicale de la RDC, qui est essentielle pour maintenir les moyens de subsistance de la population congolaise et représente un puit de carbone d’importance planétaire.

Le projet d’appui au transport et à la connectivité est le premier d’une série de trois projets destinés à fournir des transports et une connectivité numérique sûrs, résilients et durables dans et entre la région du Kasaï et la partie orientale de la RDC, tout en soutenant le renforcement de la gouvernance du secteur. Il soutiendra l’ambitieux programme du gouvernement visant à mieux intégrer le pays en rétablissant la liaison de transport routier Est-Ouest, en modernisant les principales infrastructures de transport et en améliorant la connectivité numérique. Plus précisément, il financera la modernisation et le revêtement de 440 km de routes résilientes au climat dans les provinces du Kasaï et du Nord-Kivu, tout en posant une infrastructure de fibre optique le long des routes financées par le projet.

Le projet d’appui aux transports et à la connectivité comprend des mesures visant à atténuer et à traiter le risque de violence sexuelle lié à l’afflux soudain de travailleurs dans les zones de construction, par des mesures telles que la surveillance par des tiers, la formation des parties prenantes du projet et le partenariat avec la société civile et d’autres entités communautaires pour gérer les plaintes. Le projet soutiendra des infrastructures résilientes au climat et renforcera la préservation des forêts. Les communautés locales seront appuyées dans la gestion des ressources naturelles, y compris la reforestation de terres dégradées le long des routes du projet.

* L’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque mondiale, créée en 1960, aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des prêts à intérêt très faible ou nul destinés à des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 74 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs aux 1,3 milliard de personnes résidant dans les pays IDA. Depuis 1960, l’IDA a fourni 458 milliards de dollars à 114 pays. Le volume annuel de ses engagements a atteint environ 29 milliards de dollars en moyenne au cours des trois dernières années, environ 70% étant destinés à l’Afrique.

Selon Visa, l’une des plus importantes sociétés de services financiers du monde, l’équité et l’inclusion numériques reposent sur trois principaux éléments: l’accès, la confiance et les connaissances. Partenaire clé de l’UPU dans le cadre du projet de Mécanisme pour l’assistance technique à l’inclusion financière (FITAF), Visa pense que les postes peuvent contribuer au développement de ces trois piliers, et ainsi favoriser l’émergence de populations plus équitables et prospères.

La pandémie de COVID-19 a bouleversé le mode de vie, d’apprentissage, de travail, d’achat et de vente de beaucoup d’entre nous, permettant ainsi à l’innovation numérique d’avancer de trois ans en une seule année. De plus en plus de choses se passent sur les téléphones portables, Internet et les services financiers numériques, pour le comptable qui administre les comptes d’une entreprise du bâtiment installée dans un autre pays comme pour les chauffeurs qui livrent de la nourriture et proposent des promenades en ville, sans oublier les entreprises flambant neuves du secteur des données numériques et des communications sociales. Le Forum économique mondial prévoit que 70% de la valeur créée cette décennie sera issue de technologies numériques.* Pour les populations, le champ des possibles est tout aussi grandiose: les moyens de subsistance et le bien-être dépendent de plus en plus de la participation à l’économie numérique, aussi cette transition rapide est-elle synonyme d’opportunités pour tous, partout.

Cette vision de l’équité et de l’inclusion numériques fait partie des raisons pour lesquelles Visa se réjouit de son partenariat avec l’Union postale universelle dans le cadre du FITAF depuis 2017, et avec des bureaux de postes nationaux des quatre coins du monde depuis bien plus longtemps. Tout le monde a besoin d’une solution pour financer ses besoins quotidiens, acheter des services, percevoir ses revenus et recevoir de l’argent. Il est fréquent que les bureaux de poste proposent ce type de solution, sous la forme de banques postales ou de partenariat avec des établissements financiers. Aujourd’hui, cela est synonyme de paiements dématérialisés, qu’ils soient réalisés par carte, sur un compte virtuel ou via une application mobile.

Cette opportunité ne va pas sans son lot de défis, car on doit pouvoir compter sur ces nouveaux services à toute heure du jour et de la nuit. Avec 206 milliards d’opérations de paiement l’an dernier et quelque 70 millions de lieux d’acceptation dans le monde, Visa est un réseau de réseaux dont la vision suggère de concentrer les efforts visant la progression de l’équité et l’inclusion numériques sur trois dimensions : accès, confiance et connaissance.

L’accès est le principal enjeu.

Les bureaux de poste d’Égypte, du Vietnam et du Japon, par exemple, développent l’accès aux paiements numériques en tirant profit d’une présence imposante, de réseaux capillaires et de contacts quotidiens avec des milliards de personnes, jusque dans les régions périurbaines et reculées. En proposant un service de paiement des allocations et des aides sociales, des opérateurs postaux d’Afrique du Sud, de France et d’ailleurs font découvrir les paiements formels à leurs clients et, si le service est bien pensé, il permet de promouvoir l’utilisation responsable d’autres services financiers numériques. Pourtant, malgré des gains considérables, une grande partie du monde des adultes demeure exclu des possibilités de revenus supplémentaires, de petits boulots ou de réception d’argent sécurisée, parce qu’ils paient en liquide** ou parce qu’ils ne sont pas bien connectés. En effet, près de 40% de la population mondiale ne s’est jamais connectée à Internet – cette situation est particulièrement prégnante dans les pays les moins avancés*** et pour les femmes.

Outre l’accès, les utilisateurs ont besoin de se sentir en confiance.

Dans ce cadre, une combinaison associant bureau de poste du quartier, innovation technologique et connaissance des spécificités locales peut constituer la formule gagnante. Par exemple, le service PostePay en Italie et l’organisation postale nationale égyptienne (ENPO, de son acronyme anglais), avec des partenaires dont Visa, le Ministère italien de l’Éducation et PaySky en Égypte, ont respectivement lancé le compte IoStudio («j’étudie») et l’application mobile Yalla, plaçant des services intégrés et de paiement numérique directement entre les mains de la jeunesse. Avec PostePay Green en Italie, les adolescents de 11 à 17 ans peuvent procéder au paiement dématérialisé de leur déjeuner ou d’autres achats, sous la supervision des parents, grâce au contrôle de portefeuille proposé sur l’application. Il est en effet essentiel d’établir la fiabilité, la sécurité et la responsabilité.

Enfin, les populations et les propriétaires de petites entreprises ont besoin de connaître les nouveaux services financiers numériques. Cela implique de s’adresser au public avec des informations pratiques et faciles à comprendre, mais aussi de permettre aux personnes, aux entreprises et aux économies de prospérer grâce à des initiatives d’alphabétisation, d’enseignement du calcul et d’éducation financière. Dans le cadre de sa stratégie de numérisation, KazPost a conclu un partenariat avec Visa pour sensibiliser les habitants du pays aux paiements scripturaux, pour leur apprendre comment les utiliser en toute sécurité et pour développer des compétences financières. Le projet concerne les jeunes et les moins jeunes, et consiste en l’installation de kiosques temporaires dans les agences postales, en l’organisation de séminaires dans les universités ou de journées étudiantes de l’alphabétisation financière, ainsi qu’en diverses communications dans les médias de masse et sur les réseaux sociaux.

Le partenariat pour l’innovation, l’ampleur et l’impact

La collaboration entre bureaux de poste, gouvernements et secteur privé est un outil crucial de l’inclusion économique. Quand on pense l’élaboration de solutions mondiales autour de l’innovation, de l’ampleur et de l’impact, les partenariats postaux sont une occasion de combler les fossés d’inclusion, et de permettre à tous de prendre part aux plateformes numériques et à l’économie.

Santosh Ritter, Directeur national pour la Suisse, Visa Inc.
Amina Tirana, Responsable de la politique et de l’évaluation pour l’impact social, Visa Inc.


* Forum économique mondial, Shaping the Future of Digital Economy and New Value Creation (Forger l’avenir de l’économie numérique et de la création de nouvelles valeurs) Forum économique mondial, 2021.
** La publication prochaine, par la Banque mondiale, de la nouvelle base de données Global Findex apportera des informations à jour sur l’accès aux paiements et aux services financiers numériques et leur utilisation. Les données citées ici datent de 2017.
*** Banque mondiale, Base de données Indicateurs du développement dans le monde, données de 2020.

La pandémie a accéléré la transformation numérique de quelque dix ans, nous a confié ce mois-ci Rodney Taylor, Secrétaire général de Caribbean Telecommunications Union (CTU – Union des télécommunications des Caraïbes), lors d’un entretien sur le thème des technologies de l’information et de la communication ainsi que de la numérisation aux Caraïbes.

Si la nouvelle est bonne en termes de transformation numérique, dans un monde en plein essor numérique, les entreprises, gouvernements et autorités sont aujourd’hui plus que jamais exposés aux risques de cybercriminalité – une menace croissante pour les organisations du monde entier.

Les chiffres de Identity Theft Resource Center (ITRC – centre de ressources sur l’usurpation d’identité) révèlent que 2022 commence avec un niveau record des fuites de données résultant de cyberattaques, après des chiffres déjà sans précédent en 2021. Les données du premier trimestre de 2022 indiquent en effet que 90% des fuites de données sont liées à ce type d’attaques. Les fuites de données augmentent par rapport aux données du premier trimestre de l’année précédente, pour la troisième année consécutive.

Ces derniers mois, de nombreuses postes ont été la cible de cyberattaques. La poste grecque, par exemple, a été gravement touchée à la fin de mars, ses systèmes informatiques ayant été dégradés par un logiciel malveillant; en Nouvelle-Zélande, des bureaux de poste avaient dû fermer à la fin de l’année dernière à cause d’une cyberattaque. D’autres opérateurs, dont la poste bulgare, Correios Brazil et Ukrposhta se sont eux aussi trouvés dans la ligne de mire des cybercriminels.

Ces événements récents, conjugués à la hausse des chiffres de la cybercriminalité en général, mettent en exergue l’importance critique de la cybersécurité pour les postes, qui doivent en faire une véritable priorité au sein de leur organisation. Interrogé dans l’épisode 12 du podcast Voice Mail de l’UPU, Rodney Taylor s’est déclaré convaincu que la collaboration entre pays, États et organisations constitue la clé de la cybersécurité.

«Il est primordial de nous rassembler et de coopérer pour affronter la cybercriminalité à l’échelle internationale, a-t-il déclaré. Dans les Caraïbes, cette méthode a été profitable et nous avons élaboré un cadre politique pour la gouvernance d’Internet afin de guider les États membres sur les différents aspects de la cybersécurité et des directives politiques.»

Dans cet épisode du podcast, M. Taylor rappelle également qu’il est important de sensibiliser le public et les gouvernements aux cybermenaces afin de garantir que des cadres législatifs adaptés sont en place pour prévenir la cybercriminalité.

L’UPU a mis au point plusieurs outils pour aider les postes confrontées à ce type de criminalité. Citons par exemple le domaine de premier niveau .POST, qui met à disposition des acteurs postaux un espace sûr et sécurisé sur Internet, dans l’économie numérique.

En outre, en mai, le groupe chargé de la gouvernance de .POST a lancé un nouvel outil visant à renforcer la résilience aux cyberattaques pour les membres de .POST. La solution cybertrack.post est un tableau de bord entièrement automatisé, basé sur Internet, qui permet de suivre en temps réel la conformité technique des domaines .POST avec les politiques approuvées en matière de cybersécurité visant les DNSSEC, l’authentification sécurisée des courriers électroniques et les transactions en ligne sécurisées. L’outil propose des fonctionnalités d’accès par pays et envoie des alertes électroniques aux correspondants si une non-conformité est détectée.

L’outil cybertrack.post permet également d’accéder à la plate-forme d’apprentissage .POST, sur laquelle l’UPU hébergera des formations et des activités de renforcement des capacités en matière de cybersécurité. Un module permettant de se familiariser à son rythme avec l’authentification sécurisée des courriers électroniques, mis au point par Global Cyber Alliance (un partenaire de l’UPU), est d’ores et déjà accessible sur cette plate-forme d’apprentissage. L’UPU prévoit de travailler avec ses partenaires pour proposer davantage de contenus sur la plate-forme dans les six à douze prochains mois.

Tracy Hackshaw, gestionnaire de projets de .POST qui a participé au lancement du dispositif avec le Groupe «.post», a expliqué: «L’outil est largement intuitif et requiert une configuration minime. L’expérience montre que, pour toutes les catégories d’utilisateurs – dirigeants, techniciens ou non –, le processus d’admission ne prend que quelques minutes. Tous les domaines .POST sont automatiquement ajoutés à la liste des domaines que cybertrack.post contrôle en temps réel.»

L’UPU sollicite actuellement ses membres afin de pouvoir ajouter tous ceux qui participent au Groupe «.post». L’Union prévoit également de lancer une série de webinaires dans les deux ou trois prochains mois pour mettre à l’honneur les membres du Groupe «.post» qui ont lancé des solutions et services réussis grâce à .POST et pour présenter leur expérience.

«Nous nous attachons également à enrichir les fonctionnalités de cybertrack.post, notamment en intégrant des composants proposés par l’équipe de l’UPU chargée de la réponse aux cyberincidents/.POST, le signalement et le suivi des abus de DNS/menaces de sécurité et d’autres éléments destinés à améliorer la résilience aux cyberattaques pour les membres du Groupe «.post» – les membres de l’UPU en particulier et, en fait, l’ensemble du secteur postal international», conclut-il.

Les ministres de l’Australie, du Japon et de Singapour — coorganisateurs des négociations sur le commerce électronique menées à l’OMC — se sont félicités des bons résultats obtenus par les participants à l’initiative. Dans une déclaration publiée le 13 juin pendant la douzième Conférence ministérielle de l’OMC, ils ont souligné l’importance de l’élaboration de règles mondiales sur le commerce électronique et, conjointement avec la Suisse, ont lancé le Cadre de renforcement des capacités en matière de commerce électronique visant à renforcer l’inclusion numérique et à aider les pays en développement et les pays les moins avancés à tirer parti des possibilités offertes par le commerce numérique.

Les Ministres ont souligné la volonté des participants de convenir le plus rapidement possible d’un ensemble de règles mondiales relatives au commerce numérique et de faire en sorte que ces règles aident les pays en développement et les pays les moins avancés à tirer parti des possibilités offertes par l’économie numérique.

Dans leur déclaration, les Ministres ont reconnu les obstacles rencontrés par les pays en développement et les pays les moins avancés qui cherchaient à tirer parti de l’économie numérique. Le Cadre de renforcement des capacités en matière de commerce électronique aidera ces pays à mieux surmonter ces obstacles et à profiter des avantages du commerce numérique, ont-ils dit.

Le Cadre offrira un large éventail d’activités d’assistance technique, de formation et de renforcement des capacités afin de soutenir la participation des pays aux négociations sur le commerce électronique.  À cette fin, il a notamment été établi un nouveau Fonds d’assistance au commerce et de conseil dans le domaine numérique (DATA — Digital Advisory and Trade Assistance Fund), auquel contribuent l’Australie et la Suisse. Un soutien pour le renforcement des capacités numériques est en outre fourni par le Japon, par l’intermédiaire de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et de l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), et par Singapour, dans le cadre du Programme de formation Singapour-OMC pour les pays tiers (TCTP).

Les coorganisateurs ont souligné que l’inclusion restait un principe important dans les négociations, comme en témoignaient les travaux inclusifs et transparents du groupe, qui étaient ouverts à tous les Membres.

Ils ont noté les appels lancés par 105 associations professionnelles du monde entier pour le maintien du moratoire multilatéral sur les droits de douane sur les transmissions électroniques. Il est crucial que l’initiative rende cette pratique permanente parmi les participants aux négociations, ont-ils dit.

Les Ministres ont dit qu’ils étaient déterminés à mener à bien les négociations en temps voulu et que les coorganisateurs livreraient un texte de négociation récapitulatif révisé pour la fin de 2022.

Actuellement, 86 Membres de l’OMC, représentant plus de 90% du commerce mondial, participent aux négociations sur le commerce électronique.

Le texte intégral de la déclaration est disponible ici.

 

Le présent document de recherche se propose d’estimer le montant des recettes fiscales qui seraient engrangé (ou perdu) par les pays membres du Centre Sud et de l’Union africaine dans le cadre de la mise en œuvre du Montant A et de l’Article 12B. Notre analyse s’appuie sur des sources d’information accessibles aux chercheurs du secteur privé et non sur les informations communiquées par les contribuables aux autorités fiscales. Elle démontre que les effets comparatifs sur les recettes de la mise en œuvre du Montant A et de l’article 12B dépendent en grande partie (a) des détails de conception du régime mis en place par l’article 12B, (b) du fait que le pays accueille ou non le siège d’entreprises multinationales susceptibles d’être imposées au titre du montant A ou de l’article 12B, et (c) de l’allégement éventuel de la double imposition qui sera accordé par le pays aux contribuables nationaux imposés au titre du Montant A ou de l’article 12B.

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Dans le cadre de leur transformation d’un réseau distribuant des correspondances (lettres) à un réseau distribuant des marchandises (colis et petits paquets), les postes sont confrontées à une intensification de la concurrence et à la réduction de leurs marges. Bien que l’échange de données soit essentiel pour maintenir une qualité de service compétitive, l’échange de données électroniques préalables (EAD) peut être coûteux. L’UPU travaille pour faciliter cet échange de données de manière efficace et économique grâce à son application mobile de déclaration en douane des EAD.

La clé de la conformité en matière d’EAD est la saisie de données de bonne qualité et leur transmission dès que possible à la poste de destination. Toutefois, l’organisation de ces données de manière efficace, sécurisée et économique peut être difficile pour la poste d’origine. Pour cette raison, le Centre de technologies postales (CTP) de l’UPU, qui gère et coordonne les activités technologiques et télématiques de l’UPU, a développé plusieurs outils pour aider les postes à saisir et à transmettre des données fiables et de qualité dans l’ensemble du réseau postal.

L’une des dernières technologies développées par le CTP est l’application EAD Customs Declarations, pour la déclaration en douane des EAD, disponible dans les boutiques d’applications Apple et Google Play, qui apporte à la clientèle et aux microentreprises et aux petites et moyennes entreprises un moyen de saisir les renseignements douaniers relatifs aux envois postaux avant leur envoi. Cela permet ensuite d’aider les postes à saisir toutes les données requises pour un dédouanement rapide.

La procédure est simple: quand le client remet l’envoi à la poste d’origine, la poste peut récupérer les informations directement de la base de données du système de déclaration en douane (CDS) ou scanner le code QR sur l’appareil mobile de l’expéditeur et récupérer toutes les informations pour les valider avant envoi.

Les avantages de l’utilisation de cette application sont évidents tout au long de la chaîne logistique. Le fait d’avoir une application dans le creux de la main fait gagner un temps précieux à la clientèle lors du dépôt de l’envoi dans les bureaux de poste. La poste expéditrice minimise également le temps passé avec chaque client pour saisir les données requises. Et en conséquence, les douanes reçoivent des données de bonne qualité suivies et validées dans l’application elle-même.

Avec l’application et les autres outils techniques fournis par le CTP, les postes peuvent mieux s’organiser pour réduire leurs coûts liés à la conformité. En outre, ces technologies contribuent à moderniser et à dématérialiser l’ensemble de la chaîne logistique postale de bout en bout et à offrir ainsi à la clientèle une expérience concurrentielle par rapport aux autres réseaux logistiques.

En outre, elles permettent de préserver les données dans le réseau sécurisé POST*Net du CTP. Avec l’application pour l’échange d’EAD, les postes et leur clientèle peuvent être sûres que leurs données personnelles sont protégées de bout en bout.

Ces avantages ont été récemment reconnus lors du Sommet mondial sur la société de l’information, qui a distingué l’application comme étant un projet champion lors de la conférence de 2022 à Genève.

Perspective postale – Correios Cabo Verde

L’application mobile EAD Customs Declarations aide les bureaux de poste, comme ceux de Correios Cabo Verde, dans le processus de transformation numérique et de diversification, dans la transformation des modèles et des processus opérationnels ainsi que dans le développement d’une nouvelle manière d’interagir avec leur clientèle.

Selon notre expérience, l’application pour l’échange d’EAD a permis d’optimiser le processus numérique de bout en bout de la chaîne logistique, d’améliorer la gestion des relations avec les partenaires et d’améliorer l’efficacité de notre service. Il nous a également permis de mettre en œuvre les transactions dématérialisées entre la poste et les douanes, d’augmenter la transparence en s’assurant que tous les envois sont traités de la même manière et nous a donné un plus grand contrôle sur la procédure d’expédition. Cet outil numérique nous a aussi aidés à améliorer l’application des lois contre l’évasion fiscale et à réduire celle-ci, toutes les transactions laissant une trace numérique. Ce mécanisme numérique a enfin permis de réduire les coûts et d’améliorer nos statistiques.

Nous ne pouvons pas oublier un autre avantage crucial de la mise en œuvre de cette application: la sécurité. L’application pour l’échange d’EAD a permis d’éviter des failles de sécurité en sécurisant la chaîne logistique postale grâce à des mécanismes intégrés permettant de contrôler les marchandises interdites ou soumises à des restrictions avant qu’elles n’entrent dans le flux postal.

L’application est une grande contribution au développement du commerce électronique dans le monde.

Voyez comment Correios Cabo Verde utilise l’application de l’UPU EAD Customs Declarations

Correos Market a été lancé en 2019 dans le cadre de l’engagement pris par Correos pour s’attaquer au problème démographique espagnol dans les zones rurales – un aspect clé de la politique de responsabilité sociale de l’entreprise.

Le projet, qui offre aux vendeurs un espace de marketing numérique et une solution complète de logistique et de gestion de commandes, tire profit du rôle des postes dans la numérisation des entreprises espagnoles en les aidant à atteindre toutes les parties de l’Espagne et du Portugal.

L’idée derrière le projet était de permettre aux consommateurs de trouver et d’acheter des produits artisanaux et locaux afin de soutenir notre culture et nos traditions. Les produits peuvent être achetés auprès de nos bureaux de poste, ce qui donne accès aux producteurs, fabricants et entrepreneurs locaux à plus de 2300 points de vente.

La réussite du projet a entraîné une hausse de la demande des vendeurs, avec un nombre élevé d’entreprises nationales manifestant leur intérêt à rejoindre Correos Market. Donc, à partir de cette année, notre stratégie de marketing couvre non seulement les producteurs et artisans locaux, mais aussi les entreprises espagnoles à l’échelle nationale.

Le projet contribue également à créer un écosystème numérique plus juste par le biais d’une nouvelle composante sur les modalités de vente, comprise dans la stratégie d’entreprise pour la première fois cette année, qui met fin aux commisssions sur les ventes pour les vendeurs. Ainsi, tandis que les autres places de marché chargent des taux de commission exorbitants allant jusqu’à 20%, Correos Market s’appuie sur un modèle d’activités prônant une politique de commission zéro.

La durabilité est au cœur de ce repositionnement – à la fois commercialement, puisque les produits des ventes reviennent aux entreprises répertoriées en Espagne, et environnementalement, puisque les distributions de produits locaux ont une empreinte carbone plus faible en raison de la proximité entre vendeurs et clients.

Pour compléter cette stratégie Web, Correos Market a lancé une application pour les utilisateurs de téléphonie mobile, car un utilisateur sur trois regarde son téléphone plus de 100 fois par jour. Cela permet aux clients d’utiliser notre plate-forme en tout temps, à toute heure, et de nous contacter via un canal de communication. Nous sommes accessibles en un simple clic!

Notre but consiste à apporter plus de valeur pour nos clients – une valeur qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs. C’est la clé de notre succès: une place de marché plus équitable pour les entreprises espagnoles, à des conditions justes, avec un accent mis sur la durabilité par le biais d’une plate-forme simple et intuitive.

Correos travaille sans relâche à l’évolution et à l’adaptation à la clientèle en gérant et en dépassant ses attentes, en plus de soutenir les entreprises espagnoles et de leur offrir tout ce que nous avons à disposition pour accroître les ventes en ligne: une plate-forme en ligne, une application, les services de logistique, de stockage et de manutention du Groupe Correos et la gestion des retours.

La Banque africaine de développement a réuni un panel d’experts issus de l’industrie, des pouvoirs publics et de la communauté des investisseurs afin de définir les actions clés qui permettront à l’Afrique d’offrir un avenir numérique transformateur à ses populations.

Organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque à Accra, au Ghana, la session a porté sur la construction d’économies numériques résilientes en Afrique. Les participants ont évoqué la nécessité de disposer de réseaux à haut débit résilients et de stimuler l’innovation et l’esprit d’entreprise pour développer un écosystème numérique prospère.

Ralph Mupita, PDG du groupe MTN, le plus grand opérateur de télécommunications d’Afrique, a souligné les progrès rapides de la connectivité sur le continent : près de la moitié de la population possède sa propre carte SIM et plus de 20 % ont accès à l’internet. Pourtant, « l’accès au haut débit pour l’ensemble de l’Afrique d’ici à 2030 coûtera au moins 100 milliards de dollars », a-t-il averti, ajoutant que pour rendre la technologie mobile abordable pour tous, l’Afrique a besoin d’un smartphone à 20 dollars.

L’impact transformationnel des plateformes numériques pourrait révolutionner des secteurs entiers de l’économie, en particulier lorsqu’il est appliqué aux chaînes de valeur existantes, a prédit Tidjane Dème, associé de la société de capital-risque Partech. Les investissements dans le numérique en Afrique sont passés de 360 millions de dollars en 2016 à 5,2 milliards de dollars en 2020, a-t-il indiqué.

Les experts ont reconnu des interdépendances au sein du secteur du numérique. Par exemple, la construction d’une infrastructure numérique nécessite des compétences dans le domaine du numérique et de l’entrepreneuriat. Pour tirer le maximum de valeur du secteur, les gouvernements et le secteur privé doivent considérer l’écosystème dans son ensemble, ont-ils dit.

Au Cabo Verde, un investissement de 31 millions d’euros de la Banque africaine de développement permet au gouvernement de construire un parc technologique de classe internationale, offrant aux entrepreneurs du numérique un espace pour innover et apprendre, bénéficiant d’une connectivité supérieure. « Notre objectif est de faire du Cabo Verde le premier pôle numérique et la porte d’entrée en Afrique de l’ouest », a déclaré le ministre des Finances du Cabo Verde, Olavo Correia.

Omobola Johnson, associée principale de la société de capital-risque TLcom et ancienne présidente de Alliance for Affordable Internet, a souligné la jeunesse de la population africaine et son avantage démographique. Selon elle, si les compétences sont enseignées et si une connectivité de qualité, au moins au niveau de la 4G, est largement accessible, un vivier de talents parmi les jeunes du continent pourrait stimuler l’économie numérique africaine et attirer les investissements.

Monique Ntumngia, fondatrice de Green Girls, est un exemple d’innovatrice numérique. Utilisant l’intelligence artificielle pour favoriser le déploiement de dispositifs d’énergie renouvelable, son objectif est de faire en sorte que les femmes et les communautés rurales ne soient pas laissées pour compte. « Nous devons aller au-delà de la simple offre de services numériques à ces groupes démographiques ; nous avons la responsabilité de donner aux femmes et à nos communautés rurales les compétences de base pour interagir avec le monde numérique », a déclaré Mme Ntumngia.

Wael Elkabbany, directeur général de Microsoft Africa Transformation Office, a reconnu qu’il restait encore beaucoup à faire. L’Afrique a besoin de 700 nouveaux centres de données pour répondre à sa demande croissante en matière de données. Les gouvernements et les communautés économiques régionales pourraient offrir des opportunités d’investissement à grande échelle, grâce à l’adoption de politiques harmonisées soutenant la libre circulation des données.

Pour sa part, Alain Ebobissé, PDG du fonds d’investissement dans les infrastructures Africa50, a noté le potentiel inexploité du recyclage des actifs – par lequel les gouvernements pourraient libérer des capitaux pour de futurs investissements dans les infrastructures en faisant appel au secteur privé en tant que partenaires dans la gestion et la propriété des actifs existants. « C’est maintenant qu’il faut investir. Nous devons investir plus rapidement et à grande échelle », a-t-il insisté.

L’un des thèmes des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement est le renforcement de la résilience climatique et Juha Savolainen, du ministère finlandais des Affaires étrangères, a mis l’accent sur l’économie circulaire, où les plateformes numériques ont joué un rôle fondamental dans le développement de chaînes de valeur qui réutilisent les composants, créant une efficacité des ressources et réduisant les empreintes carbone.

Pour clore le débat, Solomon Quaynor, vice-président chargé du Secteur privé, des Infrastructures et de l’Industrialisation au sein du Groupe de la Banque africaine de développement, a cité un récent projet d’investissement de 170 millions de dollars dans les industries numériques et créatives du Nigéria. Le projet vise à créer jusqu’à 850 000 emplois directs et indirects, dans le cadre des efforts du Nigéria pour créer des emplois plus durables pour la population jeune qui est en pleine expansion.


The officials on stage during the Annual Meetings: Knowledge Event 1

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L’Union postale universelle (UPU) et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) ont signé un accord de coopération afin de renforcer leur coopération et d’exploiter les nouvelles opportunités dans le domaine du commerce électronique et de la sécurité des réseaux.

Masahiko Metoki, Directeur général du Bureau international de l’UPU, et Kunio Mikuriya, Secrétaire général de l’OMD, ont signé l’accord dans le cadre du Conseil d’exploitation postale de l’UPU qui se tient cette semaine, à Berne.

«Nos deux organisations sont unies dans leurs objectifs communs – servir les citoyens du monde et faciliter les échanges et le commerce, tout en assurant la sécurité et la sûreté du réseau postal mondial, a précisé le Directeur général du Bureau international. La transformation numérique en cours, le commerce électronique et le développement économique mondial constituent de nouveaux défis et de nouvelles opportunités pour les organisations.»

Pour sa part, le Secrétaire général de l’OMD a indiqué: «Nous espérons pouvoir promouvoir davantage la coopération entre les postes et les douanes à l’ère du numérique afin de contribuer au bien-être des gens, non seulement en les protégeant, mais aussi en aidant les consommateurs et les petites et moyennes entreprises qui ont de plus en plus recours aux petits paquets.»

Depuis la fondation de l’OMD, il y a près de soixante-dix ans, l’UPU et l’OMD ont coopéré étroitement pour assurer le transit sans faille des envois postaux à travers les frontières. Cette coopération s’est traduite par un dialogue régulier entre les postes et les douanes dans le cadre du Comité de contact «OMD–UPU», créé en 1965.

Pour marquer cette coopération renouvelée, les deux organisations se sont engagées à organiser la toute première Conférence mondiale conjointe OMD–UPU au début de l’été 2023. Cette conférence réunira des responsables politiques et des décideurs, ainsi que des représentants des douanes et des postes, afin d’examiner, entre autres sujets, la reprise économique post-COVID, de faire le point sur les enseignements tirés et décrire les défis et les opportunités pour le commerce électronique transfrontalier et la chaîne logistique mondiale.

Dans le contexte de la hausse des volumes postaux internationaux due au commerce électronique et dans le but de répondre à l’évolution des attentes des clients, le nouvel accord permettra à l’UPU et à l’OMD de coopérer plus étroitement sur un certain nombre de questions transversales, notamment la numérisation et l’échange de données, la sécurité, les prescriptions réglementaires et la facilitation du commerce. Le partenariat ouvrira également la voie à des efforts conjoints en matière de renforcement des capacités tout au long de la chaîne logistique afin de garantir le transit sans faille des envois postaux, alors que les volumes du commerce électronique continuent d’augmenter.

En tant qu’organisations internationales et compte tenu du statut d’institution spécialisée des Nations Unies de l’UPU, celle-ci et l’OMD travailleront de pair pour faciliter les travaux sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Le 27 avril 2022, l’Organisation mondiale des douanes (OMD), la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), la Chambre de commerce internationale (ICC) et la Banque asiatique de développement (BAD) ont organisé conjointement un webinaire mondial intitulé « Digitalizing Certificates of Origin » (Numériser les certificats d’origine). Plus de 200 participants issus d’administrations douanières, d’organisations intergouvernementales, du secteur privé et du milieu universitaire du monde entier ont assisté à ce forum.

