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L’institution des Nations Unies spécialisée pour les technologies présente à Genève les dernières nouveautés en matière d’intelligence artificielle et de robotique.

 

Les innovateurs dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA) et de la robotique – accompagnés de leurs créations ultra-sophistiquées – se joindront aux chefs de file de l’action humanitaire à Genève (Suisse) les 6 et 7 juillet, à l’occasion de la nouvelle édition du sommet mondial visant à promouvoir l’IA au service du développement durable.​

Organisé sur deux jours à l’initiative de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social​ sera l’occasion de montrer l’aide que les nouvelles technologies peuvent apporter pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies, dans des domaines tels que la lutte contre la crise climatique et le renforcement des interventions humanitaires.

« Il est dans notre intérêt collectif de façonner l’IA plus vite qu’elle ne nous façonne », a déclaré la Secrétaire générale de l’UIT, Mme Doreen Bogdan-Martin. « Ce Sommet, qui constitue la principale plate-forme des Nations Unies dans le domaine de l’IA, rassemblera des acteurs de premier plan du secteur représentant un large éventail d’intérêts, afin de faire en sorte que l’IA puisse jouer un rôle moteur puissant dans notre course contre la montre pour réussir à atteindre les ODD. »

Solutions innovantes et intervenants de calibre mondial

Le Sommet mondial sur l’IA au service du bien social sera l’occasion de rassembler, pour la première fois au même endroit, huit robots sociaux humanoïdes et plus de 20 robots spécialisés. Ces robots montreront toute l’étendue de leurs capacités, allant de la lutte contre les incendies à l’acheminement de l’aide humanitaire, en passant par la fourniture de soins de santé et l’appui à une agriculture durable.

La manifestation comprendra également des interventions de personnalités influentes ainsi que des démonstrations de solutions d’IA de pointe qui, avec l’appui de la grande famille de l’IA au service du bien social disséminée partout dans le monde, pourraient être appliquées à l’échelle mondiale.

Deux tables rondes de haut niveau – qui réuniront des responsables publics, des cadres du secteur privé, des universitaires et des partenaires du système des Nations Unies – seront l’occasion d’étudier les politiques, les réglementations et les normes nécessaires pour faire en sorte que l’IA contribue au développement durable.

La manifestation accueillera également la dernière épreuve du concours « L’usine d’innovations en matière d’IA au service du bien social », lors de laquelle des start-up du monde entier présenteront leurs solutions d’IA en vue de progresser dans la réalisation des ODD.

Plus qu’un simple sommet

Le Sommet mondial sur l’IA au service du bien social, dont la première édition s’est tenue en 2017, fait son grand retour à Genève pour la première fois depuis 2019, le Sommet ayant pris, en raison de la pandémie de COVID-19, la forme d’une plate-forme de mobilisation en ligne, accessible tout au long de l’année, et réunissant des participants d’horizons très divers issus de 183 pays.

L’édition de cette année tire le meilleur parti du monde physique et du monde virtuel, avec jusqu’à plus de 2 500 participants attendus à Genève et la participation en ligne de plus de 15 000 membres de la plate‑forme communautaire de l’UIT fondée sur l’IA en pleine expansion, à savoir le Réseau neuronal sur l’IA au service du bien social.

La manifestation accordera une large place à l’établissement de contacts en vue de faire émerger de nouveaux projets, des appels à l’action et des partenariats. En outre, l’espace d’exposition dynamique aménagé dans le cadre du Sommet mettra en avant des performances et des œuvres d’art qui tirent leur inspiration de l’intelligence artificielle.

L’UIT connecte le monde

Le Sommet mondial sur l’IA au service du bien social  est organisé par l’UIT, qui est l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, et 40 institutions des Nations Unies partenaires. Il est organisé conjointement avec le Gouvernement de la Suisse.

Les membres de l’UIT se composent de 193 États Membres et – fait unique dans le système des Nations Unies – de plus de 900 entreprises, universités et organisations internationales et régionales du monde entier.

Lors de la Conférence de plénipotentiaires de l’UIT en 2022, les États Membres ont adopté une Résolution à l’appui des travaux menés par l’institution spécialisée au sein du système des Nations Unies en vue de tirer parti des avantages qu’offre l’IA pour le développement durable.

Le Sommet mondial sur l’IA au service du bien social, qui se tiendra pendant deux jours au Centre international de conférences de Genève, sera précédé le 5 juillet d’un atelier sur l’apprentissage automatique animé par des spécialistes contribuant à la série Discovery consacrée à l’IA au service du bien social.

La participation au Sommet mondial sur l’IA au service du bien social est gratuite et ouverte à tous.

Des robots et des hommes

Les personnes suivantes ont confirmé leur participation au Sommet:

  • Lila Ibrahim – Directrice des opérations, DeepMind
  • Yuval Noah Harari – Historien, philosophe et auteur des ouvrages à succès « Sapiens » et « Homo Deus » (à distance)
  • Orly Lobel – Professeur émérite de droit à l’Université de San Diego ayant reçu le prix Warren et autrice de « The Equality Machine » (l’un des meilleurs livres de 2022 selon The Economist)
  • Stuart Russell – Professeur d’informatique à l’Université de Californie, Berkeley, et auteur de « Human Compatible: Artificial Intelligence and the Problem of Control »
  • Alessandra Sala – Directrice du Département IA et science des données, Shutterstock, et Présidente de l’initiative Women in AI
  • Babak Hodjat – Directeur technique chargé de l’IA, Cognizant
  • Sophia Kianni– Militante climatique irano-américaine, Directrice exécutive de Climate Cardinals et, à 20 ans, plus jeune membre du Groupe consultatif de la jeunesse sur les changements climatiques du Secrétaire général de l’ONU
  • Andrew Zolli – Directeur chargé des incidences climatiques, Planet
  • Ebtesam Almazrouei – Directrice de l’Unité de l’AI à l’Institut d’innovation technologique d’Abu Dhabi
  • Iker Casillas – Ancien gardien de football du Real Madrid, du FC Porto et de l’équipe nationale espagnole
  • Ali Agha – Chef de groupe à la Division des systèmes autonomes et robotiques du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, Centre Caltech des systèmes et technologies autonomes

Seront également présentés au Sommet:

  • Beonmi – Premier robot humanoïde non spécialisé pleinement fonctionnel au monde (Beyond Imagination)
  • Nadine – L’un des robots sociaux humanoïdes les plus réalistes au monde (Université de Genève)
  • Sophia – Premier robot Ambassadeur de l’innovation pour le Programme des Nations Unies pour le développement (Hanson Robotics)
  • Geminoid – Robot humanoïde japonais ultra-réaliste (Hiroshi Ishiguro)
  • 4NE-1 – L’un des robots humanoïdes cognitifs les plus évolués au monde conçu pour collaborer avec des humains (Neura Robotics)
  • Ai-Da Robot – Premier robot artiste ultra-réaliste (Aidan Meller)
  • Grace – Robot humanoïde soignant le plus évolué au monde (SingularityNET)
  • Desdemona – Robot star du groupe de rock Jam Galaxy Band

Organisée conjointement avec la Suisse, l’édition 2023 du Sommet mondial sur l’IA au service du bien social bénéficie du soutien d’Immersion4 (sponsor catégorie diamant), de l’Institution d’innovation technologique (sponsor catégorie diamant), de l’Université de Monash (sponsor catégorie or), de ZTE (sponsor catégorie or) et de Rohde & Schwarz (sponsor contacts en réseau).

La Coalition pour une Afrique numérique a annoncé le lancement d’une nouvelle initiative majeure visant à renforcer l’infrastructure Internet à travers le continent. Cette dernière initiative concerne le renforcement de cinq points d’échange Internet (IXP) existants en vue d’améliorer l’accès à Internet en le rendant plus rapide et plus abordable pour les internautes des régions desservies par ces IXP.

La Coalition pour une Afrique numérique est une initiative lancée par la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet dans le but de permettre la connexion d’un plus grand nombre d’Africains, grâce au développement d’une infrastructure Internet robuste et sécurisée en Afrique.Les IXP facilitent l’échange du trafic Internet au niveau local et sont des éléments incontournables pour toutes les régions souhaitant participer pleinement à l’économie Internet mondiale. L’initiative est financée par une aide de l’ICANN et sera mise en œuvre par l’Internet Society (ISOC).

À l’aide d’un outil d’évaluation développé par l’Internet Society, cinq IXP seront identifiés en fonction de leur impact potentiel sur leurs marchés locaux et sous-régionaux respectifs. L’Internet Society se chargera de créer un plan clair de croissance et de développement, adapté aux intérêts des régions et destiné à renforcer l’Internet en Afrique. Un responsable local sera identifié et recruté pour chaque IXP. Il bénéficiera d’une formation et du soutien de l’Internet Society et sera chargé de mettre en œuvre le plan d’action et d’atteindre des objectifs quantifiables associés au projet.

Une bonne gestion des IXP ouvre la voie à un vaste éventail de possibilités au prix d’investissements modestes, en améliorant les services Internet locaux et en réduisant leurs coûts.»
Sally Costerton, PDG par intérim de l’ICANN, qui a lancé la Coalition pour une Afrique numérique en décembre 2022

Des recherches menées par l’Internet Society montrent que les IXP améliorent l’expérience des utilisateurs finaux en réduisant les coûts d’accès à Internet et en favorisant le développement d’écosystèmes Internet locaux et l’interconnexion transfrontalière.

Les IXP rendent l’accès à Internet moins cher et plus fiable. Il s’agit de ressources critiques pour garantir que l’Internet soit accessible à tous. L’Internet Society se réjouit de cet investissement de l’ICANN qui contribuera à élargir l’accès à Internet à un plus grand nombre de personnes sur tout le continent. »
Andrew Sullivan, président-directeur général, Internet Society

Des détails sur le projet IXP ont été annoncés pendant un webinare qui a eu lieu le 30 janvier. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives destinées à améliorer l’accessibilité d’Internet sous les auspices de la Coalition pour une Afrique numérique.

La Coalition pour une Afrique numérique regroupe des gouvernements, des organisations régionales et internationales, ainsi que la communauté Internet locale. Conçue par l’ICANN, la Coalition pour une Afrique numérique est une alliance d’organisations animées par les mêmes idées et engagées à développer une infrastructure Internet robuste et sécurisée, capable de permettre la connexion d’un plus grand nombre d’Africains. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur www.coalitionfordigitalafrica.africa.

À propos de l’ICANN

La mission de l’ICANN consiste à garantir un Internet mondial sûr, stable et unifié. Pour contacter une personne sur Internet, vous devez saisir une adresse sur votre ordinateur ou autre dispositif : un nom ou un numéro. Cette adresse doit être unique pour permettre aux ordinateurs de s’identifier entre eux. L’ICANN coordonne ces identificateurs uniques à l’échelle mondiale. La société ICANN a été fondée en 1998 en tant qu’organisation à but non lucratif reconnue d’utilité publique. Elle rassemble au sein de sa communauté des participants du monde entier.

À propos de l’Internet Society

Fondée en 1992 par des pionniers de l’Internet, l’Internet Society est une organisation mondiale à but non lucratif qui veille à ce que l’Internet soit accessible à tous. Par le biais de sa communauté de membres, de ses groupes d’intérêt et de ses plus de 130 chapitres dans le monde, l’organisation défend et promeut des politiques, des normes et des protocoles qui permettent à l’Internet de rester ouvert, mondialement connecté et sécurisé. Pour en savoir plus, consultez le site : Internetsociety.org.

Un nouveau groupe spécialisé de l’UIT préconise une collaboration pour assurer l’interopérabilité du métavers.

Ce groupe spécialisé offre un cadre pour commencer à jeter les bases des normes techniques qui contribueront à créer un écosystème technologique et commercial sous-jacent, afin de promouvoir l’accès au marché, l’innovation et la rentabilité dans un secteur dont la valeur devrait atteindre, selon certains analystes, près de 800 milliards USD d’ici à 2024.

« Le métavers et les couches de technologie qui le composent peuvent contribuer au développement et au progrès de l’humanité », a déclaré la Secrétaire générale de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin. « Les travaux de ce groupe spécialisé de l’UIT constituent un premier jalon pour faire en sorte que ces technologies fonctionnent bien et profitent à tous. Les avantages du métavers doivent être partagés largement et équitablement et les risques qu’il présente doivent être parfaitement compris et maîtrisés ».

Feuille de route pour la normalisation du métavers

L’UIT, l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, est mandatée par les gouvernements pour renforcer la connectivité numérique et promouvoir une transformation numérique durable.

Le groupe spécialisé de l’UIT a pour objectif d’élaborer une feuille de route relative à l’élaboration de normes techniques visant à rendre les services et les applications du métavers interopérables, à offrir aux utilisateurs une expérience de qualité, à garantir la sécurité et à protéger les données personnelles.

« La normalisation doit émaner de tous ceux qui s’appuieront sur les normes ainsi élaborées », a déclaré Seizo Onoe, Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications de l’UIT. « Ce groupe spécialisé appuiera les travaux que nous menons de concert en vue de réfléchir aux cas d’utilisation technologiques du métavers, de déterminer les exigences techniques qui y sont associées et d’élaborer des normes permettant de répondre à ces exigences à l’échelle mondiale ».

Consultation d’experts issus des secteurs public et privé

L’UIT fait figure d’exception au sein du système des Nations Unies, en ce qu’elle rassemble 193 États Membres et plus de 900 entreprises, universités et organisations internationales et régionales du monde entier, afin de mener des travaux sur des questions telles que la normalisation technique.

Les groupes spécialisés de l’UIT, ouverts à tous les experts intéressés, accélèrent les travaux de normalisation en menant des études approfondies dans des domaines dont l’importance stratégique évolue rapidement. Le groupe spécialisé sur le métavers est constitué pour une durée d’un an et mènera les études préalables nécessaires au travail de normalisation, qui serviront de base à l’élaboration de nouvelles normes de l’UIT.​

Afin de stimuler l’élaboration de normes cohérentes concernant le métavers, le groupe spécialisé a pour objectif d’élaborer des termes et des définitions communs et de promouvoir la collaboration entre les organismes de normalisation concernés. Il fera rapport au Groupe consultatif de la normalisation des télécommunications de l’UIT.

« La création de ce groupe spécialisé est très importante si l’on veut définir rapidement les normes qui contribueront à assurer la sécurité et l’interopérabilité du métavers et favoriseront la croissance et la prospérité », a déclaré Abdurahman M. Al Hassan, Président du Groupe consultatif de la normalisation des télécommunications de l’UIT, issu de l’Autorité nationale de cybersécurité (NCA) de l’Arabie saoudite.

Le groupe spécialisé se réunira pour la première fois à Riyad (Arabie saoudite), les 8 et 9 mars 2023, à l’invitation de la NCA, à la suite d’un Forum de l’UIT sur la découverte du métavers qui sera co-organisé par l’UIT et la NCA le 7 mars. Il sera possible de participer en ligne au forum et à la réunion.

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Note à l’intention des rédacteurs:

L’estimation selon laquelle la valeur du métavers pourrait atteindre 800 milliards de dollars à l’horizon 2024 est issue du rapport intitulé « Metaverse may be $800 billion market, next tech platform » (Le métavers: un marché à 800 milliards de dollars et la plate-forme technologie de demain), publié le 1er décembre 2021 par Bloomberg Intelligence. Il est fait mention de cette estimation dans le mandat du groupe spécialisé, approuvé par le Groupe consultatif de la normalisation des télécommunications de l’UIT.

Source: https://www.bloomberg.com/professional/blog/metaverse-may-be-800-billion-market-next-tech-platform/

Les fonctionnaires élus dirigent les travaux de l’UIT dans le domaine des radiocommunications, de la normalisation technique et du développement du numérique.

​​​​La nouvelle équipe de hauts dirigeants de l’Union internationale des télécommunications (UIT)​ a pris ses fonctions le 1er janvier 2023.

Elle est constituée de fonctionnaires de l’UIT et de dirigeants du secteur privé expérimentés. Ensemble, ils guideront l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication vers une ère nouvelle, dans la droite ligne de son objectif consistant à connecter le monde, en mettant particulièrement l’accent sur les milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées.

Au début de l’année, Mme Doreen Bogdan-Martin est devenue la 12ème Secrétaire générale de l’UIT depuis que l’Organisation a acquis le statut d’institution spécialisée des Nations Unies en 1947. Elle est également la première femme à diriger l’organisation depuis sa création en 1865.

Les États Membres ont élu Mme Bogdan-Martin au poste de Secrétaire général en septembre, lors de la Conférence de plénipotentiaires de l’UIT (PP-22) tenue à Bucarest (Roumanie). Auparavant, elle a exercé les fonctions de Directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT, poste auquel elle a été élue en 2019.

« Le monde fait face à des enjeux de taille – escalade des conflits, crise climatique, sécurité alimentaire, inégalités entre les sexes et 2,7 milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à l’Internet », a déclaré Mme Bogdan-Martin après son élection. « Je suis convaincue que l’UIT et ses membres ont la possibilité d’apporter une contribution porteuse de changements. L’innovation constante peut être et sera un catalyseur essentiel des solutions qui seront apportées à bon nombre de ces problèmes ».

Travailler de concert dans le cadre d’une UIT unie dans l’action

  • M. Tomas Lamanauskas a rejoint la nouvelle équipe de direction de l’UIT en tant que Vice‑Secrétaire général; à ce poste clé de direction, il fournira une assistance à la Secrétaire générale dans la gestion de l’organisation.
  • M. Mario Maniewicz a commencé son second mandat en tant que Directeur du Bureau des radiocommunications de l’UIT, qui est chargé de superviser l’application du Règlement des radiocommunications de l’UIT, traité international régissant l’utilisation du spectre des fréquences radioélectriques, la coordination des fréquences radioélectriques des satellites et les normes techniques connexes.
  • M. Seizo Onoe a été élu au poste de Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications de l’UIT, qui est chargé de réunir des représentants des pouvoirs publics et des entreprises privées ainsi que des spécialistes du monde entier pour élaborer des normes techniques approuvées au niveau international.
  • M. Cosmas Zavazava a été élu au poste de Directeur du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT, et a pour mission de mobiliser les efforts à l’échelle mondiale en vue de connecter les milliards de personnes qui ne le sont pas encore.

Les cinq fonctionnaires ont été élus pour un mandat de quatre ans.