Dans le discours prononcé par l’OMD lors de la cérémonie d’ouverture, M. Konstantinos KAIOPOULOS, Directeur des questions tarifaires et commerciales, a exprimé sa reconnaissance envers la CESAP, l’ICC, la BAD et les participants pour avoir rendu ce forum possible. Il a ajouté que « les différents thèmes abordés montrent que les règles d’origine sont plus que jamais d’actualité. Elles sont devenues une caractéristique fondamentale des échanges commerciaux d’aujourd’hui et continueront à prendre de l’importance alors que de nouveaux accords commerciaux préférentiels sont négociés dans le monde entier pour s’ajouter à ceux déjà entrés en vigueur. » M. Kaiopoulos a souligné que l’OMD poursuivrait ses efforts de renforcement des capacités et explorerait les options potentielles de coopération entre les différentes administrations douanières en matière d’échange d’informations et de développement d’outils basés sur la numérisation des procédures liées à l’origine.

Ce webinaire a permis aux participants d’en apprendre davantage sur l’évolution récente de la situation et les réalisations en matière d’efforts de numérisation des certificats d’origine grâce aux contributions d’un panel de parties prenantes de haut niveau et de praticiens expérimentés. Des études de cas ont été présentées pour enrichir les discussions sur les dernières tendances et les défis liés à la numérisation des certificats d’origine. L’OMD a également fait une présentation sur deux de ses outils les plus importants en matière d’origine, les Directives de l’OMD sur la certification de l’origine et l’Étude comparative en matière de certification de l’origine.

Au cours du webinaire, il a été noté que l’utilisation du certificat d’origine électronique ou de la déclaration d’origine électronique a largement contribué à la simplification des échanges internationaux et à l’élimination des retards dans la circulation des marchandises à travers les frontières. Dans le cadre des efforts visant à accélérer la dématérialisation des échanges, le développement et l’utilisation des certificats d’origine électroniques (e-CO) ont grandement progressé ces dernières années.

La dernière étude de l’UPU, intitulée «Blockchains for a Sustainable Postal Future» (Les chaînes de blocs pour un avenir postal durable), rendue possible grâce au financement du Gouvernement japonais, met en évidence deux domaines pour les technologies de registre distribué: la logistique et les services financiers inclusifs. Les conclusions ont été présentées jeudi lors d’un webinaire auquel ont assisté plus de 200 participants de 100 Pays-membres.

À cette occasion, l’équipe de l’UPU en charge de l’inclusion financière a lancé une étude axée sur l’innovation concernant l’utilisation de la technologie de la chaîne de blocs et des technologies de registre distribué. Cette étude a pour objet de fournir des conseils aux opérateurs postaux qui envisagent de mettre en œuvre des technologies fondées sur la chaîne de blocs dans le cadre de leurs opérations ou de mener des projets pilotes à cet égard.

Selon Yoritaka Naito, Directeur au Ministère japonais de l’intérieur et des communications, «les technologies de registre distribué peuvent garantir l’intégrité et la fiabilité des données ainsi que la résilience des systèmes grâce à des transactions sécurisées sur des réseaux P2P distribués. En tant qu’industrie de réseau, le secteur postal devrait être l’un des domaines les plus prometteurs pour l’application des technologies de registre distribué.» Depuis lors, l’intérêt pour la technologie de la chaîne de blocs et d’autres technologies de registre distribué n’a cessé de croître et davantage de postes étudient le rôle que les technologies de registre distribué peuvent avoir dans leur croissance numérique.

La poste autrichienne a fait œuvre de pionnier en émettant le tout premier cryptotimbre en 2019. Pour le département philatélique de la poste autrichienne, l’adoption de la technologie de la chaîne de blocs était nécessaire afin de rester pertinent dans un monde en mutation.

«L’objectif était de déterminer comment survivre sur ce marché en baisse, a déclaré Patricia Liebermann, responsable de la philatélie auprès de la poste autrichienne. C’était la bonne décision parce que, maintenant, nous sommes sur un marché en croissance et le secteur de la philatélie joue un rôle prépondérant au sein de notre entité pour les projets et activités liés à la technologie de la chaîne de blocs.»

Selon l’étude de l’UPU, malgré les défis liés à l’adoption précoce des technologies de registre distribué, une solution décentralisée pourrait profiter aux postes et aux communautés.

Compte tenu de l’importance accordée à la poste, les technologies de registre distribué pourraient avoir un impact positif sur les franges de la population entièrement ou partiellement exclues des services bancaires et des systèmes financiers formels, selon le résumé de l’étude.

Les technologies de registre distribué pourraient être utilisées dans les domaines suivants: assurance collective, portefeuilles numériques, gestion de l’identité, gestion des projets de transfert direct d’argent, paiements P2G, transferts de fonds et gestion des informations sur les transactions.

En outre, les technologies de registre distribué peuvent être bénéfiques pour la logistique en améliorant la transparence des données partagées entre les parties prenantes et en créant un niveau supplémentaire de cybersécurité.

Les possibilités d’utilisation dans ce domaine couvrent les domaines suivants: certificats d’origine, cryptotimbres, douanes, manutention, boîtes postales numériques, logistique inverse pour les retours ainsi que suivi et localisation.

Les partenariats avec des plates-formes mondiales de paiement, telles que Visa, peuvent aider les postes à se préparer à accepter les cryptomonnaies et les monnaies numériques des banques centrales pour leurs services. Visa est partenaire de plus de 60 acteurs et plates-formes sur le marché des cryptomonnaies dans le monde et ses cartes permettent de convertir et de dépenser les cryptomonnaies de manière transparente. Ainsi, les postes n’ont pas à accepter directement les cryptomonnaies.

«Ce que nous avons appris au fil du temps, c’est la valeur des partenariats et des réseaux, a déclaré Maike Hornung, responsable de Europe Crypto & Global CBDC Strategy auprès de Visa. Les postes peuvent vraiment contribuer à présenter à la population les innovations liées aux technologies en mutation, comme elles l’ont fait avec le télégraphe, le téléphone et les transferts d’argent.»

Les postes peuvent également jouer un rôle essentiel dans l’économie circulaire en favorisant un mode de vie durable et un nouveau paradigme pour nos économies. À cet égard, les technologies de registre distribué peuvent contribuer à ce que les postes fassent partie intégrante de l’économie durable.

«Ces dernières années, des start-up se sont concentrées sur l’économie durable et circulaire qui vise à réduire les déchets. Elles réfléchissent sérieusement au rôle que pourraient jouer les services postaux, a indiqué Günther Dobrauz-Saldapenna, associé chez PwC Legal Switzerland. Vous pouvez créer de nouveaux emballages postaux qui sont durables, mais il faudra quand même les affranchir pour les distribuer. C’est exactement le genre de domaine où les technologies de registre distribué et de la chaîne de blocs donnent naissance à de nouvelles idées qui peuvent aider à surmonter les problèmes habituels».

Au cours des prochains mois, l’UPU publiera des études de cas détaillées et des schémas de chaînes de blocs pilotes pour aider les postes à apprendre et à mettre en œuvre des solutions d’inclusion financière au moyen des technologies de registre distribué.

Lisez l’étude!

L’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi) a annoncé le 26 avril le lancement d’un nouveau cycle de financement dans le cadre duquel la Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI) de la Banque africaine de développement recevra 15 millions de dollars américains.

Ce financement servira à développer et étendre les solutions financières numériques en faveur des femmes détenant des petites et moyennes entreprises au Cameroun, en Égypte, au Kenya, au Mozambique et au Nigeria.

Ce quatrième cycle de financement, d’un montant de 54,8 millions de dollars, est destiné à près de 69 000 femmes entrepreneures dans les économies en développement ayant accès aux technologies du numérique et à la finance.

Ces fonds permettront à la Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes visant à améliorer l’accès numérique au financement pour les femmes entrepreneures. L’objectif est de réduire le déficit de financement de 42 milliards de dollars auquel les femmes entrepreneures en Afrique font face et d’améliorer leur efficacité opérationnelle, ce qui leur permettra de reconstruire en mieux après la crise provoquée par la pandémie de Covid-19.

« Ce quatrième cycle d’allocations de la We-Fi arrive à un moment critique. L’autonomisation économique des femmes est mise sous pression en raison des conflits et de l’insécurité, de la hausse des prix et des effets persistants de la pandémie de Covid dans le monde », a déclaré Bärbel Kofler, parlementaire et secrétaire d’État du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement. « Je suis heureuse de voir nos partenaires opérationnels préparer des propositions aussi solides pour soutenir les entreprises détenues par des femmes. L’accès à la technologie et au financement sera essentiel pour libérer le potentiel des femmes entrepreneures », a-t-elle ajouté.

Selon Stefan Nalletamby, directeur du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque africaine de développement, « les solutions financières numériques sont indispensables pour améliorer la qualité de vie des populations en Afrique et réduire l’écart entre les sexes en matière d’accès au financement. Ce financement, qui vient en complément du programme Discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique (AFAWA, sigle en anglais), sera utilisé non seulement pour élargir l’accès au financement pour les femmes détentrices de petites et moyennes entreprises, mais aussi pour soutenir leur autonomisation économique et accroître leur résilience ».

Trois autres banques multilatérales de développement ont reçu des allocations lors de ce quatrième cycle de financement. Il s’agit de la Banque islamique de développement, du Groupe de la Banque interaméricaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale.

À propos de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi)

L’initiative Women Entrepreneurs Finance Initiative dite We-Fi, hébergée par le Groupe de la Banque mondiale, est un partenariat entre 14 gouvernements, huit banques multilatérales de développement et différentes parties prenantes des secteurs public et privé. La Banque africaine de développement est un partenaire d’exécution, et son programme de Discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique est une initiative de We-Fi. Pour plus d’informations, consulter www.we-fi.org(le lien est externe)

À propos de la Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI)

L’ADFI est une initiative panafricaine créée pour dynamiser l’inclusion financière numérique en Afrique. L’objectif est d’assurer l’accès à l’économie formelle à 332 millions d’Africains supplémentaires, dont 60 % de femmes, d’ici 2030. Lancée en 2019, l’ADFI remplit sa mission à travers le développement d’infrastructures, de politiques et de réglementations ainsi que de produits novateurs prenant en compte l’égalité des sexes. Les partenaires actuels de l’ADFI sont l’Agence française de développement (AFD), le ministère français de l’Économie et des Finances, le ministère des Finances du Luxembourg, la Fondation Bill et Melinda Gates et la Banque africaine de développement, qui héberge et gère la facilité. Pour plus d’informations : www.adfi.org/fr(le lien est externe)

Contact:

  • Africa Digital Financial Inclusion Facility (ADFI)

Louise Simpson, Email: l.simpson@afdb.org(le lien envoie un courriel)

  • African Development Bank 

Olufemi Terry, Email: o.terry@afdb.org(le lien envoie un courriel)

  • We-Fi Secretariat, The World Bank

Angela Bekkers, Senior External Affairs Officer

Email: abekkers@worldbankgroup.org

Dorénavant, les agricultrices de la Côte d’Ivoire trouveront plus facilement des marchés pour leurs produits, grâce à une plateforme numérique récemment lancée par ONU Femmes.

Blaatto, qui fait partie de l’initiative de l’agence des Nations Unies « Buy From Women » (Acheter chez les femmes), cible les petites exploitantes agricoles et les membres de coopératives agricoles dirigées par des femmes dans la région centrale du pays, où l’accès aux marchés est relativement faible. Le mot « blaatto » signifie « venez et acheter » dans la langue baoulé de la région.

« Buy From Women » est une plateforme en licence libre destinée aux entreprises et au commerce électronique. Basée sur le cloud, elle peut être adaptée à des produits spécifiques du marché. Elle offre également des informations et des financements aux femmes. En Côte d’Ivoire, ONU Femmes déploie cette plateforme avec le soutien de la Banque africaine de développement et avec un financement du Fonds fiduciaire bilatéral de la Coopération économique Corée-Afrique (Korea Africa Economic Cooperation Trust Fund – KOAFEC) géré par la Banque.

La plateforme fait partie d’un projet d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire qui vise à renforcer la résilience des femmes face au changement climatique et à relever leur qualité de vie grâce à l’introduction des technologies de l’information et de la communication dans le processus de production agricole.

« Blaatto » a été lancée le 25 mars 2022 à Abidjan, en présence du ministre ivoirien de la Promotion des petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et de la Transformation du secteur informel, Felix Anoblé.

Mme Antonia Ngabala Sodonon, la représentante‑pays d’ONU Femmes pour la Côte d’Ivoire, et Mme Esther Dassanou, coordonnatrice de l’initiative « Action de financement positif pour les femmes en Afrique » (Affirmative Finance Action for Women in Africa, AFAWA) de la Banque africaine de développement y ont également participé.

Devant un public composé de représentants gouvernementaux, de partenaires de développement et d’agricultrices, M. Anoblé et Mme Sodonon ont signé un accord pour la gestion de « Buy From Women ».

« La plateforme Buy from Women garantira des résultats à long terme aux bénéficiaires », a déclaré le ministre Anoblé exhortant les bénéficiaires à l’adopter : « Saisissez donc cette occasion de l’utiliser pour promouvoir les cultures produites localement ».

Pour Mme Sodonon, « la plateforme Buy From Women permettra de connecter les femmes productrices à toutes les catégories d’acheteurs de produits agricoles à travers la Côte d’Ivoire : les grossistes, les détaillants et les consommateurs. C’est l’occasion pour les agricultrices de vendre leurs produits à un grand marché d’acheteurs ».

« Nous apprécions le soutien du gouvernement de la Côte d’Ivoire dans diverses interventions, en particulier dans l’autonomisation économique des femmes, a salué Mme Esther Dassanou. Pour la Banque africaine de développement, ONU Femmes est un partenaire stratégique dans la mise en œuvre du programme d’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes. »

« Cette plateforme servira de guichet unique pour les producteurs, les acheteurs, les vendeurs et les investisseurs, a poursuivi Mme Esther Dassanou. Non seulement elle aidera les agricultrices à accéder aux marchés, mais elle permettra également de relever leur expertise et d’améliorer la qualité de leurs produits agricoles ».


Minister Felix Anoblé (left) and UN Women’s Antonia Ngabala Sodonon signed an agreement for the management of the Blaatto platform during the launch ceremony


À propos du Fonds fiduciaire bilatéral Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC)

Le fonds fiduciaire bilatéral Coopération économique Corée-Afrique (Korea-Africa Economic Cooperation Trust Fund – KOAFEC) est hébergé dans les locaux de la Banque africaine de développement. Il met des subventions à disposition non liées pour les travaux en amont de la conception de projets visant à supporter les coûts et les risques de développement des projets à leur stade préliminaire. Il appuie également d’autres activités nécessaires pour garantir la conception de projets de qualité, y compris la formation de fonctionnaires gouvernementaux et de technocrates. Parmi les activités dans lesquelles le fonds fiduciaire investit figurent les documents portant sur les connaissances, les missions de coopération Sud-Sud, les études de faisabilité, les consultations communautaires et d’autres activités de développement de projets.

Le Bureau de l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour les technologies  et l’UIT lancent un appel en faveur de la fourniture rapide d’un accès financièrement abordable aux technologies numériques pour tous

Le Bureau de l’Envoyé du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour les technologies et l’Union internationale des télécommunications (UIT) ont annoncé une nouvelle série d’objectifs des Nations Unies visant à parvenir à une véritable connectivité numérique universelle à l’horizon 2030.

Ces 15 objectifs ambitieux, formulés dans le cadre des travaux de la Table ronde sur la connectivité mondiale organisée au titre du Plan d’action du Secrétaire général de l’ONU pour la coopération numérique et présidée conjointement par l’UIT et l’UNICEF, élèvent au rang de priorité l’universalité, les technologies et l’accessibilité économique, afin que chacun puisse tirer pleinement parti de la connectivité. Le Plan d’action préconise l’établissement d’états de référence et d’objectifs en matière de connectivité, en vue de contribuer à l’avènement d’un monde numérique plus sûr et équitable, qui conduira à un avenir meilleur et plus prospère pour tous.

« La connectivité universelle à elle seule ne saurait suffire pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et garantir que chacun bénéficie d’un accès sûr et financièrement abordable à l’Internet d’ici à 2030 », a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao. « Ces objectifs aideront les pays à orienter leurs efforts pour faire en sorte que nous atteignions notre but, qui est d’assurer une connectivité universelle et efficace d’ici la fin de la décennie. »

Assurer une connectivité universelle et efficace doit permettre à chacun de vivre en toute sécurité une expérience en ligne satisfaisante, enrichissante, productive et financièrement abordable.

La Sous-Secrétaire générale des Nations Unies et Envoyée par intérim du Secrétaire général pour les technologies, Mme Maria-Francesca Spatolisano, a souligné qu’ »en fixant des objectifs clairs, nous définissons des buts et des perspectives qui guident notre action, en particulier dans le cadre de cette Décennie d’action pour atteindre les ODD. Ces indicateurs peuvent certes être encore améliorés, à mesure que les attentes évoluent et que le monde change, mais il est important que nous fassions aujourd’hui preuve d’audace pour définir une vision commune de ce que devrait être une connectivité universelle et efficace, en particulier dans le contexte du Pacte numérique mondial qui sera mis en place l’année prochaine ».

Amorcer une transformation numérique durable

Les objectifs traduisent l’esprit et les ambitions que véhiculent les ODD, le Plan d’action pour la coopération numérique du Secrétaire général de l’ONU et le Programme Connect 2030 de l’UIT, en mettant en avant certaines valeurs destinées à concrétiser chaque domaine d’action évalué. Ils visent également à contribuer au futur Pacte numérique mondial proposé par le Secrétaire général de l’ONU dans son rapport intitulé « Notre programme commun« .

Ces nouveaux objectifs ont pour ambition d’aider les pays et les parties prenantes à fixer des priorités dans les interventions, à suivre les progrès réalisés, à évaluer l’efficacité des politiques mises en place et à intensifier les efforts pour parvenir à une connectivité universelle et efficace d’ici à 2030.

« Une connectivité efficace est indispensable pour réussir la transformation numérique », a déclaré Doreen Bogdan-Martin, Directrice du Bureau du développement des télécommunications de l’UIT. « Parmi les quelque 4,9 milliards d’internautes actuels, beaucoup doivent limiter leurs activités en ligne parce que la connectivité n’est pas fiable, est trop lente ou trop coûteuse, parce qu’ils partagent un dispositif ou encore parce que le manque de compétences numériques les empêche de tirer le meilleur parti de leurs dispositifs et des services. L’UIT est déterminée à collaborer avec toutes les parties prenantes intéressées, dans le cadre de toutes les initiatives en faveur de la connectivité, y compris l’initiative Giga, prise en partenariat avec l’UNICEF pour connecter chaque école à l’Internet, et à tirer parti de la toute nouvelle Coalition pour le numérique « Partner2Connect » que nous avons lancée, afin de faire en sorte que ces objectifs ne se limitent pas à de simples aspirations, mais deviennent une réalité. »

Principaux domaines d’action des objectifs

Les objectifs en faveur d’une connectivité efficace constituent des indicateurs tangibles pour évaluer les progrès durables et inclusifs accomplis à l’échelle mondiale dans des domaines d’action donnés.

Connectivité universelle:

Le Plan concrétise l’aspiration à un monde, à l’horizon 2030, où les personnes âgées de 15 ans ou plus utiliseront l’Internet, où tous les ménages auront accès à l’Internet, où toutes les entreprises utiliseront l’Internet et toutes les écoles seront connectées, où la totalité de la population sera desservie par les réseaux mobiles les plus récents et où les personnes âgées de 15 ans ou plus posséderont un téléphone mobile.

Plus de 70% de ces personnes auraient acquis les compétences numériques de base (par exemple, savoir envoyer des courriels) et plus de 50% d’entre elles posséderaient des compétences numériques intermédiaires (par exemple, savoir installer de nouveaux logiciels ou de nouvelles applications).

Un autre objectif en matière de connectivité universelle est de parvenir à la parité hommes-femmes dans le domaine du numérique, à savoir faire en sorte que la même proportion de femmes et d’hommes utilise l’Internet, possède et utilise des téléphones mobiles et soit dotée de compétences numériques.

Technologies:

D’ici à 2030, tous les abonnements au large bande fixe devraient offrir un débit d’au moins 10 mégabits par seconde (Mbit/s), chaque école devrait bénéficier d’un débit de téléchargement minimal de 20 Mbit/s et proposer un débit de 50 kilobits par seconde (kbit/s) à chaque élève et chaque établissement scolaire devrait disposer d’un forfait de données d’au moins 200 gigaoctets (Go).

Accessibilité financière:​

En 2030, l’Internet large bande devrait être financièrement accessible à tous et atteindre l’objectif fixé par la Commission sur le large bande des Nations Unies en matière d’accessibilité financière, à savoir que le coût d’un abonnement au large bande d’entrée de gamme devrait représenter moins de 2% du revenu national brut mensuel par habitant. Conformément au deuxième objectif concernant l’accessibilité financière, le coût ne devrait pas dépasser 2% du revenu moyen des 40% les plus pauvres de la population.

Processus de consultation

Ces objectifs, ainsi que les indicateurs de référence qui les accompagneront, ont été élaborés dans le cadre de consultations multi-parties prenantes menées par l’UIT et le Bureau de l’Envoyé du Secrétaire général de l’ONU pour les technologies auprès d’un large éventail d’acteurs du développement du numérique, et lors de la Table ronde sur la connectivité mondiale organisée au titre du Plan d’action du Secrétaire général de l’ONU, coprésidée par l’UIT et l’UNICEF.

L’édition de 2022 du Rapport sur la connectivité dans le monde qui devrait paraître en juin à l’occasion de la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT) ​de l’UIT, comportera une première évaluation de la situation actuelle de la connectivité dans le monde au regard des objectifs fixés.

Ressources et information générales:

Photos et vidéos:
Infographies
Vidéos
Trello

Prenez part aux débats sur les réseaux sociaux en utilisant les hashtags:
#DigitalTransformation, #MeaningfulConnectivity et #DigitalCooperation

Veuillez utiliser les étiquettes @ITU et @UNTechEnvoy sur les réseaux sociaux

Pour en savoir plus, rendez-vous sur: www.itu.int/umc2030

​Pour obtenir plus d’informations sur le Plan d’action pour la coopération numérique du Secrétaire général de l’ONU, veuillez consulter la page https://www.un.org/en/content/digital-cooperation-roadmap/

La rapidité de la réponse mondiale à la pandémie de COVID-19 montre comment l’activité innovante peut s’adapter promptement à l’évolution des priorités, et une réponse similaire est nécessaire pour faire face sans délai au changement climatique, selon le Rapport de l’OMPI sur la propriété intellectuelle dans le monde, qui passe en revue les séries complexes de décisions orientant la mise au point d’innovations qui changent la vie.

Le rapport lancé aujourd’hui constate que si l’innovation humaine est inévitable, ses résultats ne le sont pas : l’orientation de l’innovation est le résultat de multiples actions menées par des entrepreneurs, des chercheurs, des consommateurs et des décideurs politiques, et les besoins de la société peuvent évoluer rapidement, comme ce fut le cas avec la propagation soudaine de la pandémie de COVID-19.

Avec la pandémie, les innovateurs ont réorienté leurs efforts afin de répondre aux nouvelles réalités du travail à distance, à la réduction de la demande en faveur de divers services et, surtout, au besoin de nouveaux produits médicaux, notamment des antiviraux et des vaccins à ARNm dont la mise au point rapide a bénéficié d’une plateforme émergente rapidement employée pour lutter contre la COVID-19, grâce au financement et à l’appui des gouvernements et d’un large éventail d’acteurs de l’écosystème de l’innovation.

Ce rapport important nous aide à comprendre ce que nous devons tous faire pour garantir que l’ingéniosité humaine soit exploitée et dirigée de manière efficace, avec le maximum d’effets sur les autres défis communs que nous rencontrons à l’échelle mondiale, notamment le changement climatique,

a déclaré M. Tang, ajoutant que les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer:

Les gouvernements sont particulièrement bien placés pour promouvoir l’innovation, par exemple en mobilisant des ressources, en offrant une perspective plus large des besoins de la société et, d’une manière générale, en créant les mesures d’incitation appropriées et un environnement favorable à la promotion et à l’exploitation du potentiel humain.

Parmi les principales conclusions du rapport :

  1. Le rapport a examiné les taux de protection par brevet au cours du siècle dernier – une période marquée par un certain nombre d’impulsions majeures dans l’activité innovante – et a constaté une multiplication par 25 de la croissance globale, soit environ 3% par an.  Cette croissance a été stimulée par un certain nombre de technologies :
    • l’innovation dans le secteur des transports a doublé en seulement 30 ans, jusqu’en 1925, où elle représentait 28% de tous les brevets, avec un taux de croissance annuel de 21% au cours de cette période;
    • l’innovation médicale a plus que triplé en seulement 30 ans, jusqu’en 1960, où elle représentait 7% de tous les brevets, avec un taux de croissance annuel de 5% au cours de cette période;
    • l’innovation dans le domaine informatique et les secteurs connexes (TIC) a triplé en 35 ans jusqu’en l’an 2000, où elle représentait 24% de tous les brevets et un taux de croissance annuel de 8% au cours de cette période.
  1. La numérisation est la nouvelle grande révolution en matière d’innovation : elle transforme actuellement tous les secteurs en faisant apparaître de nouveaux acteurs de l’innovation, ainsi que de nouveaux modèles et processus :
    • l’innovation numérique a quadruplé au cours des 20 années précédant 2020, où elle représentait 12% de toutes les demandes de brevet, avec un taux de croissance annuel de 13%.
  1. Les nouvelles technologies peuvent être mises à profit aux fins du développement économique à grande échelle.  En Asie de l’Est, le Japon, la République de Corée et la Chine ont chacun tiré parti de leurs capacités scientifiques, de leur capital technologique et de leur main-d’œuvre qualifiée pour s’intégrer pleinement à l’économie mondiale et devenir des participants actifs et essentiels des chaînes de valeur mondiales de l’informatique :
    • en 2020, les innovateurs établis au Japon détenaient 25% des brevets mondiaux liés aux TIC, suivis par la République de Corée, avec 18%, et la Chine, avec 14%.
  1. Depuis le choc pétrolier de 1973, l’innovation mondiale dans les technologies à faible émission de carbone a progressé de 6% par an jusqu’en 2012, mais l’innovation verte stagne depuis lors.

L’Internet fait face à une menace sans précédent. À mesure que la guerre en Ukraine évolue, les gouvernements, les entreprises et d’autres organisations envisagent des sanctions pour contrecarrer l’invasion de la Russie qui nuirait à l’Internet mondial.

À court terme, les individus perdront l’accès à une bouée de sauvetage vitale pour la sécurité et l’exactitude des informations. À long terme, les actions qui compromettent la nature apolitique du réseau diviseraient l’Internet selon des lignes géopolitiques et modifieraient de manière irréversible l’Internet que nous connaissons aujourd’hui.

Nous ne pouvons pas laisser Internet devenir un pion de la géopolitique. La politisation des décisions relatives au fonctionnement interne de l’Internet crée un dangereux précédent qui nous met sur la voie rapide d’un « splinternet » – un Internet artificiellement fragmenté sur la base de frontières politiques, économiques et technologiques. Les effets pourraient être irréversibles, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles restrictions à travers le monde.

L’Internet Society, une communauté mondiale de membres et de chapitres dans plus de 105 pays et territoires, appelle les gouvernements, les entreprises et les organisations du monde entier à veiller à ce que :

  • la gouvernance technique quotidienne de l’Internet ne soit pas politisée. La gestion et le fonctionnement de l’infrastructure de l’Internet, y compris les systèmes de nommage, d’adressage, de routage et de sécurité, doivent rester apolitiques.
  • les sanctions ne perturbent pas l’accès et l’utilisation de l’Internet. Le cas échéant, les systèmes de sanctions doivent prévoir des exceptions afin de garantir la continuité du service de l’infrastructure Internet.

Nous devons protéger un Internet ouvert et mondialement connecté, et nous devons demander aux gouvernements et aux fournisseurs de services d’assumer la responsabilité de leurs actes. La sauvegarde de l’un des meilleurs outils de l’humanité pour résoudre les défis mondiaux est la responsabilité de tous, surtout en temps de crise.

Depuis deux ans, le commerce électronique, avec ses taux de croissance étonnants, fait les gros titres de l’actualité postale. La pandémie, destructrice pour certains secteurs, s’est transformée en un puissant catalyseur pour d’autres, poussant les entreprises à renforcer leurs capacités pour répondre à la demande toujours croissante. C’est notamment le cas de la start-up équatorienne «Tipti». Le taux de croissance de cette place de marché en ligne, dirigée par une femme entrepreneur, a été multiplié par 10, ce qui en a fait l’entreprise de commerce électronique la plus dynamique du pays. Sa Présidente-Directrice générale et cofondatrice, Pierangela Sierra, est une référence et une inspiration pour de nombreuses femmes en Amérique latine. Dans le 10e épisode de Voice Mail, Ian Kerr s’est entretenu avec Pierangela, qui est aussi une porte-parole de l’initiative «eTrade for Women», de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) pour l’Amérique latine, sur le paysage du commerce électronique dans la région, et les défis à relever pour combler le fossé numérique, répondre à la demande croissante de services pratiques et faire carrière dans le commerce électronique en tant que femme.

La numérisation des économies pourrait s’accompagner d’immenses bénéfices socioéconomiques pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA). Or, malgré l’utilisation généralisée des réseaux sociaux, le recours à des technologies comme l’argent mobile et les paiements dématérialisés demeure faible dans un grand nombre d’entre eux. Un nouveau rapport s’attache à expliquer ce « paradoxe du numérique ».

Les avantages du numérique pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord montre comment l’adoption des technologies numériques peut véritablement accélérer la croissance et créer des emplois. Le PIB par habitant pourrait ainsi augmenter de plus de 40 %, l’emploi dans le secteur manufacturier de 7 %, et le nombre de touristes étrangers de 70 %, avec à la clé la création de nombreux emplois dans le secteur hôtelier. En outre, les taux de chômage de longue durée pourraient tomber à des niveaux négligeables et le taux d’activité des femmes pourrait doubler.

Mais, pour concrétiser ce potentiel, il est à la fois indispensable d’assurer un accès universel aux technologies numériques et de généraliser leur utilisation à des fins économiques. Dans quel délai la région MENA pourrait-elle assurer une couverture universelle et suffira-t-il de donner la priorité au déploiement des services d’infrastructure numérique pour y parvenir ? Ces questions sont au cœur du rapport, qui s’attache également à mettre en évidence les conditions nécessaires pour accroître l’usage des modes de paiement électronique.

Les petites entreprises apprennent à nager dans de petits bassins de commerce électronique, avant de s’élancer sur une mer commerciale infestée de requins.

La pandémie de coronavirus a fermé de nombreuses portes pour les entreprises dans le monde entier, mais elle a aussi ouvert de nouvelles possibilités numériques, y compris pour le commerce électronique. D’après une étude de la CNUCED, au niveau mondial la part du commerce électronique dans le commerce de détail est passée de 14% en 2019 à environ 17% en 2020.

Les marchés émergents ont enregistré la plus forte progression. Sur le marché latino-américain en ligne Mercado Libre, les ventes ont doublé au deuxième trimestre de 2020 par rapport à l’année précédente, et sur la plate-forme de commerce électronique africaine Jumia elles ont augmenté de 50% au premier semestre.

Toutefois, l’étude de la CNUCED montre que les entreprises et les producteurs de nombreux pays en développement n’ont pas fait assez pour tirer parti de cette transition. Cette retenue s’explique notamment par un accès insuffisant à Internet, une trop grande dépendance à l’égard des paiements en espèces, un manque de confiance des consommateurs, de faibles connaissances et compétences numériques, et le fait que les pouvoirs publics ne donnent pas la priorité au commerce électronique.