La nouvelle équipe de direction succède au 11ème Secrétaire général de l’UIT, M. Houlin Zhao, au Vice-Secrétaire général sortant, M. Malcolm Johnson, et au Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications sortant, M. Chaesub Lee.

Ces dernières années, un timbre cryptographique avec des jumeaux numériques et un timbre record du monde d’une superficie d’environ 6 mètres carrés ont été émis. Ces succès ont eu lieu dans un contexte où le secteur philatélique, dans sa 180e année, évolue dans un monde numérique dans lequel la technologie a menacé son existence tout en générant des idées novatrices.

Malgré les défis rencontrés par la philatélie, notamment en matière de sécurité et de vente, pour les postes, la philatélie reste une source importante de revenus et de promotion de leur activité, estime Stéphane Cuennet, qui travaille au secrétariat de l’Association mondiale pour le développement de la philatélie (AMDP) et comme assistant au programme «Philatélie et coupons-réponse internationaux» de l’UPU.

«Le timbre-poste représente bien plus qu’une simple marque d’affranchissement, indique M. Cuennet. En plus d’être une véritable œuvre d’art et un support de publicité et de promotion, le timbre transmet un message fort et illustre différentes cultures du monde – une carte de visite de chaque Pays-membre.»

Les progrès technologiques ont amélioré la conception et la production des timbres-poste, notamment dans les pays en développement.

La croissance du commerce électronique a débouché sur la philatélie en ligne, qui permet d’augmenter les ventes, notamment à l’international. Et l’essor des réseaux sociaux a permis aux opérateurs désignés de communiquer beaucoup plus efficacement, explique M. Cuennet.

Ce nouveau contexte a permis à la philatélie de se concentrer sur la nouvelle génération de collectionneurs. C’est plus qu’un aspect utilitaire du système postal. La philatélie est un lien culturel qui relie les opérateurs aux communautés. C’est en partie ce qui motive M. Cuennet dans son travail.

«Je suis motivé par la passion – parfois jusqu’à l’obsession – des collectionneurs mais aussi, et surtout, par la passion de ceux qui ont donné vie à cet art au cours des cent quatre-vingt dernières années. Cet univers unique me permet également de rencontrer des personnes de tous les horizons animées par la volonté commune et indéfectible de développer et de perpétuer la philatélie», poursuit M. Cuennet.

Il est ressorti des études de marché réalisées par l’UPU avec le groupe de travail de l’AMDP qu’entre 2015 et 2019 le recours aux médias sociaux est passé de 43 à 69% et les achats en ligne de 48 à 65%, les chiffres ayant depuis encore augmenté.

«Ces statistiques démontrent l’évolution du marketing chez les opérateurs qui ont su prendre le virage de la numérisation de l’économie, qui ont développé leur activité en s’adressant à des clients et des collectionneurs plus nombreux. Dans le même temps, cette évolution a permis aux collectionneurs d’accéder presque instantanément à davantage de produits philatéliques», précise M. Cuennet.

En outre, la pandémie a fortement augmenté les échanges en ligne de timbres et de produits philatéliques ainsi que les ventes en ligne et les nombreuses visites de boutiques philatéliques en ligne et de musées virtuels du timbre.

«On avait l’impression que les gens se reconnectaient d’une certaine manière à un monde plus traditionnel et physique, repoussant la numérisation effrénée de nos sociétés», ajoute M. Cuennet.

Les postes prennent des mesures novatrices qui mettent en avant leur mission et leur lien avec leur population et s’engagent dans la transformation numérique pour mettre en valeur la philatélie.

La poste saoudienne, en collaboration avec le festival annuel de divertissement Riyadh Season, a établi en février le record mondial Guinness pour le plus grand timbre postal. Il mesure 5,95 mètres carrés et a été conçu avec de l’encre spéciale et d’autres matériaux utilisés pour de vrais timbres.

La Poste Suisse, en novembre 2021, a émis son premier cryptotimbre. Le tirage de 175 000 exemplaires a été vendu en cinq heures. Les timbres physiques étaient vendus avec un «jumeau» numérique stocké sur une chaîne de blocs et qui pouvait être collecté, négocié et échangé comme un timbre traditionnel. Son succès a conduit à l’émission d’un deuxième cryptotimbre en août 2022.

Selon M. Cuennet, la philatélie se dirige vers la numérisation, ce qui soulève la question de savoir si la philatélie traditionnelle et la philatélie numérique peuvent coexister.

L’arrivée de la philatélie numérique, et en particulier des cryptotimbres basés sur la chaîne de blocs, était inattendue. Et l’apparition soudaine des jetons non interchangeables a poussé les Pays-membres à découvrir des territoires inexplorés tant du point de vue juridique que réglementaire, sans parler des aspects techniques et de marketing.

L’UPU et l’AMDP s’efforceront de gérer la philatélie traditionnelle tout en continuant à innover et à promouvoir la philatélie électronique et numérique, ajoute-t-il. Certains opérateurs ont su guider et orienter les autres opérateurs. Et l’AMDP apporte son soutien aux opérateurs qui souhaitent intégrer ce nouveau marché.

«L’UPU et l’AMDP soulignent l’importance de la sécurité et des cadres réglementaires pour mieux protéger le secteur et les collectionneurs. Nous encourageons les Pays-membres de l’UPU à adapter leur réglementation aux nouvelles tendances numériques afin d’assurer l’avenir de leur philatélie», conclut M. Cuennet.

Cet article a été publié pour la première fois dans Union Postale No.2 2022.

La transformation numérique permet à La Poste Tunisienne d’offrir des services financiers à un plus grand nombre de personnes mal desservies en Tunisie, alors qu’elle s’efforce de renforcer son activité en cette période de changement rapide et de concurrence intense, a déclaré Sami Mekki, Président-Directeur général de La Poste Tunisienne.

L’objectif premier de La Poste Tunisienne est d’assurer une transformation progressive, notamment en exploitant les possibilités du numérique, pour faire converger les réseaux physiques et numériques, de repenser son modèle d’affaires, son métier, ainsi que de dématérialiser ses services financiers de manière à tendre vers l’inclusion financière et économique, qui est au cœur de la vision stratégique de La Poste Tunisienne et son premier axe stratégique.

La Poste Tunisienne est bien placée pour offrir des services financiers inclusifs grâce à son vaste réseau, à son accessibilité financière et à ses services diversifiés grâce auxquels 2,5 millions de Tunisiens ont accès à des moyens de paiement numériques.

Des services tels que les cartes prépayées et les portefeuilles mobiles répondent aux besoins des institutions de microfinance, de la population à faible revenu et des microentreprises et petites et moyennes entreprises.

Les paiements mobiles et les services financiers numériques offrent des possibilités uniques d’étendre rapidement l’accès aux services financiers en Tunisie.

L’un de ces services est l’application de paiement mobile D17 de La Poste Tunisienne, qui a récemment remporté le premier prix au Forum de 2022 du Sommet mondial sur la société de l’information dans la catégorie «commerce électronique».

L’application D17 permet aux citoyens tunisiens d’effectuer des transferts d’argent, des paiements par microcrédit ainsi que des paiements auprès de commerçants. Le succès de l’application D17 a incité La Poste Tunisienne à élaborer une solution de paiement mobile pour la Société mauritanienne des postes et elle est actuellement en pourparlers avec d’autres postes africaines pour la réalisation de projets similaires.

En outre, La Poste Tunisienne a participé au mécanisme d’assistance technique pour l’inclusion financière (FITAF) de l’UPU afin de développer une nouvelle solution bancaire en ligne, MyPoste. Cela a permis à La Poste Tunisienne d’améliorer la qualité et l’accessibilité en adoptant les dernières solutions numériques, en élargissant son offre de services financiers ainsi qu’en transformant ses activités financières en une banque exclusivement en ligne pour les particuliers.

La prochaine étape consistera à étendre les services pour les entreprises clientes. La Poste Tunisienne va également fusionner toutes les applications disponibles, y compris l’application D17, en un seul service Web unifié dénommé «MyPoste».

L’assistance technique mise en place par l’UPU fournit aux opérateurs désignés un outil de premier ordre pour la mise en œuvre de leurs projets d’inclusion financière. Elle vient consolider la promotion du développement socioéconomique, contribuant ainsi à la réalisation des Objectifs de développement durable des pays.

Toutefois, la transformation ne passe pas seulement par le développement indépendant d’une application ou d’un portail. Face à la pression exercée par le développement rapide de la technologie et l’émergence de nouveaux acteurs sur le marché, La Poste Tunisienne peut également atteindre ses objectifs par le biais de partenariats.

Afin de jouer un rôle plus efficace dans le développement économique du pays, notamment dans les domaines de l’inclusion financière, du commerce électronique et de la dématérialisation des moyens de paiement, La Poste Tunisienne a accéléré la transformation numérique de ses services financiers pour atteindre plusieurs objectifs.

Afin de renforcer les services financiers destinés aux personnes n’ayant pas accès, ou qu’un accès limité, aux services bancaires, d’améliorer les services inclusifs et maintenir un avantage concurrentiel par rapport aux nouveaux acteurs sur le marché, La Poste Tunisienne doit mieux faire connaître les besoins de cette catégorie de population.

À cet effet, La Poste Tunisienne peut développer davantage les partenariats existants avec les acteurs de l’inclusion financière, tels que l’Institution de microfinance et des ministères (p. ex. Ministère des affaires sociales), afin de mieux cerner les groupes cibles de la politique d’inclusion financière et leurs besoins.

Selon M. Mekki, un autre objectif consiste à assurer l’interopérabilité des solutions de paiement numériques de La Poste Tunisienne avec les solutions des institutions financières afin d’accroître l’utilisation des services financiers numériques et de réduire les coûts.

Les nouvelles technologies ont entraîné des perturbations sans précédent dans l’écosystème des services financiers. Avec l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux comportements et modes de vie des consommateurs, le cadre réglementaire de La Poste Tunisienne doit faire face au changement et sa transformation numérique est nécessaire pour qu’elle reste compétitive.

Le nouveau cadre réglementaire, en place depuis 2016, a permis l’émergence de nouveaux établissements de paiement qui ont commencé à élaborer de nouvelles solutions de paiement numérique et sont désormais en concurrence pour conquérir le même public cible que La Poste Tunisienne.

Les exigences considérables associées à ce cadre ne permettent pas de promouvoir un écosystème propice au développement des services de paiement numériques, à la réduction des services en espèces et à la promotion de l’inclusion financière. De ce fait, La Poste Tunisienne a été exclue de certains services (ouverture de comptes de cantonnement pour des établissements de paiement).

L’arrivée sur le marché de nombreuses entreprises spécialisées dans les technologies financières, plus flexibles et proposant des produits et services financiers fondés sur les nouvelles technologies, comme les cryptomonnaies et la chaîne de blocs, représente un défi pour les postes.

Cependant, selon M. Mekki, les partenariats avec ces nouveaux acteurs pourraient offrir des possibilités d’innovation en rapport avec un autre objectif de La Poste Tunisienne qui consiste à développer une plate-forme d’innovation ouverte pour élaborer des produits financiers inclusifs fondés sur les nouvelles technologies, comme les cryptomonnaies, qui pourraient améliorer l’inclusion financière et les taux de croissance économique du pays.

Il est important de noter que, malgré les possibilités offertes par les services financiers numériques en matière d’inclusion, il existe toujours une disparité ainsi qu’un manque de confiance dans ces offres.

Le numérique constitue un levier incontournable pour accélérer l’inclusion financière, a précisé M. Mekki. Il estime toutefois que l’accès aux services financiers numériques s’accompagne d’obstacles et de risques pour la population exclue du secteur financier.

Les clients peuvent s’inquiéter des risques que ces services de paiement présentent pour leurs données. Ils peuvent aussi avoir du mal à évaluer la qualité, le risque, le coût et les avantages des produits financiers, ou la fiabilité des institutions financières.

Pour surmonter cet obstacle, La Poste Tunisienne, en coordination avec les différents acteurs de l’inclusion financière en Tunisie, prévoit de mettre en place des programmes d’éducation financière pour la clientèle.

Outre la transformation numérique des services financiers, La Poste Tunisienne espère pouvoir répondre aux besoins des franges de la population mal desservies en créant une banque postale. Une demande d’autorisation à cet égard a été déposée. Si elle est acceptée, la banque postale pourrait offrir un large éventail de services financiers.

Les personnes pauvres et à faible revenu, qui sont exclues du secteur financier, ont des besoins financiers variés pour la gestion de leur vie personnelle et professionnelle et leur accès aux services financiers se limite souvent à la détention d’un simple compte courant, ce qui est insuffisant. Pour profiter des possibilités qui façonneront son avenir et accroître sa résilience, cette population doit avoir accès à des services de crédit, d’épargne et d’assurance qui correspondent à ses besoins.

Découvrez comment les nouvelles technologies, telles que la chaîne de blocs, peuvent contribuer à accroître l’inclusion financière par l’intermédiaire de la poste dans le rapport de l’UPU intitulé «Blockchains for a Sustainable Postal Future» (Les chaînes de blocs pour un avenir postal durable).

Cet article a été publié pour la première fois dans Union Postale No.2 2022.

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, le 8 décembre 2022, à l’octroi d’un financement additionnel de 5,01 millions d’euros, au profit du futur Parc de technologies numériques de Diamniadio, au Sénégal.

Le Groupe de la Banque africaine de développement confirme ainsi son appui au projet, engagé en 2016 grâce à un prêt initial de 60,96 millions d’euros qu’il lui avait accordé. Si le chantier est aujourd’hui achevé à près de 80 %, la crise de COVID-19 a entraîné un retard dans certains travaux de construction d’infrastructures (tours destinées à abriter des entreprises numériques, bâtiments de services numériques…), dû à l’inflation mondiale sur les coûts des matériaux de construction et à des chaines d’approvisionnement perturbées.

Avec ce nouveau prêt, la Banque endosse à hauteur de 87 % le coût total du projet, de 73,62 millions d’euros – le gouvernement sénégalais assumant l’équivalent de 9,64 millions d’euros. Le ministère sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) assure la coordination de l’aide, via sa Direction de la coopération économique et financière (DCEF).

Situé à 35 km de Dakar sur une superficie de 25 hectares, le futur Parc est aménagé à Diamniadio, un centre urbain en plein essor depuis une dizaine d’années. Une vingtaine d’entreprises, dont de grands noms comme ATOS, Free (anciennement Tigo Sénégal) ou Solution informatique durable (SOLID), ont manifesté leur intérêt à ancrer certaines de leurs activités au sein du futur Parc. A la condition, toutefois, d’y disposer de solides infrastructures informatiques qui leur permettent d’offrir leurs produits et d’assurer leurs services.

Tel est l’objet de ce nouveau prêt de la Banque : équiper le Centre de données prévu au sein du Parc et le doter d’une architecture de stockage et de traitement informatique de pointe, via un appel d’offres international qui répondra aux modalités et procédures d’acquisition de la Banque.

« Ce projet va contribuer à diversifier et à moderniser l’économie et le secteur privé sénégalais, a expliqué Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente par intérim de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’intégration et de la prestation de services. Ce Parc va transformer le Sénégal en pôle numérique régional et ainsi en à apporter des solutions numériques aux industries déjà̀ existantes, comme l’industrie agricole. » L’objectif visé est de faire passer la part du secteur des TIC dans l’activité́ économique de 7 % à 10 % d’ici à 2026.

Le projet, ambitieux, comprend, outre le centre de données, des établissements d’externalisation des processus métier, un incubateur d’entreprises de TIC, un centre de formation, un centre de recherche, et un centre de production audiovisuelle et de développement de contenus. Pour être mené à bien, il prévoit aussi un appui institutionnel, un renforcement des capacités et la constitution d’une équipe de gestion chargée de l’exécuter.

« Le secteur des TIC est l’un des plus avancés d’Afrique de l’Ouest  et le projet va profiter à tout un écosystème, a indiqué Mohammed Cherif, à la tête du bureau pays de la Banque au Sénégal : les opérateurs de services de communication, les fournisseurs de services Internet ; les multinationales, mais aussi 30 000 hommes et femmes environ, qui exercent aujourd’hui dans différents domaines liés aux TIC comme la vente, la mise en réseau, la conception de systèmes et le développement de logiciels et de contenus ». Les solutions innovantes qui seront développées au sein du Parc profiteront, de surcroit, aux entités gouvernementales qui pourront alors améliorer la prestation des services publics.

Le Futur Parc est au cœur de la stratégie « Sénégal numérique 2025 » qui entend créer quelque 35 000 emplois directs dans les activités d’externalisation de processus métier comme les centres d’appels, les postes d’ingénieurs logiciels/matériels et d’ingénieurs en développement d’applications. Mais ce sont aussi 105 000 emplois indirects qui devraient voir le jour dans les secteurs de l’habitat, des télécommunications, de la location d’immeubles, des transports, de la restauration et dans d’autres services d’appui.

Des spécialistes et des responsables examinent les bonnes pratiques applicables aux radiocommunications de Terre et spatiales avant la CMR-23

Des régulateurs, des spécialistes du secteur et des universitaires de la région Asie-Pacifique se sont réunis à Nadi (Fidji), du 15 au 20 décembre, pour discuter des besoins en matière de spectre des fréquences radioélectriques en vue d’accélérer la transformation numérique à l’échelle de la région.

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a présenté aux participants le cadre réglementaire régissant la gestion internationale des fréquences, en particulier après la dernière Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-19), lors de laquelle le traité que constitue le Règlement des radiocommunications a été mis à jour pour la dernière fois.

L’UIT a également dirigé les discussions sur les bonnes pratiques relatives à l’utilisation du spectre pour les services de Terre et les services spatiaux.

Le Séminaire régional des radiocommunications pour la région Asie-Pacifique (RRS‑22 Asie‑Pacifique) s’est déroulé dans le contexte des travaux préparatoires en vue de la prochaine Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-23), qui se tiendra à Dubaï (Émirats arabes unis) du 20 novembre au 15 décembre 2023.

« Les radiocommunications favorisent l’activité économique et sont au cœur de la vie moderne pour des milliards de personnes dans le monde, » a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, M. Houlin Zhao. « Les Séminaires régionaux des radiocommunications offrent à nos membres une excellente occasion d’en savoir plus sur la manière dont le Règlement des radiocommunications de l’UIT facilite notre façon de travailler, d’apprendre, de voyager, de faire des affaires et d’accéder à des services publics, afin que chacun puisse tirer parti des possibilités qu’offre le monde numérique ».

Le Séminaire RRS-22 pour la région Asie-Pacifique s’est tenu à l’aimable invitation du Ministère des communications des Fidji, en coopération avec la Pacific Islands Telecommunications Association (PITA) et avec l’appui du Département des infrastructures, des transports, du développement régional, de la communication et des arts (DITRDCA) de l’Australie.

« Les pays de la région du Pacifique sont reconnaissants à l’UIT de prêter en permanence son appui en vue d’améliorer les services de radiocommunication dans la région, » a déclaré M. Thomas Kijiner Jr., Président de la PITA. « Il est primordial que les acteurs du secteur des télécommunications de la région du Pacifique échangent des données d’expérience, afin de contribuer à la recherche de solutions adaptées et viables, de nature à promouvoir la transformation numérique de la région ».

Appui et orientations de l’UIT

Le séminaire régional portait sur le cadre réglementaire applicable aux services de radiocommunication de Terre et spatiale, ainsi que sur les procédures de notification et d’inscription des assignations de fréquence dans le Fichier de référence international des fréquences.

Une formation aux outils logiciels élaborés par l’UIT pour les notifications d’assignation de fréquence a également été dispensée dans le cadre du Séminaire RRS-22 pour la région Asie‑Pacifique.

Grâce à des tutoriels, les participants ont pu se familiariser avec les procédures de notification de l’UIT, ainsi qu’avec les principaux logiciels et les principales publications électroniques mis à la disposition des Administrations des États Membres de l’UIT et des Membres de l’UIT-R.

Le Séminaire RRS-22 pour la région Asie-Pacifique s’est achevé par un forum sur le thème « Tendances dans le domaine des radiocommunications: perspectives et difficultés pour la région Asie-Pacifique », à l’occasion duquel des représentants du secteur des télécommunications ont exposé leurs vues sur la manière dont les gouvernements peuvent contribuer à accélérer le développement des radiocommunications.

Les discussions de groupe organisées dans le cadre du forum ont porté sur les tendances dans le domaine de la radiodiffusion numérique, les satellites large bande, les plans nationaux pour les télécommunications d’urgence, ainsi qu’une mise à jour sur les normes relatives aux Télécommunications mobiles internationales (IMT-2020), plus connues sous le nom de 5G.

Une autre discussion de groupe était axée sur l’élaboration des contributions régionales en vue de la CMR-23.

Le séminaire a réuni plus de 80 participants de plus de 40 pays, dont environ 30 États Membres de la region Asie-Pacifique, ainsi que des Membres du Secteur de l’UIT-R, des Associés et des établissements universitaires et d’autres parties prenantes concernées.

La CMR-23 en ligne de mire

L’objectif des Séminaires régionaux des radiocommunications est de fournir une assistance aux États Membres de l’UIT en ce qui concerne les activités de gestion du spectre et l’application du Règlement des radiocommunications de l’UIT, en accordant une attention particulière aux pays en développement. Ces manifestations organisées au niveau régional viennent compléter les Séminaires mondiaux des radiocommunications de plus large portée qui se tiennent tous les deux ans, et permettent à tous les pays et toutes les régions participant aux travaux de l’UIT de se préparer en vue de la Conférence mondiale des radiocommunications, qui se tient tous les quatre ans.

« Les Séminaires régionaux des radiocommunications constituent pour nos membres un cadre essentiel de renforcement des capacités pour leurs travaux préparatoires en vue de la CMR, » a déclaré M. Mario Maniewicz, Directeur du Bureau des radiocommunications. « La coopération étroite qui existe entre l’UIT et la Pacific Islands Telecommunications Association est déterminante pour promouvoir l’attribution efficace et innovante du spectre des fréquences radioélectriques aux nouveaux services de radiocommunication. L’UIT demeure résolue à appuyer la transformation numérique de tous les pays insulaires du Pacifique, quels que soient leurs besoins et leurs réalités, qui varient d’un pays à l’autre ».

La CMR-23 sera l’occasion de procéder à la prochaine mise à jour du Règlement des radiocommunications dans le cadre du cycle quadriennal des conférences mondiales de l’UIT-R.

De plus amples renseignements sur le Séminaire RRS-22 pour la région Asie-Pacifique sont disponibles 
ici.

Prenez part au débat en utilisant le mot-dièse #ITUWRC dans vos publications et vos recherches.

À propos de l’UIT
L’Union internationale des télécommunications (UIT) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle encourage l’innovation dans le secteur des TIC, aux côtés des 193 États Membres et plus de 900 entités du secteur privé et établissements universitaires, entre autres, qui la composent. Fondée il y a plus de 150 ans, elle est l’organisation intergouvernementale chargée de coordonner l’utilisation en partage du spectre des fréquences radioélectriques au niveau mondial, d’encourager la coopération internationale en attribuant des orbites de satellite, de renforcer l’infrastructure des communications dans les pays en développement et de définir des normes mondiales qui garantissent la parfaite interconnexion de systèmes de communication très divers. Qu’il s’agisse des réseaux large bande ou des technologies hertziennes de pointe, de la navigation aéronautique et maritime, de la radioastronomie, de l’observation des océans et de la surveillance de la Terre par satellite ou de la convergence entre téléphonie fixe et téléphonie mobile, de l’Internet ou des technologies de radiodiffusion, l’UIT s’engage à connecter le monde. Pour en savoir plus, rendez‑vous sur www.itu.int.

L’OMD a organisé du 5 au 8 décembre 2022 un atelier sur le commerce électronique dans le cadre du Programme mondial SECO-OMD de facilitation des échanges (PMFE).  L’objectif de cet atelier était d’aider l’administration des douanes de la République de Moldavie (MCS) à renforcer ses capacités en matière d’outils pertinents de l’OMD, tels que les Directives de l’OMD relatives à la mainlevée immédiate des marchandises et le Dossier sur le commerce électronique.

Cet atelier s’inscrivait dans le prolongement des efforts déployés en septembre 2022, lorsqu’une intervention légère (Light-Touch Intervention – LTI) a été lancée en République de Moldavie, en réponse à la nécessité de simplifier les procédures et les interactions électroniques entre l’administration des douanes et les opérateurs afin de faciliter la circulation transfrontalière des envois de secours et des produits du commerce électronique.

Au cours de cet atelier, grâce à la participation active des fonctionnaires de la MCS, un concept de procédure simplifiée concernant l’importation d’envois de faible valeur (c’est-à-dire les marchandises du commerce électronique) a été élaboré, ainsi qu’un projet initial de stratégie pour l’échange d’informations préalables à l’arrivée de ces envois et une feuille de route préliminaire pour associer les activités de la MCS au Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique transfrontalier et à d’autres instruments et outils de l’OMD.

Cet atelier fructueux sera suivi d’une assistance technique supplémentaire axée sur les envois de secours qui contribuera à l’élaboration et à l’affinement de la procédure opérationnelle standard (SOP) pour le traitement de l’aide humanitaire, avec le soutien du Programme mondial de facilitation des échanges (PMFE) du SECO-OMD.

Pour un complément d’information sur le GTFP, veuillez contacter capacity.building@wcoomd.org

ABIDJAN, 20 décembre 2022 — La Banque mondiale a approuvé ce jour un nouveau financement pour booster l’expansion et la numérisation du réseau électrique, en particulier dans les régions faiblement desservies.  D’un montant de 300 millions de dollars, l’Opération Nationale de Numérisation et d’Accès à l’Électricité (NEDA), un Programme basé sur les Résultats (PforR), est destinée à augmenter l’accès à l’électricité à moindre coût pour le plus grand nombre, principalement dans le nord et l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ce financement vient en appui de programmes existants du gouvernement, en l’occurrence le Programme électricité pour tous (PEPT), qui vise depuis 2014 à accroître l’accès au réseau en aidant au financement des frais de connexion, et le Programme national d’extension de réseaux (PRONEX) qui appuie depuis 2020 l’extension et la densification du réseau électrique pour répondre à la demande croissante.

À terme, le NEDA permettra, notamment via le PEPT, à 1 834 056 personnes dont plus de la moitié de femmes, d’être connectées au réseau d’électricité et couvrira 20 % des besoins de la Côte d’Ivoire en matière de nouveaux branchements dont elle aura besoin pour atteindre l’accès universel à l’électricité. Plus de 3 440 kilomètres de nouvelles lignes de distribution résilientes au climat complémenteront le réseau existant grâce au PRONEX.

Le NEDA aidera également à améliorer les performances de CI-Énergies, la société nationale chargée de la supervision des activités du secteur de l’électricité en renforçant ses capacités numériques. Ainsi, le réseau sera doté de câbles à fibre optique de 184 km qui traverseront la partie nord du pays de Ferkéssedougou à Odiénné. Ou encore la construction de plusieurs centres régionaux de conduite ou de distribution équipés de logiciels de télésurveillance et de téléconduite, ainsi que l’installation de dispositifs électroniques intelligents (IED) sur les lignes moyenne tension et les postes de réflexion du réseau de distribution, qui ensemble aideront à réduire le temps moyen de coupure lors d’un incident. Le NEDA aidera également CI-Energies à renforcer la cybersécurité du réseau face aux risques nouveaux qui se présentent.

« La Côte d’Ivoire réalise depuis plusieurs décennies d’importants investissements dans le secteur de l’électricité avec l’ambition d’assurer un accès universel à un service d’électricité fiable et abordable à la population et aux entreprises. La poursuite de ces investissements est essentielle pour soutenir la transformation structurelle de l’économie et l’émergence d’activités de transformation à travers le pays» a déclaré Coralie Gevers, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo. « L’expansion de l’accès au réseau et la numérisation des services de CI-Energies contribueront à cet objectif. »

Le NEDA est aligné sur le Plan de développement national (PND) du gouvernement ivoirien pour la période de 2021 à 2025, qui vise à accélérer le rythme de la transformation structurelle de l’économie, à favoriser un développement plus inclusif, à promouvoir le développement du capital humain et à évoluer vers une gouvernance plus efficace et plus participative. Il soutient l’initiative Économie numérique pour l’Afrique (DE4A) du Groupe de la Banque mondiale, qui contribue à la mise en œuvre de la stratégie de transformation numérique de l’Union africaine, dont l’objectif est de faire en sorte que chaque individu, entreprise et gouvernement africain soit doté de moyens numériques d’ici à 2030.

En marge du 17e Forum des Nations Unies sur la gouvernance de l’Internet, un forum multipartite tenu à Addis-Abeba (Éthiopie) du 28 novembre au 2 décembre 2022, l’équipe du projet .POST de l’UPU a engagé le dialogue avec l’opérateur désigné du pays hôte et nouveau membre du Groupe «.post», la poste éthiopienne (Ethiopost).

Reconnaissant le rôle crucial qu’Ethiopost joue dans l’économie numérique éthiopienne, l’UPU a invité Hanna Arayaselassie, Directrice générale d’Ethiopost, à prendre la parole lors de son discours éclair organisé à l’occasion du 17e Forum des Nations Unies sur la gouvernance de l’Internet sur le thème «Le rôle du secteur postal dans l’économie numérique».

Le réseau postal mondial et l’UPU sont reconnus de longue date comme des acteurs essentiels au développement de la société de l’information, comme cela a été reflété dans les conclusions du Sommet mondial des Nations Unies sur la société de l’information en 2005. En 2021, le rapport du Secrétaire général des Nations Unies intitulé «Notre programme commun» mettait en avant la création d’un Pacte numérique mondial parmi ses principales recommandations. Le pacte, coordonné par le Bureau de l’envoyé du Secrétaire général pour les technologies, sera adopté lors du Sommet du futur de 2024 et inclura les contributions du secteur postal telles que rassemblées par l’UPU.

Afin de recueillir les points de vue des parties prenantes du secteur postal sur la manière dont la poste peut faire progresser un avenir numérique ouvert et sûr pour tout le monde, l’UPU a récemment lancé une consultation publique qui servira de base à la contribution du secteur au Pacte numérique mondial (plus d’informations sur la consultation ici). Cette consultation en cours établit le contexte du discours éclair de l’UPU lors du 17e Forum des Nations Unies sur la gouvernance de l’Internet, qui visait à explorer plus avant le rôle de la poste comme meneuse essentielle de l’inclusion numérique, financière et sociale.

Pendant la session, Mme Arayaselassie a été rejointe par Rodney Taylor, Secrétaire général de l’Union des télécommunications des Caraïbes, et par Yu Ping Chan, fonctionnaire principale chargée de programmes auprès du Bureau de l’envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour les technologies. La discussion hybride était animée sur site par Tracy Hackshaw, responsable des projets .POST de l’UPU, et en ligne par Juan Moroni, expert «Transformation numérique» de l’UPU.

Au cours de son intervention, Mme Arayaselassie a abordé l’implication actuelle d’Ethiopost dans la mise en œuvre de la stratégie nationale numérique éthiopienne pour 2025, notamment par le biais de divers partenariats avec des institutions publiques et privées. L’un des plus brillants exemples de ces travaux est le programme national d’identité, dans le cadre duquel Ethiopost utilise son réseau physique étendu pour enregistrer et distribuer des identifiants nationaux aux habitants du pays.

Comme mentionné par le Dr Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, dans ses remarques lors de l’ouverture du 17e Forum des Nations Unies sur la gouvernance de l’Internet, la démocratisation de la connaissance et de la communication est essentielle pour un développement et une croissance socioéconomique harmonieux du continent africain. Dans ce but, Mme Arayaselassie a souligné la pertinence de l’expertise du secteur postal en matière de logistique et de prestation de services accessibles alors que le continent entre dans l’ère numérique.

La session a été suivie par une visite sur site du siège d’Ethiopost, à Addis-Abeba, où l’UPU a rencontré Ibrahim Kedir, responsable de l’information de la poste, ainsi que son équipe. Selon M. Kedir, Ethiopost est bien positionné pour tirer parti au maximum de son potentiel en matière de transformation numérique et pour participer pleinement à l’économie numérique mondiale.

En tant que nouveau membre du Groupe «.post», Ethiopost a récemment enregistré le nom de domaine ETHIO.POST, qui, selon M. Kedir, devrait devenir le point central du programme numérique renouvelé d’Ethiopost.

Il est d’avis que le nouveau domaine .POST apportera une marque identifiable pour la poste et la positionnera comme un prestataire fiable et de confiance pour les services postaux numériques auprès de la population. En outre, en utilisant le domaine ETHIO.POST, Ethiopost sera en mesure d’établir une identité en ligne distinctive.

«Notre activité sortira du lot et sera cohérente, depuis notre stratégie numérique jusqu’à nos supports marketing, en utilisant le nom de domaine ETHIO.POST. Il est essentiel pour nous d’avoir une messagerie électronique professionnelle qui corresponde à notre nom de domaine. Il est également important pour nous de rejoindre et d’utiliser l’environnement numérique sécurisé de l’UPU pour réduire les risques d’attaques en ligne», a déclaré M. Kedir.

M. Hackshaw a ajouté: «L’équipe .POST et l’UPU sont ravies de cette occasion de travailler avec Ethiopost à la réalisation de ses objectifs de transformation numérique et nous nous réjouissons d’assister la Directrice générale et son équipe dans la consolidation de cette réussite. Nous espérons également compter Ethiopost parmi les membres fondateurs de notre futur centre d’excellence numérique .POST, qui sera une source de pratiques exemplaires numériques pour le secteur postal mondial.»

Regarder l’enregistrement complet du discours éclair ici.

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a lancé deux publications clés illustrant la participation de l’Afrique aux chaînes de valeur mondiales et tirer parti de la numérisation et de la promotion du commerce dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Dans une allocution prononcée lors du lancement des deux publications, la Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique, Hanan Morsy, a souligné comment l’Afrique peut tirer parti des technologies numériques et participer aux chaînes de valeur mondiales.

Le rapport économique annuel sur l’Afrique 2022 se concentre sur le développement économique et social récent en Afrique et explore le potentiel de développement des technologies numériques pour atténuer les risques de la chaîne d’approvisionnement mondiale ainsi que tirer parti des technologies numériques et des chaînes de valeur régionales.

Les priorités existentielles de la ZLECAf – un livre fondateur pour guider et aider à la mise en œuvre de la ZLECAf au cours des 15 prochaines années – le livre identifie certaines des actions essentielles nécessaires pour concrétiser la vision d’un espace commercial inclusif, transformateur, numérique, fondé sur des règles, axé sur les résultats, moderne, complet et adapté à ses objectifs.

S’appuyer sur la ZLECAf est devenu fondamental compte tenu des multiples crises qui affectent et continuent d’affecter le continent africain », a déclaré Mme Morsy aux participants lors d’une allocution lue par la Directrice du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique de l’Est, Mama Keita.

Mme Morsy a fait allusion au fait que les multiples crises affectant l’Afrique offraient une opportunité d’utiliser les technologies numériques pour améliorer le commerce par le biais de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

« La ZLECAf change la donne dans la promotion de l’industrialisation en Afrique en mettant à profit le marché clé, la demande et la zone de mise en œuvre commerciale », a-t-elle ajouté.

Mactar Seck, Chef de la Section de la technologie, de la Division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles à la CEA, a déclaré que la ZLECAf offre de nouvelles opportunités aux entreprises locales pour établir de nouveaux liens dans les chaînes d’approvisionnement du commerce interafricain et que les gouvernements doivent créer des politiques favorables et soutenir l’harmonisation des chaînes de valeur régionales.

La session a été animée par la Directrice de la CEA pour l’Afrique australe, Eunice Kamwendo, qui a noté que « la numérisation va dynamiser la Zone de libre-échange continentale africaine ».

Soulignant l’importance de l’intégration régionale pour l’Afrique, Joseph Atta-Mensah, Chargé principale des affaires économiques, Division de la macroéconomie et de la gouvernance à la CEA, a déclaré que l’intégration de 55 économies du continent en une seule était un moteur puissant. Il a averti que pour exploiter le pouvoir de l’intégration, les pays africains doivent être compétitifs car les barrières et les tarifs tomberont lorsque la ZLECAf sera pleinement opérationnelle.

La ZLECAf est une bonne chose, mais si nous voulons aller jusqu’au bout des avantages qu’elle promet, nous devons aller plus loin et mettre en œuvre l’ensemble des douanes et la libre circulation des personnes », a conseillé M. Stephen Karingi, Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce, à la CEA.