Remplir la piscine d’eau

Au Cambodge, une initiative montre comment les pays les moins avancés (PMA) peuvent surmonter ces difficultés et prendre part au commerce électronique mondial. Lancé en juillet 2020, le projet Go4eCAM a ainsi pour but d’élargir les débouchés pour les micro, petites et moyennes et entreprises (MPME) dans le commerce et l’économie numériques.

Au cœur du projet se trouve une plate-forme de commerce électronique nationale, CambodiaTrade. « Ce n’est pas la première plate-forme de commerce électronique au Cambodge » précise l’Ambassadeur Long Kemvichet, représentant du pays auprès de l’Organisation mondiale du commerce, « mais c’est la première à cibler principalement les activités interentreprises et le commerce transfrontières. »

Si le commerce électronique mondial est la haute mer, CambodiaTrade est une piscine dans laquelle les MPME apprennent à nager. La première étape a donc été de creuser le bassin. La plate-forme a intégré des banques locales et des entreprises de technologie financière, afin de proposer des solutions de paiement et de faciliter les transactions internationales pour les commerçants.

Pour Laichea Chea, Directeur chargé de la coopération internationale au Ministère du commerce, un autre obstacle qui empêche les MPME des PMA de passer au commerce en ligne a trait à la logistique et à l’absence d’écosystème permettant les achats en un seul clic.

Dans ce domaine, Cambodia Post et DHL Cambodia ont été associés au projet pour moderniser l’infrastructure informatique postale. Les services postaux ont amélioré de 25% leur préparation au commerce électronique en augmentant l’efficacité des commandes et des livraisons, et en réduisant l’impact sur l’environnement.

Le système de poste et de livraison a aussi été intégré dans le portail de gestion de la fiscalité ASYCUDA World, et va être relié au système de déclaration en douane de l’UPU, ce qui ‑ d’après M. Chea – facilitera la vente et l’expédition de petits colis.

Une partie des travaux consistait à normaliser les principaux documents, tels que les politiques de protection de la vie privée et les conditions et modalités des contrats, pour une interprétation commune des règles par tous les acheteurs et vendeurs. Bon nombre de ces règles relatives au commerce électronique étant nouvelles, un « sas réglementaire » a été mis en place pour l’élaboration et l’expérimentation.

Mettre des nageurs dans la pataugeoire

À ce stade, il y avait une piscine remplie d’eau: l’étape suivante était de mettre des nageurs dans la pataugeoire. Le Cambodge a procédé de deux façons. D’abord grâce à un programme d’incubation, dans le cadre duquel les MPME ont suivi une formation sur l’accès transfrontières aux marchés en ligne, la stratégie d’entreprise, les opérations commerciales et financières, entre autres choses.

Ensuite grâce à un défi pour l’innovation, et à la clef des bourses de 4000 à 5000 dollars accordées à de petites entreprises soigneusement sélectionnées, avec le soutien de partenaires dont PNUD Cambodge et Khmer Enterprise, pour améliorer les perspectives en matière de commerce électronique.

« Beaucoup de petites entreprises font du commerce sur Facebook, Marketplace, TikTok et ailleurs », explique M. Chea. « Nous les aidons, par le biais du programme d’incubation et du défi pour l’innovation, à devenir de véritables acteurs du commerce électronique. »

Les nageurs peuvent alors perfectionner leur technique. Plus de 90 MPME (pour 350 candidatures) ont été accueillies sur la plate-forme CambodiaTrade, ce qui a permis de créer 2 000 emplois. La moitié de ces entreprises sont détenues par des femmes et 44% sont situées dans des zones rurales. Au total, quelque 550 produits « Made in Cambodia » figurent maintenant sur la plate-forme, qui sera officiellement lancée cette année avec pour ambition 2 millions de dollars de chiffre d’affaires.

Les MPME qui adhèrent à la plate-forme sont libres de proposer leurs produits sur d’autres plate‑formes privées, et le plan à long terme est de privatiser CambodiaTrade. Mais pour les fonctionnaires cambodgiens, on ne saurait trop souligner l’importance du soutien des pouvoirs publics pour faire du commerce électronique une priorité dans les PMA.

« Le gouvernement ne joue pas le même rôle que le secteur privé », estime l’Ambassadeur Kemvichet. « Chaque pays doit s’engager sur cette voie, renforcer les capacités pour le commerce électronique, au niveau national. Nous ne sommes pas en concurrence avec le secteur privé. Nous essayons de procurer des avantages inclusifs aux MPME au moyen d’une initiative sans but lucratif. »

L’Ambassadeur Kemvichet ajoute que la participation du secteur public, mieux placé pour mobiliser les MPME au niveau national, inspire une plus grande confiance aux clients face aux entreprises des PMA.

« Si vous vous méfiez de l’autre partie, vous ne pouvez pas effectuer de transactions, surtout transfrontières. Mais en l’occurrence, s’il y a un problème, vous pouvez toujours vous tourner vers le Ministère. »

Le commerce électronique, un océan d’opportunités

Les PMA ont traditionnellement présenté leurs produits par des moyens chers et peu efficaces, comme la location d’emplacements dans des foires commerciales. Les plates-formes de commerce électronique leur permettent de présenter beaucoup plus de produits aux clients potentiels, de simplifier le processus de vente, de réduire les coûts des transactions, d’accroître les recettes commerciales et de stimuler la croissance économique.

D’après la CNUCED, à mesure que le numérique progresse, les pays qui exploitent le potentiel du commerce électronique seront mieux placés pour se procurer des biens et services sur les marchés mondiaux, tandis que les autres pourraient rester à la traîne.

Pour les PMA qui observent l’océan du commerce électronique, riche de promesses, le Cambodge offre des pistes pour bien préparer les petites entreprises au niveau national afin qu’elles puissent entreprendre la traversée et rester à flot au-delà des frontières.

Le 23 février, les Membres de l’OMC sont convenus que la douzième Conférence ministérielle (CM12), qui avait été reportée, se tiendrait la semaine du 13 juin à Genève. Cette décision a été prise à une réunion du Conseil général de l’Organisation par suite de l’assouplissement des restrictions liées à la pandémie de COVID-19 en Suisse, pays hôte de la Conférence.

 

La CM12 devait avoir lieu du 30 novembre au 3 décembre 2021 mais avait été reportée du fait de la flambée du variant Omicron de la COVID-19, qui avait conduit à l’imposition de restrictions en matière de voyages et d’obligations de quarantaine en Suisse et dans de nombreux pays européens.

M. l’Ambassadeur Dacio Castillo (Honduras), Président du Conseil général, a noté que le fait de fixer les dates de cette réunion tant attendue devrait donner un nouvel élan aux travaux de l’OMC et permettre de centrer les discussions sur les résultats de la Ministérielle. Il a indiqué que les dates exactes seraient définies ultérieurement.

“Travaillons ensemble, en ayant à l’esprit comme objectif premier que la Conférence donnera à l’OMC, et à nous tous ici à Genève, l’occasion de montrer que l’OMC peut obtenir des résultats”, a-t-il déclaré. “Faisons en sorte que cela compte.”

La CM12 a dû être reportée à deux reprises en raison de la pandémie.  La réunion devait initialement se tenir en juin 2020 à Nour-Soultan (Kazakhstan).

La Conférence ministérielle, à laquelle participent les Ministres du commerce et d’autres hauts fonctionnaires des 164 Membres de l’Organisation, est l’organe décisionnel suprême de l’OMC.  Plus de renseignements sur les Conférences ministérielles sont disponibles ici.

Addis-Abeba, le 23 février 2022 – Le 24 février 2022, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Gouvernement de la République du Congo inaugureront un centre révolutionnaire consacré exclusivement à l’avancement de la recherche au moyen de l’Intelligence artificielle pour faire avancer la technologie numérique en Afrique dans les domaines de la politique numérique, des infrastructures, des finances, des compétences, des plateformes numériques et de l’entrepreneuriat.

Le Centre africain de recherche sur l’Intelligence artificielle, financé par la CEA et d’autres partenaires, fournira la formation et les compétences technologiques nécessaires en vue de promouvoir l’intégration de l’Afrique, de contribuer à générer une croissance économique inclusive, de stimuler la création d’emplois, de briser la fracture numérique et d’éradiquer la pauvreté pour le développement socio-économique du continent et d’assurer l’appropriation par l’Afrique des outils modernes de gestion numérique.

Le Centre sera officiellement lancé par la Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, et S.E. Anatole Collinet Makossa, Premier ministre du Congo sous les auspices du président Denis Sassou Nguesso. L’évènement réunira les ministres africains chargés des TIC et de l’économie numérique.

Avec la participation et le soutien total du Gouvernement de la République du Congo, le Centre sera le premier du genre en Afrique et constituera un pôle régional pour le développement des technologies émergentes dans la région.

Un accord de partenariat pour développer le projet a été signé en mars 2021 par la République du Congo et la CEA lors de la cérémonie d’ouverture officielle de la 7ème session du Forum régional africain pour le développement durable. Les partenaires de l’ONU comprennent l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Union internationale des télécommunications, la Fondation Alibaba de Jack Ma et d’autres partenaires clés de la CEA.

Le Congo servira de plaque tournante régionale de l’IA à travers le continent pour donner accès à un bassin qui regorge de talents de la plus haute qualité. Avec l’Agenda 2063 comme schéma et plan directeur pour la transformation de l’Afrique en la puissance mondiale du futur. Ledit Centre est une nouvelle dynamique pour que l’Afrique participe à la chaîne de valeur mondiale. Avec les entreprises mondiales choisissant de s’implanter dans des centres régionaux, les entreprises qui investissent dans les écosystèmes du Centre d’Intelligence artificielle ont le potentiel de bénéficier d’un soutien gouvernemental solide, de faibles coûts d’exploitation et d’un accès à des groupes sur l’Intelligence artificielle de classe mondiale.

Le Centre sur l’IA a une vision claire de travailler avec de multiples parties prenantes en établissant des liens pour un environnement de collaboration entre l’industrie, les institutions, le gouvernement, les secteurs public et privé. Les activités fondamentales du Centre comprennent stratégiquement divers domaines d’engagement – la fourniture d’installations de recherche sur l’IA à la pointe de la technologie, la collaboration avec les meilleures universités d’Afrique, la création d’un réseau de chercheurs hautement qualifiés et la fourniture d’un soutien et d’une formation pour aider les citoyens à devenir des universitaires, des chercheurs, des leaders et des citoyens engagés aptes à assurer la transformation numérique de notre société.

Le Centre africain de recherche sur l’Intelligence artificielle est désormais installé au sein de l’Université DENIS SASSOU-N’GUESSO de Kintélé, qui est reconnue comme une plateforme d’analyse des affaires sur le continent. Le Centre sur l’IA propose des modules de formation hybrides dans les domaines de l’IA et de la robotique pour les chercheurs, les jeunes et les citoyens intéressés. Il offre également une formation de base axée sur les compétences en IA et en robotique pour les élèves talentueux du primaire et du secondaire. La poursuite d’une maîtrise en sciences en intelligence artificielle et science des données en collaboration avec l’Université Dennis Sassou Nguesso est disponible au Centre en question.

Dans le but d’accroître le nombre de diplômés dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEAM) et de rejoindre les rangs de la main-d’œuvre la plus formée au monde, la profondeur et la qualité du contenu du programme dudit Centrer sont remarquables. Dans le contexte de l’économie mondiale croissante du numérique et de la connaissance, la CEA s’efforce de permettre aux pays de promouvoir, d’adopter des technologies nouvelles et émergentes et de promouvoir les compétences numériques afin de réaliser la transformation de leurs économies.

Publié par :
La Section des communications
Commission économique pour l’Afrique
BP 3001
Addis-Abeba (Éthiopie)
Tél. +251 11 551 5826
Adresse électronique : eca-info@un.org

Le Dr. Kunio Mikuriya, Secrétaire général de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) a participé en personne à la 58ème édition de la Conférence de Munich sur la sécurité (MSC pour « Munich Security Conference » en anglais), qui s’est déroulée du 18 au 20 février 2022. Créée en 1963, la MSC est devenue au fil des ans un rendez-vous annuel important pour les décideurs du monde entier pour parler de sécurité. L’édition de cette année a réuni plus de 100 ministres et plus de 30 chefs d’État et de Gouvernement, ainsi que plusieurs responsables auprès d’organisations internationales, qui sont venus y participer en personne.

Au cours de la session consacrée à la lutte contre la kleptocratie et contre la corruption, plusieurs sujets ont été abordés, dont celui des échanges illicites. Dans le cadre de son intervention, le Secrétaire général Kunio Mikuriya a mis en avant le danger que peut présenter pour les administrations douanières le fait de devoir se fonder sur des données de qualité insuffisante pour exercer leurs contrôles ciblant les envois de type commerce électronique dont le volume, déjà très important, n’a fait qu’augmenter pendant la crise engendrée par la pandémie de COVID-19.

Les opérations de terrain de lutte contre la fraude coordonnées par l’OMD ont permis de mettre en lumière le fait que le commerce électronique est devenu l’un des principaux canaux par lesquels passent les échanges illicites. C’est pourquoi il est devenu essentiel d’avoir accès à des données de bonne qualité à des fins de gestion efficace des risques liés à ce type d’échanges, en ayant recours aux technologies numériques dans un environnement sans support papier dans le domaine du commerce. Les administrations douanières se doivent donc de renforcer la coopération avec les opérateurs du secteur du commerce électronique, y compris les plateformes de commerce électronique, en s’inspirant de la pratique en vigueur avec les envois conteneurisés traditionnels, pour lesquels il existe un flux de données établi entre les acteurs du commerce concernés et la douane. La mise en place de partenariats public-privé avec les acteurs du commerce électronique à des fins de partage des données pertinentes, en complément de la coopération déjà existante avec d’autres services de prévention et de répression en vue de recenser les envois à haut risque, doit être envisagée de toute urgence.

En marge de la conférence, le Dr. Kunio Mikuriya s’est entretenu sur différents sujets avec plusieurs ministres, dirigeants politiques et responsables auprès d’organisations internationales. Il a notamment eu une réunion bilatérale avec la Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), au cours de laquelle ils ont eu l’occasion d’échanger sur les progrès accomplis dans le domaine des négociations commerciales multilatérales et sur une possible coopération entre les deux organisations dans le domaine du commerce électronique et de la transparence concernant ce type d’échanges. Il a également rencontré Mme Majlinda Bregu, la Secrétaire générale du Conseil de coopération régionale (CCR), en vue de voir plus concrètement avec elle la manière dont l’OMD pourrait contribuer à l’intégration régionale au sein de l’Europe du Sud-Est, et plus particulièrement dans les Balkans occidentaux. Au cours d’une rencontre bilatérale avec M. Jurgen Stock, son homologue auprès d’INTERPOL, le Dr. Kunio Mikuriya a abordé les sujets du leadership, de la direction stratégique et de la coopération renforcée à une époque où le monde commence à se remettre doucement de la pandémie.

À une réunion tenue le 21 février, les participants aux négociations sur le commerce électronique ont reçu des renseignements actualisés sur les discussions menées en petits groupes et ont échangé des vues sur les propositions relatives aux services de télécommunication, à l’accès aux plates-formes en ligne et à la concurrence.

 

L’Ambassadeur Kazuyuki Yamazaki (Japon), coorganisateur de l’initiative et Président des réunions plénières cette année, a dit que les Membres de l’OMC devaient consacrer le plus de ressources possible aux sujets dont ils étaient “prêts à discuter”. Il a ajouté que cela les aiderait à atteindre l’objectif fixé par les Ministres en décembre 2021, qui est d’assurer la convergence sur la majorité des questions d’ici à la fin de 2022.

L’Ambassadeur Yamazaki a exhorté les proposants à s’assurer que leurs propositions bénéficiaient d’un large soutien des Membres. Il les a encouragés à faire preuve de flexibilité sur les questions qui n’avaient pas obtenu un niveau raisonnable de soutien lors des réunions du premier semestre de l’année.

Rapports des petits groupes et propositions de texte

Les facilitateurs des discussions en petits groupes ont rendu compte des travaux effectués ces dernières semaines pour trouver un terrain d’entente dans les domaines de l’accès ouvert à Internet, de la cybersécurité et de la facturation électronique.  Les Membres ont également revu les propositions sur la mise à jour des disciplines relatives aux services de télécommunication de base, à l’accès aux plates-formes en ligne et à la concurrence.

Dans ses observations liminaires, l’Ambassadeur George Mina (Australie) a exhorté les petits groupes à intensifier leurs travaux. “Nous devons voir plus de travail de la part des facilitateurs, mais aussi plus de travail de la part de chaque membre de ces petits groupes”, a-t-il dit. Il a rappelé aux Membres que les coorganisateurs étaient disponibles pour faciliter encore la convergence dans le travail de ces groupes.

L’Ambassadeur Mina a noté que 65 Membres avaient présenté une proposition visant à renouveler le moratoire multilatéral sur l’imposition de droits de douane sur le commerce électronique. Il a vivement encouragé les Membres à examiner cette proposition au cours des mois suivants, car les dates de reconvocation de la 12ème Conférence ministérielle (CM12) étaient en cours de délibération.

S’exprimant au nom de l’Ambassadeur Hung Seng Tan, coorganisateur de l’initiative, le Représentant permanent adjoint de Singapour, Darry Leong, a noté que l’infrastructure des télécommunications constituait le fondement de l’accès aux possibilités offertes par l’économie numérique. Les cadres réglementaires et institutionnels dans le secteur des télécommunications étaient à son avis essentiels pour faire avancer le développement du commerce numérique.

M. Leong a encouragé les Membres à accélérer les discussions afin de conclure les négociations en temps voulu et de permettre aux parties prenantes de tirer avantage de l’initiative. Il a déclaré que les coorganisateurs étaient déterminés à faire en sorte que l’initiative continue de progresser en créant des règles sur le commerce électronique qui renforcent l’inclusion numérique. “Il est important de réaliser des progrès substantiels pour démontrer que l’OMC reste pertinente et qu’elle est à même de relever les défis du XXIsiècle”, a-t-il ajouté.

En 2016, la Stratégie postale mondiale d’Istanbul reconnaissait la transformation numérique et la diversification des services postaux en Afrique comme des composantes essentielles de la modernisation du réseau postal mondial. Zimpost, l’opérateur postal national du Zimbabwe, y a vu une opportunité d’exploiter l’économie numérique pour stimuler la croissance et l’innovation postales.

 

En seulement un an, Zimpost a créé sa propre boutique en ligne (Zimpostmall), renommée par la suite «Zimbabwemall.post» pour répondre aux priorités en matière de développement de l’économie numérique déterminées par la stratégie nationale du pays. Depuis son lancement en 2020, la boutique de commerce électronique est devenue une plate-forme nationale répondant aux besoins du pays entier et même d’autres petites boutiques en ligne.

Bien qu’elle se présente comme une plate-forme de vente en ligne classique, avec des catégories de produits, une inscription gratuite et une variété d’options de paiement, Zimbabwemall offre à la clientèle bien plus qu’une expérience d’achat pratique, avec son modèle basé sur les partenariats, l’inclusion et des normes élevées de sécurité.

La plate-forme facilite le commerce à trois niveaux: les exports transfrontaliers pour les microentreprises et les petites et moyennes entreprises, les achats à l’étranger auprès de vendeurs en ligne ainsi que les transactions nationales avec des vendeurs locaux en ligne.

Ces marchands locaux peuvent s’inscrire gratuitement sur Zimbabwemall et mettre en vente leurs produits et services moyennant seulement 2% du montant brut des ventes effectuées. Zimpost propose en outre ses services de collecte et de distribution au dernier kilomètre pour tous les achats effectués sur la plate-forme. Zimpost facilite également le dédouanement pour les imports et les exports pour les vendeurs, ce qui permet aux marques et aux produits locaux d’être accessibles depuis le monde entier. En février 2022, 138 vendeurs en ligne étaient enregistrés sur la plate-forme, avec 70 000 visiteurs uniques sur le site, les principaux pays étant le Zimbabwe, les États-Unis, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et l’île Maurice.

Plus remarquable encore, les entreprises du pays bénéficient de cet accès facilité aux marchés nationaux et internationaux sans aucun investissement technologique, Zimbabwemall utilisant l’infrastructure Web sécurisée de Zimpost, qui s’appuie sur le domaine de premier niveau .POST, parrainé par l’UPU, sans frais pour les vendeurs utilisant le domaine. En utilisant le domaine de premier niveau .POST de l’UPU, Zimpost a bénéficié d’un solide bouclier de cybersécurité qui contribue à prévenir les cyberattaques et à protéger les entreprises.

Le système de Zimbabwemall est interopérable et peut s’intégrer avec de nombreux sites Web. La diversité des moyens de paiement mis à disposition et le multilinguisme participent aussi à la praticité et à l’accessibilité pour de nombreux groupes de population. À l’heure actuelle, il est possible de naviguer sur le site Web en neuf langues (chichewa, français, shona, chinois, allemand, espagnol, portugais, zoulou et anglais) et de payer en deux devises (dollar des États-Unis et dollar RTGS). Des efforts sont également en cours pour intégrer la possibilité de payer par mobile.

Depuis son inauguration, la plate-forme de vente en ligne crée non seulement un net avantage concurrentiel pour Zimpost en élargissant la présence physique et numérique de la poste, mais elle promeut également l’inclusion financière pour les personnes entièrement ou partiellement exclues des services bancaires dans le pays. Zimbabwemall.post a considérablement aidé les petites et moyennes entreprises du Zimbabwe à desservir leurs marchés de niche, à atteindre leur clientèle à peu de frais et à rencontrer le succès sur les marchés national, régional et international. Plus important encore, grâce à ce projet phare du commerce électronique, Zimpost améliore les possibilités d’emploi et d’entreprenariat pour des groupes de population financièrement vulnérables tels que les femmes, la jeunesse et les personnes sans emploi et contribue ainsi de manière significative et durable à la création d’une économie numérique inclusive en Afrique.

Le 8 février, au cours d’une session du Comité du commerce et du développement consacrée à l’initiative Aide pour le commerce, les Membres de l’OMC, les institutions financières internationales et les organisations ayant le statut d’observateur ont fait un tour d’horizon des activités entreprises récemment. Les participants à un atelier organisé le 7 février par le Comité ont discuté de la façon dont la pandémie de COVID-19 a accéléré le passage à l’économie numérique et des difficultés auxquelles se heurtent les pays en développement.

 

Le Secrétariat de l’OMC a informé le Comité de l’évolution de l’exercice de suivi et d’évaluation de l’Aide pour le commerce en cours sur lequel reposera l’Examen global de l’Aide pour le commerce qui sera effectué cette année1.

L’Initiative Aide pour le commerce, pilotée par l’OMC, vise à inciter les gouvernements des pays en développement et les donateurs à prendre conscience du rôle que le commerce peut jouer pour permettre aux pays d’atteindre leurs objectifs de développement. Elle vise aussi à encourager l’adoption de mesures destinées à remédier aux contraintes liées au commerce identifiées par les pays en développement et les pays les moins avancés (PMA).

La Chine a fait le point sur ses activités d’assistance technique et de coopération en matière d’investissement, soulignant qu’elle avait distribué près de 2 milliards de doses de vaccins contre la COVID-19 dans le monde. Elle aide actuellement 20 pays à renforcer leur capacité nationale de production de vaccins. L’attention des Membres a également été appelée sur la Dixième Table ronde de la Chine, qui a eu lieu sous forme virtuelle en janvier 2022.

La République de Corée a présenté brièvement les programmes de renforcement des capacités liées au commerce qu’elle mène dans les pays en développement. Elle collabore notamment à la dernière phase du programme NTF V qui vise à aider les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) africaines dans le domaine de la technologie numérique et de l’agro-industrie à obtenir de nouveaux de débouchés commerciaux. Elle a également annoncé une augmentation de ses contributions à différents fonds d’affectation spéciale, y compris le Programme de chaires de l’OMC.

La Russie a fait état des fonds qu’elle accordait par l’intermédiaire d’organismes des Nations Unies pour aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs de développement. Elle a en particulier appelé l’attention sur le deuxième sommet Russie-Afrique — qui doit se tenir en octobre-novembre 2022 à Addis-Abeba en Éthiopie — qui a pour objectif l’accroissement des flux commerciaux entre la Russie et le continent africain.

Les États-Unis ont mis en lumière l’initiative PROSPER Africa, destinée à mobiliser des capitaux privés, à promouvoir le commerce entre les entreprises américaines et africaines et à soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Depuis 2019, ils ont établi plus de 60 partenariats, administré plus de 62 millions d’USD de dons et facilité plus de 600 millions d’USD d’exportations.

Le Tadjikistan a décrit ses efforts pour accroître les exportations et faciliter les échanges et l’investissement, notamment grâce à la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC. En avril 2019, il a lancé, dans le cadre de l’initiative Global Trade Help Desk, un portail national sur le commerce qui constitue un guichet unique pour l’accès aux renseignements sur les flux commerciaux et les prescriptions réglementaires en matière de droits de douane.

Les institutions financières internationales ont présenté des rapports sur la mobilisation des ressources et les activités liées à l’Aide pour le commerce.

La Banque asiatique de développement (BAsD) a noté que le commerce redémarrait en Asie, dans le contexte d’une intensification du déploiement des vaccins contre la COVID-19. Les pays en développement d’Asie devraient pérenniser la reprise, les projections régionales de croissance étant de 7 pour cent en 2021 et de 5,3 pour cent en 2022. La BAsD accorde des prêts, des dons et une assistance technique aux pays en développement qui en sont membres, y compris pour le déploiement des campagnes de vaccination contre la COVID-19.

Le Cadre intégré renforcé a présenté un aperçu des projets visant à répondre aux priorités commerciales des PMA. Un projet actuellement mené au Timor Leste vise à soutenir le tourisme, la reprise économique et l’autonomisation économique des femmes. Une évaluation des besoins technologiques a été lancée en RDP Lao et au Sénégal en vue de maximiser l’impact de la technologie et de favoriser des transformations structurelles.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté l’activité d’“Apprentissage par les pairs concernant l’Aide pour le Commerce” qu’elle avait organisée en décembre 2021. Lors de cette activité, il a été souligné combien il était important d’intensifier les projets de renforcement des capacités mis en œuvre dans le cadre de l’Aide pour le commerce afin d’aider les pays en développement à exploiter les possibilités de croissance durable que la reprise économique engendre.

La Société islamique de financement du commerce (ITFC) a présenté ses initiatives visant à accroître les débouchés commerciaux pour ses pays membres. Elle a indiqué qu’un programme de l’ITFC visant l’harmonisation des normes pour les dispositifs pharmaceutiques et médicaux en Afrique venait d’être lancé dans le cadre du programme “Arab-Africa Foreign Trade Bridge”. Elle a aussi indiqué qu’elle participait à l’initiative SheTrades du Centre du commerce international.

Le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF) a donné un aperçu de son “Guide des bonnes pratiques réglementaires”, lancé en novembre 2021. Ce guide a pour objectif de garantir que les mesures sanitaires et phytosanitaires sont adaptées à leur objet et ne créent pas d’obstacles non nécessaires au commerce. Un projet visant à évaluer les inspections et les audits virtuels concernant les produits alimentaires en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel est en cours, ainsi qu’une évaluation de la question de l’égalité des genres, qui doit déboucher sur des recommandations sur l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes dans les pays en développement.

Le dernier numéro des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale a mis en lumière certaines des difficultés auxquelles les pays en développement sont confrontés pour redresser leur économie après la pandémie de COVID-19. Dans le rapport, il est indiqué que ces difficultés pourraient être atténuées par des politiques visant à favoriser une distribution rapide et équitable des vaccins contre la COVID-19, à atténuer le changement climatique et à renforcer la coopération à l’échelle mondiale — y compris en matière de gouvernance commerciale.

Le Centre du commerce International a présenté son Plan stratégique pour 2022-2025, qui indique comment il aidera les pays en développement à rendre leurs économies plus inclusives, durables et prospères grâce au commerce. L’accent sera mis sur l’amélioration de la compétitivité des MPME.

Pour en savoir plus sur l’Initiative Aide pour le commerce, cliquez ici.

L’atelier intitulé “Connectivité numérique et diversification économique” a porté sur les débouchés commerciaux que la numérisation engendre dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que pour les marchandises et les services, et le commerce des colis en particulier. Les travaux de recherche de l’OCDE montrent qu’une augmentation de 10 pour cent de la connectivité numérique s’accompagne d’une hausse de 4 pour cent du commerce des colis.

Bien que la pandémie de COVID-19 ait stimulé la croissance du commerce mondial des produits des TIC, qui a augmenté de 4 pour cent en glissement annuel entre 2019 et 2020 pour atteindre 2 300 milliards d’USD, les travaux de recherche de la CNUCED montrent que ce sont les pays en développement d’Asie exportateurs existants qui en ont le plus tiré profit. La croissance des services pouvant être fournis par voie numérique était plus équilibrée entre les pays, bien qu’à cause des problèmes de mesure, il soit toujours difficile de suivre avec exactitude l’évolution des flux commerciaux.

L’abordabilité de la connectivité numérique est un obstacle majeur identifié par la Banque mondiale. Les systèmes numériques font aussi partie intégrante de la transition vers des énergies propres et sont mis en avant dans les priorités fixées au niveau national par de nombreux pays.

Les services publics en ligne et les réseaux sociaux ont aidé Madagascar à améliorer sa connectivité numérique, avec le soutien de donateurs, en particulier dans le domaine des compétences en matière de TIC. L’économie de Madagascar a été durement touchée par la tempête tropicale Ana et le cyclone tropical Batsirai, en plus de la pandémie de COVID -19, alors que le gouvernement s’efforçait déjà de remédier aux problèmes d’accès à l’énergie et d’actualiser les cadres réglementaires applicables au commerce numérique.

L’Union européenne a noté que le soutien en faveur de la connectivité numérique était devenu plus important dans ses programmes d’Aide pour le commerce et qu’il serait encore renforcé par le déploiement du Digital for Development (D4D) Hub. Ce soutien est également un objectif clé des programmes futurs de la BAsD jusqu’en 2030, et un domaine prioritaire pour les produits du savoir de la BAsD.

Les copies de toutes les présentations et l’enregistrement de l’atelier sont disponibles ici.

  1. Les dates de l’Examen global de l’Aide pour le commerce ne sont pas encore fixées. retour au texte

Montréal, le 8 février 2022 — L’OACI et la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CENUE) ont élaboré de nouvelles orientations relatives à des spécifications techniques sur le numérique dans le fret aérien, qui permettront d’accélérer la transition vers des chaînes d’approvisionnement plus sécurisées et résistantes, tout en contribuant grandement aux mesures d’intervention et de relance dans le contexte de la COVID-19.

 

Ces innovations numériques permettront au secteur du transport aérien de se passer des documents papier utilisés depuis longtemps pour faciliter le transport du fret aérien mondial, favoriseront l’instauration d’un système de fret aérien sans contact et renforceront la résilience du commerce transfrontalier face à la menace de futures pandémies.

 

Conformément aux recommandations de l’Équipe spéciale du Conseil sur la relance de l’aviation (CART) de l’OACI, les spécifications favoriseront la réduction des contacts physiques entre les professionnels du commerce et du transport internationaux et, ainsi, préserveront la fluidité du commerce transfrontalier et des opérations de transport international en contexte de restrictions pandémiques.

 

« Les toutes dernières innovations témoignent de l’approche intégrée, collaborative et multilatérale de l’OACI en matière de politiques de transport, englobant les chaînes d’approvisionnement du fret aérien et de la poste ; elles joueront un rôle important dans la gestion des risques actuels et futurs associés aux pandémies », a souligné Juan Carlos Salazar, Secrétaire général de l’OACI. « Nous comptons bien qu’elles contribuent à alléger le double fardeau qui pèse actuellement sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, conséquence de la pandémie de COVID-19 elle-même ou de l’incroyable essor du commerce électronique international qui l’a accompagnée. »

 

« La pandémie a clairement démontré l’intérêt d’approches harmonisées pour garantir une connectivité des transports résiliente, quels qu’en soient les modes, et elle a aussi souligné l’importance fondamentale d’accélérer la numérisation. Je suis fière de ce que les outils pratiques élaborés avec l’appui du Centre des Nations Unies pour la facilitation du commerce et les transactions électroniques (CEFACT-ONU) de la CENUE peuvent apporter. La CENUE espère tirer parti de cette coopération fructueuse avec l’OACI pour assurer la fluidité du transport et du commerce multimodaux au service des mesures de relance socioéconomique durable des pays », a déclaré Olga Algayerova, Secrétaire exécutive de la CENUE.