Mme Joy Kategekwa, Conseillère en stratégie, Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, a déclaré qu’à ce stade, la ZLECAf était « dans un état d’observation » parce qu’elle n’a pas exécuté sa mise en œuvre, n’a pas défini ses capacités et n’a pas libéré le circulation des personnes à travers les frontières de l’Afrique.

« Il est temps de passer de la politique commerciale à l’industrie et de se concentrer sur de grands projets au sein de l’Union africaine… et d’aller plus loin dans le renforcement efficace des capacités et d’abandonner cette idée que le renforcement des capacités est une question de formation », a déclaré Mme Kategekwa.

Dans le déploiement d’une ZLECAf réussie, les femmes doivent être incluses, a déclaré Mary Lucia Mbithi, Maître de conférences en économie à l’École d’économie de l’Université de Nairobi. Mme Mbithi est l’un des auteurs de la publication Priorités existentielles de la ZLECAf.

« Si nous respectons l’égalité des sexes, nous verrons probablement de meilleurs résultats de la ZLECAf », a déclaré Mme Mbithi, qui est également Directrice de recherche au Centre Women Economic Empowerment (WEE), au Kenya, ajoutant que les statistiques montrent que les pays avec plus de temps les écarts entre les sexes ont tendance à avoir un PIB par habitant plus faible.

De nouveaux travaux de recherche montrent comment reconstruire  grâce au large bande au lendemain d’une crise

À l’occasion du 17ème Forum sur la gouvernance de l’Internet, l’Union internationale des télécommunications (UIT) a publié un rapport intitulé « Mieux reconstruire le monde à l’aide du large bande », qui présente des informations sur la manière dont les communautés peuvent se reconstruire grâce à une infrastructure numérique résiliente.

En plus du rapport, l’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, a présenté 15 rapports de recherche complémentaires mettant en évidence les mesures à prendre pour améliorer la qualité de vie numérique à la suite d’une crise.

Ensemble, ces publications soulignent l’importance d’une connectivité efficace, ainsi que des solutions technologiques, des approches politiques et réglementaires et des besoins en matière de renforcement des capacités pour favoriser l’accès au numérique dans les efforts de reconstruction.

« Le rétablissement au lendemain d’une crise constitue un défi, mais peut aussi être l’occasion de mieux reconstruire, grâce aux technologies numériques », a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, M. Houlin Zhao. « Les approches résilientes et inclusives fondées sur le large bande devraient être au cœur des efforts déployés pour reconstruire les infrastructures de télécommunications à la suite d’une crise. »

L’initiative Connect2Recover de l’UIT est une initiative mondiale mise en place en 2020 pour aider les pays à se relever au lendemain du COVID-19, en renforçant l’accès à une connectivité abordable et fiable.

« Le renforcement de l’accès à une connectivité numérique fiable et financièrement abordable est un élément essentiel dans le cadre des stratégies de rétablissement au lendemain du COVID-19 et de renforcement de la résilience », a déclaré Mme Doreen Bogdan-Martin, Directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT et Secrétaire générale élue de l’Organisation. « Il est à espérer que les conclusions de ces travaux de recherche pourront appuyer les programmes visant à améliorer l’adoption, l’accessibilité financière et la résilience des services large bande et l’accès à ces services dans le cadre des efforts de reconstruction, à l’heure où nous cherchons à connecter les 2,7 milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées. »

Concours international dans le cadre de l’initiative Connect2Recover

Les 15 rapports de recherche ont été publiés lors du Forum sur la gouvernance de l’Internet, au cours d’un atelier sur l’inclusion numérique et les infrastructures résilientes organisé dans le cadre de l’initiative Connect2Recover. Ces rapports ont été présentés à l’occasion d’un concours international organisé par l’UIT en 2021, afin d’identifier les propositions les plus prometteuses pour accélérer l’inclusion numérique en vue du rétablissement au lendemain du COVID-19.

Le concours avait pour but d’attirer l’attention de la communauté mondiale des chercheurs sur les approches visant à renforcer la résilience de l’infrastructure numérique dans le cadre des efforts de rétablissement, de manière à favoriser l’inclusion numérique. Le concours visait également à réunir une communauté mondiale de chercheurs pour échanger au sujet des bonnes pratiques, partager des connaissances et innover, dans le contexte du rétablissement au lendemain de la pandémie.

Les rapports de recherche récompensés ont été présélectionnés parmi plus de 300 propositions émanant de 80 pays représentant les six régions de l’UIT. Douze des 15 rapports de recherche portent sur l’Afrique et concernent des thèmes liés à l’inclusion numérique dans les soins de santé, l’éducation, les entreprises et l’emploi, et les incidences sur les groupes vulnérables, et mettent en évidence l’importance de la connectivité numérique et de la résilience, ainsi que les enseignements tirés de la crise liée au COVID-19.

Établir des liens avec l’avenir

À l’issue de l’atelier, les chercheurs ont manifesté un intérêt certain en vue de renforcer leur collaboration avec l’UIT dans le cadre de nouveaux travaux de recherche, et des possibilités de création de projets pilotes avec le secteur privé ont été évoquées, afin de tester des technologies et des solutions innovantes pour assurer une connectivité efficace.

Dans le cadre de l’initiative Connect2Recover, l’UIT entend renforcer l’infrastructure et les écosystèmes numériques des pays bénéficiaires à la suite de la pandémie de COVID-19 et leur permettre de conserver leur résilience en période de crise.

L’initiative Connect2Recover est axée sur les pays ayant un faible niveau de connectivité qui sont vulnérables face aux incidences socio-économiques des pandémies et d’autres crises, notamment les catastrophes naturelles.

On trouvera de plus amples informations sur l’initiative Connect2Recover de l’UIT, le rapport « Mieux reconstruire le monde à l’aide du large bande » et les 15 rapports de recherche à l’adresse: https://www.itu.int/itu-d/sites/connect2recover/.

Women in workforce through inclusive digital development Résumé des échanges de connaissances et des discussions du séminaire Genre et développement numérique organisé par le Mécanisme pour l’égalité des sexes au Machreq en février 2022.


Plantons le décor : Rania, ingénieure diplômée d’une université jordanienne, se réjouissait à l’idée de faire carrière dans un secteur technologique en plein essor. En Iraq, Aseel, qui vend du savon fait maison, rêvait de se lancer dans le commerce électronique. Et Nadine, qui travaille depuis longtemps comme informaticienne dans le quartier d’affaires de Beyrouth, espérait être promue à un poste d’encadrement. Cependant, plus de six mois plus tard, Rania est toujours à la recherche d’un emploi, Aseel n’a pas encore trouvé l’argent dont elle a besoin pour basculer en ligne et Nadine attend toujours sa promotion.


Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), les technologies de l’information et des communications (TIC) constituent un secteur en plein boom et créateur d’emplois. Pourtant, en Iraq comme en Jordanie et au Liban, les femmes sont souvent exclues des emplois et des ressources liés aux TIC. La situation dans laquelle se trouve Rania n’a rien d’unique : en Jordanie, 35 % des ingénieurs diplômés sont des femmes, mais celles-ci représentent moins de 15 % des effectifs du secteur. En Iraq (a), les disparités entre les sexes pour l’accès à internet sont estimées à 28 % et, au Liban (a), l’écart dans les taux de possession d’un téléphone portable est de 17 %, dans les deux cas au détriment des femmes.

La technologie n’est pas neutre du point de vue du genre : les femmes se heurtent à des obstacles supplémentaires (structurels, culturels et économiques) qui les empêchent de participer à l’économie numérique sur un pied d’égalité avec les hommes. Il faut lever ces barrières pour exploiter tout le potentiel que recèle le développement numérique en faveur d’une prospérité accrue et partagée. Afin de s’attaquer aux « sexospécificités » du développement numérique, cerner et mieux lutter contre les obstacles que rencontrent les femmes, la Banque mondiale propose une démarche qui repose sur cinq piliers (a) : les infrastructures, les plateformes, les services financiers, l’entrepreneuriat, les compétences – autant d’éléments qui s’appliquent à la région Machreq.

C’est dans ce contexte que le Mécanisme pour l’égalité des sexes au Machreq (MGF) (a), un dispositif du Groupe de la Banque mondiale, a récemment organisé un séminaire en quatre sessions à l’intention de quelque 200 décideurs publics, entrepreneurs, incubateurs d’entreprise, dirigeants de multinationales et experts du secteur. L’objectif : discuter de la manière dont on pourrait mettre en place une économie numérique qui favorise la capacité d’action et la participation des femmes en Iraq, en Jordanie et au Liban. Le graphique en fin de page résume les résultats de ces échanges. On peut en tirer cinq leçons générales qui montrent que la transformation numérique peut grandement contribuer à une meilleure égalité pour les femmes dans l’entrepreneuriat et le monde du travail si un certain nombre de conditions sont remplies, notamment : un environnement propice soutenu par les pouvoirs publics, une demande de compétences et de talents dans le secteur privé, et la présence d’accélérateurs et d’investisseurs capables d’apporter un soutien et des stratégies d’investissement soucieux du genre.


Jubilee School students work on programming and developing their robots to work in a virtual space station at their school. Les élèves de la Jubilee School travaillent à la programmation et au développement de leurs robots pour travailler dans une station spatiale virtuelle dans leur école à Amman, Jordanie, le 10 février 2019. World Bank / Raad Adileh


Quelles sont les principales leçons tirées ?

  • Leçon no 1 : Les pouvoirs publics ont un rôle central à jouer pour favoriser l’équité et la croissance inclusive. Un environnement réglementaire solide est indispensable à la mise en place de conditions de concurrence équitables permettant aux entreprises de prospérer et d’obtenir les ressources financières dont elles ont besoin. Les délais et les coûts qu’engendrent le lancement de nouvelles activités ou l’obtention d’autorisations sont source de difficultés pour les entreprises du Machreq, y compris les start up. Il en va de même des lourdeurs des systèmes d’imposition ou de demande de licences d’exportation, ou encore des entraves pour accéder aux marchés. Ces difficultés touchent plus particulièrement les entreprises dont l’accès aux capitaux d’investissement est limité et qui sont, dans une large mesure, détenues et dirigées par des femmes. Les autorités peuvent faire en sorte que tous les membres de la société disposent des compétences et de l’accès aux infrastructures nécessaires pour tirer parti du développement numérique en se fixant des objectifs d’équité concrets et en allouant les ressources nécessaires pour les atteindre.
  • Leçon no 2 : Le secteur privé est un moteur de la demande de compétences et une source vitale d’emplois numériques. Le secteur privé est vital pour la croissance de l’emploi dans la région MENA et a le potentiel d’élargir les opportunités dans l’économie numérique. Comme documenté en Jordanie, lorsque les entreprises technologiques (a) se donnent pour priorité de promouvoir la diversité de genre, elles en tirent parti tout en comblant le déficit de compétences numériques. Une série d’études de cas d’entreprises dans le Machreq identifie de nombreux facteurs pouvant favoriser l’emploi dans le secteur privé, comme l’accès à des mentors féminins, une plus grande représentation féminine dans la structure des entreprises (aider des professionnelles comme Nadine serait non seulement la bonne chose à faire, mais serait également profitable sur le plan commercial !), des ressources financières pour les secteurs dans lesquels les femmes sont susceptibles de créer des entreprises, des formations techniques et commerciales, et la collecte de données ventilées par sexe sur les consommateurs.
  • Leçon no 3 : Les accélérateurs et les investisseurs peuvent canaliser des ressources et nouer des liens de manière inédite. Compte tenu du faible accès au financement dans le Machreq, pour aider des femmes comme Aseel à faire la transition de son entreprise vers le numérique, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de financement par l’intermédiaire d’accélérateurs, d’incubateurs et d’investisseurs porteurs d’objectifs ambitieux et tenant compte des enjeux de genre. Ces dispositifs peuvent soutenir la fourniture de formations commerciales, sur les TIC ou l’acquisition de compétences non techniques qui permettront de combler le fossé entre les femmes et les hommes en matière de compétences numériques et entrepreneuriales. Des stratégies telles que le programme « Female Founders Fellowship » (a) de Five One Labs promeuvent les modèles féminins, la mise en réseaux et les liens entre acheteurs et entrepreneures qui permettent de surmonter les obstacles dans l’accès au marché.
  • Leçon no 4 : Les chefs d’entreprise ont accès à toute une panoplie de nouveaux outils qui élargissent considérablement leurs possibilités. En témoignent les nombreux instruments présentés lors de notre atelier numérique par les entrepreneures venues d’Iraq, de Jordanie et du Liban et des experts en développement commercial. Au nombre de ces outils figurent des plateformes d’apprentissage en ligne permettant de s’informer et de se former, des TIC facilitant l’accès aux opportunités économiques, aux emplois flexibles et aux nouveaux marchés, ainsi que des technologies améliorant la prestation de services et les interactions. Grâce aux outils de commerce électronique, les entrepreneures augmentent leurs ventes, investissent des secteurs traditionnellement dominés par les hommes, accèdent à des services de soutien aux entreprises (tels que la formation et la comptabilité) et améliorent leur flexibilité et leur adaptabilité.
  • Leçon no 5 : La communauté internationale joue un rôle clé grâce à ses capacités de mobilisation et de partage des connaissances. L’essence de l’économie numérique est de dépasser les frontières et de permettre de nouvelles interactions et opportunités. En réunissant les parties prenantes de différents secteurs, pays, régions et marchés, les institutions internationales du Machreq peuvent contribuer à identifier, cibler et déployer des innovations.

Les acteurs internationaux peuvent également sensibiliser à l’importance de l’exposition précoce aux TIC, dont les filles sont trop souvent privées, et mettre les employeurs en contact direct avec les jeunes femmes par le biais d’événements comme le hackathon DigitalAg4Her (a). La Banque mondiale utilise sa base de connaissances mondiale pour placer le développement des compétences numériques dans la perspective de l’égalité des sexes. Par exemple, elle peut orienter les acteurs du numérique vers le programme S4YE (a), qui promeut des solutions pour l’emploi des jeunes. Cette initiative souligne l’importance fondamentale des compétences numériques dans tous les secteurs, et pas uniquement celui de la technologie, mais aussi la nécessité de mettre à niveau en permanence ces compétences pour rester au fait des technologies et des opportunités émergentes. Il est également possible de recourir à des dispositifs public-privé afin de diffuser les apprentissages, à l’aide de modèles de prestation flexibles et mixtes intégrant mentorat et soutien par les pairs — des aspects particulièrement importants pour l’inclusion des femmes.

Des femmes comme Nadine, Rania et Aseel existent bel et bien. Les avantages de la technologie ne pourront se concrétiser en l’absence d’un écosystème numérique qui garantisse l’égale participation des femmes et des hommes. Toutes les parties prenantes doivent agir de manière résolue et déterminée pour mettre en application ces leçons et faire en sorte que l’économie numérique offre davantage de possibilités à tous les membres de la société.

Les entrepreneuses africaines font preuve d’un optimisme généralisé et d’une résilience constante malgré le climat économique actuel, selon le rapport et l’indice 2022 sur la confiance dans les affaires(le lien est externe) de Lionesses of Africa, lancé à l’occasion de la Journée mondiale de l’entrepreneuriat féminin.

Le rapport, préparé par Lionesses of Africa Public Benefit Corporation et l’Université de New York, révèle que 93 % des entrepreneuses tablent sur une amélioration de la situation de leur entreprise dans un an, tandis que 2 % seulement prévoient une détérioration. Le rapport est financé par le Groupe de la Banque africaine de développement, à travers son initiative Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA, Initiative pour faciliter l’accès des femmes aux finances en Afrique, en français).

La deuxième édition du rapport et de l’indice de confiance dans les affaires 2022 de Lionesses arrive à un moment critique. Le rapport compare les données de l’année dernière et évalue la performance des entreprises africaines détenues par des femmes, l’accès au financement et la transformation numérique. En outre, il permet aux parties prenantes de savoir comment 100 des principales cheffes d’entreprise africaines interrogées, évaluent l’état de leurs entreprises et leurs opportunités pour l’année à venir.

« La Banque, par le biais de l’initiative AFAWA, est heureuse de collaborer avec Lionesses of Africa sur le dernier rapport et l’indice de confiance dans les affaires de Lionesses, a déclaré Malado Kaba, directrice du Département genre, femmes et société civile du Groupe de la Banque africaine de développement. Nous espérons que les entrepreneuses, les institutions financières et les gouvernements utiliseront les riches données fournies pour prendre des décisions commerciales et politiques fortes afin de libérer le potentiel des entreprises détenues par des femmes à travers le continent ».

Le rapport évalue également les plans de financement externe des entrepreneuses et leur niveau de confiance dans la volonté des institutions financières de financer leurs entreprises. 66 % des femmes envisageant de rechercher des financements externes à l’avenir (contre 61 % en 2021). Plus de 50 % des femmes pensent que les institutions financières seront disposées à accorder des prêts ou des crédits à leur entreprise au cours des six prochains mois, les femmes d’Afrique de l’Est étant les plus confiantes.

« Même avant la pandémie, les entreprises dirigées par des femmes étaient confrontées à d’importantes difficultés d’accès au financement, car elles ne disposaient souvent pas des états financiers et des garanties nécessaires pour obtenir des prêts commerciaux, ce qui a amené les institutions financières à les percevoir comme présentant des risques », a déclaré Esther Dassanou, coordinatrice de l’AFAWA au sein du Groupe de la Banque africaine de développement.

« La Banque s’est engagée à accélérer la capacité des entrepreneuses à accéder aux financements en débloquant jusqu’à 5 milliards de dollars d’ici 2026. La Banque s’engage également à travailler avec les gouvernements africains pour s’assurer que des politiques inclusives soient mises en place au profit des entrepreneuses », a-t-elle ajouté.

Melanie Hawken, fondatrice et directrice générale de Lionesses of Africa, a confirmé que l’accès au financement reste une préoccupation majeure. Les Lionesses ont financé les activités de leur entreprise jusqu’en 2021 et en 2022 en puisant largement dans des sources de financement internes, principalement des bénéfices non distribués et des capitaux personnels. Par rapport à l’année précédente, on constate une baisse sensible de l’accès aux programmes de soutien aux entreprises mis en place dans le cadre de la réponse au Covid-19 et aux autres aides gouvernementales.

Une autre tendance positive concerne les signes forts de récupération après les impacts liés à la pandémie, les deux tiers ayant retrouvé ou prévoyant de retrouver les niveaux d’activité antérieurs au Covid-19 d’ici fin 2022.