 

La collaboration de l’OACI avec la CENUE sur la numérisation des chaînes d’approvisionnement est une réalisation de la Déclaration commune sur la contribution du commerce international et des chaînes d’approvisionnement à une reprise socio-économique durable durant la période de COVID-19, signée par huit institutions des Nations Unies en septembre 2020.

 

Ces dernières avancées permettront de substituer des spécifications numériques à la lettre de transport aérien, la déclaration de marchandises dangereuses et la déclaration de sûreté d’expédition, qui étaient jusqu’alors sur support papier. Ces spécifications font elles-mêmes partie d’un ensemble plus large de solutions pour le partage de données sur le transport multimodal, qui est applicable au transport aérien, routier, ferroviaire, maritime et fluvial.

 

Les spécifications et les documents d’appui sont mis gratuitement à disposition des organismes de réglementation, des entreprises et d’autres parties prenantes intéressées sur le site web du Compte de l’ONU pour le développement consacré au projet relatif au commerce et au transport pendant la pandémie de COVID-19. L’OACI et la CENUE vont maintenant s’atteler à aider les pays dans la mise en œuvre de ces spécifications.

 

 

Ressources pour les rédacteurs

L’OACI et le fret aérien
Entretien OACI/CENUE concernant les nouvelles spécifications techniques sur le numérique dans le fret aérien

À propos de l’OACI
Institution spécialisée des Nations Unies, l’OACI a été créée par des gouvernements en 1944 pour appuyer leurs activités diplomatiques dans le domaine du transport aérien international. Depuis lors, les pays ont adopté, dans le cadre de l’Organisation, plus de 12 000 normes et pratiques qui les aident à harmoniser leur réglementation nationale sur la sécurité, la sûreté, l’efficacité et la capacité de l’aviation ainsi que la protection de l’environnement en aviation, et à établir ainsi un réseau véritablement mondial. Les tribunes de l’OACI offrent aussi la possibilité à des groupes du secteur, des organisations non gouvernementales de la société civile et d’autres acteurs du transport aérien officiellement reconnus de faire valoir leurs avis et leurs idées auprès des décideurs publics.

 

Informations générales :

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Le secteur privé et les gouvernements entendent contribuer à définir la stratégie en faveur de la transformation numérique au niveau mondial à l’approche de l’Assemblée  mondiale de normalisation des télécommunications de l’UIT

​Des dirigeants du secteur privé et des décideurs vont se réuniront à la fin du mois, afin de faire connaître leurs objectifs concernant les normes techniques propres à promouvoir le développement durable à travers le monde.

Les discussions qui seront organisées le 28 février par l’Union internationale des télécommunications (UIT) à Genève (Suisse), serviront de cadre aux entreprises, aux pays, aux régulateurs et aux établissements universitaires pour se mettre en phase avec les priorités en matière de développement définies par les Nations Unies pour la décennie.

Le Colloque mondial sur la normalisation de l’UIT mettra également en lumière la part croissante des travaux de normalisation de l’UIT consacrés à la durabilité environnementale, aux soins de santé, à la sécurité routière, à l’inclusion financière et à la création de villes et de communautés intelligentes.

Les normes techniques élaborées dans le cadre d’une collaboration internationale visent à tirer parti de l’adoption de plus en plus rapide des technologies dans des domaines tels que les réseaux de cinquième génération (5G), l’Internet des objets et l’intelligence artificielle pour contribuer à atteindre les Objectifs de développement durable fixés par l’Organisation des Nations Unies.

« Les membres de l’UIT, qui viennent du monde entier, sont particulièrement bien placés pour encourager le développement des infrastructures numériques, connecter ceux qui ne le sont pas encore et instaurer la confiance dans les technologies numériques », a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, M. Houlin Zhao. « Les normes internationales peuvent mettre les avantages de la transformation numérique à la portée de tous, partout dans le monde. »

Définir la stratégie en matière de normalisation

Le Colloque ouvrira la voie à l’Assemblée mondiale de normalisation des télécommunications (AMNT) de l’UIT, manifestation décisionnelle qui se tiendra du 1er au 9 mars.

L’AMNT-20, qui a été reportée de deux ans en raison de la pandémie de COVID-19, est appelée à définir l’orientation des travaux de normalisation de l’UIT en vue de répondre aux nouveaux besoins des entreprises et de la société. Elle se déroulera dans un contexte marqué par des craintes de plus en plus nombreuses concernant le climat, la crise sanitaire en cours et la demande croissante de normes techniques, à l’heure où tous les secteurs accélèrent le rythme des investissements dans les technologies numériques afin d’améliorer l’efficacité et de transformer bon nombre d’entreprises et de services.

« Dans le cadre du processus de normalisation inclusif de l’UIT, où chaque avancée fait l’objet d’une décision par consensus, chacun a voix au chapitre », a déclaré M. Chaesub Lee, Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications de l’UIT. « En travaillant de concert dans le cadre des travaux de normalisation internationale, nous pouvons parvenir à un consensus sur la place que devraient occuper les nouvelles technologies à terme. »

Réunir les parties prenantes du monde entier

L’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, se distingue par sa composition, puisqu’elle rassemble 193 États Membres et plus de 900 entreprises, universités et organisations internationales et régionales du monde entier.

La Commission de direction du Colloque soumettra des mesures recommandées à l’intention des membres de l’UIT lors de l’AMNT, conférence majeure du Secteur de la normalisation des télécommunications de l’UIT, désigné par le sigle UIT-T. Cette manifestation d’envergure mondiale, qui se tient normalement tous les quatre ans, approuvera également les mandats des groupes d’experts de la normalisation (Commissions d’études de l’UIT-T) et désignera les responsables de ces groupes.

En parallèle, une exposition sur place présentera des innovations dans des domaines tels que les réseaux optiques, le refroidissement liquide des centres de données et la chaîne de blocs, ainsi que des démonstrations de métavers (mondes virtuels fictifs) créés avec une programmation sans code.

Une manifestation parallèle sera organisée pour célébrer la Journée internationale des femmes, le 8 mars, afin de promouvoir le rôle directeur des femmes dans le domaine de la normalisation.

Le Colloque et l’Assemblée se tiendront à Genève (Suisse), au Centre international de Conférences de Genève (CICG) et au siège de l’UIT.

La participation à distance en ligne sera possible pour les deux manifestations, mais seuls les délégués présents physiquement à l’AMNT pourront prendre part à la prise de décisions.

La participation au Colloque mondial sur la normalisation est ouverte à tous.

Intervenants ayant confirmé leur participation au Colloque:

– S. E. Mme Nele Leosk, Présidente du Colloque; Ambassadrice itinérante pour les affaires numériques, Ministère des affaires étrangères, Estonie

– S. E. Mme Ursula Owusu-Ekuful, Ministre des communications et de la numérisation, Ghana

– S. E. Mme Khumbudzo Phophi Silence Ntshavheni, Ministre des communications et des technologies numériques, République sudafricaine

– S. E. M. Teodoro Willink, Vice-Ministre des télécommunications, Ministère des sciences, de la technologie et des télécommunications, Costa Rica

– Mme Olga Algayerová, Secrétaire exécutive, Commission économique des Nations Unies pour l’Europe

– M. Hossam El-Gammal, Président exécutif, Autorité nationale de régulation des télécommunications, Égypte

– M. Javier Garcia Diaz, Directeur général, Association espagnole de normalisation, Espagne

– M. Jung Hae-yong, Maire-adjoint responsable des questions économiques, Daegu, Corée

– M. Martín Olmos, Sous-secrétaire aux technologies de l’information et des communications, Argentine

– M. Gil Reichen, Maire, Pully, Suisse

– M. Joan Ribó, Maire, Valence, Espagne

– M. Jean Todt, Envoyé spécial des Nations Unies pour la sécurité routière

À propos de l’UIT
L’Union internationale des télécommunications (UIT) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle encourage l’innovation dans le secteur des TIC, aux côtés des 193 États Membres et plus de 900 entités du secteur privé et établissements universitaires, entre autres, qui la composent. Fondée il y a plus de 150 ans, elle est l’organisation intergouvernementale chargée de coordonner l’utilisation en partage du spectre des fréquences radioélectriques au niveau mondial, d’encourager la coopération internationale en attribuant des orbites de satellite, de renforcer l’infrastructure des communications dans les pays en développement et de définir des normes mondiales qui garantissent la parfaite interconnexion de systèmes de communication très divers. Qu’il s’agisse des réseaux large bande ou des technologies hertziennes de pointe, de la navigation aéronautique et maritime, de la radioastronomie, de l’observation des océans et de la surveillance de la Terre par satellite ou de la convergence entre téléphonie fixe et téléphonie mobile, de l’Internet ou des technologies de radiodiffusion, l’UIT s’engage à connecter le monde. Pour en savoir plus, rendez‑vous sur www.itu.int.​

Les paiements numériques ont révolutionné le secteur humanitaire en améliorant la responsabilité, l’accessibilité, le choix des utilisateurs et l’efficacité opérationnelle.

 

Notamment, l’aide en espèces et en bons (CVA) a doublé, passant de 2,8 milliards de dollars américains en 2016 à 5,6 milliards de dollars américains en 2019 . Dans ce contexte, l’Alliance Better Than Cash voit le besoin urgent et une formidable opportunité de renforcer davantage la portée, l’efficience et l’efficacité des paiements humanitaires numériques grâce à une coordination et une harmonisation renforcées entre les agences des Nations Unies.

Construire la fondation

Les crises, les conflits et les chocs climatiques sont de plus en plus fréquents et coûteux, entraînant une demande croissante de transferts humanitaires. Des engagements ont été pris pour accroître l’utilisation et la coordination des programmes en espèces dans le cadre du Grand Bargain de 2016 . En 2017, le Groupe de travail des Nations Unies sur les services communs de trésorerie a identifié la nécessité d’accroître les capacités des membres et a invité l’Alliance Better Than Cash à partager les bonnes pratiques en matière de numérisation des paiements.

En 2018, des recherches ont commencé sur l’amélioration des opportunités de collaboration, de coordination et d’harmonisation des paiements humanitaires des Nations Unies, ainsi que sur les stratégies, les politiques et les modèles commerciaux communs du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ( HCR ), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF ) et du monde. Programme alimentaire ( PAM ) ont été évalués. Ces membres de l’Alliance ont souligné les défis des besoins humanitaires sans cesse croissants ; la pression croissante des donateurs ; réforme de l’ONU ; et de nouveaux modèles commerciaux d’assistance directe basés sur la technologie qui offrent de nouvelles opportunités, mais aussi de nouveaux risques.

Parallèlement, la déclaration de 2018 des dirigeants d’OCHA, du HCR, du PAM et de l’UNICEF sur l’assistance en espèces (UNCCS) a marqué un engagement formel en faveur d’un système de trésorerie commun inclusif. Il était temps de collaborer pour maximiser l’impact.

Avancées récentes

La collaboration sur les mécanismes d’approvisionnement et de livraison partagée s’est améliorée, mais la pandémie de COVID-19 a mis à rude épreuve la capacité de toutes les opérations des Nations Unies. Les besoins d’efficacité, de transparence et de coordination sont plus grands que jamais et les efforts sont bien avancés.

Des mécanismes de collaboration formels et informels ont été mis en place pour soutenir les organisations et compléter les initiatives de transfert humanitaire menées par les pays avec des approches cohérentes et institutionnalisées. Des mécanismes de transfert harmonisés ont été mis en place dans 25 pays depuis 2019, dont l’ équipe LOUISE au Liban, le Common Cash Facility en Jordanie et la carte SCOPE (PAM/UNICEF) en Somalie. Les avantages pour les bénéficiaires sont un accès financier nouveau ou accru et un temps de déplacement réduit pour obtenir leurs paiements humanitaires.

Mais des défis persistent, découlant de dynamiques mondiales et régionales entre les agences et les donateurs ; cultures organisationnelles et mandats différents; et la diversité des contextes locaux, des acteurs et des objectifs des programmes impliqués dans l’opérationnalisation des transferts numériques. L’Alliance continue de relever ces défis en soutenant les membres et les initiatives menées par les pays avec, par exemple, un programme actif en Colombie, cette année, numérisant les paiements humanitaires pour près de 2 millions de migrants vénézuéliens.

Leçon apprise

Grâce aux engagements de l’Alliance, trois enseignements clés se dégagent pour les agences des Nations Unies travaillant sur la numérisation des paiements humanitaires.

1. Respecter les contextes locaux et impliquer les partenaires locaux dans le parcours d’harmonisation

Comprendre le contexte, la faisabilité et la durabilité des initiatives de paiement numérique dans les contextes humanitaires. Il s’agit de la première étape cruciale pour identifier comment les agences peuvent mieux collaborer. Il est nécessaire d’équilibrer les approches nationales des transferts humanitaires avec les efforts d’harmonisation mondiale, et les représentants au niveau des pays doivent donc être pleinement inclus dans le cheminement vers une meilleure collaboration.

2. Investir dans la compréhension des points communs et des différences dans les mandats organisationnels

Cela fonctionne à deux niveaux. Établissez des relations avec les agences et voyez comment les paiements numériques sont liés à leurs stratégies respectives. Les approches des transferts humanitaires diffèrent de trois manières principales : maturité ; l’accent mis sur le travail à travers les systèmes nationaux et locaux ; et les approches de l’agrégation financière et de l’établissement des coûts. Les agences des Nations Unies ont la responsabilité de gérer ces différences et de tirer parti de l’expertise de chacun au profit des populations vulnérables. En parallèle, pour améliorer la mise en œuvre au niveau national, développez des relations au niveau mondial, comme avec le Common Cash Statement Group, les Cash Working Groups et les organisations internationales de développement. Pour de nombreux membres de l’Alliance, des mécanismes de coordination efficaces sont des facteurs clés de succès, garantissant que toutes les parties prenantes, y compris les organismes gouvernementaux, sont pleinement engagées.

3. Placer les utilisateurs au centre de la numérisation des paiements humanitaires

L’interopérabilité des données et des systèmes est cruciale pour une prestation de bout en bout efficace et flexible entre les agences, et l’harmonisation offre des solutions axées sur les besoins des bénéficiaires. Par exemple, Building Blocks du PAM a développé le plus grand réseau de chaînes de blocs du secteur humanitaire qui permet aux organisations de mieux coordonner l’assistance. Les organisations humanitaires déposent de l’argent sur un compte blockchain à partir duquel les bénéficiaires peuvent échanger leurs allocations en une seule transaction pour répondre aux besoins immédiats en nourriture, abri et soins de santé. Les Building Blocks peuvent désormais également s’intégrer à la technologie d’authentification existante du HCR qui permet l’interopérabilité, réduit les frais de transaction et améliore la sécurité et la confidentialité.

Protection des données

Ces développements doivent également se concentrer sur la sauvegarde des données des clients et le traitement équitable des utilisateurs, en particulier des femmes , dans les contextes humanitaires et d’urgence. En réponse à cela, l’amélioration de la transparence et la réduction de la fraude nécessitent que des systèmes interopérables soient associés à des approches et des protocoles de gestion des risques robustes. Des pratiques internes de protection des données ont été développées, mais il n’existe pas encore de modèle de consentement unique et standardisé. Cependant, l’intégration de pratiques responsables telles que décrites dans les Principes des Nations Unies pour des paiements numériques responsables est une étape importante pour garantir que les droits des individus ne sont pas compromis dans le cadre du partage d’informations inter-agences et au niveau humanitaire.

La voie à suivre

Des stratégies et une collaboration à long terme sont nécessaires pour servir efficacement les plus vulnérables grâce aux paiements numériques. L’Alliance Better Than Cash s’engage à aider ses membres, ses partenaires et la communauté humanitaire dans cette entreprise cruciale et nécessaire vers un avenir plus résilient.

Le commerce mondial des services a progressé de 25% en glissement annuel au troisième trimestre de 2021. Les services pouvant être fournis par voie numérique, comme les services informatiques, les services financiers et les services aux entreprises, ont été les principaux moteurs de la croissance du commerce et des transports, qui a été stimulée par la flambée des tarifs du transport maritime. Toutefois, cette progression ne représente pas encore un rétablissement complet des niveaux d’avant la pandémie, le commerce des services restant inférieur de 5% au niveau enregistré au troisième trimestre de 2019. La distribution inégale des vaccins, l’apparition de nouveaux variants et les restrictions à la frontière continuent de peser sur la mobilité internationale.

 

Commerce des services

Moyenne des exportations et des importations
Source: estimations OMC-CNUCED-ITC.

La croissance du commerce des services au troisième trimestre a suivi celle du commerce des marchandises (24%) sur la même période.

Les services de transport mondiaux, en particulier, ont augmenté de 45% en glissement annuel au troisième trimestre 2021, et de 12% par rapport à la période correspondante de 2019. La reprise a été stimulée par l’envolée de la demande de produits de la part des consommateurs en raison des confinements, de la diminution des services nécessitant une proximité physique, et des mesures de relance budgétaire dans les économies avancées. L’envolée de la demande associée aux restrictions découlant de la pandémie a entraîné l’engorgement des ports, une mauvaise répartition des conteneurs dans le monde entier et des retards, ce qui a conduit à une forte augmentation des tarifs du transport maritime. Au troisième trimestre 2021, les exportations de services de transport de l’Asie ont augmenté de 71% en glissement annuel, et de 46% par rapport au troisième trimestre 2019.

En revanche, la reprise du transport aérien de passagers est restée à la traîne, en raison des restrictions, restant bien en deçà des niveaux d’avant la crise. Les dépenses des voyageurs internationaux au troisième trimestre 2021 ont augmenté de 54% en glissement annuel, en partant d’un niveau très bas en 2020. Cependant, elles sont restées 52% en dessous de la valeur du troisième trimestre de 2019, avant la pandémie.  Les pays européens ont enregistré les plus faibles baisses (-32 %) par rapport aux niveaux d’avant la crise, car les restrictions de voyage ont été assouplies sur le continent pendant l’été et les déplacements transfrontières ont été facilités par les certificats de vaccination contre la COVID-19. En comparaison, les exportations de services de voyage en Asie ont été inférieures de 81% aux valeurs d’avant la pandémie, plusieurs pays étant restés fermés. Le Cambodge, premier exportateur parmi les pays les moins avancés (PMA), a vu les dépenses des voyageurs chuter de 97%.  Les exportations de services de voyage des PMA au premier semestre 2021 étaient, selon des estimations préliminaires, inférieures de 67% à leur valeur durant la même période de 2019.

Commerce des services de transport, services relatifs aux voyages et autres services

Moyenne des exportations et des importations
Source: estimations OMC-CNUCED-ITC.  

Les “autres services” — tels que les services de construction, les services récréatifs, les services juridiques et les services financiers — ont augmenté en moyenne de 15% en glissement annuel au troisième trimestre de 2021. En tant que groupe, ces services ont été moins touchés par la pandémie, les exportations ne diminuant que de 1 % en 2020 sur une base annuelle.

Autres services par sous-secteur principal
Exportations cumulées janvier-septembre 2021
(variation en % par rapport à la même période en 2019)

Source: estimations de l’OMC d’après des données OMC-CNUCED-ITC.

Les services informatiques ont poursuivi leur impressionnante progression de janvier à septembre 2021, avec des exportations cumulées en hausse de 34% par rapport à la même période de 2019. Une croissance rapide a été enregistrée tant dans les économies développées que dans les économies en développement: les exportations de services informatiques ont augmenté de 29% aux États-Unis, de 42% à Maurice, de 51% en Irlande, de 63% en Ukraine et de 68% au Bangladesh.

Le trafic Internet a connu un pic pendant la pandémie en raison du travail, de l’apprentissage et des services récréatifs à distance, ainsi que du commerce électronique. Selon l’Union internationale des télécommunications, la largeur de bande Internet internationale a augmenté de 30% dans le monde en 2021. Néanmoins, la valeur des services de télécommunications a diminué de 4% au cours des neuf premiers mois de 2021 par rapport à 2019, ce qui reflète la baisse constante des prix mondiaux, en particulier pour les services de communication groupés.

En revanche, la construction reste l’un des secteurs les plus touchés par la pandémie. En 2020, les exportations mondiales se sont contractées de 18%. Sur la période janvier-septembre 2021, les exportations mondiales de la construction étaient encore inférieures de 12% à ce qu’elles étaient durant la période correspondante de 2019.  Dans l’Union européenne et en Chine, les plus grands constructeurs, les exportations ont diminué respectivement de 19% et de 4% par rapport à 2019. La hausse des prix des intrants essentiels qui ne peuvent pas être facilement remplacés — comme l’acier (qui a été confronté à des goulets d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement) et la main-d’œuvre (qui a connu des pénuries) — a entraîné des retards ou des annulations de projets de construction.

Selon les derniers chiffres, la valeur cumulée des exportations de services sur la période janvier-novembre 2021 est restée inférieure aux niveaux de 2019 dans de nombreuses économies, la plus forte baisse ayant été enregistrée en Australie (-35%). En Afrique, les exportations de services du Maroc et de l’Ouganda ont été inférieures de 20% au niveau de 2019. En revanche, les exportations de services de la Chine ont augmenté de 37% et celles de la République de Corée de 12%, soutenues par les services de transport. D’autres économies asiatiques comme le Pakistan et l’Inde ont exporté davantage qu’avant la pandémie en raison des services informatiques. Les pays européens ont affiché des tendances divergentes. Les exportations de services du Luxembourg ont augmenté de 21%, du fait des services financiers, tandis que les grands exportateurs de services touristiques de la région ont continué d’enregistrer une contraction.

Exportations cumulées de services de certaines économies
janvier-novembre 2021
(variation en % par rapport à la même période en 2019)

Source: données nationales et Eurostat.

Les dernières statistiques du commerce sont présentées ici. D’autres statistiques commerciales conjoncturelles sont disponibles sur le portail de données de l’OMC WTO Stats. Les données sont fréquemment révisées, et les statistiques mentionnées ci-dessus sont des estimations au moment de la publication.

Du 24 au 28 janvier 2022, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) a organisé un atelier régional en ligne sur le commerce électronique transfrontalier pour la région Europe de l’OMD. Cet événement a été organisé en coopération avec le Bureau régional du renforcement des capacités de l’Europe (BRRC Europe), qui a fourni l’interprétation simultanée, ainsi que la plateforme de conférence en ligne pour l’atelier. Près de 100 experts issus de 37 administrations douanières Membres, ainsi que des opérateurs postaux désignés de la région Europe, ont fait part de leurs expériences et ont été attentifs aux informations et exposés présentés par les animateurs de l’atelier et les orateurs de l’Union postale universelle, de la Global Express Association, de l’Organisation de coopération et de développement économiques, d’Alibaba Cainiao, d’Amazon et de DHL.

L’allocution d’ouverture a été prononcée par M. Pranab Kumar Das, Directeur de la Direction de la conformité et de la facilitation de l’OMD, qui a mis en lumière les possibilités offertes par le commerce électronique mais aussi les défis que présente le volume sans cesse croissant d’envois de ce nouveau mode de commerce; il a insisté sur l’importance de la mise en œuvre efficace et harmonisée du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique transfrontalier (E-Commerce FoS). Des allocutions d’ouverture ont également été prononcées par M. Konstantinos Mourtidis, Directeur général des douanes grecques et vice-président du Conseil de l’OMD pour la région Europe, M. Ismayil Huseynov, Premier Vice-Président du Comité d’État des douanes de la République d’Azerbaïdjan, ainsi que par M. Eser Çengel, directeur du BRRC Europe, qui ont tous souligné l’importance et l’opportunité de cet événement régional de renforcement des capacités.

Au cours des différentes sessions de l’atelier, les animateurs ont fourni des explications détaillées sur les 15 normes du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique et sur les outils disponibles pour soutenir leur mise en œuvre. Toutes les sessions ont bénéficié de présentations faites par des Membres, des organisations internationales partenaires et des entités du secteur privé. Les Membres et les parties prenantes ont partagé des exemples pratiques de mise en œuvre du Cadre de normes du commerce électronique dans des domaines tels que l’utilisation des données électroniques préalables, l’échange de données avec les opérateurs postaux, les procédures simplifiées pour les envois de faible valeur et le recouvrement des recettes, y compris l’évaluation en douane et les contrôles a posteriori. D’autres thèmes intéressants ont été abordés, comme la coopération avec les parties prenantes, telles que les places de marché et les centres de traitement, l’élargissement du concept d’Opérateur économique agréé (OEA) aux parties prenantes du commerce électronique et le recours aux technologies de pointe.

La région Europe est la sixième et dernière région de l’OMD à bénéficier d’un atelier régional dont l’objectif est de mieux faire prendre conscience des normes sur le commerce électronique de l’OMD, des mesures à prendre pour leur mise en œuvre et aussi de promouvoir la coopération régionale.

Dans son allocution de clôture, le Directeur adjoint de la Direction de la conformité et de la facilitation de l’OMD, M. Brendan O’Hearn, a remercié les Membres pour avoir su faire part de leurs expériences et partager leurs connaissances qui seront très utiles aux futurs travaux de l’OMD dans le domaine du commerce électronique transfrontalier. L’Administration des douanes de Grèce et le BRRC Europe ont également formulé des remarques finales, soulignant le rôle important de l’OMD dans le renforcement des capacités des Membres à mettre en œuvre les normes internationales dans le domaine du commerce électronique transfrontalier.

Un meilleur cadre politique permettrait d’exploiter tout le potentiel de l’innovation technologique dans le secteur financier, qui fournit des emplois à plus de 50 millions de personnes, et contribuerait à la réalisation du travail décent et du développement durable des entreprises.

 
Un cadre politique adéquat est nécessaire pour tirer parti des avantages de la numérisation, a conclu une réunion technique de l’OIT sur l’impact de la numérisation dans le secteur financier (24-28 janvier 2022)   qui a rassemblé des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs pour discuter des défis et des opportunités du travail décent dans le secteur financier.

Un tel cadre créerait des conditions de concurrence équitables pour les entreprises – tant les banques traditionnelles que les compagnies d’assurance – afin de fournir plus de travail décent et productif dans le secteur, ainsi que pour les entreprises technologiques nouvelles et émergentes, ont convenu les participants à la réunion.

Le secteur financier « contribue de manière significative à l’emploi et, grâce à l’inclusion financière, il favorise le développement des entreprises, réduit le fossé entre zones urbaines et rurales, augmente la participation économique des femmes et profite aux PME », a déclaré Juan Francisco Pozo, vice-président du groupe gouvernemental.

Grâce à la numérisation, le secteur financier peut stimuler davantage l’innovation et l’esprit d’entreprise et soutenir une transition juste vers une économie à faible émission de carbone. En outre, « le secteur joue un rôle clé dans tous les pays pour promouvoir la croissance économique et des conditions macroéconomiques favorables à l’emploi. La finance numérique permet également de développer de meilleurs produits et services bancaires et financiers pour les consommateurs et de nouveaux outils de financement d’entreprises, améliorant ainsi l’inclusion financière », a déclaré le vice-président du groupe des employeurs, Giancarlo Ferrara.

Au moins 52 millions de personnes travaillent dans le secteur. En 2020, au moins 4,6 millions d’entre elles étaient des jeunes, dont 54,7 % de jeunes femmes. Le secteur financier facilite également la création d’emplois dans d’autres secteurs, grâce à l’accès au financement et au développement de l’esprit d’entreprise, ce qui profite à l’ensemble de la société.

Le dialogue social peut être un outil essentiel pour gérer l’impact de la numérisation et faciliter l’introduction des nouvelles technologies. Par conséquent, « il convient de promouvoir des structures innovantes de dialogue social face aux changements dans l’organisation du travail et des protocoles pour une transition numérique juste », a ajouté Rita Berlofa, vice-présidente du groupe des travailleurs.

Des mesures sont nécessaires pour garantir que le travail à distance et les autres modalités de travail améliorent effectivement la productivité, facilitent le maintien de l’emploi, favorisent les possibilités de travail décent et encouragent l’inclusion.

« L’utilisation accélérée de la numérisation dans le secteur appelle également une discussion sur l’environnement réglementaire et d’autres mesures pour faire face à tout impact négatif de la numérisation sur la main-d’œuvre du secteur financier, y compris les questions relatives à la vie privée des travailleurs, à la cybersécurité et à la protection des données », a déclaré Abdulla Murad Al-Mullahi, président de la réunion.

La pandémie a également mis en évidence l’importance du travail de première ligne et l’importance du secteur pour la reprise économique globale et la continuité des activités. Dans le même temps, elle a accéléré l’automatisation des processus de travail ainsi que la transformation des modèles d’entreprise et de l’organisation du travail. Ces évolutions ont des répercussions sur le développement des compétences, les conditions de travail et la sécurité et la santé au travail, notamment en ce qui concerne les risques psychosociaux et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, y compris dans le contexte du travail à distance.

La réunion a souligné l’importance pour les gouvernements et les partenaires sociaux de relever ces défis et de se coordonner avec les systèmes d’éducation, les établissements de formation et le secteur privé, afin de s’assurer que les étudiants et les travailleurs sont dotés des aptitudes et compétences numériques et professionnelles requises.

La réunion a également adopté des conclusions qui aideront les gouvernements, les travailleurs et les employeurs à exploiter tout le potentiel de la numérisation dans le secteur financier pour parvenir à un travail décent, au développement durable des entreprises et à l’inclusion financière.

À leur première réunion de l’année, tenue le 28 janvier, les coorganisateurs des négociations sur le commerce électronique, l’Australie, le Japon et Singapour, ont exhorté les Membres à intensifier leurs efforts en 2022 en vue d’obtenir une convergence sur la majorité des questions faisant l’objet des négociations, y compris dans les domaines les plus difficiles. Les Membres participants ont entendu les rapports issus des discussions en petits groupes et ont échangé des vues sur les propositions relatives à la “facilitation du commerce électronique”.

 

L’Ambassadeur Kazuyuki Yamazaki (Japon), coorganisateur de l’initiative et Président des réunions plénières cette année, a souligné que “le travail acharné, la créativité et la flexibilité” des Membres avaient rendu possibles les progrès substantiels accomplis dans les négociations en 2021. Il a rappelé la déclaration conjointe publiée en décembre 2021, dans laquelle les Ministres australien, japonais et singapourien se félicitaient des progrès réalisés dans les négociations et fixaient pour objectif aux membres de parvenir à une convergence sur la majorité des questions d’ici à la fin de 2022.

Selon l’Ambassadeur Yamazaki, les coorganisateurs espèrent qu’au premier trimestre de cette année, les discussions en petits groupes sur l’accès ouvert à Internet, le cadre pour les transactions électroniques, la facturation électronique et la cybersécurité aboutiront à un consensus. Il a souligné que l’heure était venue d’avoir un débat approfondi sur des questions importantes comme les flux de données ou l’accès aux marchés afin que ces sujets soient traités au premier semestre.

Dans ses remarques liminaires, l’Ambassadeur Hung Seng Tan (Singapour), coorganisateur de l’initiative, a dit que les Membres devraient poursuivre leurs efforts dans les petits groupes et créer une dynamique en vue du nettoyage de dispositions comme les cadres pour la facturation électronique et les transactions électroniques. “Il s’agit de dispositions propres à faciliter les échanges sur lesquelles nous devrions parvenir à un consensus dès que possible”, a-t-il dit.

L’Ambassadeur Tan a rappelé aux Membres que le principe directeur des négociations était que les propositions devaient bénéficier d’un large soutien des Membres. Il les a encouragé à faire preuve de flexibilité en ce qui concerne les questions qui ne recueilleraient pas une large adhésion au cours des prochains mois.