« Deux tiers des Lionnesses prévoient de rechercher des financements externes dans un avenir proche, mais seulement la moitié d’entre elles estiment que les institutions financières sont disposées à leur accorder les prêts ou les crédits dont elles auront besoin, a déclaré Mme Hawken. Toutefois, cela représente un pourcentage plus important qu’en 2021, ce qui suggère une confiance modeste, mais croissante dans l’obtention de fonds auprès des institutions financières, et c’est une tendance qui va dans la bonne direction ».

Téléchargez le rapport et l’indice de confiance dans les affaires 2022 des Lionesses en cliquant sur les liens ci-dessous :

https://issuu.com/lionessesofafrica/docs/2022-business-confidence-report?fr=sNDIwZjQzOTc0Mjk(le lien est externe)

https://issuu.com/lionessesofafrica/docs/2022-business-confidence-index?fr=sNTg0ODQzOTc0Mjk(le lien est externe)

La 19ème réunion du Comité de gestion de la Convention relative à l’admission temporaire (Convention d’Istanbul) et la 16ème réunion des Parties contractantes à la Convention douanière relative au carnet ATA pour l’admission temporaire de marchandises (Convention ATA) ont eu lieu ensemble du 5 octobre au 16 novembre 2020, en deux phases :  consultations sur documents et réunion virtuelle. Quelque 114 experts de 29 Parties contractantes à la Convention d’Istanbul, de 35 Parties contractantes à la Convention ATA, de 9 pays observateurs et de 7 organisations internationales se sont inscrits à la réunion en deux phases. La réunion virtuelle, qui a eu lieu le 16 novembre 2020 sur la plateforme KUDO, a réuni plus de 65 délégués.

Dans son allocution d’ouverture, M. Pranab Kumar Das, directeur du Contrôle et de la facilitation de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), a souhaité la bienvenue aux Parties contractantes et aux observateurs à la réunion conjointe du Comité de gestion de la Convention d’Istanbul et de la Convention ATA. Il a remercié la Fédération mondiale des Chambres de commerce (ICC WCF) d’avoir joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre du projet pilote de carnets électroniques eATA, en soulignant l’importance de la numérisation du carnet d’admission temporaire/temporary admission (carnet ATA) qui préconise des formalités plus simples, plus sûres, moins coûteuses et plus efficaces pour les douanes et les acteurs du secteur privé. Il a salué l’introduction du Carnet électronique de passages en douane (eCPD), appelé Arjo, créé par la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) dans le but de faciliter la gestion temporaire des véhicules. Il a signalé aux participants que le Viet Nam avait adhéré à la Convention d’Istanbul en avril 2019, devenant ainsi la 71ème Partie contractante. L’Ouzbékistan a également adhéré à la Convention d’Istanbul en juin 2020, pour devenir la 72ème Partie contractante.

Le Comité a désigné M. Dmitry Subochev (administration douanière de la Fédération de Russie) comme Président de la réunion, et Mme Gordana Vidanovic (administration douanière de Serbie) comme Vice-présidente.

Le Comité a pris note des activités associées à la création du carnet eATA et du système eCPD, qui ont été examinées lors de la réunion du Groupe de travail sur l’eATA, le 20 janvier 2020. En octobre 2019, le groupe de travail avait mis en œuvre le projet pilote de carnet eATA, géré par la CCI dans le but de préparer une version de production complète du système. Bien que le calendrier ait été retardé en raison de la pandémie de COVID-19, le Comité a décidé de continuer la préparation d’un système de carnets eATA en se concentrant sur la collecte de plus de résultats de tests et de cas d’utilisation. La composante principale de l’eCPD, appelée Arjo, est un outil de facilitation pour les véhicules commerciaux et privés, dont l’atout principal est sa capacité de lutter contre la fraude grâce à un dispositif de sécurité utilisant un hologramme autocollant, sans modifier la méthode de délivrance du carnet CPD. Le Comité a également examiné et approuvé le projet de texte de notification activant l’utilisation du carnet eATA par les Parties contractantes.

Les délégués de la Suisse et de la Chine ont présenté à la réunion leurs expériences nationales en matière de tests de l’eATA, en abordant des questions telles que la traçabilité, la sécurité et la protection des données, la formation des agents de douane et les cas d’utilisation pendant la période pilote. Ces expériences nationales serviront de référence importante pour le développement du système. L’administration fédérale de la douane suisse prévoit de remplacer les carnets ATA sur papier par une version électronique afin de promouvoir l’utilisation du carnet ATA dans le monde entier, de simplifier la traçabilité et de garantir la sécurité et la protection des données. Le 1er janvier 2020, la douane chinoise a lancé un projet pilote à l’aéroport de la capitale et à l’aéroport international Daxing de Pékin, ce qui devrait contribuer au développement du carnet ATA, optimiser le climat des affaires et faciliter la déclaration en douane.

Le Comité est parvenu à un consensus sur la question de savoir si les douanes pouvaient ou non augmenter les droits et taxes sur les bons d’importation non signés par les titulaires et représentants de carnets ATA, comme l’a présenté l’ICC WCF. Cette interprétation encouragerait une application claire de la Convention d’Istanbul en ce qui concerne les signatures manquantes sur les carnets ATA.

L’ICC a mentionné l’impact de la COVID-19 sur les opérations des carnets ATA, en partageant les expériences nationales et les informations sur la facilitation douanière recueillies auprès des associations nationales garantes (ANG). Le Comité a pris note des principales difficultés soulevées par la pandémie de COVID-19 et a décidé d’étudier les moyens de les surmonter.

ATA Carnet System Components

La 42ème réunion du Comité de contact OMD-UPU a été organisée conjointement par l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et l’Union postale universelle (UPU) les 8 et 9 novembre 2022. Cette année, le Comité a été reconstitué pour la période 2022-2025 avec huit nouveaux membres de chaque organisation. La réunion a été accueillie par l’OMD en mode hybride et elle a rassemblé des experts de 48 administrations douanières, 20 opérateurs postaux désignés et 3 organisations internationales.

Dans son allocution d’ouverture, M. Pranab Kumar Das, Directeur Contrôle et Facilitation de l’OMD, a accueilli les Membres et les observateurs à cette réunion du Comité de contact OMD-UPU. Le Directeur a insisté sur l’importance de la coopération entre l’OMD et l’UPU aux niveaux international et national, et de l’exploration des mesures qui pourraient être prises conjointement pour relever les défis communs à venir. Le Secrétariat de l’UPU a rappelé ce message d’ouverture en félicitant les nouveaux membres du Comité, et en les remerciant à l’avance pour leur dévouement au cours des quatre prochaines années.

Le Comité de contact a été informé du nouvel accord de coopération entre l’OMD et l’UPU, signé en mai 2022, qui contribuera à renforcer la coopération en cours en tenant compte des récents défis liés aux procédures douanières des envois postaux. Le Comité a également été informé de la première Conférence mondiale conjointe OMD-UPU qui aura lieu en juin 2023 au Japon, et il a encouragé les membres de l’OMD et de l’UPU à y participer.

Le Comité a échangé des vues et fourni des orientations sur la manière de relever les défis communs et d’identifier les solutions possibles pour améliorer la collaboration entre la douane et la poste, ce qui inclut notamment les ateliers de renforcement des capacités, la mise en œuvre d’échange de données préalables par voie électronique, le traitement du commerce électronique et la facilitation des échanges, le renforcement des mesures de sécurité et de sûreté ainsi que le traitement des questions réglementaires. Une équipe conjointe d’experts a été créée pour travailler sur l’amélioration de la qualité des données, et pour mettre à jour le Guide conjoint OMD-UPU pour le dédouanement postal.

Enfin, le Comité a examiné son Plan de travail pour la période 2022-2025 et a approuvé la modification de son mandat, qui sera désormais soumis aux organes compétents de chaque organisation pour approbation.

La 43ème réunion du Comité de contact OMD-UPU aura lieu à l’automne 2023.

L’un des principaux enseignements que l’Afrique peut tirer de la pandémie de Covid-19 est l’impact négatif considérable qu’elle a eu sur les travailleurs occupant des emplois qui ne peuvent être exercés à distance. Ces emplois se trouvent généralement dans les secteurs informels qui dominent les économies africaines. Les services et les autres secteurs qui se prêtent davantage au travail à distance ont été beaucoup moins touchés, ce qui a réduit la nécessité pour les gouvernements de mettre en place des filets de sécurité sociale.

La pandémie a également accéléré la transformation numérique connue sous le nom de quatrième révolution industrielle (4IR), qui était déjà en marche dans le monde entier. L’Afrique ne peut pas se permettre de rester à la traîne alors que la quatrième révolution industrielle est en marche. Les technologies de l’information et de la communication peuvent permettre de combler les lacunes dans un certain nombre de secteurs clés, notamment l’agro-industrie, les communications et la croissance financière, en débloquant de meilleurs emplois, un suivi logistique plus efficace des chaînes d’approvisionnement et même de meilleurs résultats en matière de soins de santé.

Heureusement, le continent présente d’immenses opportunités dans toute une série de domaines, notamment les services mobiles, les infrastructures haut débit et le stockage de données. La population jeune et en pleine croissance du continent, qui a atteint l’âge adulte à l’ère du numérique, est avide d’outils et de technologies pour répondre à ses forts besoins créatifs et entrepreneuriaux. Et l’absence d’infrastructures héritées dans de nombreux pays offre une ouverture pour adopter les normes et les innovations les plus récentes.

Une forte coordination entre les entreprises, les gouvernements et d’autres acteurs tels que la société civile et les agences régionales sera nécessaire.

Quelques jours avant l’ouverture de son événement Market Days 2022, l’Africa Investment Forum est bien placé pour jouer un rôle essentiel dans la canalisation des investissements dans les infrastructures d’information et de communication.

Des institutions fondatrices de l’Africa Investment Forum, la Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement, ont soutenu la West Indian Ocean Cable Company pour assurer la connectivité à haut débit de plus de 550 sites dans 30 pays africains avec les principaux centres financiers et commerciaux du monde entier.

La demande de services mobiles — en particulier de smartphones — devrait continuer à croître rapidement en Afrique. La GSMA, une association regroupant le plus grand nombre d’opérateurs mobiles au monde, prévoit qu’environ 600 millions d’Africains s’abonneront à des services mobiles d’ici 2025, contre 456 millions en 2018. Le haut débit mobile stimulera la demande non seulement pour les industries créatives, mais aussi pour les services dans les domaines de la fintech et de la télésanté, créant un effet d’entraînement.

La demande d’infrastructures de TIC dites « dorsales », qui comprennent plusieurs types d’équipements différents, est également en forte hausse. Il s’agit notamment de serveurs racines, de lignes haut débit en fibre optique, de commutateurs et de routeurs de réseau et de tours cellulaires, pour n’en citer que quelques-uns. La construction de tous ces éléments représente pour les investisseurs autant d’opportunités pour répondre à une demande galopante, mais aussi un potentiel important de création d’emplois dans la construction, l’installation et les services.

Le rapport de la SFI et de Google, intitulé eConomy Africa 2020, prévoit une économie africaine de l’Internet qui pourrait atteindre 180 milliards de dollars d’ici 2025, soit 5,2 % du PIB du continent. D’ici 2050, la contribution potentielle pourrait atteindre 712 milliards de dollars, soit 8,5 % du PIB du continent.

Un autre défi que l’Africa Investment Forum s’efforce de surmonter est la perception selon laquelle investir en Afrique serait risqué. En collaboration avec des partenaires tels que l’Agence américaine pour le commerce et le développement, l’Africa Investment Forum prépare les projets qu’il a en réserve, afin qu’ils soient prêts pour l’investissement.

Le thème des Market Days 2022 étant « Construire la résilience économique par des investissements durables », les transactions portant sur des infrastructures intelligentes et résilientes devraient être sous les feux des projecteurs.

L’événement, qui se tient du 2 au 4 novembre, permettra de présenter aux investisseurs des milliards de dollars de transactions dans les domaines des TIC, de l’énergie, de l’agro-industrie et des soins de santé. Il promouvra également les secteurs dans lesquels l’Afrique possède un avantage comparatif, tels que les industries créatives, la musique, le cinéma, le textile et le sport.

Depuis sa création en 2018, la plateforme Africa Investment Forum a mobilisé des intérêts d’investissement de plus de 100 milliards de dollars.

La plateforme est une initiative de la Banque africaine de développement et de sept autres institutions de développement : Africa 50, Africa Finance Corporation, Banque africaine d’import-export, Development Bank of Southern Africa, Trade and Development Bank, Banque européenne d’investissement, et Banque islamique de développement.

À l’occasion de la Journée mondiale des villes, le 31 octobre, la CNUCED met en lumière la manière dont les entrepreneurs urbains peuvent contribuer à rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables.

Un nouveau rapport de la CNUCED examine comment les entrepreneurs urbains utilisent des solutions innovantes pour relever les défis posés par l’urbanisation rapide et stimuler l’expansion des villes intelligentes.

Le rapport intitulé « L’expansion urbaine, terrain de jeu d’un entrepreneur », publié le 31 octobre 2022, présente des exemples reproductibles d’entrepreneurs urbains du monde entier qui s’attaquent aux défis socio-économiques et environnementaux associés à l’urbanisation rapide en cours.

Sept sur 10 personnes  vivront en milieu urbain d’ici 2050, mettant à l’épreuve la capacité des villes à les accueillir.

« Les entrepreneurs interviennent   pour aider les villes à répondre aux besoins de leur population croissante », a déclaré Arlette Verploegh, qui dirige l’équipe de développement de l’esprit d’entreprenariat de la CNUCED qui a produit le rapport.

« En tant que changeurs de jeu et innovateurs ayant de solides racines dans leurs villes, ils voient de leurs propres yeux les défis qui existent. Ces entrepreneurs urbains sont bien placés pour proposer des solutions », a ajouté Mme Verploegh.

Favoriser une urbanisation durable

Le rapport souligne la contribution des micros-, petites et moyennes entreprises (MPME) à des solutions innovantes et à la création d’emplois, en particulier dans les pays en développement.

Le rapport cite l’agriculture urbaine à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour illustrer l’entrepreneuriat vert et l’ingéniosité commerciale.

Là-bas, les entrepreneurs urbains transforment les toitures sous-utilisées en vergers ou exploitations frutières, embauchent des locaux pour cultiver des produits provenant de la ville et travaillent avec des partenaires pour développer les infrastructures vertes.

« Encourager l’entrepreneuriat et l’innovation pour le développement urbain est important et peut inspirer davantage d’innovations menées par les entreprises pour des villes résilientes et durables à l’avenir », note le rapport.

Autonomiser les communautés

Lorsqu’il s’agit de résoudre des problèmes urbains, les entrepreneurs urbains tirent parti des écosystèmes en réseau, alimentés par une plus grande connectivité Internet et les ressources numériques que les villes peuvent offrir.

À Sao Paulo, au Brésil, une startup fintech fait la différence dans un bidonville en améliorant les compétences financières, afin de développer l’inclusion financière, encourager le crédit aux MPME pour ses habitants et les aider à accéder à des prêts à taux d’intérêt plus bas.

À Subang Jaya, en Malaisie, les entrepreneurs urbains aident les magasins familiaux – de petits détaillants familiaux – à adopter la numérisation. Ces MPME représentent environ 97% des entreprises du pays, et beaucoup ont besoin d’aide pour utiliser efficacement les technologies numériques.

Grâce aux entrepreneurs locaux, davantage de MPME peuvent numériser leurs opérations, mieux gérer leurs stocks et obtenir une aide financière.

Tirer parti de la collaboration multipartite

Les villes modernes considèrent la collaboration comme un principe fondamental de la croissance, indique le rapport.

Des partenariats innovants entre les entrepreneurs et d’autres parties prenantes de la ville, y compris les universités, les décideurs politiques et les centres de développement des entreprises tels que les incubateurs et les accélérateurs, accélèrent l’essor des clusters urbaines.

Fondé sur la collaboration, un nouveau pôle numérique panafricain à Kigali, au Rwanda, stimule l’esprit d’entreprise et la compétitivité globale de la ville, grâce à des informations, des talents et des capitaux facilement disponibles.

À Monterrey, au Mexique, un écosystème d’affaires en réseau qui donne la priorité à l’innovation est en train d’émerger rapidement, permettant aux entrepreneurs urbains de mettre en commun leurs connaissances, leur technologie et leurs ressources.

Le système Tecnológico de Monterrey est une entreprise collaborative soutenue par le gouvernement qui relie les entreprises et les établissements d’enseignement.

Animé par une approche numérique, il vise à stimuler la croissance économique à travers l’activation de l’esprit d’entreprise des étudiants et le renforcement de la coopération entre les start-ups et les autres entreprises.

Ingrédients du succès

Le rapport décrit comment les villes peuvent mieux tirer parti du pouvoir de l’entrepreneuriat.

Il appelle les décideurs politiques à attirer les entrepreneurs urbains – en encourageant les talents et en mettant des ressources à disposition – et à les reconnaître comme des partenaires pour relever les défis urbains.

Il souligne la nécessité de créer un écosystème collaboratif et multipartite dans lequel les nouvelles technologies sont exploitées pour relever les défis de l’urbanisation rapide.

Dans un contexte d’incertitude et de crises mondiales, indique le rapport, les villes dotées de solides bases de collaboration ont le potentiel de devenir des terrains fertiles pour que les entrepreneurs puissent faire ce qu’ils font le mieux: innover pour promouvoir le bien-être de la communauté.

Ce texte est une traduction automatique basée sur la version anglaise originale.Voir la clause de non-responsabilité.


L’Union internationale des télécommunications (UIT) est sortie de sa dernière conférence de plénipotentiaires avec une augmentation de son budget de 3,9 millions de francs suisses par an, soit près de 3,9 millions d’USD par an au taux de change actuel.

Les nouvelles contributions annoncées par les pays contributeurs, grands et petits, renforceront le budget de l’UIT, contribueront à maintenir les principales activités de radiocommunication, de normalisation des télécommunications et de développement numérique, et permettront à l’organisation d’atteindre les objectifs définis dans son dernier plan stratégique quadriennal.

Lors de la récente Conférence des plénipotentiaires de l’UIT ( PP-22 ) à Bucarest, en Roumanie, quatre pays ont annoncé qu’ils allaient augmenter leurs contributions budgétaires annuelles à l’agence spécialisée des Nations unies pour l’année prochaine et au-delà

Les délégués des États-Unis, du Brésil, de la Guinée et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont chacun annoncé des augmentations lors des déclarations de politique nationale au cours de la première semaine de la conférence.