“Nous identifierons tout au long de 2022 les possibilités pour nos Ministres de donner des orientations sur des questions clés dans les négociations”, a-t-il dit en conclusion.

Rapports des petits groupes et propositions de texte

Les facilitateurs des discussions en petits groupes ont rendu compte des travaux effectués ces dernières semaines pour trouver un terrain d’entente dans les domaines de la cybersécurité, des cadres pour les transactions électroniques, de l’accès ouvert à Internet et du commerce sans papier. Le facilitateur chargé du commerce sans papier a indiqué que les discussion sur ce sujet étaient achevées. Le texte a été “mis de côté” et sera révisé ultérieurement.

Les Membres ont réexaminé les propositions de texte présentées sur le thème de la “promotion du commerce électronique”, qui couvre des questions telles que les paiements électroniques, l’amélioration des politiques commerciales, les services logistiques, le renforcement de la facilitation des échanges et la fourniture de services de facilitation des échanges et d’appui au commerce.  Ces propositions avaient été examinées pour la dernière fois lors d’une réunion en février et mars 2021.

Dans ses remarques finales, l’Ambassadeur George Mina (Australie), coorganisateur de l’initiative, a dit que “[l]’article sur le commerce sans papier contribuer[ait] à simplifier les processus d’administration du commerce dans le contexte de la numérisation en cours du commerce des marchandises, tout en établissant un juste équilibre qui permettr[ait] aux autorités douanières de continuer à faire leur travail avec efficacité”. Selon lui, les bons résultats concernant le commerce sans papier donnaient la possibilité d’intensifier les travaux sur d’autres questions, parmi lesquelles plusieurs étaient prêtes pour des discussions dans de nouveaux petits groupes.

L’Ambassadeur Mina a aussi ajouté: “Les petits groupes sont certes un moyen important de faire des progrès dans ces négociations, mais ils ne suffiront pas pour que nous parvenions aux résultats que nous devons obtenir en 2022. Les réunions plénières continueront de jouer un rôle important, à la fois en assurant la transparence et en fournissant un espace de discussion pour des questions horizontales.”

Le Secrétaire général de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), Kunio Mikuriya, a annoncé aujourd’hui que la Journée internationale de la douane (JID) de cette année, commémorée tous les ans le 26 janvier, s’articulera autour du slogan « Accélérer la transformation numérique de la douane en développant une culture de la donnée et un écosystème performant ». La communauté douanière internationale est invitée à promouvoir ce thème tout au long de l’année et au-delà, et à examiner comment opérer dans un environnement entièrement numérique et comment créer un modèle opérationnel qui capture et exploite les données de l’ensemble de l’écosystème commercial.

Les technologies numériques ont évolué rapidement ces dernières années et la douane peut désormais accéder aux données collectées par d’autres services gouvernementaux, publiées dans des bases de données commercialisées ou encore dans des plates-formes librement accessibles telles que les archives publiques numérisées et les médias plurilingues. Les possibilités d’utilisation effective de données dépendent de divers facteurs liés au code de conduite suivi en matière de données (notamment concernant la confidentialité, le secret commercial ou les aspects légaux relatifs à l’usage des données par les douanes et les administrations fiscales) et à l’importance accordée à l’innovation au sein des administrations publiques.

Pour construire ou consolider des écosystèmes de données, les mesures d’appui suivantes pourraient être envisagées : i) Établir une gouvernance des données formelle pour s’assurer que les données soient pertinentes, exactes et reçues en temps opportun ; ii) Recourir aux normes mises au point par l’OMD et d’autres institutions concernant le format des données et l’échange de données ; iii) Assurer la gestion adéquate des données pour garantir que les bonnes personnes aient accès aux bonnes données et que la règlementation de protection des données soit respectée ; et iv) Adopter des démarches innovantes, en utilisant, par exemple, des outils analytiques, pour rassembler les données et les exploiter à leur plein potentiel en vue d’étayer la prise de décisions.

Une solide culture de la donnée permet aux individus de poser des questions, de remettre en question des idées et de s’appuyer sur des informations détaillées et pas seulement sur l’intuition ou l’instinct pour prendre des décisions. Afin de favoriser cette culture axée sur les données, les administrations douanières doivent améliorer la connaissance des données du personnel, c’est-à-dire la capacité du personnel à interpréter et analyser les données avec précision. Elles devraient intégrer la science des données dans les programmes de formation destinés aux nouvelles recrues et participer à la conception de cours d’apprentissage à distance afin de familiariser les douaniers à la collecte et à l’analyse des données en vue de forger une culture de la donnée. Ils pourraient ainsi appréhender la situation dans son ensemble, et plus précisément l’incidence de la douane sur la protection efficace de la société, la facilitation des échanges et un recouvrement juste des recettes.

En outre, les administrations des douanes sont invitées à se pencher sur la manière de tirer parti des données dans leurs relations avec d’autres intervenants de la chaîne logistique et à mettre les données à la disposition du public et des milieux universitaires, dans un effort visant à renforcer la transparence, à stimuler la création de connaissances et à favoriser le dialogue avec la société civile. Le partage de l’analyse des données avec d’autres organismes gouvernementaux accroît le rôle et la visibilité de la douane au niveau de la définition des politiques et lui est aussi utile pour obtenir les ressources nécessaires et avoir accès notamment au financement par les donateurs. La diffusion de données et d’informations douanières au sein de la société fait partie de la réponse des pouvoirs publics face à la demande générale pour une gouvernance ouverte.

Pour appuyer les administrations des douanes, le Secrétariat de l’OMD a inscrit des thèmes en lien avec les données à l’ordre du jour de nombreux comités et groupes de travail, a organisé des séminaires de sensibilisation, mis au point des modules d’e-learning, élaboré un Cadre de renforcement des capacités pour l’analyse des données (adopté par le Conseil de l’OMD en décembre 2020), et, enfin, publié des ouvrages et plusieurs articles dans le magazine OMD Actu.

De plus, une équipe d’experts a été créée dans le cadre du Projet baptisé BACUDA qui rassemble des douaniers et des scientifiques des données dans le but de mettre au point des méthodologies d’analyse des données. De son côté, le Secrétariat continue à étudier la manière de collecter et de partager les données sur les administrations douanières dans le but d’améliorer la façon dont il exécute ses activités de renforcement des capacités, dont il réalise les évaluations fondées sur les données, et dont il travaille avec les experts internationaux pour répondre aux demandes d’assistance.

Ces mesures et bien d’autres seront présentées dans la Stratégie de l’OMD en matière de données sur laquelle le Secrétariat de l’OMD travaille actuellement. L’ambition est de faire des données un langage vernaculaire au sein des administrations douanières et entre le Secrétariat de l’OMD et les Membres de l’OMD. Le chemin à parcourir n’est pas facile et il y aura sans aucun doute des défis à relever en cours de route, mais, comme nous l’avons appris pendant la pandémie de COVID-19, la communauté douanière reste unie, forte et résiliente face à l’adversité.

Une nouvelle publication de l’OMC lancée le 19 janvier souligne qu’un soutien supplémentaire sera nécessaire de la part de la communauté internationale au cours de la prochaine décennie pour renforcer la participation des pays les moins avancés (PMA) au commerce mondial. Au cours des dix dernières années, les PMA ont certes vu s’accroître leurs possibilités d’accès aux marchés, les flexibilités dont ils bénéficient dans la mise en œuvre des règles de l’OMC et l’assistance technique liée au commerce qu’ils reçoivent, mais la pandémie de COVID-19 a encore aggravé les difficultés auxquelles ils sont confrontés, touchant durement leurs exportations.

 

La publication intitulée “Promouvoir les possibilités commerciales des pays les moins avancés” passe en revue les progrès réalisés ces dix dernières années pour aider les PMA à s’intégrer davantage dans le système commercial mondial. La volatilité des prix des produits de base au cours des dix dernières années et le déclenchement de la crise de la COVID-19 ont entraîné une contraction de la part des exportations mondiales des PMA qui s’établissait à 0,91% en 2020, contre 0,95% en 2011. L’objectif mondial des Nations Unies visant à doubler la part des exportations des PMA d’ici 2020 n’est toujours pas atteint.

“L’augmentation de la participation des PMA au commerce mondial est un objectif partagé de la communauté internationale. L’OMC offre aux PMA une occasion unique de contribuer à l’élaboration de règles commerciales mondiales qui répondent à leurs intérêts commerciaux. Ce rapport illustre les avantages concrets que les PMA travaillant en étroite collaboration avec les Membres de l’OMC ont obtenus au cours des dix dernières années. Il est important de s’appuyer sur ce que nous avons réalisé jusqu’à présent et de faire en sorte que le commerce continue de stimuler la croissance économique dans les PMA et dans le monde entier au cours de ces dix prochaines années et au-delà”, a déclaré la Directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala.

Le rapport note que la participation des PMA au commerce mondial peut être renforcée en améliorant l’accès préférentiel aux marchés pour les exportations de biens et de services des PMA. Il souligne également l’importance d’accorder aux PMA des délais plus longs pour la mise en œuvre des règles de l’OMC, y compris pour les aspects relatifs à la propriété intellectuelle liés au commerce. Le soutien des partenaires de développement sera également crucial pour soutenir les efforts de développement des économies qui sortent de la catégorie des PMA.

“Les pays les moins avancés continuent de faire face à des défis considérables pour s’intégrer dans les systèmes commerciaux mondiaux. Les Nations Unies continueront à soutenir ces efforts en établissant des partenariats ambitieux dans le cadre du Programme d’action de Doha, qui sera adopté lors de la Cinquième conférence des Nations Unies sur les PMA (PMA5)”, a déclaré Mme Heidi Schroderus-Fox, Haute représentante des Nations Unies par intérim pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement.

Ce rapport est la contribution de l’OMC à la Conférence PMA5 initialement prévue du 23 au 27 janvier 2022 mais reportée en raison des récentes évolutions liées à la COVID-19. L’un des principaux objectifs de la Conférence PMA5 reprogrammée est d’adopter un programme d’action pour les PMA pour la décennie 2022-2031.

Lire le rapport dans son intégralité ici.

Notre blog précédent reflétait les enseignements tirés des engagements avec les pays membres sur la numérisation fiscale.

Maintenant, nous explorons la numérisation des paiements non fiscaux des personnes au gouvernement (P2G). La numérisation des paiements P2G non fiscaux comprend les services publics, les frais de licence, le traitement des passeports et la vérification d’identité, et est de plus en plus importante pour réduire les coûts de transaction et fournir des services plus rapides, plus pratiques et transparents aux citoyens.

De manière peut-être surprenante, les parcours de numérisation des paiements P2G de nos membres ont montré que la technologie elle-même n’est finalement qu’un facteur de réussite. Des politiques habilitantes, des processus clairs et des produits centrés sur l’utilisateur sont toutefois cruciaux. De notre travail sur les paiements des services d’eau au Ghana, nous avons appris que la confiance des utilisateurs peut être établie grâce à une facturation précise et opportune ; transactions transparentes et vérifiables ; et des mécanismes de recours rapides et réactifs, tous idéalement soutenus par un système automatisé de gestion de la relation client (CRM). Un processus de gestion du changement solide et complet est également essentiel pour intégrer les parties prenantes internes et externes dans le parcours de numérisation.

Dans l’ensemble, trois enseignements clés ont émergé de nos engagements :

  • Assurer des engagements intersectoriels et un cadre politique favorable Un
    leadership déterminé de la part du gouvernement et un engagement envers l’innovation et la collaboration intersectorielle sont essentiels pour stimuler la numérisation.En Amérique latine, l’adoption des comptes uniques du Trésor (CUT) et la numérisation de la collecte des recetteset des paiements ont permis aux gouvernements de normaliser et de simplifier leurs opérations ; effectuer des transactions financières plus rapides ; optimiser l’exécution du budget ; et réduire significativement les coûts de gestion de trésorerie. Notre rapport sur la maximisation des économies de coûts du gouvernement suggère que l’amélioration de la gestion de la trésorerie en mettant en œuvre ces changements pourrait générer des économies annuelles potentielles de 1,1 milliard de dollars américains.(environ 0,15 % des recettes fiscales totales) pour les pays membres du Forum latino-américain du Trésor public (FOTEGAL ; Foro de Tesorerías Gubernamentales de América Latina ).

    Une coordination active entre les parties prenantes peut aider à réduire les coûts de transaction et à améliorer l’efficacité opérationnelle, mais les rôles et les responsabilités doivent être clairs pour tous. En Colombie, le Boton PSE est une plateforme développée par le secteur bancaire et une chambre de compensation privée, ACH Colombia. Les utilisateurs paient des biens et des services en ligne, en effectuant des transactions directement avec des comptes bancaires. Il s’agit d’un excellent exemple de collaboration public-privé pour fournir des solutions de paiement à diverses fins telles que les taxes et frais municipaux, les services publics et les taxes en général.

  • Investir dans une technologie adaptée et fiable en contact avec le client
    Pour construire une infrastructure de paiement qui fonctionne pour tous, tirer parti de la technologie et des partenariats existants peut être un moyen efficace d’acquérir des équipements et des appareils, de négocier les tarifs de service des opérateurs de réseau mobile et d’obtenir des financements. Investir dans un système CRM automatisé et un protocole de réclamation client automatisé facile à suivre sont essentiels pour renforcer la confiance dans l’institution et ses produits.Les entreprises de distribution d’eau au Kenya ont investi dans une plate-forme CRM ( Maji Voice ) qui a contribué à renforcer la confiance des consommateurs grâce à l’amélioration du temps de réponse et de la prestation de services. À Nairobi City Water and Sewerage Company Ltd, les taux de résolution ont grimpéde 46 % à 94 %, tandis que le temps de résolution a diminué de moitié.

    En 2019, la Banque centrale du Mexique ( Banco de México ) a lancé CoDi , une plateforme de paiement numérique qui utilise un code de réponse rapide (QR) pour générer un paiement numérique. La transaction s’effectue directement vers/depuis les comptes bancaires des parties, sans intermédiaires et gratuitement pour les deux. En s’alignant sur les politiques de paiement des gouvernements nationaux et locaux et en se connectant aux banques locales, CoDi permet aux gens de payer les services gouvernementaux tels que l’eau, l’électricité et les taxes.

    Au Rwanda, Irembooffre plus de 100 services de 20 institutions gouvernementales et est une plate-forme numérique unique pour les citoyens couvrant la demande de service, le paiement, le suivi et le traitement des demandes. Il donne accès à plus de 4 000 agents du réseau à travers le pays et a contribué à accélérer la numérisation des paiements P2G au Rwanda, avec plus de 17 millions de transactions déjà enregistrées.

  • Améliorer l’expérience utilisateur et la conception pour une gamme de besoins et de capacités des clients
    La numérisation des paiements P2G a un impact sur les utilisateurs ayant différents niveaux de littératie financière et de capacités numériques. Les gouvernements devraient donc travailler avec les fournisseurs de services pour s’assurer que la conception des produits et services prend en compte le segment de capacité le plus bas afin que les besoins de chacun puissent être satisfaits.Avec Ghana Water, nous avons appris que les consommateurs vulnérables – en particulier les femmes âgées peu alphabétisées – étaient aux prises avec de longs menus USSD. La simplification de la navigation dans les menus et l’utilisation d’instructions audiovisuelles et de la langue locale peuvent être efficaces pour intégrer les consommateurs de manière accessible.

    Offrir un choix de méthodes de paiement améliore également l’expérience des utilisateurs et encourage l’adoption. En 2018, le Trésor de la République dominicaine a lancé SIRITE , une plateforme de paiement pour recevoir, centraliser et enregistrer plus efficacement les recettes publiques. Les utilisateurs peuvent payer les frais de renouvellement de passeport, enregistrer des biens immobiliers et certifier des dossiers scolaires, entre autres services publics. Cette passerelle économique accepte également les cartes de débit et de crédit, permettant aux utilisateurs de choisir leur mode de paiement préféré.

De toute évidence, une numérisation réussie des paiements P2G et son adoption généralisée par les utilisateurs sont réalisables, mais dépendent de l’alignement de divers facteurs importants. Un système efficace de gestion du changement est crucial, tout comme l’obtention de l’adhésion du personnel et la garantie que tous les segments d’utilisateurs sont inclus dans la transformation, afin que la numérisation soit véritablement inclusive. L’abandon des espèces nécessite une proposition de valeur convaincante, et cela peut être réalisé en mettant en œuvre les Principes des Nations Unies pour des paiements numériques responsables tout au long du parcours de numérisation.

La numérisation responsable et efficace des paiements d’impôts a le potentiel d’offrir des avantages majeurs aux gouvernements, aux entreprises et aux particuliers.

Pour les gouvernements, la numérisation peut entraîner des économies de coûts en améliorant l’efficacité administrative et la productivité opérationnelle, augmentant ainsi les revenus nets.

Comme le Dr Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, l’a souligné lors de l’échange panafricain entre pairs , la numérisation des impôts recèle un immense potentiel de reprise économique après la pandémie : « La numérisation des paiements d’impôts et des processus connexes peut augmenter des ressources supplémentaires aux gouvernements africains pour lutter contre le COVID-19 et aider à ramener les pays vers la croissance ».

Pour les contribuables, la numérisation peut réduire les coûts de mise en conformité volontaire et renforcer la confiance grâce à une transparence et une responsabilité accrues.

En 2019, l’Alliance a enquêté sur les facteurs de réussite de la numérisation fiscale dans trois pays (Indonésie, Mexique et Rwanda) numérisant leurs systèmes d’administration fiscale pour augmenter les recettes intérieures.

48% le gouvernement mexicain a enregistré une augmentation de 48 % des recettes fiscales en rationalisant la collecte des recettes

Une observation clé était que dans de nombreux pays, les petits et micro-commerçants sont souvent réticents à s’engager dans les paiements numériques en raison de la peur de la fiscalité. Nous avons relié cette recherche à un groupe de travail dirigé par l’Alliance sur la numérisation des paiements marchands au Mexique. Ce groupe de travail s’est appuyé sur les efforts du gouvernement mexicain pour rationaliser la collecte des recettes, y compris la facturation électronique obligatoire entre 2012 et 2017, entraînant une augmentation de 48 % des recettes fiscales provenant des biens et services. Cela a fait passer le ratio impôts/PIB de 12,6 % en 2012 à 16,5 % en 2019.

En Indonésie, la Direction générale des impôts a promu la numérisation pour encourager la conformité des contribuables, obtenant une réduction de 20 % du délai de conformité fiscale des entreprises entre 2014 et 2019. Au Rwanda, les réformes fiscales combinées à des investissements dans les services fiscaux numériques entre 2010 et 2020, ont rapport au PIB de 13,1 % à 15,9 % et a entraîné une croissance annuelle moyenne de 14 % des recettes perçues de 2010 à 2018.

L’Inde adopte également la transformation numérique dans la collecte des impôts. Après avoir mis en œuvre sans doute la réforme fiscale à plus grande échelle avec l’introduction de la taxe sur les produits et services, le gouvernement est désormais un pionnier de l’infrastructure « empilée », définie par son interopérabilité et s’appuyant sur Aadhar, le système national d’identification unique.

Atteindre ce succès n’a été ni facile ni sans heurts. Trois apprentissages clés en sont ressortis :

  • Investir dans un système fiscal fondamental solide et résilient
    La conception d’un système d’administration fiscale complet est une tâche complexe. Non seulement doit-il répondre aux multiples besoins des autorités fiscales et des contribuables ; pour renforcer la confiance des utilisateurs, il doit également gérer efficacement des volumes de transactions élevés, des calculs complexes et des réponses limitées dans le temps. Les contribuables s’attendent à une communication claire, à une confirmation rapide des reçus et à un règlement rapide des plaintes. Mais il existe également une opportunité pour des fonctionnalités de conception proactives et centrées sur l’utilisateur, telles que des incitations au paiement anticipé pour éviter des volumes de transactions élevés autour des échéances de paiement.

    Les méthodes de paiement entièrement numériques sont beaucoup moins coûteuses à administrer et permettent généralement de mettre à jour plus rapidement les comptes des contribuables. Pour les banques également, les coûts de traitement numérique sont bien inférieurs à ceux associés aux paiements en espèces ou par chèque. Mais il peut être nécessaire de fusionner plusieurs fonctions de l’administration fiscale en un seul système complet. Nos membres, l’Indonésie et le Rwanda, ont souligné l’importance de tirer parti des systèmes hérités plutôt que de réinventer la roue. En Indonésie, les paiements d’impôts peuvent être effectués aux guichets automatiques et mini-distributeurs automatiques, ainsi que par le biais de la banque en ligne.

  • Adoptez un programme complet de gestion du changement
    La mise en œuvre d’un système d’administration fiscale numérique est une tâche colossale qui nécessite ouverture d’esprit et flexibilité. En interne, les employés des services fiscaux peuvent avoir des inquiétudes concernant les nouvelles exigences en matière de compétences, ou même la sécurité d’emploi. À l’extérieur, les contribuables peuvent douter de la simplicité, de la transparence et de la fiabilité d’un système numérique. Répondre à ces préoccupations nécessite un système complet de gestion du changement.

    L’Autorité fiscale du Rwanda a investi massivement dans la formation du personnel, notamment en identifiant les employés férus de technologie comme premiers utilisateurs et ambassadeurs du système. Le personnel de première ligne a été nouvellement formé en tant qu’agents de conformité et agents du service à la clientèle. L’Indonésie offrait un système de rémunération compétitif pour recruter et retenir du personnel hautement qualifié.

    La gestion globale du changement devrait également s’étendre aux contribuables. Des communications durables et claires sont essentielles pour renforcer la confiance dans le parcours de numérisation. Des informations proactives et opportunes évitent les délais non respectés et les pénalités qui en résultent, contribuant ainsi à établir la confiance. Il convient de veiller avec le plus grand soin à éviter que des biais algorithmiques ou des erreurs techniques ne nuisent à la confiance des contribuables. Le processus de plainte doit également être transparent et rapide.

  • Forger des partenariats avec le secteur privé et tirer parti des données pour une meilleure prestation de services Les
    partenariats avec le secteur privé, y compris les technologies financières, les banques et les institutions de microfinance, ont été efficaces pour obtenir les commentaires des utilisateurs et développer des mécanismes de recours rapides et efficaces. En Indonésie, les API publiques ont permis aux autorités fiscales d’accélérer la fourniture de nouveaux services aux contribuables. Grâce à des partenariats avec le secteur privé, l’Indonésie a fourni aux contribuables un meilleur accès à des services à valeur ajoutée tels que les estimations de l’impôt à payer et les rappels de paiement anticipé. Des paiements d’impôts d’une valeur d’environ 100 000 milliards d’IDR (6,43 milliards de dollars) ont été traités via l’application OnlinePajak en 2018 ; environ 5 à 10 % des recettes fiscales totales du pays.Les e-mails encourageant le paiement, conçus par un groupe de travail Behavioral Insights, ont permis de collecter 13,53 millions de dollars supplémentaires rien qu’en 2017. COVID-19 a encouragé une concentration encore plus grande sur le parcours de numérisation. Selon Iwan Djuniardi, directeur de la transformation TIC chez DJP : « Avec la pandémie, nous sommes obligés de passer par ces transformations numériques ».

Une vision commune de la numérisation fiscale est importante pour établir un système fiscal efficace et centré sur l’utilisateur. Il est donc essentiel de soutenir les autorités fiscales régionales et municipales dans leur parcours de numérisation. Les institutions impliquées peuvent avoir différents niveaux de maturité numérique, donc fournir un soutien personnalisé est également essentiel pour obtenir l’engagement de tous.

Alors que les paiements ne sont qu’un élément du processus très complexe de collecte des impôts de bout en bout, la numérisation fiscale – lorsqu’elle est conçue et mise en œuvre efficacement – a le potentiel d’apporter des avantages majeurs à la société, de réduire les inégalités et de contribuer au financement des ODD.

Veiller à ce que les paiements de recettes fiscales et non fiscales soient efficaces est essentiel pour la bonne prestation des services publics essentiels.

Cependant, certains considèrent ces paiements comme lourds. La numérisation des paiements de personne à gouvernement (P2G) et d’entreprise à gouvernement (B2G), conformément aux Principes des Nations Unies pour des paiements numériques responsables , peut être très efficace pour répondre à cette préoccupation et améliorer la mobilisation des ressources.

Nos recherches sur les facteurs de réussite de la numérisation fiscale , les échanges panafricains entre pairs sur la numérisation des paiements gouvernementaux au milieu de la COVID-19 en partenariat avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) et diverses initiatives au niveau des pays ont révélé cet immense potentiel.

Numériser vs. Numériser

La numérisation fait référence au processus de passage des formats analogiques aux formats numériques, comme la transformation du papier-monnaie en une réserve de valeur électronique ou numérique, l’augmentation de l’accessibilité et de la convivialité.

La numérisation fait référence à l’utilisation des technologies numériques pour modifier un modèle opérationnel et transformer les processus opérationnels, en fournissant des revenus supplémentaires et des opportunités de création de valeur.

Source : Gartner 2019

 

La numérisation du système d’administration fiscale peut contribuer à améliorer la transparence et à lutter contre l’évasion fiscale, contribuant ainsi à financer les services essentiels. Comme l’a déclaré l’honorable ministre d’État rwandais chargé du Trésor national, M. Richard Tusabe, lors du premier échange panafricain entre pairs , « la numérisation des paiements doit être considérée comme un moteur de croissance et non comme une vache à lait du gouvernement ».

Pour réaliser ce potentiel, un écosystème de paiements numériques robuste doit également accroître la commodité pour les utilisateurs, renforcer la confiance, garantir la confidentialité des données et améliorer l’efficacité de la mobilisation des ressources nationales, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des États membres des Nations Unies . D’autres éléments cruciaux comprennent un leadership politique engagé, des investissements dans des infrastructures solides, un cadre politique solide et des partenariats public-privé efficaces.

Dans cette série en deux parties, nous réfléchissons à nos apprentissages sur les principaux défis, opportunités et priorités dans la conception de solutions efficaces de numérisation des paiements P2G.

Lire l’aperçu de la série d’apprentissage

 

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 23 décembre dernier à Abidjan, un investissement en capital de 10,5 millions d’euros dans le cadre du premier tour de table du fonds panafricain pour les start-up technologiques, Janngo Start-Up Fund.

Les fonds communs comprennent sept millions d’euros de la Banque africaine de développement et 3,5 millions d’euros de l’Union européenne et de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Janngo Start-Up Fund, qui est géré par le fonds d’investissement Janngo Capital, crée, développe et investit dans des start-up technologiques qui ont un modèle économique pérenne et un impact social inclusif. Ses domaines d’intervention sont l’agroalimentaire, les services financiers, l’énergie, l’éducation et la santé, principalement en Afrique de l’Ouest francophone.

Selon Stefan Nalletamby, directeur du département Développement du secteur financier de la Banque africaine de développement, le fonds peut favoriser la transformation d’un écosystème d’affaires classique en communauté entrepreneuriale dynamique, axée sur les jeunes et sur la technologie.

« L’Afrique connaît une pénétration rapide de la téléphonie mobile avec Android et d’autres plateformes. Cela offre d’énormes possibilités de développer des start-up et des PME innovantes et à forte croissance, a souligné M. Nalletamby. Mais il y a un manque cruel de capital-risque pour la première et toute nouvelle génération de fonds de capital-risque ciblant les entreprises en phase de démarrage. »

Le fonds devrait permettre de renforcer le secteur privé en déployant des modèles commerciaux basés sur la technologie pour les petites et moyennes entreprises qui répondent aux besoins des populations défavorisées, qui créent des opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes et qui améliorent la qualité de vie des populations africaines.

Cet investissement commun renforce le programme « Boost Africa », une collaboration entre les partenaires contributeurs et la Banque européenne d’investissement pour soutenir les fonds d’investissement qui ciblent les entreprises innovantes en phase de démarrage en Afrique subsaharienne.

Le soutien de la Banque africaine de développement au Janngo Start-Up Fund s’inscrit dans le cadre de sa stratégie en faveur de l’emploi des jeunes et de son soutien à la croissance et à l’entrepreneuriat, tirés par le secteur privé dans les économies africaines.

Le Forum économique mondial va reporter sa réunion annuelle de Davos, en Suisse, en raison de l’incertitude persistante concernant l’épidémie d’Omicron.

La réunion annuelle devait se tenir à Davos-Klosters, en Suisse, du 17 au 21 janvier 2022. Elle est désormais prévue pour le début de l’été.

Les participants assisteront en revanche à une série de sessions sur l’état du monde qui réunira les dirigeants mondiaux en ligne pour se concentrer sur l’élaboration de solutions aux défis les plus pressants de la planète.

Les conditions actuelles de pandémie rendent la tenue d’une réunion mondiale en personne
extrêmement difficile. Les préparatifs ont été guidés par des conseils d’experts et ont bénéficié de l’étroite collaboration avec le gouvernement suisse à tous les niveaux.

Malgré les protocoles sanitaires rigoureux de la réunion, la transmissibilité d’Omicron et son impact sur les voyages et la mobilité ont rendu le report nécessaire.

La santé et la sécurité de toutes les personnes impliquées dans les réunions physiques –
participants, collaborateurs et communauté hôte – ont toujours été la priorité du Forum.

Le professeur Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial, a déclaré : « Le report de la réunion annuelle n’empêchera pas la réalisation de progrès grâce à la poursuite des rencontres numériques entre les dirigeants, d’entreprises, de gouvernements et de la société civile. La coopération entre le secteur public et le secteur privé a progressé tout au long de la pandémie et cela va se poursuivre à un rythme soutenu. Nous avons hâte de bientôt réunir en personne les dirigeants mondiaux. »

Dans le discours principal qu’elle a prononcé le 17 décembre lors d’un webinaire du Programme de chaires de l’OMC intitulé “Commerce inclusif: l’égalité hommes-femmes et l’emploi du point de vue juridique et économique”, la Directrice générale adjointe, Angela Ellard, a évoqué les moyens par lesquels la politique commerciale pouvait contribuer à l’autonomisation économique des femmes. Elle a souligné les faits nouveaux qui ont permis d’institutionnaliser la question de l’égalité hommes-femmes à l’OMC, ainsi que l’importance de la recherche sur le commerce et l’égalité hommes-femmes menée dans le cadre du Programme de chaires. Le texte complet de son discours est reproduit ci-après.

 

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureuse de prendre part au lancement d’un très important projet du Programme de chaires de l’OMC qui examine les recoupements entre le commerce, l’emploi et un travail décent pour les femmes.

L’économie mondiale n’est pas neutre quant au genre. Les preuves montrent que les femmes représentent 38% de la main-d’œuvre mondiale, alors qu’elles ne touchent que 77% de ce que les hommes gagnent à l’échelle internationale. Globalement, 606 millions de femmes fournissent des soins à temps complet sans être payées, contre 41 millions d’hommes seulement.

Le commerce non plus n’est pas neutre du point de vue du genre. Les femmes rencontrent de plus grands obstacles que les hommes pour accéder au marché mondial et aux possibilités économiques créées par le commerce. Les femmes entrepreneurs font face à des coûts du commerce plus élevés que les hommes, ce qui les empêche d’exercer des activités à l’échelle internationale. En conséquence, seule une petite entreprise sur cinq appartenant à des femmes exporte.

Les inégalités entre les genres sont insidieuses et la pandémie de COVID-19 a élargi les fossés existant entre les hommes et les femmes à tel point que, dans le monde d’aujourd’hui, de nombreuses femmes sont économiquement et socialement reléguées au second plan. Les femmes ont perdu plus de 64 millions d’emplois l’an dernier, soit 5%, contre 3,9% pour les hommes. Cependant, 9% seulement des mesures prises pour atténuer les effets de la COVID-19 visent à assurer la sécurité économique des femmes.

Les femmes entrepreneurs ont de fait été exclues de nombreux plans d’aide élaborés par les gouvernements parce qu’ils assortissent leur accès de prescriptions que les femmes entrepreneurs, qui gèrent souvent de petites entreprises, ne peuvent remplir. La majorité d’entre elles sont des travailleuses indépendantes et beaucoup travaillent à domicile, de sorte qu’il leur est impossible de bénéficier des mesures d’aide, qui sont souvent réservées aux entreprises comptant plus d’un certain nombre d’employés.