Les engagements financiers sont libellés en francs suisses (CHF) et exprimés en unités contributives annuelles. Ces unités, d’une valeur de 318 000 CHF chacune, constituent la cotisation de base qu’un État Membre doit verser chaque année pour conserver son droit de vote et participer pleinement aux conférences de l’UIT.

Les pays en développement peuvent verser des contributions d’une demi-unité, avec des montants inférieurs pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement.

États-Unis : premier contributeur, en hausse de près de 17 %

Le délégué américain Don Graves a souligné plusieurs objectifs clés pour la communauté internationale, à savoir : « parvenir à une connectivité universelle abordable ; réduire les fractures numériques, y compris la fracture numérique entre les sexes ; doter les gens de compétences numériques ; [et] promouvoir un environnement numérique sûr et résilient. »

Compte tenu de ces objectifs, les États-Unis augmenteront leur contribution de 1,59 million de francs suisses par an – soit de 30 à 35 unités – à partir du budget de l’année prochaine, a annoncé M. Graves dans le communiqué de presse de la Commission européenne Déclaration de politique générale des États-Unis .

Cela fait des États-Unis le principal contributeur à l’UIT pour la période à venir.

Brésil : plus que triplé

Le plus grand pays d’Amérique du Sud s’est engagé à augmenter son soutien de trois à onze unités, soit de 954 000 à 3,5 millions de francs suisses par an. Ces fonds supplémentaires sont destinés à renforcer l’agence et ses projets, à aider à surmonter les difficultés et à « renforcer l’engagement du Brésil envers l’UIT », a déclaré le délégué national Carlos Manuel Baigorri dans un communiqué de presse Déclaration de politique générale du Brésil .

Cette augmentation place le pays dans le peloton de tête de l’UIT principaux contributeurs la Commission européenne s’est également engagée à fournir 10 unités contributives ou plus, aux côtés de 14 autres.

L’augmentation des engagements reflète la confiance « dans le fait que des progrès pourraient être réalisés dans des domaines contemporains essentiels tels que la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la durabilité de l’espace », a déclaré M. Baigorri.

Guinée : multiplication par huit

Le pays d’Afrique de l’Ouest, représenté par le délégué Ousmane Gaoual Diallo, s’est engagé à soutenir le budget de l’UIT avec une unité contributive complète – un engagement substantiel pour l’un des 46 pays les moins développés du monde.

En fait, l’unité de 318 000 francs suisses était huit fois plus élevée que l’engagement du pays jusqu’à présent, a-t-il noté en Déclaration de politique générale de la Guinée .

Au-delà de l’octroi de fonds supplémentaires, le pays entend « participer activement à l’initiative Partner2Connect de l’UIT et à la construction de la société mondiale de l’information », a déclaré Mme Diallo.

Papouasie-Nouvelle-Guinée : doubler l’engagement

L’accroissement des responsabilités régionales a incité la Papouasie-Nouvelle-Guinée à doubler sa contribution budgétaire promise à l’UIT, la faisant passer d’un quart à une demi-unité par an, a déclaré le délégué Timothy Masiu, qualifiant son pays de « nation émergente dans la région du Pacifique »

L’UIT doit repenser son approche de la coopération mondiale au cours des quatre prochaines années, car chaque pays doit aborder la transformation numérique différemment, a-t-il ajouté.

En livrant Déclaration de politique générale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée m. Masiu a proposé de renforcer la présence directe de l’UIT dans le Pacifique par « l’établissement d’un bureau sous-régional dans le Pacifique »

La force vive de l’UIT

La plupart des 193 États Membres de l’UIT se sont engagés à maintenir leurs contributions budgétaires annuelles volontaires, qui devraient continuer à représenter environ les deux tiers du budget de l’Union le financement des programmes spécialisés des Nations Unies agence pour les technologies de l’information et de la communication.

Cinq pays ont indiqué des réductions fractionnées s’élevant à 2 1/16 unités, pour une valeur de 655 875 CHF.

Dans l’hypothèse où les promesses actuelles se concrétisent, le budget de l’UIT augmentera de 3,6 % l’année prochaine.

Une mobilisation efficace des fonds permet de maintenir le budget de l’UIT en bonne santé et de soutenir les pays moins développés dans leur quête pour rejoindre la communauté numérique mondiale.

La réunion quadriennale des plénipotentiaires – au cours de laquelle les plans stratégiques et financiers de l’UIT sont adoptés et les hauts responsables de l’UIT sont élus – est également la principale occasion pour les États membres de réaffirmer ou d’ajuster leurs contributions annuelles.

Voir la série complète de déclarations de politique générale et discours pléniers prononcés lors de la PP-22 .

En savoir plus sur comment l’UIT est financée .

Un franc suisse (CHF 1.00) valait un peu moins d’un dollar américain (USD 0.997) selon les taux de change opérationnels des Nations unies en octobre 2022.

La rencontre annuelle, tenue pendant le salon Parcel+Post Expo à Francfort (Allemagne) le 17 octobre 2022, a exploré la collaboration intersectorielle sur le thème «Transformation des partenaires – Enclencher l’évolution et la révolution numériques postales».

En ouvrant le forum, Marjan Osvald, Vice-Directeur général du Bureau international de l’UPU, a noté que les discussions arrivaient à un «moment charnière pour l’UPU», alors que l’organisation étudie des pistes de coopération avec le secteur privé.

«L’UPU a récemment ouvert de nouvelles opportunités pour permettre à nos collègues du secteur postal élargi de faire entendre leur voix dans les délibérations de l’UPU dans le cadre du Comité consultatif», a-t-il précisé.

Les premiers intervenants du forum ont examiné la préparation numérique du réseau postal et ont réuni Venencia Sigauke, Directrice par intérim des opérations et du marketing à la poste du Zimbabwe, Christoph Kopka, Directeur des services postaux et des colis chez SAP, ainsi que Paul Donohoe, coordonnateur du programme «Politiques numériques et commerce» à l’UPU.

Ils ont souligné la force du réseau postal physique, en capacité de fournir un certain nombre de services numériques à l’appui du développement socioéconomique et des objectifs commerciaux. La sensibilisation des partenaires potentiels ainsi que la formation des employés et des clients de la poste sont essentielles pour exploiter ce potentiel, ont-ils déclaré.

«Nous devons changer la manière de voir les choses et promouvoir constamment les plates-formes numériques. Les gens ne sont pas habitués à accéder aux services en ligne, ils sont habitués à accéder aux services [postaux] sur place physiquement», a ajouté Venencia Sigauke.

Paul Donohoe a indiqué que l’UPU s’efforçait de sensibiliser ses principaux partenaires potentiels, notamment les agences de développement international, les gouvernements et le secteur privé, dans le cadre de programmes tels que les évaluations de la préparation au numérique.


Le deuxième panel a examiné comment les technologies avancées émergentes pourraient remodeler le secteur. Il réunissait Anisa Kaltanji, Présidente-Directrice générale de Posta Shqiptare, Ian Streule, partenaire et Chef de la pratique postale chez Analysys Mason, Ricardo Simões, Directeur exécutif de International Association for Trusted Blockchain Applications, ainsi que Saleh Khan, Chef du programme «Inclusion financière» à l’UPU.

Les intervenants ont démontré comment les technologies avancées ouvrent d’immenses opportunités pour la poste, tout en rappelant au secteur de ne pas perdre de vue son atout le plus précieux: la confiance des clients. La poste peut donc faciliter l’adoption de services de pointe grâce à sa présence physique et sa proximité avec les clients.

Anisa Kaltanji a rappelé le rôle important de la présence physique de la poste lors de la pandémie – une période où la numérisation s’est accélérée rapidement. «Le seul contact humain que la plupart d’entre nous avons eu pendant la pandémie de COVID-19 a été le facteur», a-t-elle précisé.

Selon Saleh Khan, «les gens font confiance au système postal pour fournir un large éventail de services, ajoutant que les postes avaient un appétit pour explorer ce sujet, voir ce qui peut être fait pour tirer parti de la technologie des registres distribués et innover dans ce domaine».

Les panélistes ont proposé que l’UPU joue un rôle clé dans la mise en place du cadre réglementaire et de normes pour mettre en œuvre les nouvelles technologies et offrir une expérience sans faille aux clients.

Le dernier panel du forum était axé sur la façon de tirer parti des partenariats pour accélérer l’évolution du secteur, avec Santosh Gopal, Président-Directeur général et fondateur de Ship2MyID, Brody Buhler, Président-Directeur général d’Escher Group, Walter Trezek, Président du Comité consultatif (CC) de l’UPU, Alexander Thern-Svanberg, Chef du programme «Mobilisation des ressources et engagement des parties prenantes» à l’UPU.

Les intervenants se sont concentrés sur la façon dont l’UPU, ses Pays-membres et le secteur privé pourraient bénéficier des idées et des solutions de chacun, notamment sur la base de la récente ouverture du CC aux entreprises du secteur privé. Le CC permet aux partenaires du secteur élargi de faire entendre leur voix dans les processus décisionnels de l’UPU.

Brody Buhler a fait part d’une étude récente d’Escher Group qui montre l’évolution des attentes des clients depuis le début de la pandémie et souligne l’importance pour les clients d’une distribution des colis issus du commerce électronique sans faille.

Santosh Gopal a souligné que l’UPU pourrait servir de point focal pour collecter des données non seulement auprès des membres, mais aussi auprès du secteur postal élargi participant au CC, en soulignant que «les données sont ce qui rapporte de l’argent à tout le monde».

Les panélistes ont discuté de la manière dont les échanges entre les membres de l’UPU et les partenaires privés sur l’échange de données, les normes et la régulation via le CC pourraient amener l’UPU à se moderniser plus rapidement pour aider les postes et leurs partenaires à répondre aux besoins des clients et à les anticiper.

Vitrine technologique

Plus tard dans la journée, Stéphane Herrmann et Gustavo Damy, représentants du Centre de technologies postales de l’UPU, ont présenté de façon détaillée l’offre de solutions technologiques, notamment les systèmes d’échange de données électroniques et la plate-forme de données de masse. Ils ont précisé que de nombreuses solutions techniques de l’UPU étaient désormais ouvertes à des acteurs du secteur postal élargi.

«Notre force réside dans notre diversité – nous réunissons tous les acteurs pour créer la base de l’innovation et les produits qui l’accompagnent», a indiqué Gustavo Damy.

Lors d’une table ronde spéciale, les nouveaux membres du CC, Zonos, Ship2MyID, Geomain, Stampsdaq, Logistic Natives et Eurora, ont présenté leurs solutions ainsi que leur méthode d’interfaçage potentielle avec l’UPU et ses membres pour apporter de la valeur ajoutée.

Ils ont encore souligné leur volonté de coopérer avec l’UPU afin de créer les conditions favorables à l’essor du secteur.

Visionnez les enregistrements du Forum des leaders mondiaux et la vitrine technologique 2022 ici.

L’Union internationale des télécommunications (UIT) ouvre la voie à un avenir numérique connecté et uni.

 

La conférence incarnant l’organe décisionnel suprême de l’Union internationale des télécommunications (UIT) s’est conclue aujourd’hui par le dégagement d’un consensus entre les États Membres sur les mesures à prendre pour que tous les habitants de la planète puissent bénéficier de la technologie numérique.

La Conférence de plénipotentiaires de l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) a conclu ses travaux à Bucarest (Roumanie), en s’entendant sur la manière de tirer le meilleur parti de certaines des technologies les plus prometteuses au monde.

La Conférence a également adopté le Plan stratégique et le Plan financier de l’UIT pour la période 2024-2027. La stratégie quadriennale de l’UIT met en évidence les grandes priorités des travaux dans les domaines des radiocommunications, de la normalisation et du développement, l’objectif étant de connecter le monde, de favoriser une transformation numérique inclusive à l’échelle mondiale et de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 adoptés par les Nations Unies.

« Dans un avenir proche, la numérisation permettra de proposer des solutions pour relever les défis auxquels l’humanité est confrontée, notamment grâce à la création de lieux de travail, à la promotion de l’éducation, ou à la lutte contre le changement climatique et à la prise en charge de la transition écologique », a expliqué le Premier Ministre roumain Nicolae Ciucă aux délégués dans un message vidéo diffusé lors de cette Conférence convoquée tous les quatre ans. « La transformation numérique et le développement des télécommunications, a-t-il ajouté, sont les points d’ancrage de l’économie du futur ».

Le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao, lors de cette dernière Conférence à la tête de l’organisation, a déclaré qu’il avait « été le témoin privilégié de la manière dont les innovations en matière de TIC avaient transformé le monde et du rôle important que l’UIT avait joué dans l’avancement de cette transformation numérique. »

En évoquant ses 36 années de service au sein de l’organisation, dont près de 25 ans en tant que fonctionnaire élu, M. Zhao a déclaré: « Nous devons nous saisir de ce moment et faire fond sur les décisions prises lors de cette Conférence mondiale pour accélérer la transformation numérique, en particulier pour les 2,7 milliards de personnes dans le monde qui ne sont toujours pas connectées ».

Les réseaux et les technologies numériques ont rendu possible l’autonomisation de milliards de personnes à travers le monde. Pourtant, après une envolée due au COVID-19, l’adoption de l’Internet a marqué le pas au cours de l’année écoulée, si bien qu’un tiers de la population mondiale n’est toujours pas connectée.

Les orientations internationales que la Conférence a permis de dégager « contribueront à bâtir une économie et une société plus durables, plus prospères et plus connectées au niveau mondial », a ajouté M. Zhao.

Sabin Sărmaș, Président de la Conférence et chef de la Commission parlementaire des technologies de l’information et des communications du pays hôte, la Roumanie, a affirmé que « les résolutions fondées sur le consensus, fruit de la négociation et de la recherche de compromis, constituent un exemple rare de nos jours d’accord entre les pays du monde entier sur des questions d’intérêt commun pour l’avenir de l’humanité et de la planète ».

Des consensus sur le monde de demain

La Conférence, qui s’est tenue du 26 septembre au 14 octobre, a rassemblé plus de 3 000 délégués, parmi lesquels des ministres et des responsables publics issus de 183 des 193 États Membres de l’UIT, ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, d’établissements universitaires et du secteur privé.

Les Actes finals qui regroupent toutes les résolutions adoptées à la Conférence de plénipotentiaires ont été signés par 157 États Membres.

La Conférence a pris des décisions essentielles, avec notamment l’adoption de résolutions sur les questions suivantes:

  • Application des technologies fondées sur l’intelligence artificielle (IA) au service du bien social
  • Instauration de la confiance et développement durable dans l’espace extra-atmosphérique
  • Autonomisation des femmes et des jeunes filles grâce à la transformation numérique
  • Utilisation des assignations de fréquence par les installations radioélectriques militaires pour les services de défense nationale
  • Rôle des nouvelles technologies pour atténuer, plutôt qu’exacerber, la crise due aux changements climatiques
  • Rôle des technologies dans la protection contre les pandémies mondiales
  • L’Internet des objets (IoT) au service des villes et communautés intelligentes et durables.

Résultats des élections et faits marquants

En plus de définir les priorités de l’UIT, les États Membres ont élu les cinq hauts dirigeants de l’organisation.

Ces élections sont entrées dans l’histoire après que les délégués ont élu Mme Doreen Bogdan-Martin (États‑Unis) au poste de Secrétaire général de l’UIT. Mme Bogdan-Martin sera la première femme à prendre les rênes de cette organisation vieille de 157 ans, qui est devenue une institution spécialisée des Nations Unies en 1947.

M. Zhao, qui a œuvré pour l’égalité hommes-femmes tant au sein du système des Nations Unies que dans le secteur des technologies, a félicité Mme Bogdan-Martin, ajoutant que « l’élection de la prochaine équipe de direction de l’UIT marque le début d’une nouvelle ère ».

S’agissant des autres postes, M. Tomas Lamanauskas a été élu Vice-Secrétaire général de l’UIT; M. Mario Maniewicz a été réélu pour un second mandat au poste de Directeur du Bureau des radiocommunications de l’UIT; M. Seizo Onoe a été élu Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications de l’UIT; et M. Cosmas Zavazava a été élu Directeur du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT.

Chacun des cinq fonctionnaires élus accomplira un mandat de quatre ans à compter du 1er janvier 2023.

Outre les membres de l’équipe de direction, la Conférence a également élu, sur la base d’un nombre donné de sièges pour chaque région, les 48 États Membres du Conseil de l’UIT, qui est l’organe directeur de l’organisation se réunissant dans l’intervalle qui sépare les Conférences de plénipotentiaires.

La Conférence a également choisi les 12 membres qui siègeront au Comité du Règlement des radiocommunications, organe indépendant qui protège l’assignation et l’utilisation des fréquences radioélectriques à l’échelle mondiale.

Renforcer la présence des femmes

Les organisateurs de la Conférence de plénipotentiaires de l’UIT en Roumanie – appelée PP-22 – ont voulu ériger la Conférence en modèle pour des manifestations internationales plus écologiques, plus soucieuses des questions d’égalité hommes-femmes et plus inclusives.

Au total, 33% des délégués à la Conférence qui s’est tenue à Bucarest étaient des femmes, contre 29% à la précédente Conférence de plénipotentiaires de l’UIT, qui s’est déroulée à Dubaï en 2018.

« Notre objectif était d’aller au-delà de l’approche traditionnelle et de faire en sorte que les femmes aient les mêmes possibilités de participer aux discussions sur des questions importantes pour l’avenir de l’UIT et pour l’évolution des technologies numériques et des politiques en la matière », a déclaré Mme Cristiana Flutur, Directrice du Département des relations internationales au sein de l’Autorité nationale de gestion et de régulation des communications (ANCOM) de la Roumanie, qui a contribué au bon déroulement de la Conférence. « Le fait de permettre à davantage de représentantes d’intégrer les sphères de prise de décisions devrait encourager de plus en plus de femmes à assumer des fonctions de direction et à faire valoir leurs points de vue ».

Les adieux de deux fonctionnaires

Deux fonctionnaires élus quitteront leurs fonctions à la fin de l’année, après avoir exercé le nombre maximal de deux mandats à leurs postes respectifs.

L’actuel Vice-Secrétaire général, M. Malcolm Johnson, revenant sur ses 40 années de service à l’UIT, d’abord en tant que délégué, puis en tant que fonctionnaire élu, a encouragé l’UIT à maintenir sa tradition consistant à rechercher le consensus et à se concentrer sur ses compétences particulières, et a souhaité plein succès à l’Union pour l’avenir.