Nous pouvons changer ce modèle grâce au commerce. Le commerce inclusif peut ouvrir la porte à l’emploi, à un travail décent et à l’autonomisation économique pour les femmes. Le commerce peut faire la différence entre tirant les femmes — et donc leur famille — de la pauvreté.

En réalité, les entreprises qui font du commerce à l’échelle internationale emploient davantage de femmes.

Dans le monde, les femmes représentent 33% des effectifs des entreprises exportatrices, contre 24% des entreprises qui n’exportent pas. De plus, elles constituent 36% de la main-d’œuvre des entreprises qui participent aux chaînes de valeur mondiales et 38% de la main-d’œuvre des entreprises détenues par des intérêts étrangers. Cela représente respectivement 11 et 12 points de pourcentage de plus que pour les entreprises qui ne participent pas aux chaînes de valeur mondiales et qui sont détenues par des ressortissants nationaux.

Dans certains pays, comme le Maroc, la Roumanie et le Viet Nam, les femmes représentent 50% ou plus des effectifs des entreprises exportatrices, ce qui permet de créer des emplois pour plus de 5 millions de femmes dans ces pays. En outre, cela correspond à environ 15% de la population féminine active dans ces pays.

Le commerce peut aussi libérer les femmes du secteur informel, dans lequel elles sont souvent concentrées, de même que les risques associés. Par exemple, en Afghanistan, 96% des entreprises détenues par des femmes ne sont pas agréées. Les femmes qui travaillent dans le secteur informel ne bénéficient pas de la protection assurée par le droit du travail et sont privées d’avantages sociaux. Les femmes travaillent pour des salaires plus bas et dans des conditions d’insécurité. Le commerce leur offre la possibilité de travailler de manière plus sûre et d’exercer leurs activités dans le secteur formel.  D’après notre étude conjointe avec la Banque mondiale, les femmes ont 20% de chances de plus de travailler de manière informelle dans des secteurs peu exportateurs, contre 13% dans les secteurs fortement exportateurs.

Ces données sont intéressantes, mais nous devons comprendre ce qui est réellement derrière ces statistiques. Et ce qui est derrière les règles du commerce mondial et les accords commerciaux, y compris ceux conclus à l’OMC. Je voudrais maintenant vous expliquer comment les échanges favorisent l’emploi des femmes et améliorent leurs conditions de travail.

Tout d’abord, la politique commerciale peut créer des opportunités pour les femmes afin de leur permettre d’entrer dans la vie active.

Au cours des dernières décennies, une majorité de Membres de l’OMC a élaboré des politiques commerciales qui tiennent compte des questions de genre et promeuvent l’emploi des femmes. Ces politiques visent à soutenir la croissance économique et le développement, ou même à remédier aux pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs à vocation exportatrice grâce au recrutement de femmes, ce qui continuer à stimuler l’économie. Le Nigéria, par exemple, a encouragé la participation des femmes dans le secteur de la construction, où une pénurie de main-d’œuvre a été observée. De même, en Zambie, les femmes ont été encouragées à travailler dans le secteur minier, dominé par les hommes.

De nombreux gouvernements inscrivent l’autonomisation économique des femmes et leur intégration sur le marché de l’emploi parmi les grandes priorités dans leurs stratégies nationales en matière de commerce et d’investissement.

Ils utilisent principalement des incitations financières pour atteindre cet objectif. Par exemple, certaines politiques commerciales envisagent un soutien financier en faveur des principaux secteurs d’exportation pour qu’ils recrutent des femmes. D’autres visent à réintégrer les femmes qui ont interrompu leur carrière, ou à réduire le nombre de femmes qui quittent le marché de l’emploi quand elles deviennent mères. Dans certaines autres politiques commerciales, l’emploi des femmes est un critère pour pouvoir bénéficier de subventions.

En soutenant les femmes entrepreneurs, les Membres de l’OMC favorisent aussi l’emploi des femmes.

Ainsi, certaines politiques commerciales accordent des incitations financières sous forme de crédits d’impôt pour encourager les petites entreprises à réembaucher des femmes déconnectées de l’emploi. Si ces incitations sont accordées aussi bien aux petites entreprises détenues par des hommes qu’à celles détenues par des femmes, les gouvernements peuvent aussi soutenir l’emploi des femmes en ciblant les créatrices d’entreprises.

En outre, les femmes d’affaires elles-mêmes emploient de très nombreuses femmes. Les données issues d’études régionales de l’OMC menées en Asie du Sud, en Afrique de l’Est et en Amérique latine montrent que dans les entreprises comptant moins de dix employés, qui sont le plus souvent détenues par des femmes, 57% du personnel est féminin.

De plus, la politique commerciale peut faire peser la balance en faveur des femmes en réduisant la discrimination entre les genres et en créant des conditions de travail plus décentes.

Certaines politiques commerciales ont apporté une autonomisation sociale aux femmes.

La politique commerciale peut transformer des travaux domestiques et des soins non payés en travail rémunéré. Par exemple, le Japon a ouvert ses secteurs de services aux aides ménagères d’origine étrangère afin de promouvoir la participation des femmes à la société, de les aider pour les travaux ménagers si elles en ont besoin, de favoriser la croissance économique et de créer des emplois pour d’autres femmes.

La politique commerciale peut réduire les écarts salariaux entre les hommes et les femmes. Par exemple, dans sa politique de marchés publics, le gouvernement suisse a subordonné l’attribution des marchés aux entreprises qui possèdent et appliquent une politique interne d’égalité des salaires.

Certaines politiques commerciales, si elles ne ciblent pas en premier lieu l’autonomisation économique des femmes, ont toutefois créé de meilleures conditions de travail pour les employées, et même de meilleures lois sociales fondées sur l’égalité des genres. C’est le cas aux Philippines, où le gouvernement a pris des mesures pour aider son secteur de l’externalisation des fonctions de l’entreprise (ou de services de soutien administratif). A l’origine, ces mesures étaient censées soutenir le secteur dans son ensemble, mais plus de 55% des employés de cette filière sont des femmes. En conséquence, les mesures visant à stimuler le secteur ont eu un effet positif sur l’égalité entre les genres.

Dans de nombreux pays, les femmes ont été bannies de certaines professions physiques ou dangereuses. Elles sont donc restées éloignées des emplois mieux rémunérés dans les secteurs traditionnellement masculins. Mais les vents sont en train de tourner. Pour donner quelques exemples récents, en 2018, l’Ukraine, où l’écart salarial entre les genres était de 20%, a supprimé la liste des 458 emplois qui étaient légalement interdits aux femmes. Le Kazakhstan, où les femmes gagnent en moyenne 32% de moins que les hommes, a fait de même il y a quelques mois. Parmi les plus de 200 professions auparavant interdites aux femmes, il y avait des emplois relativement bien payés dans les secteurs de la construction, des industries extractives et de l’extraction pétrolière. C’est une étape importante car les femmes gagnent trois fois plus dans ces secteurs majoritairement masculins.

Je tiens ensuite à signaler que les questions liées à l’emploi des femmes ont été traitées dans certains accords commerciaux.

Certains accords commerciaux régionaux, en particulier les plus récents, contiennent des dispositions — et même des chapitres — concernant l’égalité entre les genres. Ils reconnaissent la contribution des femmes à la croissance économique, au développement durable et à la transformation socio-économique.

Certains accords font de l’égalité entre tous sur le lieu de travail un objectif fondamental. D’autres définissent une panoplie de mesures concernant, par exemple, le renforcement des capacités et l’amélioration des compétences des femmes au travail; créent des programmes favorisant l’égalité entre les genres dans les entreprises; prévoient le recueil et l’utilisation de statistiques ventilées par genre sur le travail; ou assurent la stabilité de l’emploi et le progrès professionnel pour la main-d’œuvre féminine grâce aux technologies.

Certains accords commerciaux traitent aussi des conditions de travail des femmes en mettant l’accent sur la garde d’enfants et les mères allaitantes; la prévention de la violence et du harcèlement sexistes sur le lieu de travail; et l’élimination de la discrimination fondée sur le genre dans l’emploi.

L’OMC aussi joue un rôle.

Depuis 2017, deux tiers de nos Membres ont étudié de quelle manière le commerce pouvait favoriser l’autonomisation économique des femmes. Au cours de l’année écoulée, ces Membres ont élaboré la première déclaration formelle de l’OMC sur le commerce et l’égalité entre les genres – une déclaration appuyée jusqu’à présent par 121 Membres de l’OMC, qui doit être adoptée à la douzième Conférence ministérielle de l’OMC quand elle aura lieu.

Par cette déclaration, ces Membres agissent dans des domaines cruciaux pour la promotion de l’autonomisation économique des femmes par le commerce, comme la collecte de données ventilées par genre, la formulation des politiques commerciales, l’Aide pour le commerce et le leadership des femmes. Cette déclaration donne à l’OMC un mandat fort pour travailler sur le commerce et les questions liées au genre.

Une autre avancée positive est l’inclusion d’une disposition relative à la non-discrimination dans l’accord plurilatéral sur la réglementation intérieure dans le domaine des services, qui a été conclu il y a quelques semaines entre 67 Membres de l’OMC. Cette disposition interdit la discrimination fondée sur le genre dans le contexte des procédures d’autorisation pour les fournisseurs de services. En outre, il s’agit de la première disposition relative à l’égalité entre les genres dans un résultat négocié dans le cadre de l’OMC.

Ces avancées institutionnalisent davantage la question liée au genre à l’OMC, transformant l’Organisation — qui ne tenait pas compte du genre auparavant — en une institution soucieuse de l’égalité de tous.

Pour conclure, j’aimerais mettre l’accent sur le Traité de Versailles de 1920, qui établit le principe de paix universelle et précise qu’elle ne peut être fondée que sur la justice sociale. Le traité ajoute que l’une des composantes de la justice sociale est la protection des femmes.

Je suis sûre que vous vous demandez pourquoi je cite ce traité. Quel est le rapport avec le commerce? En réalité, ce Préambule est reproduit sur le mur de l’entrée principale du bâtiment de l’OMC. J’estime que ce message du passé est chargé de sens, en particulier aujourd’hui, alors que la pandémie de COVID-19 a détruit la sécurité économique de tant de femmes et que les sociétés luttent pour les protéger.

Je ne saurais donc trop insister sur l’importance des recherches sur le commerce et l’égalité des genres menées sous les auspices de notre Programme de chaires. L’OMC agit pour que le commerce fonctionne pour les femmes, car lorsque les femmes font mieux, les sociétés vont mieux.

Merci.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 1,5 million de dollars destinée à évaluer les lacunes des politiques dans les écosystèmes du commerce numérique et de l’e-commerce dans 10 dix pays d’Afrique.

Les fonds proviennent du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Ils sont alloués à Smart Africa Alliance, un partenariat de 32 pays africains, d’organisations internationales et d’entreprises mondiales dont l’objectif est de créer un marché numérique unique en Afrique d’ici 2030.

Nicholas Williams, directeur de la Division des opérations technologie de l’information et de la communication de la Banque, a déclaré : « Ce projet est à la fois opportun et vital. Pour que le continent puisse créer un marché unique numérique d’ici à 2030, les efforts doivent se concentrer sur l’harmonisation et la mise en place d’un environnement politique cohérent pour le commerce intracontinental. La Banque africaine de développement est heureuse de s’associer à Smart Africa Alliance pour promouvoir des objectifs politiques clés qui favoriseront un développement numérique de grande ampleur dans toute l’Afrique. »

Le projet examinera le contexte politique existant dans 10 pays : Côte d’Ivoire, Bénin, Ghana, Liberia, Ouganda, Soudan du Sud, Zimbabwe, République du Congo, São Tomé et Príncipe, et République démocratique du Congo. Smart Africa mènera des consultations auprès des acteurs des secteurs public et privé afin de développer un programme de formation en ligne dont bénéficieront directement 600 parties prenantes (comprenant des fonctionnaires, des petites et moyennes entreprises, des opérateurs de réseaux mobiles du secteur privé) et indirectement 2 500 autres.

Lacina Koné, PDG de Smart Africa, a déclaré : « L’un des défis majeurs qui empêchent le continent de se préparer à un avenir ambitieux est l’incapacité d’effectuer des paiements transfrontaliers de biens et de services, en raison d’un manque de solutions et de l’existence de politiques paralysantes. Notre partenariat avec la Banque africaine de développement est crucial pour créer un environnement propice à la progression des paiements électroniques, et l’économie numérique est essentielle à la renaissance de l’Afrique. »

Dans une déclaration publiée le 14 décembre, les ministres de l’Australie, du Japon et de Singapour — co-organisateurs des négociations sur le commerce électronique menées à l’OMC — se sont félicités des progrès substantiels réalisés dans le cadre de cette initiative.

Le Ministre du commerce, du tourisme et des investissements de l’Australie, Dan Tehan; le Ministre des affaires étrangères du Japon, Yoshimasa Hayashi, et le Ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie (METI) du Japon, Koichi Hagiuda; ainsi que le Ministre du commerce et de l’industrie de Singapour, Gan Kim Yong, ont souligné la convergence positive obtenue jusqu’ici sur huit articles.

  • “Grâce aux progrès satisfaisants réalisés jusqu’à présent, nous sommes en bonne voie pour parvenir à une convergence sur la majorité des questions faisant l’objet des négociations d’ici à la fin de 2022. L’Australie, le Japon et Singapour sont déterminés à faire avancer les négociations pour atteindre cet objectif”, a déclaré le Ministre Tehan.
  • Le Ministre des affaires étrangères du Japon, M. Hayashi, a déclaré: “Bien que la douzième Conférence ministérielle ait été reportée, cette négociation sur le commerce électronique reste l’un des domaines clés pour l’OMC en tant qu’organisation qui promeut le commerce mondial. Je pense qu’il est important de continuer à obtenir des résultats dans le cadre de cette négociation, en cherchant à réaliser de nouveaux progrès au cours de l’année prochaine. Le Japon défend le principe de la “libre circulation des données en toute confiance”, et pense que la mise en pratique de ce principe serait très avantageuse. Tout en maintenant l’inclusion pour les membres participants, le Japon, en tant que coorganisateur de l’initiative, continuera à accélérer les négociations pour parvenir à un résultat de haut niveau, notamment sur les règles concernant la libre circulation des données.”
  • Le Ministre du METI, M. Hagiuda, a ajouté: “Nous nous félicitons des progrès substantiels réalisés dans les négociations au cours des trois dernières années, et nous continuerons à les piloter afin de garantir la convergence sur la majorité des questions restantes d’ici la fin de 2022. Alors que le monde devient de plus en plus connecté grâce au numérique, le commerce électronique accroît la richesse des populations dans le monde entier. L’OMC compte de nombreux Membres, de sorte que le fait de la doter de règles qui concrétisent le principe de la “libre circulation des données en toute confiance” rendra la conduite des affaires plus prévisible et stable. Cela favorisera à son tour le développement du commerce numérique. Dans le but d’obtenir des résultats rapides, nous nous efforcerons d’accélérer les négociations et de leur donner un nouvel élan.”
  • Le Ministre Gan ( Singapour) a déclaré: “Le commerce numérique devient un mode incontournable pour faire des affaires aujourd’hui. L’initiative fournira un environnement réglementaire stable pour le commerce numérique en améliorant les règles et en simplifiant les réglementations.  L’initiative, qui implique 86 Membres, contribuera également à réduire la fracture numérique et à encourager l’adoption du numérique, ce qui place nos économies en bonne position pour exploiter les avantages des nouvelles opportunités de l’économie numérique.  Singapour, en collaboration avec l’Australie et le Japon, coorganisateurs de l’initiative, intensifiera ses efforts pour piloter l’initiative et forger une convergence sur les principales questions d’ici à la fin 2022.”

Les Ministres ont déclaré que les résultats déjà obtenus dans des domaines importants des négociations s’accompagneraient de bénéfices importants, notamment en renforçant la confiance des consommateurs et en soutenant les entreprises qui font du commerce en ligne. Ils ont déclaré qu’ils organiseraient le programme de travail de l’initiative afin de garantir une convergence sur la majorité des questions d’ici à la fin de 2022.

La Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a déclaré que les progrès réalisés par les négociateurs des 86 Membres de l’OMC participant à ces négociations se traduiraient par des avantages importants pour les petites entreprises et les femmes entrepreneurs.

“Le travail entrepris promet plus de stabilité et de prévisibilité pour les consommateurs et les entreprises dans un secteur de l’économie numérique en pleine croissance. La pandémie a mis en évidence l’importance du commerce électronique en tant qu’outil d’inclusion, qui aide les petites entreprises à accéder aux marchés internationaux, en particulier les entreprises dirigées par des femmes. J’encourage l’initiative à continuer de laisser la porte ouverte à l’adhésion d’autres Membres de l’OMC et à poursuivre les discussions sur les questions de développement nécessaires pour combler la fracture numérique”, a-t-elle déclaré.

Dans leur déclaration, les coorganisateurs ont signalé le soutien des participants à l’initiative à la poursuite du moratoire multilatéral sur le commerce électronique. Ils ont déclaré qu’ils estimaient crucial que l’initiative pérennise chez les participants la pratique consistant à ne pas imposer de droits de douane sur les transmissions électroniques.

Les coorganisateurs ont souligné l’importance de soutenir l’engagement des pays en développement et des pays les moins avancés (PMA) Membres à l’égard de l’initiative, en ce qui concerne notamment la mise en œuvre des engagements. Ils ont déclaré qu’ils continueraient d’approfondir la discussion sur les options de renforcement des capacités et le soutien à la mise en œuvre pour les pays en développement et pays les moins avancés (PMA) Membres en 2022.

Le texte intégral de la déclaration est disponible ici.

 

WSIS Forum 2022 is scheduled to be held starting on 15 March with the final week that will be held on 30th May – 3rd June 2022. The Agenda and Programme of the Forum will be built on the basis of the submissions received during the Open Consultation Process (OCP). The Open Consultation process aims at ensuring a participatory and inclusive spirit of the Forum. This process actively engages multistakeholders in the preparatory process to ensure broad ownership and further improvements of the Forum. The Open Consultation Process will include a collection of inputs from regional and national WSIS related events.

The WSIS Forum co-organizers (ITU, UNESCO, UNCTAD and UNDP) invite you to contribute to the Open Consultation Process on the Thematic Aspects and Innovations on the Format of the WSIS Forum 2022.

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More Information

 

Selon les estimations, 2,9 milliards de personnes, soit 37% de la population mondiale, n’ont encore jamais utilisé l’Internet.

De nouvelles données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC), révèlent également que l’utilisation de l’Internet a connu une forte croissance à l’échelle mondiale, puisqu’on estime que 4,9 milliards de personnes ont utilisé l’Internet en 2021, contre 4,1 milliards environ en 2019.

Il s’agit là d’une bonne nouvelle pour le développement dans le monde. Cependant, les données de l’UIT confirment que la capacité à se connecter demeure marquée par de profondes inégalités.

Environ 96% des 2,9 milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées vivent dans les pays en développement. Et même parmi les 4,9 milliards de personnes considérées comme des « internautes », des centaines de millions n’y ont accès que de manière occasionnelle, au moyen de dispositifs en partage ou d’une connectivité à bas débit qui limite grandement l’utilité de leur connexion.

« Alors que près des deux tiers de la population mondiale disposent à présent d’un accès à l’Internet, il reste encore beaucoup à faire pour connecter tous les habitants de la planète », a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao. « L’UIT collaborera avec toutes les parties afin de s’assurer que toutes les composantes essentielles sont en place pour connecter les 2,9 milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées. Nous tenons à ce que personne ne soit laissé de côté. »

La hausse inhabituellement forte du nombre d’internautes donne à penser que les mesures adoptées pendant la pandémie – confinements et fermetures d’établissements scolaires à grande échelle, par exemple –, conjuguées au besoin des personnes de se tenir au courant de l’actualité, d’accéder aux services publics, de se renseigner sur la situation sanitaire, d’effectuer des achats en ligne et de réaliser des opérations bancaires en ligne, ont favorisé « un essor de la connectivité lié au COVID » qui a permis de connecter près de 782 millions de personnes supplémentaires par rapport à 2019, ce qui représente une hausse de 17%.

Les conséquences pour le développement durable

L’édition de 2021 de la publication annuelle de l’UIT « Données et chiffres« qui présente l’état des lieux de la connectivité numérique dans le monde, indique que le nombre d’internautes dans le monde a augmenté de plus de 10% pendant la première année de la pandémie, ce qui correspond de loin à la progression annuelle la plus importante en dix ans.

La forte croissance observée depuis 2019 s’explique en grande partie par une utilisation accrue de l’Internet dans les pays en développement, où la pénétration de l’Internet a augmenté de plus de 13%. Dans les 46 pays désignés par l’ONU comme étant les moins avancés (PMA), la hausse moyenne était supérieure à 20%.

« Ces statistiques montrent que l’UIT a beaucoup progressé dans l’accomplissement de sa mission consistant à connecter le monde », a souligné Doreen Bogdan-Martin, Directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT, qui supervise les données et les travaux analytiques de l’UIT. « Toutefois, un large « fossé en matière de connectivité » existe toujours dans les PMA, où près des trois quarts de la population n’ont jamais utilisé l’Internet. Les femmes qui vivent dans ces pays sont particulièrement marginalisées, puisque quatre sur cinq ne sont toujours pas connectées. »

Bon nombre de ces « exclus du numérique » sont confrontés à d’énormes problèmes, comme la pauvreté, l’analphabétisme, l’accès limité à l’électricité et le manque de compétences et de connaissances dans le domaine du numérique.

« Des solutions numériques seront nécessaires pour imprimer un nouvel élan au développement durable et aider les pays à poursuivre sur la voie de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations Unies à l’horizon 2030 », a ajouté Mme Bogdan-Martin.

« Malheureusement, les communautés décrites comme les plus susceptibles d’être laissées pour compte dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sont précisément celles qui sont aujourd’hui exclues du numérique. »

Principales conclusions du rapport

La fracture numérique entre les hommes et les femmes est en train de se réduire à l’échelle mondiale, mais de fortes inégalités subsistent dans les pays pauvres.

 – Dans le monde, 62% des hommes en moyenne utilisent l’Internet, contre 57% des femmes.

– Bien que la fracture numérique entre les hommes et les femmes se réduise dans toutes les régions du monde et soit pratiquement inexistante dans les pays développés (avec 89% des hommes et 88% des femmes en ligne), de fortes inégalités subsistent dans les pays les moins avancés (31% des hommes connectés, contre seulement 19% des femmes) et dans les pays en développement sans littoral (38% des hommes connectés contre 27% des femmes).

– La fracture entre les hommes et les femmes demeure particulièrement marquée en Afrique (35% des hommes connectés contre 24% des femmes) et dans les États arabes (68% des hommes connectés contre 56% des femmes).

La fracture entre zones urbaines et zones rurales, bien qu’elle soit moins nette dans les pays développés, constitue toujours un défi de taille pour la connectivité numérique dans le reste du monde.

 – À l’échelle mondiale, les personnes vivant en zone urbaine sont deux fois plus susceptibles d’utiliser l’Internet que celles vivant en milieu rural (76% des personnes connectées dans les zones urbaines, contre 39% dans les zones rurales).

– Dans les économies développées, la fracture entre zones urbaines et zones rurales est négligeable pour ce qui est de l’utilisation de l’Internet (89% des personnes vivant en zone urbaine ont utilisé l’Internet au cours des trois derniers mois, contre 85% des personnes vivant en milieu rural ), tandis que dans les pays en développement, les personnes vivant en zone urbaine sont deux fois plus susceptibles d’utiliser l’Internet que celles vivant en milieu rural (72% des personnes connectées dans les zones urbaines, contre 34% dans les zones rurales).

– Dans les PMA, les citadins ont près de quatre fois plus de chances d’utiliser l’Internet que les personnes vivant en zone rurale (47% des personnes connectées dans les zones urbaines, contre 13% dans les zones rurales).

Il existe un fossé générationnel dans toutes les régions du monde.

 – En moyenne, 71% de la population mondiale âgée de 15 à 24 ans utilise l’Internet, contre 57% des personnes de tous les autres groupes d’âge.

– Ce fossé générationnel existe dans toutes les régions. Il est plus marqué dans les PMA, où 34% des jeunes sont connectés, contre 22% pour le reste de la population.

– Une plus grande utilisation de l’Internet chez les jeunes est de bon augure pour la connectivité et le développement. Dans les PMA, par exemple, la moitié de la population a moins de 20 ans, ce qui laisse penser que les marchés du travail locaux deviendront progressivement plus connectés et technophiles à mesure que les jeunes travailleront.

L’UIT continue de suivre l’évolution de la fracture numérique dans le monde.

Les chiffres de l’UIT font également état d’un décalage net entre la disponibilité du réseau numérique et la connexion effective. Alors que 95% des personnes dans le monde pourraient théoriquement accéder à un réseau large bande mobile 3G ou 4G, des milliards de personnes ne sont pas connectées.

– L’accessibilité financière des dispositifs et des services reste un obstacle de taille. Dans le cadre de l’objectif largement accepté consistant à rendre financièrement abordable la connectivité large bande dans les pays en développement, le coût du forfait de base pour le large bande mobile s’établit à 2% du revenu national brut (RNB) par habitant. Pourtant, dans certaines des nations les plus pauvres du monde, le coût de l’accès en ligne peut atteindre le taux impressionnant de 20% du RNB par habitant, voire plus.

– Le manque de compétences numériques et de compréhension des avantages de l’accès à l’Internet représente une autre difficulté, accentuée par l’absence de contenus dans les différentes langues locales et par le manque de compétences nécessaires en lecture et en calcul chez de nombreuses personnes pour utiliser les interfaces.

Pour les médias:
  Site Internet « Faits et Chiffres »
 – Télécharger le rapport
– Ressources pour médias


Remarque
: la mission et les analyses de l’UIT concernent le monde entier, subdivisé en six régions: Afrique, Amériques, États arabes, Asie-Pacifique, Communauté des États indépendants et Europe. Ces régions ne correspondent pas exactement aux autres désignations communes des Nations Unies ou à d’autres désignations régionales. Il convient en particulier de noter que, dans la classification de l’UIT, les États arabes d’Afrique sont regroupés dans la catégorie des États arabes, et non

Le 29 novembre, la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, et le Directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, sont convenus de renforcer la coopération entre les deux organisations afin d’étudier les moyens d’améliorer la disponibilité du financement du commerce dans les régions qui en ont besoin.

 

(temporairement en anglais)

In a joint statement, the two pledged to enhance existing cooperation to improve the analytics, identification and detection of trade finance gaps in order to better direct capacity building and other resources where unmet demand is greatest, particularly in Africa.

“Our developing country members regularly identify a lack of trade finance as a major obstacle to participating in global trade — all the more so for micro, small and medium-sized enterprises, and businesses led by women,” DG Okonjo-Iweala said. “Working together, experts from our two organizations will be able to better analyse, detect and explain trade finance gaps, with a view to directing finite resources where they are needed the most. I believe that a significant share of trade finance gaps results from knowledge gaps.”

“Trade is the lifeblood of the global economy but without trade finance, there can be no effective trade,” said the IFC’s Managing Director, Makhtar Diop. “By expanding our knowledge of trade finance gaps and bolstering traders’ capacity, IFC and the WTO can help small enterprises in developing countries integrate into the global economy.”

Most trade is not paid cash-in-advance. The short-term payment risk involved in international trade is mitigated by a credit, guarantee or credit insurance, present in up to 80% of global trade transactions. The sum of these facilities provided by financial and other institutions is known as trade finance.

In their joint statement, the WTO and the IFC heads agreed to work with small traders and financial institutions at the local level to better understand the ecosystem of trade finance. They also pledged to improve access to trade finance training programmes in emerging markets, mainly in Africa.

They agreed to strengthen the ability of local financial institutions to meet compliance challenges and to facilitate knowledge and awareness for exporters and importers of trade finance support available from development financial institutions. In addition to the IFC, examples of such institutions include the Asian Development Bank, the African Development Bank, the Inter-American Development Bank and the European Bank for Reconstruction and Development.

The IFC — a member of the World Bank Group — is the largest global development institution focused on the private sector in emerging markets.

The full text of the joint statement is below.

Joint IFC-WTO Statement on Enhanced Cooperation to Strengthen Access to Trade Finance

Trade would not happen without trade finance. Yet, in many developing countries, increased trade finance costs during the pandemic are adding to the already high cost of physically moving critical goods and commodities across borders. Trade costs in Africa, for example, can be as high as 300 percent of the value of the merchandise being traded. Meanwhile, the cost of trade finance, for example confirmed letters of credit, has increased during the pandemic and is six to seven times more expensive in Africa than in OECD countries.

Basic trade finance lines are not even available locally in emerging markets, particularly for SMEs. Surveys indicate that over 40 percent of SMEs’ trade finance requests are rejected. This number goes up to 70 percent when the requests emanate from women-owned SMEs. And when trade finance requests are accepted, often the most expensive form of trade finance is proposed — collateralized working capital financing at very high rates. In this context, it is no surprise that global trade finance gaps, mainly in developing countries, have increased during the pandemic, reaching $1.7 trillion.

IFC and the WTO will enhance their cooperation, in order to improve the analytics and understanding of trade finance gaps (better survey, identify, and detect gaps), so as better direct limited resources while strengthening the capacity of local exporters and importers and financial institutions where unmet demand is acute:

  1. Trade Finance Gap Study

The WTO and IFC will work together to improve the identification of trade finance gaps, notably in Africa, where the gaps are considerably high. Improved country-focused surveys will help target priority markets in which the mismatch between supply and demand is particularly high and will help IFC implement the $1 billion Africa Trade Recovery Initiative launched in May 2021.

  1. Improving the Diagnostic of Local Trade Finance Impediments

IFC and the WTO will work with small traders and financial institutions at the local level to better understand the ecosystem of trade finance. With this data, we will be able to maximize the impact of our partnership to address these challenges. Small traders and financial institutions will be surveyed in the context of existing mechanisms, such as the WTO’s Enhanced Integrated Framework and IFC’s annual client survey.

  1. Strengthening Trade Finance Training Programs for SME Exporters and Importers

Trade finance training programs for SMEs have seen considerable interest in low-income, fragile, and vulnerable economies where companies are subject to the highest rejection rates. To further support SME exporters and importers that are suffering from disrupted supply chains caused by the pandemic, IFC has launched pilot trade finance training programs for SMEs. Building on programs already underway, IFC and the WTO will work mainly in Africa to improve access to trade finance training programs in emerging markets.

  1. Strengthening Local Financial Institutions’ Capacity to Meet Compliance Challenges

Meeting transparency standards, such as being able to detect Trade Based Money Laundering (TBML), is key to maintaining trade and financial relations in global markets, notably through Correspondent Banking Relationships (CBRs). IFC and the WTO will expand training and capacity-building programs, mainly targeting Africa, to help emerging market financial institutions meet compliance challenges.

  1. Sharing Knowledge and Raising Awareness of Trade Finance Support Programs

The global pandemic has had a disproportionate impact in emerging markets, limiting access to trade finance. While the demand for trade finance support from Development Financial Institutions (DFIs) is high, these programs are not always well known by the trading community. IFC and the WTO will launch a joint research initiative by facilitating workshops for exporters and importers to identify the level of awareness of DFIs’ trade finance support programs. This will help develop solutions to address the trade finance “information gap.”

L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a le plaisir d’annoncer que le 9 novembre 2021 elle a lancé son programme de formation en réalité virtuelle avec l’aide du Fonds de coopération des douanes de Corée, au siège de l’OMD.

Ce programme a été élaboré et mis en œuvre pour la première fois au Centre régional de formation (CRF) de Corée en septembre dernier pour aider les fonctionnaires des douanes à apprendre et comprendre les procédures fondamentales régissant les inspections physiques des conteneurs de marchandises dans un port maritime.

Avec l’aide de systèmes de réalité virtuelle et d’un expert en cybernétique, le stagiaire est invité à sélectionner l’un de trois scénarios et de détecter des produits de contrebande comme des stupéfiants, des marchandises contrefaites ou des explosifs dissimulés dans des marchandises importées.

Après avoir sélectionné un cas, il doit comparer les documents et identifier les différences. Ce programme lui indique les différentes étapes à suivre : port d’équipements de sécurité, inspection de l’extérieur du conteneur, examen au moyen d’un véhicule d’inspection ZBV et analyse des radiographies en noir et blanc et en couleur. Il doit ensuite ouvrir et inspecter le conteneur au moyen d’outils tels que des ciseaux, des lunettes grossissantes, des scanners, etc., dans une zone sous douane d’un entrepôt.

Les secrétariats du CRF Corée, du Service de la douane de Corée et de l’OMD ont contribué à l’élaboration de ce programme et ont fourni des documents comme des cas de contrebande de stupéfiants avec illustrations, des conseils en matière d’étapes préparatoires, des scénarios d’inspection, en tenant compte des indicateurs de risques répertoriés dans le Dossier de gestion du risque douanier de l’OMD.

Une session de formation dure de 10 à 15 minutes en fonction des progrès du stagiaire. Les systèmes utilisés pour la formation à la réalité virtuelle sont un casque, un contrôleur, un ordinateur haut-de-gamme, un écran de télévision et une cabine. Ce programme existe également en version écran que les fonctionnaires des douanes peuvent utiliser sur leur ordinateur de bureau ou leur ordinateur portable pour travailler en 3D.

Durant la phase d’expérience, M. Kunio Mikuriya, Secrétaire général de l’OMD, s’est montré très intéressé et a invité les fonctionnaires ayant expérimenté le programme à faire part de leurs réactions dans la perspective de futures activités afin qu’il s’accorde mieux aux besoins en renforcement des capacités des Membres. A cet égard, il convient avant tout d’approuver l’efficacité du programme dans le cadre d’activités régionales de renforcement des capacités et de réunions avec l’OMD.

M. Taeil Kang, Directeur du Renforcement des capacités à l’OMD, a dévoilé ses plans visant à élargir le contenu du programme à des opérations comme le commerce en ligne, l’analyse des images de radiographies, le téléchargement sur la plate-forme CLiKC ! et la mise en œuvre dans d’autres régions de l’OMD.

Boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet – la feuille de route

Introduction

Comme tout écosystème vivant, Internet est en perpétuelle évolution. C’est de cette évolution permanente, sans plan ni contrôle centralisé, mais avec des milliers de personnes et d’organisations travaillant de manière collaborative sur les normes, les protocoles et leur application dans le monde réel, que découle la réussite d’Internet. Mais alors qu’Internet s’est infiltré dans la plupart des activités de notre vie, nous sommes face à une nouvelle réalité dans laquelle les gouvernements et entreprises prennent de plus en plus de décisions susceptibles de menacer Internet, parfois à leur insu. C’est pourquoi l’Internet Society a créé la boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet (IIAT). Elle est conçue pour aider les décideurs d’aujourd’hui et de demain à prendre de meilleures décisions concernant Internet, et s’utilise comme un cadre pour évaluer si un changement proposé menace les bases d’Internet.

L’Internet Society a pour objectif de faire d’Internet une plateforme mondiale permettant aux habitants du monde entier de se connecter, de communiquer et d’innover, aujourd’hui comme demain. Mais nous ne pouvons pas simplement nous contenter de l’utiliser. Tout le monde se doit de protéger et soutenir les propriétés essentielles d’Internet et les conditions lui permettant d’être plus ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable. Sinon, nous risquons d’être confrontés à une série de changements irréversibles et toujours plus rapides, qui useraient et finiraient par détruire les bases sur lesquelles repose cette incroyable ressource pour l’humanité.

Cette boîte à outils est centrée sur des points de repère pour les changements. Elle comprend un ensemble de ressources qui utilise « le mode de fonctionnement du réseau Internet » et les « facilitateurs d’un Internet ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable » comme cadre pour évaluer si les nouvelles idées soutiennent le plein potentiel d’Internet. Elle nous offre un cadre de référence stable pour évaluer les conditions actuelles du réseau, les propositions de développements technologiques, les réglementations et les accords techniques relatifs à la gouvernance. Elle aide les gens à prendre de meilleures décisions concernant Internet en offrant un angle de vue facilement applicable pour évaluer si un nouveau développement renforce ou affaiblit ce dont Internet a besoin pour exister et prospérer.

Comment utiliser la boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet

La boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet aide les utilisateurs à évaluer l’impact potentiel sur Internet d’un projet de réglementation, d’une tendance ou d’une technologie. Elle comprend un guide pratique, des références visuelles et une série d’études de cas, ainsi que des fiches présentant à titre d’exemple l’impact sur Internet de problématiques et d’évolutions réelles.

Les fiches présentant l’impact sur Internet sont conçues comme une première évaluation permettant d’analyser la façon dont une proposition, une évolution ou une tendance peut bénéficier à Internet ou le menacer. Elles sont conçues pour aider à informer des dialogues multipartites et à déterminer si certaines interventions peuvent justifier des évaluations d’impact approfondies pour préserver l’Internet prospère de demain.

Nous vous invitons à utiliser la boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet pour élaborer de nouvelles fiches présentant l’impact sur Internet de questions qui se posent au sein de votre communauté et d’en partager les résultats. Quelles nouvelles évolutions et tendances technologiques, politiques ou autres affectent Internet dans votre région ? Sont-elles bénéfiques, ou impliquent-elles des risques qui devraient être atténués ou diminués ?

Les choix que nous faisons aujourd’hui contribuent à définir l’Internet de demain. Si ces choix sont guidés par des actions visant à protéger ce dont Internet a besoin pour exister et à soutenir ce dont il a besoin pour prospérer, son écosystème conservera sa vitalité durant son évolution.

Un cadre pour l’analyse

Qu’est-ce qui fait d’Internet ce qu’il est ? Pourquoi a-t-il été adopté si rapidement par tant de personnes partout dans le monde ? Comment continue-t-il à faire naître et soutenir les innovations ? Et que voulons-nous qu’Internet devienne à l’avenir ? Pour garantir la pérennité du succès d’Internet, nous devons savoir ce qui le rend unique et ce qui le fait prospérer. La boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet utilise deux documents techniques comme cadre pour analyser l’impact sur Internet. Le premier décrit les propriétés essentielles dont Internet a besoin pour exister et le second décrit les facilitateurs qui l’aident à prospérer en tant que ressource ouverte, mondialement connectée, sécurisée et fiable.

Ce dont Internet a besoin pour exister: les propriétés essentielles du mode de fonctionnement du réseau Internet

Internet n’est pas géré de manière centralisée. L’intelligence et l’autonomie sont concentrées en périphérie, entre les mains de ceux qui font fonctionner les réseaux et les services. Tout le monde peut aller sur Internet, multiplier ses connexions et accroître sa valeur pour tous. Ainsi donc, ce ne sont ni simplement la technologie, ni ses services et ses usages, qui définissent Internet. La façon dont nous nous connectons, ce que nous appelons « le mode de fonctionnement du réseau Internet », joue elle aussi un rôle.

Le mode de fonctionnement du réseau Internet est fondé sur cinq propriétés essentielles qui maximisent les bénéfices apportés par Internet.

  • Une infrastructure accessible dotée d’un protocole commun
  • Une architecture ouverte aux composantes interopérables et réutilisables
  • Une gestion décentralisée et un système de routage distribué unique
  • Des identifiants communs au niveau mondial
  • Un réseau technologiquement neutre et à but général

Ces propriétés sont essentielles, à la fois parce qu’elles sont nécessaires à une saine évolution d’Internet et parce qu’elles véhiculent ce qui lui donne son caractère unique.

Il convient de remarquer que les propriétés essentielles d’Internet peuvent ne jamais avoir existé dans leur forme la plus parfaite. Les propriétés essentielles n’illustrent pas la nostalgie d’un passé idéalisé. Au contraire, elles représentent l’état optimal d’Internet. En codifiant les bases du modèle Internet idéal, nous avons un point de référence qui nous aide à dire si le modèle tend vers l’idéal, ou s’il s’en éloigne.

Chacune de ces propriétés essentielles contribue à la préservation de certains des avantages offerts par Internet. Lorsqu’elles sont présentes, elles optimisent à la fois la bonne santé d’Internet et son potentiel à créer et diffuser de la valeur. Ainsi, un accès sans restriction et des protocoles communs assurent une connectivité mondiale et soutiennent le développement du réseau. Plus le nombre de participants augmente, plus la valeur d’Internet augmente pour chacun. Un ensemble unique d’identifiants, qui permet une gestion uniformisée de l’adressage ainsi qu’une vision cohérente de l’intégralité du réseau, sans fragmentation ni fractures, constitue un autre exemple.

Même si chaque propriété essentielle ne suffit pas à garantir les avantages qui s’y rapportent, leur ensemble forme la condition nécessaire à une évolution la plus susceptible de créer et de diffuser la valeur engendrée par la connexion.

Ce dont Internet a besoin pour prospérer : les facilitateurs d’un Internet ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable

Les propriétés essentielles décrivent les bases dont Internet a besoin pour exister, et illustrent ce qui le rend unique par rapport aux autres modèles de réseau. Toutefois, pour aider Internet à s’épanouir, nous avons besoin d’un autre ensemble de conditions qui lui permette d’atteindre son plein potentiel. Ce potentiel peut s’exprimer comme un ensemble d’objectifs pour Internet.

À maintes reprises, différents groupes, dans différents endroits du monde, et avec différents points de vue, ont abouti à un même ensemble d’aspirations dans ce sens:

  • Un Internet ouvert qui permet à tout le monde de participer avec un minimum de barrières, de l’utiliser, d’innover et de le faire croître et le soutenir en tant que force positive.
  • Un Internet mondialement connecté qui est inclusif, et permet à tout le monde d’être relié sans restrictions géographiques et de tirer parti de toute la puissance du réseau.
  • Un Internet sécurisé qui résiste aux attaques, qui prend tout le monde en charge, en assurant l’intégrité et la confidentialité des données. Un Internet sécurisé signifie aussi que son utilisation ne soit pas source de danger, comme les botnets utilisés dans les attaques par hameçonnage.
  • Un Internet fiable sur lequel les individus peuvent compter, pour que cet Internet puisse servir de base aux services mondiaux, allant de la récréation au commerce, en passant par l’information.

Ces quatre objectifs guident désormais notre parcours vers un meilleur Internet. Ils nous indiquent ce que nous voulons qu’Internet soit, maintenant et à l’avenir.

Ces objectifs d’Internet sont des déclarations ambitieuses et, en raison de leur nature vaste et abstraite, il est difficile de les utiliser pour analyser les effets possibles sur Internet de différentes évolutions. Pour faciliter cette analyse, pour chacun de ces objectifs d’Internet, nous avons identifié une série de caractéristiques connexes : des éléments qui font progresser ou régresser Internet et ses objectifs globaux. Nous avons donné à ces caractéristiques complémentaires le nom générique de « facilitateurs » : ils font progresser et permettent l’objectif retenu.

Objectif Permettre
Ouvert Accès facile et sans restrictions
Utilisation et déploiement sans restrictions des technologies d’Internet
Développement, gestion et gouvernance collaboratifs
Mondialement connecté Accessibilité sans restriction
Capacité disponible
Sécurisé Confidentialité d’informations et des données des appareils et des applications
Intégrité de l’information, des applications et des services
Digne de confiance Fiabilité, résilience et disponibilité
Responsabilité
Confidentialité

Il est possible que nous ne soyons jamais en mesure de dire qu’Internet s’est pleinement développé, ou que nous avons atteint nos objectifs. Mais nous pouvons avancer ensemble dans une direction qui rende Internet plus ouvert, plus connecté, plus sécurisé et plus fiable, pour tout le monde. Les facilitateurs d’un Internet prospère nous aident à comprendre ce qui doit être protégé et amélioré.

Évaluation de l’impact sur Internet

Dans le monde entier, on voit apparaître des modèles de mise en réseau qui restreignent l’interconnexion et visent à organiser Internet de manière systématique en un réseau fonctionnant sur la base d’autorisations. Des pays plus autoritaires cherchent à exporter leurs visions d’Internet avec un accès contrôlé, des restrictions de sécurité et des politiques qui entravent la croissance. Ailleurs dans le monde, des inquiétudes se font entendre quant à l’influence d’acteurs économiques de poids sur des éléments cruciaux de l’infrastructure d’Internet, sa direction et son infrastructure.

Tous ces développements menacent l’évolution saine d’Internet.

Conduire une évaluation de l’impact sur Internet consiste à systématiquement considérer les implications des changements. Nous pensons que cette boîte à outils permet justement de le faire :

  • En mettant en correspondance l’effet d’une nouveauté sur les propriétés essentielles du fonctionnement du réseau Internet, nous pouvons voir ses implications sur la préservation d’un modèle de réseau qui a prouvé sa valeur unique en tant que plateforme globale pour l’innovation et les progrès sociaux-économiques.
  • En analysant l’impact sur les facilitateurs, nous pouvons comprendre les implications sur un Internet ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable.

Nous espérons que vous trouverez que le cadre du fonctionnement du réseau Internet et les facilitateurs représentent à la fois une expression utile de « ce qui fait d’Internet ce qu’il est » et un outil pratique pour participer au soutien de son évolution saine pour tout le monde.

Dès le lancement du Groupe «.post» (GPP), en 2012, les partenariats ont constitué la base de son modèle d’activité.

Le groupe a établi des collaborations étroites avec diverses parties prenantes des secteurs public et privé et du monde universitaire pour garantir l’accès des opérateurs postaux aux outils et aux procédures nécessaires à la préservation de leur sécurité dans un monde où la transformation numérique s’accélérait rapidement.

Près de dix ans plus tard, le groupe a collaboré avec 10 entreprises privées sur plusieurs services de sécurité numérique innovants. «.POST est l’initiative de cybersécurité pour le secteur postal dirigée par l’UPU», explique Paul Donohoe, Chef du programme «Économie numérique et commerce» de l’UPU et secrétaire du GPP.

«Elle repose sur le domaine sécurisé de premier niveau .POST, qui est le fruit d’un accord entre l’UPU et la société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN). .POST garantit la sécurité des postes sur Internet en les protégeant contre divers risques tels que le piratage de domaine, le hameçonnage et l’usurpation. Les partenaires du secteur privé sont vraiment devenus un élément essentiel au succès du GPP.»

Au départ, l’initiative a été lancée et soutenue par quelques grands pays industrialisés tels que l’Australie, le Canada, la France et la Suède pour répondre à la nécessité de préparer les postes à l’économie numérique dans les années 2000. Le GPP a été établi en 2012 grâce à des financements de l’Italie, de la Malaisie et du Maroc pour superviser sa croissance. Aujourd’hui, 37 pays et deux membres du secteur privé soutiennent financièrement ce projet à travers le monde.
Le GPP est dirigé par un Comité directeur composé de sept membres de l’UPU et présidé par l’Italien Massimiliano Aschi et dont le Vice-Président est le Tunisien Oussama Rouatbi. Les autres représentants élus sont originaires des États-Unis d’Amérique, de la République populaire de Chine, de la Namibie, du Nigéria et de la Turquie.

«Toutes les régions du monde sont représentées au sein du comité et guident le développement du GPP, ajoute Paul Donohoe. Les 37 Pays-membres qui composent l’assemblée générale du GPP se réunissent tous les six mois pour définir la trajectoire future de l’initiative.»
Outre les services d’enregistrement de nom de domaine, le GPP fournit à ses membres des politiques de sécurité pour le secteur postal, une assistance technique pour le renforcement des capacités, des cours de formation à la cybersécurité et des outils informatiques pour mettre en œuvre lesdites politiques.

«L’UPU dispose par exemple d’une politique de cybersécurité approuvée relative aux messages électronique qui s’accompagne de recommandations pour que les postes puissent se prémunir contre certains risques tels que le hameçonnage et le spam à l’aide de .POST», explique Paul Donohoe.

Nouvelles propositions du Congrès

Selon Paul Donohoe, la question de la cybersécurité n’a fait que gagner en importance depuis l’apparition de la COVID-19. «La pandémie mondiale a accéléré la transformation numérique, explique-t-il. Les clients sont de plus en plus nombreux à vouloir accéder aux services par voie numérique; en conséquence, les postes montrent un intérêt croissant pour l’initiative .POST. La question de la cybersécurité a également gagné en visibilité suite à l’exploitation de diverses failles par des acteurs malveillants.»

Le 27e Congrès postal universel, tenu à Abidjan (République de Côte d’Ivoire), a souligné l’importance de l’élément de cybersécurité du GPP. «Dans cette optique, de nouvelles propositions ont été adoptées, explique Paul Donohoe. La première porte sur de nouveaux services d’appui informatique et la seconde sur la stimulation de l’innovation et du développement des activités.»

Selon lui, c’est dans le cadre de cette dernière proposition que les partenariats deviendront particulièrement avantageux: «Par exemple, nous travaillons avec Global Cyber Alliance pour que nos membres puissent accéder à de nouveaux outils, services et programmes de formation en matière de cybersécurité. En outre, un certain nombre de start-up ont récemment rejoint le GPP et collaborent avec ses membres pour aider les postes à déployer de nouvelles technologies de pointe, telles que la place de marché numérique basée sur la chaîne de blocs de STAMPSDAQ, qui permet d’héberger, d’échanger et de suivre les cryptotimbres, et la plate-forme d’adressage et de marketing numérique de Ship2myID, qui utilisera les fonctionnalités de sécurité de .POST.»

Philatélie numérique

À propos de l’initiative de cryptotimbres, Andrii Shapovalov, Président-Directeur général de STAMPSDAQ et membre associé du GPP depuis novembre 2020, déclare: «Nous espérons bâtir un écosystème de philatélie basé sur la chaîne de blocs et les jetons non fongibles (NFT, non-fungible token), ce qui permettrait de créer une place de marché mondiale commune sur laquelle tous les opérateurs postaux pourraient émettre des timbres-poste sous forme de NFT. Nous discutons actuellement avec le Bureau international les termes d’un accord d’exploitation pour que l’UPU et l’ensemble de ses membres puissent en bénéficier collectivement.»

Quant à la place de marché, elle est aujourd’hui prête à être lancée. L’équipe chargée de son développement peaufine actuellement son infrastructure et tous les éléments de la chaîne de blocs sur un «testnet», avant de migrer le tout sur le «mainnet» d’ici à la fin d’octobre. «En janvier 2021, nous avons signé notre premier accord de licence exclusif avec La Poste de Côte d’Ivoire, ce qui a donné le coup d’envoi à la production de la chaîne de blocs et de la place de marché, explique Andrii Shapovalov. Le lancement du service de vente sur la place de marché devrait avoir lieu en décembre 2021.»

Selon lui, la coopération entre le secteur postal et les entreprises privées garantit davantage de flexibilité et une mise sur le marché plus rapide. «Les acteurs privés sont disposés à investir immédiatement pour donner vie aux idées qui vont développer et transformer le secteur postal et lui permettre d’atteindre de nouveaux sommets, ajoute-t-il. La seule chose dont ils ont besoin en retour, c’est que les postes recherchent activement ces nouvelles offres et fassent preuve d’ambition en les mettant à l’essai. Nous envisageons de développer notre coopération avec l’UPU dans les années à venir et de multiplier nos efforts pour créer un écosystème philatélique commun à base de jetons non fongibles.»

À propos des principaux avantages que le partenariat STAMPSDAQ-GPP apportera aux membres de l’UPU, Andrii Shapovalov affirme: «En développant un partenariat avec STAMPSDAQ, les Pays-membres de l’UPU peuvent s’établir sur le marché des NFT, dont la croissance est fulgurante, et monétiser leurs collections philatéliques. De plus, notre modèle d’activité basé sur la participation et le divertissement des collectionneurs offre aux pays une opportunité commerciale unique de promouvoir leurs valeurs auprès de la communauté mondiale des collectionneurs de jetons non fongibles par le biais d’une plate-forme philatélique NFT commune.»

Perspectives futures

À l’approche du 10e anniversaire du GPP, le Comité directeur envisage d’intégrer davantage de capacités à l’offre du groupe. «Par exemple, nous allons bientôt publier un nouvel outil d’autoévaluation de la conformité qui permettra à nos membres d’évaluer leur niveau de conformité avec les politiques de cybersécurité de l’UPU, explique Paul Donohoe. Ils pourront utiliser cet outil pour tous leurs domaines sur Internet, pas seulement leurs domaines .POST. Nous espérons toutefois qu’il leur démontrera l’avantage sécuritaire que présente l’utilisation de domaines .POST.

Nous allons également étudier la possibilité d’un partenariat pour aider les postes à concevoir de nouveaux services sécurisés de vérification d’identité, ajoute-t-il. C’est là un aspect particulièrement important aujourd’hui, où les postes ont un rôle essentiel à jouer, surtout si elles veulent pouvoir offrir des services d’administration publique.

Nous allons étudier cette question, en partenariat, avec le secteur privé; et nous envisageons également d’organiser un hackaton pour encourager une résolution collaborative des problèmes entre les secteurs privé, public et universitaire. Cette démarche va dans le sens de notre ambition, qui est de poursuivre l’accélération de la transformation numérique de manière sûre et sécurisée.»

L’Union postale universelle (UPU) a publié un nouveau rapport définissant les approches que les opérateurs postaux doivent adopter pour améliorer leur offre de services financiers numériques.

Le rapport, intitulé «Digital Financial Services for Posts» (Services financiers numériques pour les postes) et élaboré par l’équipe consacrée aux services financiers du Bureau international de l’UPU, examine le rôle actuel des postes en matière de services financiers numériques et formule des recommandations clés à destination des opérateurs postaux et des régulateurs, mais également des décideurs, sur la manière dont ils peuvent innover dans ce domaine.

«En matière d’inclusion financière et de services financiers, nous réfléchissons continuellement aux moyens par lesquels les postes peuvent révolutionner leurs produits et leurs services pour répondre aux besoins et aux exigences des clients dans le monde entier, et aussi aux moyens pour les opérateurs postaux de mieux servir la population non bancarisée ou sous-bancarisée. Cette étude examine, à partir des points de vue d’experts du secteur postal, d’expériences postales et d’avis de la clientèle postale, les moyens par lesquels les postes peuvent innover en matière de produits et de services pour répondre aux besoins dans les années à venir», a déclaré Saleh Khan, Chef du programme «Inclusion financière» au Bureau international de l’UPU.

Cette étude a cinq objectifs clairs: identifier les leviers permettant d’innover en matière de services financiers numériques, identifier des axes pour l’innovation postale en matière de services financiers numériques, créer un cadre de travail pour favoriser ce type d’innovation, identifier les cas d’utilisation des services financiers numériques innovants ainsi que conseiller des axes pour les décideurs et les postes.

Selon l’équipe consacrée aux services financiers, les postes sont bien placées pour proposer des services financiers et améliorer l’inclusion financière grâce à leur accessibilité, à leur expérience et à la confiance que leur clientèle place en elles. Le rapport indique que, sur 5,4 milliards d’adultes à travers le monde, 1,5 milliard (soit 28% de cette population) ont accès à des services financiers par l’intermédiaire d’un bureau de poste. Au niveau mondial, plus de 90% des postes fournissent actuellement des services financiers.

Cependant, les innovations rapides en matière d’inclusion financière, entraînées par la numérisation, ont laissé de nombreuses postes à la croisée des chemins: elles devront soit opter pour une transformation, soit risquer d’être dépassées par la concurrence. L’UPU et son équipe consacrée aux services financiers espèrent que ce rapport servira de support pour diffuser des stratégies en matière d’inclusion financière, des pratiques exemplaires et des enseignements auprès des 192 Pays-membres.

Selon le rapport, si la plupart des postes proposent aujourd’hui des produits de paiement et d’épargne, elles ne couvrent cependant pas les segments les plus larges et lucratifs: crédits numériques, produits d’assurance, produits d’investissement financier personnel et gestion du patrimoine.

En matière d’assurance, le rapport met en avant l’exemple de Zambia Postal Services Corporation (ZamPost), qui a conclu un partenariat avec Professional Life Assurance pour enrichir ses services de transfert d’argent SWIFT. Dans le cadre d’un programme de fidélisation, ZamPost propose désormais à ses clients SWIFT une assurance-vie Bantu Bonse de Professional Life.

Le rapport souligne aussi le rôle important joué par un environnement politique et réglementaire favorable pour les postes qui leur permette d’innover en matière de services financiers numériques et par la manière dont les décideurs et les régulateurs peuvent favoriser et améliorer le rôle des postes dans la formulation et la mise en œuvre des objectifs de développement national.

Pour les postes, le rapport souligne cinq recommandations clés pour améliorer l’offre de services financiers numériques à l’avenir: définir un plan d’activités durable et convaincant pour les services financiers numériques des postes; renforcer les technologies, les procédures internes et les ressources humaines; élaborer des procédures innovantes pour répondre aux besoins uniques de la clientèle; se concentrer sur un service de distribution de haute qualité et sûr et une expérience fluide pour les utilisateurs finals; aider à la fourniture de services non financiers en donnant par exemple à la clientèle des compétences dans les domaines financier et numérique.

Le rapport conclut ainsi: «La nature même des activités des postes change et il est temps que celles-ci se mettent à niveau pour répondre aux évolutions des besoins de la société.»

Pour lire le rapport intitulé «Innovative Digital Financial Services for Posts» dans son intégralité, cliquez ici (Anglais).

L’objectif principal du programme AFTIAS 2.0, qui sera mis en œuvre sur une période de cinq ans, est d’améliorer l’environnement du commerce international dans la région arabe et de le rendre plus efficace et inclusif.

La Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) (ITFC-idb.org) a organisé une cérémonie de lancement de la deuxième phase du programme de l’Initiative d’aide au commerce des États pays arabes (AFTIAS 2.0) au siège du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) à Djeddah, Royaume d’Arabie saoudite.

L’objectif principal du programme AFTIAS 2.0, qui sera mis en œuvre sur une période de cinq ans, est d’améliorer l’environnement du commerce international dans la région arabe et de le rendre plus efficace et inclusif, de créer des opportunités d’emploi et de contribuer au développement durable du monde arabe. Le programme est principalement axé sur la facilitation de l’accès aux marchés extérieurs, la levée des restrictions sur l’offre de biens et de services et le renforcement du commerce inclusif au profit de toutes les catégories, en particulier les jeunes et les femmes, qui ont récemment souffert des effets de la pandémie de Covid-19.

La cérémonie de lancement a vu la signature d’une convention de don au profit du Programme avec t l’Organisation arabe pour le développement agricole (AOAD) et l’échange des conventions signées avec la République Islamique de Mauritanie, en vertu desquels elles ont apporté chacune un soutien financier de 1 million de dollars US  au budget du programme. Les conventions ont été signées au nom de l’AOAD par son Directeur général, S.E. Professeur Ibrahim Al-Dukhairi, et de la République islamique de Mauritanie par S.E. M. Mohamed El Amine Ould Dahabi. Le programme AFTIAS a été représenté par le Directeur Général de l’ITFC et Président du Conseil d’administration d’AFTIAS, M. Hani Salem Sonbol, qui a exprimé à cette occasion la fierté du Groupe de la BID du soutien que cette initiative a reçu de la part des dirigeants des États arabes, à travers la résolution de la 4ème session du Sommet économique arabe tenue à Beyrouth en janvier 2019. En effet, cette résolution a invité l’ITFC à préparer et lancer la deuxième phase du programme AFTIAS, en coopération avec la Ligue des États arabes et ses États membres.

M. Sonbol a également exprimé ses sincères remerciements et sa gratitude à S.E. le Secrétaire Général de la Ligue des États Arabes, M. Ahmed Aboul Gheit, pour le soutien personnel qu’il apporte au Groupe de la BID en vue de la mise en œuvre effective de ladite résolution et du lancement de la deuxième phase du programme AFTIAS avec succès et dans les meilleures conditions. Il a également tenu à exprimer ses sincères remerciements et sa profonde gratitude aux donateurs qui ont répondu à la résolution du Sommet arabe et apporté un soutien financier au programme AFTIAS 2.0, en l’occurrence l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Mauritanie, l’Algérie, l’AOAD, , la BID, l’ITFC et le Fonds de développement du commerce.

Grâce à la mise en œuvre de la deuxième phase du programme AFTIAS 2.0, les États arabes espèrent bénéficier des projets qui contribuent aux objectifs suivants :

  • Développement du commerce et de la compétitivité : pour résoudre les problèmes liés à la suppression des barrières non tarifaires, la promotion du commerce régional, l’encouragement de l’innovation et l’amélioration de la préparation technologique des entreprises de la région, ainsi qu’au soutien concernant l’accès au financement du commerce
  • Soutien à l’inclusion : en se concentrant sur les catégories aux revenus les plus faibles, en autonomisant les femmes économiquement et en augmentant la participation des jeunes au commerce.
  • Investissement régional : par la préparation des documents des projets liés à des infrastructures commerciales bancables.
  • Coopération Sud-Sud (mécanisme Reverse Linkage de la BID) : aux fins de soutenir et de renforcer les capacités des agences gouvernementales, des organisations non gouvernementales, des chambres de commerce et autres.

Recherche et sondages : soutenir les ONG et fournir les informations nécessaires pour prendre des décisions liées au programme.

Le lancement de ce programme vient également créer une plateforme qui contribue à intégrer les plans de relance économique pour contenir les effets négatifs de la pandémie du coronavirus sur le commerce de la région arabe, notamment à moyen et long terme, en traitant les problèmes de chômage, les nouvelles barrières commerciales, les difficultés à s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales, la rareté du financement des investissements et la numérisation du commerce.

Pour sa part, S.E. Dr Muhammad Al Jasser, Président du Groupe de la BID, a déclaré dans un discours enregistré à cet occasion: « Le Groupe de la BID envisage le programme AFTIAS 2.0 avec beaucoup d’optimisme et d’espoir, surtout après la modification du document du programme pour tenir compte des besoins des pays arabes face à la pandémie à coronavirus et les aider à se remettre des effets négatifs induits à moyen et long terme, dans le cadre de la stratégie de la Banque, par le biais des phases de Rétablissement et de Relance ».

Dans son allocution, le Directeur général de l’ITFC et Président du Conseil d’administration du programme AFTIAS 2.0 a souligné l’importance de l’initiative et déclaré : « Notre réunion couronne plus de deux années de préparation, qui a commencé par la conception du document du programme AFTIAS 2.0 et son adoption à l’unanimité par toutes les parties, les partenaires et États arabes, et s’est achevée par la mise en œuvre de la stratégie de mobilisation des ressources financières ». Et d’ajouter que : « Comme vous le savez, le commerce extérieur constitue un moteur essentiel de la croissance économique, en favorisant le développement et en attirant les investissements, et un grand facteur de soutien et de développement des relations entre les pays. Par conséquent, nous devons saisir l’opportunité de la deuxième phase du programme AFTIAS pour renforcer l’action arabe conjointe et unifier les visions et les intérêts économiques arabes, de sorte à faire face aux chocs potentiels des changements internationaux survenant à différents niveaux. À cet égard, je réitère mon invitation à nos partenaires donateurs de la région arabe et d’ailleurs à se joindre à cet important programme afin d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés pour relever les défis et assurer une vie meilleure aux peuples de notre région arabe ».

De son côté, S.E. Dr. Kamal Hassan Ali, Secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes chargé des affaires économiques, a déclaré au nom de S.E. le Secrétaire général de la Ligue : « L’initiative AFTIAS 2.0 est conforme à l’objectif principal de la Ligue des États arabes, qui est d’accroître l’intégration économique entre les pays arabes, d’améliorer les niveaux de revenu, de réduire la pauvreté et le chômage et de rendre les économies arabes plus résilients aux chocs économiques ».