M. Chaesub Lee, Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications depuis 2015, a souligné l’importance que revêtent les compétences techniques diverses et variées de l’UIT et a déclaré: « Nous devons tenir compte de l’aspect opérationnel, de l’aspect commercial, et même de l’aspect politique de nos travaux en tant qu’organisation, tout en nous appuyant sur ces connaissances technologiques et en suivant une approche technique ».

Poser des jalons pour l’avenir numérique

La prochaine Conférence de plénipotentiaires de l’UIT aura lieu à Doha (Qatar) en 2026.

En décembre 2023, les membres de l’UIT se réuniront à la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-23) à Dubaï (Émirats arabes unis), afin de mettre à jour le Règlement des radiocommunications, traité international unique régissant l’utilisation du spectre des fréquences radioélectriques, de l’orbite des satellites géostationnaires et de l’orbite des satellites non géostationnaires.​

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Nous avons interrogé l’envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour la technologie, Amandeep Singh Gill, sur son expérience à la Conférence de plénipotentiaires de l’UIT (PP-22) à Bucarest, en Roumanie, et sur la pression croissante en faveur d’un Pacte numérique mondial.

Quelle a été votre expérience ici à la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT) ?

L’expérience a été fantastique. Tout d’abord, les hôtes ont été très généreux dans leurs préparations méticuleuses, ce qui nous permet de poursuivre notre travail de manière fructueuse

Un grand coup de chapeau à la Roumanie, hôte de cette réunion.

J’ai eu l’occasion de rencontrer les chefs de délégation de pays de différentes régions et j’ai constaté un grand enthousiasme pour les questions importantes inscrites à l’ordre du jour de l’UIT, à savoir la connectivité, la lutte contre la fracture numérique et la mise en place de l’infrastructure nécessaire à l’économie numérique de demain.

De toute évidence, les élections de la prochaine équipe dirigeante de l’UIT et des organes directeurs/de garde en 2023-2026 ont également suscité beaucoup d’intérêt.

Parlons du Pacte numérique mondial, qui, je le sais, vous tient à cœur. Pour les non-initiés, dites-nous ce qu’est le Pacte numérique mondial, comment l’UIT et ses États membres peuvent y contribuer, et comment il est lié au nouveau Sommet du futur, qui se tiendra en septembre 2024.

Le sommet du futur en 2024 est l’occasion pour la communauté internationale de relancer le multilatéralisme et de mieux se préparer aux défis de demain.

Le sommet a été décidé par l’Assemblée générale des Nations unies sur la base d’un rapport que le Secrétaire général des Nations unies a été invité à présenter. Ce rapport s’intitule « Le Sommet de l’Europe » Notre programme commun – et le Pacte mondial numérique est l’une des propositions de ce rapport, qui doit être adoptée lors du Sommet de l’avenir.

Permettez-moi de décrire notre idée du Pacte numérique mondial de manière générale, car ses détails et ses contours seront déterminés par les États membres des Nations unies :

Nous espérons que le Pacte mondial pour le numérique sera l’expression de la volonté politique la plus élevée à ce jour, en termes de vision globale du monde numérique. Il devrait idéalement aborder les défis et les risques que les technologies numériques peuvent représenter pour les droits de l’homme, les libertés fondamentales et l’action humaine.

On pourrait également se concentrer sur les difficultés liées à la gouvernance des données et à la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), ainsi que sur la possibilité de faire progresser les objectifs de développement durable des Nations unies, de connecter les personnes non connectées et de mettre la technologie à la portée des masses afin qu’elles puissent mener une vie meilleure.

Nous voulons générer un regard à 360 degrés sur le monde numérique avec toutes ses implications, ses opportunités. En fin de compte, le Pacte numérique mondial nous permettra, en tant que communauté internationale, de mieux nous organiser et de construire un avenir numérique qui soit ouvert, libre, sûr et inclusif.

Il ne s’agit pas d’une question qui concerne uniquement les gouvernements, car le secteur privé est un acteur majeur du monde numérique, tout comme la société civile, les réseaux universitaires et les citoyens en général. Il s’agit d’un effort véritablement multipartite, qui ne peut être uniquement intergouvernemental, et nous devons rassembler tous ces éléments de manière innovante.

Toutes les voix diverses doivent être entendues haut et fort aux Nations unies à New York, afin que les représentants des gouvernements soient mieux informés lorsqu’ils travaillent au Pacte numérique mondial.

Et comment l’UIT en tant qu’organisation, ainsi que ses États membres individuellement, peuvent-ils y contribuer ?

L’UIT est un partenaire de premier plan dans la mise en place du Pacte mondial pour le numérique. Mon bureau travaille déjà en étroite collaboration avec l’UIT sur des questions telles que la connectivité. Nous sommes partenaires du projet Giga qui vise à connecter toutes les écoles de la planète Terre à l’internet.

L’UIT est l’une des plus anciennes organisations du système des Nations unies, ce qui lui confère une expérience considérable dans l’élaboration de normes et la réglementation de l’attribution du spectre .

L’ensemble du projet relatif au Pacte mondial pour le numérique commence par le spectre, qui est la source ultime de valeur dans le monde numérique. C’est pourquoi nous nous réjouissons de l’apport de l’UIT. En outre, le travail que nous allons réaliser ensemble sera, dans de nombreux cas, dirigé par l’UIT.

Je sais que vous invitez tous les participants à une consultation sur le Pacte mondial pour le numérique au cours de l’année 2009 PP-22 quel sera votre objectif là-bas, quelles sont vos attentes, et comment les résultats seront-ils utilisés pour construire le Pacte mondial numérique ?

Nous sommes au début d’une conversation très importante qui se déroulera au cours de l’année prochaine et nous prévoyons un certain nombre de consultations. Nous présenterons la vision globale du Pacte numérique mondial, qui se compose de plusieurs domaines – connectivité, fractures numériques, infrastructure publique numérique, biens publics numériques, protection des données, autonomisation des données, coopération internationale autour de l’IA, de la désinformation ou de la désinformation, et protection des droits de l’homme en ligne.

Nous espérons recevoir des contributions et des conseils de la part de la communauté de l’UIT sur les domaines sur lesquels l’UIT se concentre actuellement – connectivité à l’Internet, gouvernance de l’Internet, IA, autres technologies émergentes et élaboration de normes pour certaines de ces technologies émergentes.

Il s’agit d’informations très précieuses. Aucune autre assemblée ne dispose d’une telle expertise et d’une telle multiplicité d’années d’expérience. La Conférence de plénipotentiaires de l’UIT est une étape incontournable de notre calendrier de consultations.

Cette interview a été modifiée pour des raisons de longueur et de clarté.

Lisez l’interview vidéo ci-dessous

Chaque jour, l’UIT collabore avec une vaste communauté de partenaires du monde entier dans un but commun : connecter les non-connectés et faire en sorte que chacun, quel que soit son sexe, ait la possibilité de profiter des avantages de l’Internet.

Les TIC ont le pouvoir de renforcer les communautés et de donner aux individus la possibilité de réaliser leurs rêves, en particulier pour les groupes marginalisés comme les femmes et les filles, qui sont souvent laissées pour compte dans la révolution numérique.

C’est pourquoi, aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale de la petite fille, je suis ravie de pouvoir partager deux nouvelles inspirantes

Tout d’abord, le thème de la Journée des TIC pour les filles en 2023 est « Les compétences numériques pour la vie », un élément essentiel pour nous aider à atteindre les objectifs suivants réaliser une connectivité universelle et significative .

Et les finalistes du concours 2022 Prix EQUALS dans la technologie !

Retour dans 2014 l’UIT et ses partenaires ont instauré une tradition annuelle consistant à reconnaître les travaux exceptionnels en matière d’égalité numérique entre les hommes et les femmes dans le monde entier et à mettre en lumière les initiatives, les organisations et les personnes qui s’efforcent de faire la différence.

Qu’il s’agisse de microfinancement pour les femmes entrepreneurs en Amérique latine, de camps de codage et de salons de l’emploi pour les filles au Burundi, de formation aux petites entreprises technologiques pour les femmes en Tunisie ou de recherches dans le monde entier pour promouvoir l’élaboration de politiques fondées sur des preuves, les lauréats du prix EQUALS in Tech transforment les communautés du monde entier.

Les finalistes de 2022

Nos prix EQUALS in Tech reflètent les priorités de nos principales coalitions EQUALS en matière de promotion de l’égalité d’accès à Internet, des compétences numériques et des opportunités de leadership dans le secteur des technologies.

Cette année, le comité des prix EQUALS in Tech a reçu 160 nominations provenant de 54 pays répartis dans sept régions.

Les juges ont sélectionné trois finalistes dans cinq catégories : Accès, Compétences, Leadership dans les PME, Leadership dans les technologies et Recherche. Et cette année, le partenariat a également lancé une nouvelle catégorie – le Prix spécial de reconnaissance des partenaires EQUALS – pour célébrer un partenaire EQUALS exceptionnel dont les activités et l’impact ont été un modèle pour les défenseurs du genre dans le monde entier.

Les cinq initiatives gagnantes et un partenaire EQUALS exceptionnel seront sélectionnés pour leur vision, leur impact significatif et leur importance régionale.

Ces initiatives permettent de construire un avenir numérique plus radieux pour tous, et je compte sur le large soutien de nos membres et partenaires de l’UIT.

finalistes du prix EQUALS in Tech 2022
ACCÈS

App Morada (Mexique) – Conçue et évaluée par des femmes handicapées, cette application propose des ressources pour prévenir la violence à l’égard des femmes et pour aider les femmes qui subissent des violences, en particulier celles qui sont handicapées.

Proyecto Digitalización (Mexique) – Une plateforme numérique évolutive visant à donner accès à l’éducation, à la formation, aux opportunités de travail et à une communauté de soutien pour les femmes de tous horizons.

VCEELA (Pakistan) -Un écosystème reliant les artisans non connectés et non formés au numérique directement aux marchés locaux et internationaux.

COMPÉTENCES

Femmes en technologie (Argentine) – Par la formation, la recherche et la promotion du changement culturel, MeT encourage une plus grande participation des femmes et des minorités de genre dans la technologie, pour un écosystème numérique plus diversifié et inclusif.

Application STEM EY (Global) – L’application EY STEM est une application mobile qui inspire les filles âgées de 13 à 18 ans et leur donne les moyens d’embrasser une carrière dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Czechitas (République tchèque) – Une plateforme à impact social dédiée à la création et au développement d’opportunités technologiques pour les femmes et les jeunes filles en République tchèque, offrant des expériences pratiques, des exercices pratiques et une application dans le monde réel.

LEADERSHIP DANS LES PME

Programme pour entrepreneurs motivés par la technologie e (Zimbabwe) – Une initiative qui vise à faire entrer davantage de micro, petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes dans l’économie numérique et à les aider à développer leurs activités et leur commerce international.

Premier Crédit (Zambie) – Une société de technologie financière qui soutient les entrepreneurs locaux et les petits commerçants (dont la plupart sont des femmes) par des microcrédits et des investissements en ligne.

SE 360 et EstroLab (Nigeria) – Initiatives complémentaires pour l’autonomisation des femmes, conception d’innovations technologiques pour la sécurité des femmes, leur autonomisation économique et leur engagement politique.

LEADERSHIP DANS LA TECHNOLOGIE

Femmes technopreneurs (WTECH) (Sri Lanka) – Le forum WTECH a pour but de soutenir, de promouvoir et d’encourager les femmes technopreneurs et d’accroître la participation des femmes dans le secteur des technologies de l’information.

Femmes techniciennes (Nigeria) – Une plateforme qui offre une visibilité, une communauté et des ressources aux femmes dans le domaine de la technologie par le biais d’événements, de programmes de leadership et de soutien universitaire.

SheLeadsTech (États-Unis) – Une initiative offrant des ressources pour identifier et fournir des voies d’accès à des opportunités éducatives, professionnelles et de développement de carrière, afin que les populations sous-représentées puissent accéder et s’épanouir dans des rôles de direction.

RECHERCHE

AfricanWITS – Cartographie de l’écosystème féminin (Cameroun) – Une initiative qui produit des données annuelles sous la forme d’une carte du « genre numérique » couvrant plusieurs pays africains, dans le but de créer un écosystème de startups et d’entreprises dirigées par des femmes

MetLife Triangle Tech X (États-Unis) – Le sommet MetLife Triangle Tech X vise à combler le fossé et à assurer l’avenir des femmes dans le domaine des STIM. En 2021, l’étude de MetLife sur les femmes dans le domaine des STIM a examiné les questions de diversité dans ce domaine.

Initiative pour l’équité numérique en éducation (EDEI) (Nigeria) – L’EDEI cherche à comprendre les obstacles auxquels sont confrontés les enfants, en particulier les filles, pour tirer parti de la puissance de la technologie pour l’apprentissage et d’autres avantages socio-économiques.

les finalistes du Prix de reconnaissance spéciale des partenaires EQUALS 2022, sélectionnés par les autres partenaires EQUALS :

Application STEM EY (également nominée par le public dans la catégorie « Skills Award ») – L’application EY STEM s’adresse aux 13-18 ans et a pour but de susciter l’intérêt des filles et des femmes pour les STEM et le développement des compétences dans ce domaine.

Women’s Worldwide Web (W4) – Organisation internationale à but non lucratif et plateforme de crowdfunding dédiée à l’autonomisation des filles et des femmes.

La cérémonie de remise des prix EQUALS in Tech 2022

Ces deux dernières années, en raison des contraintes imposées par la pandémie, nous avons célébré les prix annuels EQUALS in Tech en ligne, en nous réunissant virtuellement pour reconnaître et encourager l’incroyable travail accompli en matière d’égalité numérique entre les sexes.

Cette année, nous sommes ravis de revenir à une cérémonie en personne, dans le cadre de l’initiative de l Décembre Réunion annuelle de Partner2Connect (P2C) au siège de l’UIT à Genève, en Suisse.

Pour moi, les deux événements ont une synergie naturelle : EQUALS est un partenariat multisectoriel qui s’attaque aux nombreuses causes sous-jacentes complexes de la fracture numérique entre les sexes, et la coalition numérique Partner2Connect est une alliance multipartite visant à favoriser une connectivité significative et une transformation numérique à l’échelle mondiale. Comme la connectivité significative universelle ne sera jamais atteinte sans l’égalité numérique entre les sexes, la réunion de P2C et d’EQUALS constitue un double jeu parfait !

Je me réjouis de vous voir nombreux à Genève en décembre, et de me joindre à tous nos partenaires pour applaudir les lauréats de cette année. Les prix EQUALS in Tech de cette année seront également accessibles au public en ligne, alors notez vos calendriers et surveillez les détails à l’adresse suivante equalsintech.org .

QUOI : Prix EQUALS in Tech 2022

OÙ : Siège de l’UIT, Genève, Suisse, pendant la réunion annuelle de Partner2Connect

QUAND : 8 décembre 2022

J’ai hâte de découvrir lequel de nos finalistes remportera un prix EQUALS in Tech le 8 décembre. Mais peu importe qui remportera les trophées, les incroyables finalistes de cette année sont une source d’inspiration pour nous tous, car ils montrent ce que nous pouvons accomplir lorsque nous exploitons le pouvoir de l’innovation, de la collaboration et de la motivation pour faire progresser l’égalité des sexes dans le monde numérique.

Ressources et informations générales :

Histoire de Journée internationale de la fille

En savoir plus Journée internationale des filles dans les TIC

Participez à la conversation sur les médias sociaux en utilisant les hashtags #GirlsinICT et #EQUALSinTech

En savoir plus sur le Prix EQUALS dans la technologie

La pandémie de Covid-19 a contraint les entrepreneuses d’Afrique à repenser la manière dont elles gèrent leurs entreprises, organisent leurs espaces de travail et gèrent leurs employés. Elles ont dû innover et s’adapter à de nouvelles réalités du marché devenues restrictives et difficiles.

Ce changement comprend le travail à distance et l’introduction d’un certain nombre de nouvelles technologies, d’outils et de plateformes numériques pour établir un lien efficace avec les clients et les employés.

Afin de fournir des conseils pratiques aux entrepreneuses qui s’adaptent à ces mutations en cours, les Lionesses of Africa, un réseau d’entrepreneuses avant-gardistes, a lancé le guide « le futur du travail » (Future of Work) des 100 Lionesses. 100 Lionesses est une initiative des Lionesses of Africa qui rend hommage à 100 entrepreneuses africaines de premier plan. La Banque africaine de développement soutient la production de cet outil numérique destiné aux entrepreneuses par le biais de son programme Affirmative Finance Action for Women in Africa (Discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique, AFAWA dans son acronyme en anglais).

Deuxième d’une série, ce guide fournit des conseils pratiques sur les affaires et des points de vue de pairs pour aider les entreprises féminines à gérer la transition vers le travail du futur. Aujourd’hui, le futur du travail consiste à s’adapter à de nouvelles façons de travailler, de communiquer, d’interagir et de collaborer dans des environnements professionnels en constante évolution. Ce guide présente 24 entrepreneuses africaines de premier plan qui partagent leurs astuces et leurs expériences dans cinq principaux domaines : stratégie, leadership et vision, technologie et systèmes, personnel et équipes, et enfin nouvelles méthodes de travail. Il propose également une feuille de route pratique pour les entrepreneuses africaines et des enseignements clés, tels que la maîtrise de la communication, le développement d’une chaîne d’approvisionnement résiliente et la création d’environnements de travail hybrides pour les entreprises qui se préparent au travail du futur.

« Nos méthodes de travail, la structure de nos entreprises, la réorganisation de nos lieux de travail et la manière pratique dont nous communiquons avec nos employés et les engageons ont changé et continuent d’évoluer à un rythme plus rapide que jamais, a déclaré Melanie Hawken, fondatrice et directrice générale de Lionesses of Africa. Par conséquent, nous devons constamment garder l’esprit ouvert au changement, à l’innovation, à la recherche de solutions à de nouveaux défis et, surtout, à l’apprentissage auprès d’autres entrepreneuses. Le travail du futur est déjà là ».