Et d’ajouter que : « La deuxième édition de ce programme fournit une nouvelle plateforme et une stratégie pratique pour libérer le potentiel et mobiliser les capacités et les vastes ressources que la région possède, et s’emploie à relever les défis dictés par la pandémie. »

Il convient de noter que l’ITFC a supervisé la mise en œuvre de la première phase du programme AFTIAS entre 2013 et 2018, dans le but de soutenir le commerce dans la région arabe, lequel pâtit de faiblesses importantes par rapport à d’autres groupements dans le monde. Au cours de cette première phase, 28 projets ont été approuvés au profit de 19 pays arabes, dans divers domaines du secteur du commerce extérieur.

Au début de 2019, le Groupe de la BID a répondu à la demande du Secrétaire général de la Ligue des États arabes de mettre en œuvre la résolution du Sommet économique arabe tenu à Beyrouth en 2019, laquelle appelait l’ITFC à préparer et lancer la deuxième phase du programme AFTIAS, en coopération avec la Ligue des États arabes et ses États membres. En vertu de ce mandat, l’ITFC a préparé et adopté le document du programme AFTIAS 2.0, entre 2019 et 2020, aux fins de créer un environnement propice au commerce international dans la région arabe et de le rendre plus inclusif et efficace, et ce pour contribuer à la création d’emplois et parvenir à un développement durable.

L’OMD définit le commerce électronique transfrontalier comme « l’ensemble des transactions qui sont effectuées par voie numérique moyennant un réseau informatique (par exemple, par Internet) et qui entraînent des mouvements physiques de marchandises soumis à des formalités en douane »[1]. À l’instar de nombreux pays, lorsqu’elle parle d’envois de commerce électronique transfrontalier, la Douane argentine se réfère aux envois qui sont acheminés par des opérateurs postaux et des services de courrier exprès.

Nous ne décrirons pas dans le présent article les procédures en place aux fins du traitement de ces flux spécifiques de marchandises. Les lecteurs qui veulent en savoir plus à ce sujet pourront consulter le Recueil d’études de cas de l’OMD sur le commerce électronique. Nous expliquerons à la place comment l’Administration est en train de revoir son cadre légal, politique et opérationnel dans la lignée du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique transfrontalier et d’autres documents d’orientation de l’Organisation.

GROUPES DE TRAVAIL

Juste après l’adoption du Cadre de l’OMD en juin 2018, la Douane argentine a créé un groupe de travail interne à qui a été confiée la tâche d’entreprendre un diagnostic sur le commerce électronique transfrontalier. Le groupe a réuni 12 fonctionnaires des douanes qui occupaient des postes de chargés de la coordination de projet, de la refonte des procédures, de questions techniques et opérationnelles et des relations institutionnelles. Tous étaient parfaitement au courant des discussions qui avaient lieu au sein du Groupe de travail de l’OMD sur le commerce électronique transfrontalier depuis 2016 ou encore au sein du Comité technique permanent. Certains avaient aussi contribué aux efforts de renforcement des capacités du Secrétariat de l’OMD dans le domaine du commerce électronique en participant, entre autres, aux Conférences mondiales de l’OMD et aux ateliers régionaux et nationaux sur le commerce électronique transfrontalier.

Les membres du groupe de travail interne se sont réunis régulièrement (en virtuel) avec divers départements afin d’aborder des questions aussi variées que les renseignements préalables, la gestion des risques, le recouvrement des recettes et la sécurité. En juillet 2021, ils publiaient un rapport de diagnostic ainsi qu’une liste de recommandations assortie d’une feuille de route aux fins de leur mise en œuvre.

DIAGNOSTIC

Le diagnostic passe en revue toutes les normes du Cadre de l’OMD. Une liste de questions avait été établie pour chacune d’elles, dans le but de clarifier les procédures existantes ainsi que les pratiques les concernant.

Le diagnostic a montré qu’il était nécessaire d’élaborer des règlementations spécifiques, à l’importation et à l’exportation, qui soient adaptées aux divers modèles d’entreprise du commerce électronique en place. À cette fin, le rapport a recommandé de créer quatre groupes de travail (GT), dans le but d’examiner les thématiques suivantes :

  • les renseignements électroniques préalables et la gestion des risques (GT1),
  • la facilitation des échanges et le contrôle (GT2),
  • le recouvrement des recettes (GT3),
  • la sécurité (GT4).

L’un des membres du groupe de travail interne, María Florencia Róvere, avait participé au programme de bourses de l’OMD, de mai à juin 2021, et le travail de recherche qu’elle avait mené sous la supervision d’un expert du Secrétariat de l’OMD avait porté sur le commerce électronique transfrontalier.  La Douane argentine a ainsi pu incorporer une série de recommandations formulées ensemble avec l’OMD, parmi lesquelles figure une liste des données qui pourraient être exigées et qui tient compte des Éléments de données de référence de l’OMD pour le commerce électronique transfrontalier (téléchargez le tableau 1).

MISE EN ŒUVRE DE LA FEUILLE DE ROUTE

Une réunion a été organisée avec des points de contact au sein de chaque sous-direction générale de la Douane. Les participants ont passé en revue les conclusions du diagnostic et la feuille de route et se sont mis d’accord sur la voie à suivre concernant les priorités et les méthodes de travail. Chaque point de contact a convenu de prendre part aux quatre groupes de travail et d’y envoyer des représentants de leur sous-direction générale respective le cas échéant. Un rapport faisant l’inventaire des mesures à prendre a ensuite été soumis à la Directrice générale des douanes, qui a donné son feu vert au lancement des travaux pour la mise en place des modalités convenues.

À la mi-août 2021, les groupes de travail se sont réunis en mode virtuel. Ils ont élaboré un plan de travail avec des indicateurs de performance et des échéances, sur la base du rapport de diagnostic initial.

Les membres du GT1 sur les renseignements électroniques préalables et la gestion des risques ont commencé leurs travaux en réalisant un inventaire des parties prenantes de la chaîne du commerce électronique, avant de se pencher dans un deuxième temps sur l’harmonisation des données exigées dans le cadre du processus de dédouanement actuel, sur l’alignement des jeux de données sur le Modèle de données de l’OMD et sur l’utilisation des données préalables, notamment sur leur utilité et leur pertinence.

Les membres du GT2 sur la facilitation des échanges et le contrôle ont travaillé sur la clarification des procédures concernant les renvois et retours de marchandises, sur une cartographie des fonctionnalités du système de déclaration en douane (CDS) de l’UPU et sur la transcription des procédés sous forme de graphiques.

Les membres du GT3 sur le recouvrement des recettes se sont penchés sur les problèmes associés aux paiements, analysant les plaintes ou encore les demandes d’assistance concernant, par exemple, la procédure de retour ou les méthodes de paiement. Ils ont également commencé à examiner les divers modèles de recouvrement.

Enfin, les membres du GT4 sur la sécurité se sont attachés à clarifier la situation concernant les marchandises soumises à des prohibitions ou à des restrictions et à déterminer les manières de réduire les problèmes associés à ce type de produits. Ils ont également analysé les possibilités de travailler en liaison avec les forces de sécurité pour l’échange de renseignements dans le cadre des enquêtes.

Dans la lignée de la norme 11 du Cadre de normes de l’OMD qui porte sur les partenariats public-privé, tous les groupes ont convenu d’organiser des tables rondes de travail ouvertes aux représentants du secteur privé afin de permettre à ces derniers de rester informés de l’avancée des travaux de l’Administration et de donner leur avis. L’Administration est en train de procéder à un état des lieux des parties prenantes et à un exercice de cartographie afin de s’assurer que le processus reste participatif. Dans une phase ultérieure, l’Administration a l’intention d’inviter d’autres organismes gouvernementaux à participer aux groupes de travail. Enfin, les groupes entendent demander une assistance technique à l’OMD une fois que la mise en œuvre du plan de travail en sera à un stade plus avancé.

CONCLUSION

L’examen des politiques et procédures relatives au commerce électronique constitue une tâche ambitieuse, mais la Douane argentine croit fermement que la nouvelle approche de collaboration qu’elle a mise en place lui permettra d’achever

Le commerce électronique constitue un secteur en pleine croissance de l’économie des États-Unis. En 2019, il a représenté 10,7 % du total des ventes au détail, passant à 14 % en 2020[1]. Rien que pour l’année 2020, les ventes de commerce électronique ont augmenté de plus de 40 % et ont atteint 791,8 milliards de dollars des États-Unis[2].

Gérer les flux transfrontaliers générés par ces ventes pose de nombreux défis. Bien que les envois de commerce électronique présentent les mêmes risques pour la santé, la sûreté et la sécurité économique que les envois conteneurisés, le service de la Douane et de la protection des frontières (ci-après la CBP) ne dispose pas d’une vision globale de la chaîne logistique du commerce électronique, compte tenu de la nature complexe et dynamique de ce secteur d’activité. Le volume exorbitant de petits colis vient encore compliquer la tâche de la CBP en matière de détection et d’interception des paquets présentant un risque élevé. De plus, les données électroniques vagues et imprécises fournies par certaines entreprises constituent pour la CBP un obstacle majeur pour le ciblage des envois.

Afin de relever ces défis, la Division du commerce électronique de la CBP concentre ses efforts sur l’amélioration de la gestion des risques, en travaillant en étroite collaboration avec les opérateurs commerciaux. En 2019, la CBP a créé une task force sur le commerce électronique (ETF de son acronyme anglais) réunissant des représentants de tous les secteurs de cette industrie. L’objectif était de mieux déterminer la nature et l’origine des envois relevant de la Section 321 a) 2) C) du Tariff Act de 1930, amendée (ci-après la Section 321) qui autorise la CBP à accorder, au titre d’une exonération administrative, l’entrée en franchise de droits et taxes des envois de marchandises (autres que les cadeaux de bonne foi et que certains produits personnels et ménagers) qui sont importées par une seule personne en une seule journée et dont la juste valeur cumulée au détail dans le pays d’expédition ne dépasse pas 800 dollars des États-Unis. Cette exonération est également appelée « entrée de minimis ».

En coordination avec l’ETF, la CBP a cartographié les modèles d’entreprise spécifiques au commerce électronique et, après avoir fait l’inventaire des parties responsables de la vente et du mouvement des marchandises, elle a pu déterminer quelles sont les parties qui ont accès à des données supplémentaires et qui peuvent fournir ces données à la CBP afin de lui permettre de mieux évaluer les risques du commerce électronique. Cet effort visant à recevoir des données électroniques préalables pour cibler les envois à risque de manière plus efficace et opportune a été la pierre angulaire de deux programmes de test, baptisés programme pilote Section 321 Data et programme de test Entry Type 86, que la CBP a lancés respectivement en juillet et en septembre 2019. Forte du succès de ces deux programmes pilotes, la CBP est en train de formaliser les procédures établies, ce qui lui permettra de mieux lutter contre les pratiques illicites et de protéger les citoyens tout en leur permettant d’importer des marchandises en franchise de droits.

PILOTE SECTION 321 DATA ET DÉCISION ADMINISTRATIVE

Le 23 juillet 2019, la CBP a rendu publique son intention de mener un projet pilote, sur une base volontaire, afin de recueillir des données préalables relatives aux envois potentiellement éligibles pour la mainlevée au titre de la Section 321. Des transporteurs, des sociétés de technologies, des fournisseurs de services logistiques et des partenaires moins traditionnels, tels que les places de marché en ligne, ont été invités à y participer. Il leur a été demandé de transmettre par voie électronique certains éléments de données concernant les envois sous le régime de minimis à la CBP, et ce avant leur arrivée. La CBP a ainsi accepté des informations au niveau de l’envoi provenant directement des places de marché en ligne et a pu les mettre en correspondance avec les renseignements reçus de la part des transporteurs traditionnels. La CBP a mené ce pilote pour deux raisons : tout d’abord, pour déterminer s’il est réalisable d’obtenir des données préalables de la part de différents types d’interlocuteurs ; ensuite, pour établir s’il est possible d’obtenir des données supplémentaires qui ne sont généralement pas exigées au titre de la règlementation actuelle mais qui seraient utiles pour détecter et cibler efficacement les envois à haut risque dans l’environnement du commerce électronique.

En outre, le 28 juillet 2020, la CBP a pris une décision administrative qui octroie aux centres de traitement de commandes et aux entrepôts nationaux le statut « d’une personne » au titre de la Section 321, s’agissant des marchandises invendues importées aux États-Unis. En application de cette décision, les propriétaires ou vendeurs étrangers de marchandises invendues peuvent également bénéficier de ce statut, à condition qu’ils s’identifient auprès de la CBP et que la valeur totale des marchandises qu’ils importent en un jour ne dépasse pas les 800 dollars. Autrement dit, dans les cas où les marchandises n’ont pas été vendues à un consommateur au moment de l’importation, la CBP considère que le destinataire (qui est susceptible d’être le centre de traitement des commandes aux États-Unis ou encore l’entrepôt gardant les marchandises) est « une personne » répondant aux critères d’éligibilité de la Section 321. Le propriétaire ou l’acheteur des marchandises (qui est susceptible d’être le vendeur étranger) peut également être considéré comme « une personne », à condition qu’il s’identifie auprès de la CBP et que la valeur totale des marchandises qu’il importe en un jour ne dépasse pas 800 dollars. Si le propriétaire ou l’acheteur de la marchandise ne s’identifie pas auprès de la CBP, tout envoi en lien avec lui peut être soumis aux procédures d’entrée formelle ou informelle[1] si la valeur cumulée dépasse la limite de 800 dollars, ou si la CBP estime qu’il est nécessaire de protéger les recettes de la Douane des États-Unis ou de préserver l’intérêt national.

La décision administrative de la Section 321 permet à la CBP de mieux détecter les évasions de droits et d’autres abus sanctionnés par la loi, et elle contribue à créer un environnement règlementaire plus prévisible pour le commerce. Les propriétaires ou acheteurs d’un envoi qui souhaitent être considérés comme « une personne » au titre de la Section 321 doivent fournir leur prénom et leur nom de famille ou le nom de leur entreprise. La décision donne par conséquent à la CBP accès à des informations importantes concernant les vendeurs étrangers qui lui permettent d’être mieux à même d’identifier les envois de produits de contrefaçon, de produits ne respectant pas les normes sanitaires et sécuritaires, et toute autre menace, et ce avant que les colis n’entrent sur le territoire des États-Unis.

ENTRY TYPE 86

Outre le pilote Section 321 Data, la CBP a également testé, en septembre 2019, une nouvelle procédure d’entrée pour les envois couverts par la Section 321, notamment ceux qui, étant soumis à des exigences en matière de données de la part d’autres organismes gouvernementaux partenaires, ne peuvent être dédouanés pour l’heure sous le régime de minimis de la Section 321. Connue sous le nom de Entry Type 86, la procédure permet aux agents en douane et aux auto-déclarants (un propriétaire ou un acheteur d’un envoi de faible valeur couvert par la Section 321) de déposer par voie électronique une entrée de minimis avec un jeu de données limité, par le biais de l’Automated Broker Interface (ou interface automatisée des agents en douane). La procédure couvre les envois pour lesquels d’autres organismes gouvernementaux partenaires posent des exigences en matière de données aux fins du dédouanement sans toutefois imposer de droits, de taxes et de charges.  Les marchandises importées par voie postale et transportées par le United States Postal Service ont été exclues du test Entry Type 86. Ce nouveau type de déclaration vise à améliorer la sécurité et la sûreté en offrant à la CBP et aux autres agences gouvernementales partenaires une plus grande visibilité pour les envois de faible valeur.

ÉLÉMENTS DE DONNÉES ÉLECTRONIQUES PRÉALABLES PROPOSÉS

La CBP est actuellement en train de formaliser les procédures établies au titre du pilote Section 321 Data et du test Entry Type 86. Les nouveaux procédés, qui sont en passe d’être adoptés sur la base des résultats et des enseignements tirés des deux programmes pilotes, mettront fin à ces derniers par la même occasion.

La CBP propose que l’importateur des marchandises, ou son agent autorisé, soit tenu de lui soumettre les informations suivantes aux fins du dédouanement d’un envoi :

  1. Identifiant unique pour la transmission de données
  2. Nom de la place de marché et site Web ou numéro de téléphone
  3. Nom et adresse de l’acheteur consommateur
  4. Nom et adresse de l’expéditeur
  5. Description du produit telle que publiée
  6. Valeur
  7. Pays d’origine
  8. L’un des éléments suivants au moins doit être fourni :
    1. Lien vers une liste de produits
    2. Image du produit
    3. Identifiant du produit
    4. Image radiographique de l’envoi
  9. Jeu de données de l’organisme gouvernemental partenaire (le cas échéant)
  10. Numéro tarifaire du Système harmonisé à 10 chiffres

AVANTAGES

En date du mois d’août 2021, la CBP avait reçu des données supplémentaires concernant 603 millions d’envois : 206 millions de transactions dans le cadre du pilote Section 321 Data et 397 millions pour le test Entry Type 86[4]. Au cours du quatrième trimestre de l’exercice 2020, la CBP a reçu des données dans le cadre du pilote Section 321 Data sur près de 25 % de tous les envois de minimis qui n’avaient pas été envoyés par la poste. De même, les soumissions dans le cadre du test Entry Type 86 ont couvert 50 % de tous les envois de minimis qui n’avaient pas été envoyés par courrier postal.

Les deux programmes pilotes ont abouti à des avantages opérationnels significatifs grâce au fait que les participants au pilote ont fourni des informations sur le vendeur, des illustrations du produit et d’autres détails concernant les transactions. Tout d’abord, les programmes ont permis de créer un environnement règlementaire plus prévisible et cohérent. Ensuite, l’obtention d’éléments de données préalables a réduit de manière importante la charge de travail de la CBP, le dédouanement intervenant le jour même alors qu’auparavant il prenait six à huit jours. Par ailleurs, grâce aux informations préalables, le nombre de détentions a été réduit mais la sécurité a été améliorée avec notamment une atténuation des risques associés à l’importation de trousses de diagnostic, d’appareils médicaux et d’équipements de protection individuelle en lien avec la COVID-19 potentiellement contrefaisants.

Les participants au pilote ont également rapporté un nombre moindre de détentions des envois. Une plateforme de commerce électronique a même enregistré une réduction de 97 % des détentions à partir du moment où elle a commencé à transmettre des données, et une autre une diminution de 90 %. Outre ces avantages opérationnels, les réponses à une enquête menée par la CBP révèlent que les participants au pilote estiment avoir économisé quelque 2 milliards de dollars des États-Unis grâce au test Entry Type 86.

INFORMER POUR ASSURER LA CONFORMITÉ

Durant le déploiement des deux programmes pilotes, la CBP a fourni d’importants efforts pour entamer un dialogue avec les entreprises et notamment pour informer les parties prenantes des implications de la décision administrative au titre de la Section 321. La Division du commerce électronique de la CBP et le Bureau des relations commerciales sont en contact avec les acteurs du commerce non seulement via l’ETF mais aussi divers autres forums. Par exemple, la CBP organise des réunions publiques trimestrielles avec le Comité consultatif sur les opérations commerciales (COAC), un groupe d’interlocuteurs du secteur privé choisis pour conseiller les secrétaires au Trésor et à la Sécurité intérieure sur les opérations commerciales de la CBP (les procès-verbaux et les documents des réunions peuvent être consultés en ligne[5]). La Division participe également à de nombreux webinaires et formations en ligne pour communiquer au public des renseignements sur les dernières règlementations et sur les ressources disponibles[6].

La CBP comprend qu’il est important de travailler en étroite collaboration avec la communauté des affaires pour réaliser ses objectifs, en particulier lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre de nouvelles décisions administratives. Elle a procédé à des échanges approfondis avec le secteur privé à ce sujet et elle continuera à travailler non seulement avec les acteurs traditionnels mais aussi avec les intervenants étrangers qui seront touchés par la décision administrative au titre de la Section 321.

En savoir +
https://www.cbp.gov

[1] « 2019 E-Stats Report: Measuring the Electronic Economy », Bureau du recensement des États-Unis, 5 août 2021, https://www.census.gov/newsroom/press-releases/2021/e-estats-report-electronic-economy.html.

[2] « Monthly Retail Trade », Bureau du recensement des États-Unis, https://www.census.gov/retail/index.html.

[3] Les entrées informelles n’exigent pas le dépôt d’une caution en douane et sont liquidées au moment de la mainlevée.

[4] Les chiffres se fondent sur les données de l’année fiscale à ce jour, à compter du 1er octobre 2020.

[5] https://www.cbp.gov/trade/stakeholder-engagement/coac/coac-public-meetings/coac-quarterly-meeting-march-17-2021-washington-dc

[6] https://www.cbp.gov/trade/stakeholder-engagement

La Poste de Côte d’Ivoire, the host postal operator for the 27th Universal Postal Congress in Abidjan on 9 to 27 August, believes that the international event will help accelerate the transformation and revitalization of the organization.

Isaac Gnamba-Yao, CEO of La Poste, says, “We believe that this historic and long-awaited event will leave a mark, not just on the post itself, but also on the wider postal sector and across the country, and that the Ivory Coast continues to shine in Africa.”

During Congress, La Poste will showcase its post office of the future, which opened on 20 May at the Université Félix Houphouët-Boigny in Abidjan. The new facility promotes digital inclusion and the digital economy and provides modern and innovative postal services. Overall, the goal of the new post office is to highlight to the international postal community a modern Ivorian Post, and a symbol of African postal operators and their growing technological achievements.

“The post office of the future provides a real opportunity to reconcile ourselves with one of the most important segments of our population – the youth,” explains Gnamba-Yao. “Being present at the university, where more than 60,000 young people come together, is a real opportunity for us to showcase what we can do.”

Aside from assisting the UPU with the logistics of Congress, La Poste will also act as a technical contributor to the ongoing debates during the event. “The subjects under discussion will greatly impact postal operations and regulation,” Gnamba-Yao continues. “Therefore, La Poste will have to work closely with local authorities so that the country has all the required information to be able to adjust its postal vision.”

The government of Côte d’Ivoire has recently reaffirmed its vision for the digital transformation of the nation, and La Poste plays a key role in this. “We will be focusing on how we can accelerate digitalization and become a service window for citizens, offering digital financial and banking services, in addition to e-commerce parcel and package distribution,” Gnamba-Yao adds. “We want to make life easier for citizens by becoming a one-stop-shop for both government and private sector logistical needs.”

La Poste has recently made some notable investments which will help accelerate its digitalization journey. Its online ordering solution for administrative documents (https://www.documents.ci/..welcome), is just one example. “This innovative service illustrates how we can modernize both the postal service and the government,” Gnamba-Yao explains. “Solutions like this assist the government in providing services to citizens easily, fast and as cost effectively as possible.”

“We also have our e-commerce portal, http://www.sanlishop.ci, which includes products from local artisans. This site illustrates how electronic commerce is a new source of revenue for the post. These two examples, among many other initiatives, justify how ready we are to move from a postal administration to a true logistics and electronics company,” he concludes.

La pandémie a cependant un impact contrasté selon les secteurs où opèrent les sociétés de commerce électronique, comme dans les services de voyages et de voiture avec chauffeur.

L’essor spectaculaire du commerce électronique dans le contexte des restrictions de mouvement causées par la COVID-19 a fait passer la part des ventes au détail en ligne de 16 % à 19 % du total des ventes au détail en 2020, selon les estimations d’un nouveau rapport de la CNUCED publié le 3 mai.

La CNUCED a publié ce rapport lors d’une réunion intergouvernementale de deux jours portant sur la mesure du commerce électronique et de l’économie numérique.

Selon le rapport, les ventes au détail en ligne ont nettement progressé dans plusieurs pays, la République de Corée affichant la part la plus élevée avec 25,9 % en 2020, contre 20,8 % l’année précédente (tableau 1).

Parallèlement, les ventes mondiales de commerce électronique ont bondi à 26 700 milliards de dollars à l’échelle mondiale en 2019, soit une hausse de 4 % par rapport à 2018, selon les dernières estimations disponibles.

Ce chiffre comprend les ventes d’entreprise à entreprise (B2B) et d’entreprise à consommateur (B2C), et équivaut à 30 % du produit intérieur brut (PIB) mondial cette année-là.

« Ces statistiques montrent l’importance croissante des activités en ligne. Elles soulignent également la nécessité pour les pays, en particulier pour les pays en développement, de disposer de telles informations alors qu’ils reconstruisent leurs économies à la suite de la pandémie de COVID-19 », a déclaré Shamika Sirimanne, directrice de la technologie et de la logistique à la CNUCED.

 

Table 1: Ventes au détail en ligne, sélection de pays – 2018-2020

Économie Ventes au détail en ligne

(milliars de $)

Ventes au détail

(milliards de $)

La part des ventes au détail en ligne

(% des ventes au détail)

2018 2019 2020 2018 2019 2020 2018 2019 2020
Australie 13,5 14,4 22,9 239 229 242 5,6 6,3 9,4
Canada 13,9 16,5 28,1 467 462 452 3,0 3,6 6,2
Chine 1 060,4 1 233,6 1 414,3 5 755 5 957 5 681 18,4 20,7 24,9
Corée (Rep.) 76,8 84,3 104,4 423 406 403 18,2 20,8 25,9
Singapour 1,6 1,9 3,2 34 32 27 4,7 5,9 11,7
Royaume-Uni 84,0 89,0 130,6 565 564 560 14,9 15,8 23,3
Étas-Unis 519,6 598,0 791,7 5 269 5 452 5 638 9,9 11,0 14,0
Économies ci-dessus 1 770 2 038 2 495 12 752 13 102 13 003 14 16 19

Source : CNUCED, basée sur les offices nationaux de statistiques.

 

Des résultats mitigés selon les entreprises

Selon le rapport de la CNUCED, la pandémie de COVID-19 a également entraîné des résultats contrastés pour les principales entreprises de commerce électronique B2C.

Les données relatives aux 13 principales entreprises de commerce électronique, dont 11 sont originaires de Chine et des États-Unis, révèlent un renversement notable de la situation pour les plateformes offrant des services de voyages et de voiture avec chauffeur (tableau 2).

Toutes ont connu une forte baisse de la valeur brute des marchandises (VBM) et une chute correspondante de leur classement.

Par exemple, Expedia est passé de la 5e place en 2019 à la 11e en 2020, Booking Holdings de la 6e à la 12e et Airbnb, qui a été introduit en bourse en 2020, de la 11e à la 13e place.

Malgré la réduction de la VGM des sociétés de services, la VGM totale des 13 premières sociétés de commerce électronique B2C a augmenté de 20,5 % en 2020, soit plus qu’en 2019 (17,9 %). Les gains ont été particulièrement importants pour Shopify (+ 95,6 %) et Walmart (72,4 %). Dans l’ensemble, la VGM B2C des 13 premières entreprises s’est élevée à 2 900 milliards de dollars en 2020.

 

Table 2: Classement des premières entreprises B2C par GMV, 2020

Classement par VBM Entreprise Siège social Industrie VBM

(milliars de $)

Variation de la VBM

(%)

2020 2019 2018 2019 2020 2018-19 2019-20
1 1 Alibaba Chine Commerce électronique 866 954  1 145 10,2 20,1
2 2 Amazon États-Unis Commerce électronique 344 417 575 21,0 38,0
3 3 JD.com Chine Commerce électronique 253 302 379 19,1 25,4
4 4 Pinduoduo Chine Commerce électronique 71 146 242 104,4 65,9
5 9 Shopify Canada Médias et services Internet 41 61 120 48,7 95,6
6 7 eBay États-Unis Commerce électronique 90 86 100 -4,8 17,0
7 10 Meituan Chine Commerce électronique 43 57 71 33,0 24,6
8 12 Walmart États-Unis Biens de consommation 25 37 64 47,0 72,4
9 8 Uber États-Unis Médias et services Internet 50 65 58 30,5 -10,9
10 13 Rakuten Japon Commerce électronique 30 34 42 13,6 24,2
11 5 Expedia États-Unis Médias et services Internet 100 108 37 8,2 -65,9
12 6 Booking Holdings États-Unis Médias et services Internet 93 96 35 4,0 -63,3
13 11 Airbnb États-Unis Médias et services Internet 29 38 24 29,3 -37,1
Entreprises ci-dessus 2 035 2 399 2 890 17,9 20,5

Source : CNUCED, basée sur les rapports de sociétés
Note: L’exercise comptable d’Alibaba débute le 1er avril, celui de Walmart le 1er février. Les chiffres en italique sont des estimations. VBM = Valeur brute des marchandises (ainsi que Booking Value)..

 

Les ventes interentreprises dominent le commerce électronique

Le rapport estime la valeur du commerce électronique interentreprises mondial en 2019 à 21 800 milliards de dollars, ce qui représente 82 % de l’ensemble du commerce électronique, comprenant à la fois les ventes via des plateformes de marché en ligne et les transactions par échange de données informatisées (EDI).

Les États-Unis ont continué à dominer le marché global du commerce électronique, devant le Japon et la Chine (tableau 3).

Les ventes de commerce électronique B2C ont été estimées à 4 900 milliards de dollars en 2019, soit une hausse de 11 % par rapport à 2018. Les trois premiers pays pour les ventes de commerce électronique B2C sont toujours la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni.

Le commerce électronique B2C transfrontalier s’est élevé à quelque 440 milliards de dollars en 2019, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2018. Le rapport de la CNUCED note également que la part des acheteurs en ligne effectuant des achats transfrontaliers est passée de 20 % en 2017 à 25 % en 2019.

 

Source : CNUCED, basée sur des sources nationales. Note : Les chiffres en italiques sont des estimations de la CNUCED.

Classement Économie Ventes totales de commerce électronique

(milliards de $)

Part des ventes totales du commerce électronique dans le PIB (%) Ventes de commerce électronique interentreprises

(milliards de $)

Part des ventes de commerce électronique interentreprises dans le commerce électronique total (%) Ventes de commerce électronique B2C

(milliards de $)

1 États-Unis 9 580 45   8 319 87   1 261
2 Japon 3 416 67   3 238 95      178
3 Chine 2 604 18   1 065 41   1 539
4 Corée (Rep.) 1 302 79   1 187 91      115
5 Royaume-Unis     885 31      633 72      251
6 France     785 29      669 85      116
7 Allemagne     524 14      413 79      111
8 Italie     431 22      396 92        35
9 Australie     347 25      325 94        21
10 Espagne     344 25      280 81        64
10 ci-dessus 20 218 36 16 526 82   3 691
Monde 26 673 30 21 803   4 870

Source : CNUCED, basée sur des sources nationales.
Note : Les chiffres en italiques sont des estimations de la CNUCED.

 

Mauvais résultats en matière d’inclusion numérique pour les entreprises de commerce électronique

Malgré les revenus considérables des entreprises de commerce électronique, un indice publié par la World Benchmarking Alliance en décembre dernier leur a attribué une mauvaise note en matière d’inclusion numérique.

L’indice a classé 100 entreprises numériques, dont 14 entreprises de commerce électronique, en fonction de leur contribution à l’accès aux technologies numériques, au développement des compétences numériques, au renforcement de la confiance et à la promotion de l’innovation.

Les entreprises de commerce électronique ont obtenu des résultats inférieurs à ceux des entreprises d’autres secteurs numériques tels que le matériel informatique ou les services de télécommunication.

Par exemple, l’entreprise de commerce électronique la mieux classée est eBay, à la 49e place. Dans l’ensemble, les entreprises de commerce électronique ont obtenu un score de seulement 20 sur un total possible de 100.

Selon le rapport de la CNUCED, l’un des principaux facteurs de cette mauvaise performance réside dans le fait que ces entreprises ont été pour la plupart fondées au cours des deux dernières décennies seulement, et sont donc relativement jeunes.

« Ces entreprises se sont davantage concentrées sur les actionnaires plutôt que de s’engager auprès d’un large groupe de partenaires et de compiler des données sur leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance », indique le rapport.

Il existe néanmoins quelques points positifs. Par exemple, plusieurs sociétés de commerce électronique proposent des formations gratuites aux entrepreneurs sur la manière de vendre en ligne, y compris, dans certains cas, en ciblant spécifiquement les groupes vulnérables tels que les personnes handicapées ou les minorités ethniques.