Pour la responsable d’AFAW, Esther Marieme Dassanou, « l’époque des entreprises traditionnelles ou de la seule interaction en face à face avec les clients est révolue. Les entreprises qui prennent de l’avance sont celles qui ont une forte présence numérique, qui font du commerce électronique et qui ont repensé leurs systèmes pour s’adapter au travail à distance. Si l’on regarde le verre à moitié plein, ce nouveau modèle de travail offre de grandes opportunités aux entrepreneuses, car il leur permet d’accéder à un marché beaucoup plus large, et d’augmenter leur productivité dans certains cas. »

« AFAWA travaille en étroite collaboration avec des banques commerciales, des institutions de mésofinance et de microfinance, des fonds d’investissement et des fournisseurs de garanties pour développer des programmes holistiques qui incluent des services financiers et non financiers pour que les entrepreneuses puissent développer leurs entreprises. Il est temps d’intégrer nos institutions financières dans notre processus de croissance et de pivotement », a ajouté Esther Marieme Dassanou.

Veuillez cliquer ici(le lien est externe) pour télécharger le guide « The Future of Work » des 100 Lionesses

Les services postaux ont changé radicalement avec l’essor du commerce mondial et des technologies, ce qui rend le rôle de facilitateur des communications mondiales de l’UPU plus pertinent que jamais, comme le soulignent la nouvelle Stratégie postale d’Abidjan et la politique de coopération au développement de l’UPU pour 2022–2025. Les plans de développement régional de l’UPU, récemment publiés, sont conçus pour aider l’UPU à assurer ce rôle.

«Les gouvernements doivent fournir le cadre propice nécessaire et garantir le maintien des services postaux universels, alors que les opérateurs postaux du monde entier doivent s’adapter à ce nouveau cadre par des réformes structurelles et des services innovants et modernes afin de répondre à l’évolution des demandes de la société et du marché», selon la Stratégie postale d’Abidjan.

Cette nouvelle stratégie s’accompagne des plans de développement régional du cycle d’Abidjan, sur la base desquels l’UPU concentre ses travaux en faveur d’activités spécifiques à chaque région.

Pour la région Afrique, le plan s’articule autour de trois aspects: renforcement des capacités, consultations avec les pays pour mieux comprendre leurs besoins et aide aux achats pour les pays confrontés à des difficultés telles que les catastrophes naturelles ou les conflits armés, indique Amadou Bello, coordonnateur de l’UPU pour la région Afrique et les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral.

«Les pays africains ont fait des progrès, précise M. Bello. Certains ont adopté des solutions en matière de commerce électronique ou de numérisation, mais cela ne suffit pas. Nous devons les pousser à être plus innovants car, aujourd’hui, si vous n’êtes pas innovants, vous ne pouvez pas survivre.»

Pour la région Europe et Asie centrale, au cours de ce cycle, l’accent est mis sur la coopération avec les gouvernements et les régulateurs, ce qui constitue un changement important. «Auparavant, notre objectif principal était d’aider les opérateurs postaux, mais cela sous-estimait le rôle et l’importance des gouvernements et des régulateurs pour la croissance du marché postal et le rôle accru du réseau postal dans le développement socioéconomique», explique Andrei Soudakov, coordonnateur pour la région Europe et la Communauté des États indépendants et en charge du développement des capacités.

Au nombre des projets figurent le développement du commerce électronique, les services financiers postaux, l’état de préparation des paiements pour le commerce électronique ainsi que la transformation numérique. L’UPU rebâtira sa présence sur le terrain pour être plus efficace et mieux interagir avec les acteurs régionaux. Elle mettra aussi en œuvre plus de 70 activités, dont des missions de conseil, des ateliers techniques et des formations individuelles, ajoute M. Soudakov.

Dans la région Amérique latine et Caraïbes, l’implication des partenaires, à commencer par les gouvernements, sera tout aussi cruciale pour soutenir le secteur postal dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable des Nations Unies, selon Nicolás Bilhoto, coordonnateur de la région Amérique latine et Caraïbes et en charge de la modernisation du secteur postal.

«Les gouvernements sont essentiels pour mettre en œuvre des changements et améliorer le cadre réglementaire du secteur postal, précise-t-il. Les projets comprennent le développement du commerce électronique et la mise en place de politiques postales. Dans les Caraïbes, des améliorations seront apportées aux transports et à la connectivité dans la région.

La région Asie/Pacifique concentrera ses travaux sur le renforcement des capacités de ses 19 pays les moins avancés, pays en développement sans littoral et petits États insulaires en développement en dispensant des formations et en achetant des équipements, explique Thakur Subhash Sinha, coordonnateur «Asie/Pacifique et coopération Sud-Sud». Un projet d’un million de francs suisses a été lancé pour fournir des équipements postaux à ces pays. Des projets sont en cours dans la région pour améliorer les opérations, former les ressources humaines et renforcer la numérisation, la diversification des services et la durabilité environnementale, entre autres.

Enfin, dans la région arabe, l’accent sera mis sur l’aide à une plus grande résilience des pays, à l’aide de différentes stratégies en faveur de ses principaux acteurs postaux, selon Hashim Elhaj, coordonnateur de la région arabe et en charge de la gestion des risques liés aux catastrophes. «Certains pays de notre région sont clairement engagés dans des activités issues du commerce électronique, explique-t-il. Nous proposons d’autres activités dans le domaine des paiements financiers postaux pour aider les Pays-membres à disposer d’une gamme élargie de services et à se montrer plus résilients face aux catastrophes.»

L’UPU organisera des ateliers de formation et des missions de conseil pour élaborer des plans d’action et, dans les pays les moins avancés, l’organisation offrira des équipements tels que des serveurs ou des ordinateurs pour améliorer la qualité de service. En outre, la présence sur le terrain sera renforcée pour avoir deux bureaux avec deux experts régionaux plutôt qu’un seul bureau.

Avec ces plans, basés sur les besoins et tournés vers l’avenir, l’UPU est bien équipée pour un nouveau cycle de quatre ans d’innovation et de collaboration à l’appui du développement postal et d’activités en matière de développement durable.

Pour en savoir plus sur les travaux de l’UPU en matière de coopération au développement et pour consulter tous les plans de développement régional 2022–2025 en plusieurs langues, cliquez ici.

En un evento virtual celebrado hoy (3 de octubre) la Directora General de la OMC Ngozi Okonjo-Iweala y el Secretario General de la Organización Mundial de Aduanas (OMA) Kunio Mikuriya presentaron una publicación conjunta titulada “Informe de estudio sobre las tecnologías disruptivas”. En la publicación se examina la manera en que las denominadas tecnologías disruptivas, tales como las cadenas de bloque, el Internet de las Cosas, la inteligencia artificial y el aprendizaje automático, pueden ayudar a mejorar el comercio internacional y la gestión de las fronteras.

(de momento sólo en inglés)

The report, a follow-up to an edition published by WCO in 2019, notes the benefits of disruptive technologies for Customs administrations and international traders. However, there are still opportunities for broader implementation, the report underlines, highlighting the challenges and opportunities associated with the adoption of these technologies.

In his opening remarks, WCO Secretary-General Mikuriya said: “I’m pleased that we have been partnering with the WTO since early 2021 to get a more comprehensive review of where we are in using technologies in global trade, and its implication for Customs. The extent to which Customs leverages these new technologies to improve its processes can have an important impact on cross-border trade processes and supply chain operations. Hence, the two organizations decided to jointly assist our respective members in their digital transformation journeys.”

In her opening remarks, WTO Director-General Okonjo-Iweala said: “Disruptive technologies … enable new and innovative business models that can contribute to making trade more efficient and inclusive, such as online retail and lean inventory. They also have the potential to significantly reduce border-related fixed costs, which is especially important for smaller firms. Governments must not lag behind as businesses use digitalization to operate more effectively. The good news — as this study makes clear — is that many governments are doing just that. They are using or experimenting with various digital technologies.”

The report identifies the key ways that disruptive technologies support international trade and economies more broadly and pinpoints ways in which they can assist Customs administrations in terms of trade facilitation, security and revenue collection.

In addition, the publication provides a basis for policy actions that will improve the transition to paperless trade and implementation of the WTO’s Agreement on Trade Facilitation.

The launch was followed by short presentations on the experience of deploying disruptive technologies from the Customs administrations of Argentina, the Netherlands, Niger and the Republic of Korea.

The publication can be found here.

La Suisse, les États-Unis d’Amérique, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont les économies les plus innovantes du monde, selon l’Indice mondial de l’innovation 2022 de l’OMPI, la Chine se hissant aux portes des 10 premières économies.  D’autres économies émergentes affichent également des performances solides et constantes, notamment l’Inde et la Türkiye, qui entrent toutes deux dans la catégorie des 40 premières économies pour la première fois.

Le rapport montre que la recherche-développement et d’autres investissements qui stimulent l’activité innovante à l’échelle mondiale ont poursuivi leur essor en 2021 malgré la pandémie de COVID-19, mais des difficultés apparaissent lorsqu’il s’agit de transformer les investissements en matière d’innovation en résultats concrets.

L’Indice mondial de l’innovation révèle que la croissance de la productivité PDF, GII 2022 special theme – normalement stimulée par une innovation accrue – a en fait stagné. Il montre également que les progrès et l’adoption des technologies actuelles montrent des signes de ralentissement de la croissance, malgré la récente flambée des dépenses de recherche-développement et des investissements en capital-risque. Toutefois, si les écosystèmes d’innovation étaient alimentés avec plus de soin et d’attention, une nouvelle ère de croissance axée sur l’innovation, menée par les vagues de l’ère numérique et de la “Deep Science”, pourrait voir le jour.

L’Indice mondial de l’innovation de cette année montre que l’innovation se situe à un tournant, au moment où nous sortons de la pandémie. Alors que les investissements dans l’innovation ont bondi en 2020 et 2021, les perspectives pour 2022 sont assombries non seulement par les incertitudes mondiales, mais également par la persistance des mauvais résultats en matière de productivité axée sur l’innovation. C’est pourquoi nous devons accorder davantage d’attention non seulement à l’investissement dans l’innovation, mais également à la manière dont il se traduit par des incidences économiques et sociales. La qualité et la valeur deviendront aussi essentielles au succès que la quantité et l’échelle.

WIPO Director General Daren Tang

Conclusions principales de l’Indice mondial de l’innovation :

  • Les entreprises qui dépensent le plus en R-D ont quant à elles augmenté leurs dépenses dans ce domaine de près de 10% pour atteindre plus de 900 milliards de dollars É.-U. en 2021, plus qu’en 2019 avant la pandémie. Cette augmentation résulte principalement de quatre secteurs d’activité : matériel informatique et équipements électriques; logiciels et services liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC); produits pharmaceutiques et biotechnologie; et construction et métaux industriels.
  • En 2020, les investissements dans la R-D mondiale ont augmenté à un taux de 3,3%, ce qui constitue un ralentissement par rapport au taux de croissance de la R-D historiquement élevé de 6,1% enregistré en 2019. Les subventions publiques des économies qui dépensent le plus en R-D ont connu une forte hausse en 2020. Pour les budgets nationaux de R-D de 2021, la situation était plus variée, les dépenses augmentant en République de Corée et en Allemagne, mais diminuant aux États-Unis d’Amérique et au Japon.
  • Les opérations de capital-risque ont explosé en 2021 (hausse de 46%), enregistrant des niveaux comparables à ceux du boom de l’Internet à la fin des années 1990. La région Amérique latine et Caraïbes et les pays africains connaissent la plus forte croissance dans le domaine du capital-risque. Les perspectives en matière de capital-risque pour 2022 sont toutefois plus modérées : le durcissement des politiques monétaires et l’effet sur le capital-risque conduiront à une décélération des opérations de capital-risque.

Il ressort du classement annuel des économies mondiales en fonction de leurs capacités et de leurs résultats en matière d’innovation, établi par l’Indice mondial de l’innovation, quelques changements importants dans les 15 premières places du classement : les États-Unis d’Amérique se hissent à la 2e place, les Pays-Bas à la 5e, Singapour à la 7e, l’Allemagne à la 8e et la Chine gagne une place et se classe à la 11e place, aux portes de la catégorie des 10 premières économies.

Le Canada est de retour parmi les 15 principaux innovateurs mondiaux (15e place). La Türkiye (37e) et l’Inde (40e) figurent pour la première fois parmi les 40 pays les plus innovants. En outre, le Viet Nam (48e), la République islamique d’Iran (53e) et les Philippines (59e) sont les économies à revenu intermédiaire qui enregistrent la croissance la plus rapide des performances en matière d’innovation à ce jour.


Classement mondial

  1. Suisse (en première position en 2021)
  2. États-Unis d’Amérique (3)
  3. Suède (2)
  4. Royaume-Uni (4)
  5. Pays-Bas (6)
  6. République de Corée (5)
  7. Singapour (8)
  8. Allemagne (10)
  9. Finlande (7)
  10. Danemark (9)
  11. Chine (12)
  12. France (11)
  13. Japon (13)
  14. Région administrative spéciale de Hong Kong (Chine) (14)
  15. Canada (16)
  16. Israël (15)
  17. Autriche (18)
  18. Estonie (21)
  19. Luxembourg (23)
  20. Islande (17)

 

Plusieurs économies en développement dépassent les attentes en matière d’innovation eu égard à leur niveau de développement économique, y compris les nouveaux venus que sont l’Indonésie, l’Ouzbékistan et le Pakistan. Huit économies dont les résultats en matière d’innovation sont supérieurs aux attentes se situent en Afrique subsaharienne, avec en tête le Kenya, le Rwanda et le Mozambique. Dans la région Amérique latine et Caraïbes, le Brésil, le Pérou et la Jamaïque ont obtenu des résultats supérieurs aux attentes par rapport à ce que leur niveau de développement laissait présager.

“Avec la progression de leurs performances en matière d’innovation en dépit des chocs subis par les chaînes d’approvisionnement mondiales, la Türkiye et l’Inde enrichissent considérablement la cartographie mondiale de l’innovation, tandis que l’Indonésie présente un potentiel d’innovation prometteur”, déclare Soumitra Dutta, coauteur de l’Indice mondial de l’innovation et doyen de la Saïd Business School de l’Université d’Oxford. “D’autres champions régionaux comme le Chili et le Brésil en Amérique latine, et l’Afrique du Sud et le Botswana en Afrique subsaharienne, ont amélioré leurs performances relatives en matière d’innovation.”

Dans le cadre d’un programme spécial de trois jours, des étudiants de la région de Madrid ont pu approfondir leur compréhension des opérations de la poste espagnole, développer leur esprit critique et leur aptitude à travailler en équipe ainsi que faire preuve de créativité lors de la participation de Correos au programme «4 ESO-Empresa».

Cette manifestation, créée par le département régional de l’éducation, des universités et des sciences de Madrid, met en relation des étudiants en quatrième et dernière année d’enseignement obligatoire, appelée «4 ESO», avec des organisations participantes, telles que Correos, afin qu’ils découvrent leurs activités.

Auprès de Correos, ces étudiants font davantage qu’observer le fonctionnement interne de la poste; il s’agit d’une véritable expérience pratique.

«Les plus jeunes, en général, associent Correos à l’acheminement du courrier uniquement et nous leur offrons une vision plus large englobant notamment le commerce électronique, la numérisation, le caractère international de nos activités ainsi que notre engagement en faveur de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique», a expliqué Elena Fernández-Rodríguez, Directrice des affaires internationales et des Objectifs de développement durable.

L’éducation représente une priorité pour Correos. Dans le cadre de son modèle d’alignement sur les Objectifs de développement durable, Correos a mené plusieurs initiatives qui témoignent de son engagement envers la communauté, notamment en matière d’éducation.

«Nous estimons qu’en participant à ce programme nous pouvons non seulement familiariser les étudiants avec les activités menées par Correos, mais aussi leur apporter de nouveaux points de vue et des perspectives différentes qui leur seront également utiles dans leur vie quotidienne», a indiqué Mme Fernández-Rodríguez.

Le programme a rassemblé des jeunes de différents quartiers. Près de 100 écoles ont demandé à envoyer des élèves à Correos. La poste a pu offrir des places à environ 40 élèves, deux par école.

Les élèves ont pu découvrir la poste et visiter un centre logistique. Mais il ne s’agissait pas seulement d’une expérience d’apprentissage passif; les élèves ont été chargés de résoudre des problèmes liés à l’activité de l’entreprise: «Correos peut-il être une référence dans un monde de plus en plus numérisé?» et «Comment créer des emballages durables et réutilisables?».

Selon Mme Fernández-Rodríguez, les étudiants ont travaillé en équipes de quatre pour élaborer un produit ou un service visant à résoudre ces problèmes et ils ont mis au point des préprototypes en tenant compte du public cible. Ces activités leur ont permis de développer des compétences telles que l’esprit critique, l’esprit d’équipe et la créativité.

Les solutions proposées allaient d’un jeu vidéo permettant d’apprendre la géographie et l’histoire de Correos à une application facilitant l’envoi de colis tout en permettant aux clients d’apprendre à se connaître via la plate-forme.

«Nous pensons que cette initiative constitue un bon exemple de la manière dont les entreprises peuvent interagir avec la société au-delà de la prestation habituelle des services qu’elles assurent», a conclu Mme Fernández-Rodríguez.

Découvrez notre travail de plaidoyer axé sur l’action à travers le continent, ainsi que nos initiatives de conseil aux membres en Afrique.

En Afrique, l’Alliance Better Than Cash s’appuie sur les leçons tirées de la collaboration avec les gouvernements africains pour stimuler et développer l’inclusion financière grâce à la numérisation responsable des paiements à travers le continent.

Nous comprenons que l’Afrique a l’expérience, le savoir-faire et l’inspiration pour atteindre ses objectifs de transformation numérique et alimenter un marché numérique unique réussi en cette période de la Décennie des femmes africaines pour l’inclusion financière et économique. Atteindre l’ égalité financière est essentiel à la réalisation de l ‘ Agenda 2063 .

Nous travaillons avec les membres dans leur parcours pour numériser les paiements de manière responsable en :

  1. Fournir des services-conseils en fonction de leurs priorités ;
  2. Partager la recherche orientée vers l’action et favoriser l’apprentissage par les pairs sur les pratiques responsables ;
  3. Mener un plaidoyer aux niveaux national et panrégional.

En savoir plus sur le travail de plaidoyer axé sur l’action de l’Alliance, ainsi que sur les initiatives de conseil de nos membres.

TÉLÉCHARGEMENTS

  • Mise à l'échelle des paiements numériques responsables en Afrique - Aperçu 2022
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