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Découvrez notre travail de plaidoyer axé sur l’action à travers le continent, ainsi que nos initiatives de conseil aux membres en Afrique.

En Afrique, l’Alliance Better Than Cash s’appuie sur les leçons tirées de la collaboration avec les gouvernements africains pour stimuler et développer l’inclusion financière grâce à la numérisation responsable des paiements à travers le continent.

Nous comprenons que l’Afrique a l’expérience, le savoir-faire et l’inspiration pour atteindre ses objectifs de transformation numérique et alimenter un marché numérique unique réussi en cette période de la Décennie des femmes africaines pour l’inclusion financière et économique. Atteindre l’ égalité financière est essentiel à la réalisation de l ‘ Agenda 2063 .

Nous travaillons avec les membres dans leur parcours pour numériser les paiements de manière responsable en :

  1. Fournir des services-conseils en fonction de leurs priorités ;
  2. Partager la recherche orientée vers l’action et favoriser l’apprentissage par les pairs sur les pratiques responsables ;
  3. Mener un plaidoyer aux niveaux national et panrégional.

En savoir plus sur le travail de plaidoyer axé sur l’action de l’Alliance, ainsi que sur les initiatives de conseil de nos membres.

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  • Mise à l'échelle des paiements numériques responsables en Afrique - Aperçu 2022

Leçons tirées de la numérisation de la chaîne Hindustan Unilever Shakti

En Inde, l’un des impacts les plus visibles de la pandémie de COVID-19 a été l’accélération spectaculaire vers les solutions numériques, et les paiements numériques en particulier. Ce rapport présente les principales informations et opportunités du programme de numérisation interentreprises (B2B) Shakti de Hindustan Unilever Limited (HUL) pour mettre en œuvre les Principes des Nations Unies pour des paiements numériques responsables et développer l’échelle.

En Inde, le secteur du commerce de détail représentait plus de 10 % du PIB du pays et 8 % de l’emploi en 2017. Plus de 12 millions de magasins kirana étaient opérationnels dans tout le pays en 2019. Cela fait du marché de détail indien le troisième en Asie et le quatrième. le plus grand au monde, qui devrait dépasser 1,75 billion de dollars américains (environ 126 lakh crore INR) d’ici 2026.

En 2001, HUL a lancé le projet Shakti pour autonomiser financièrement et fournir des opportunités de subsistance aux femmes de l’Inde rurale. Aujourd’hui, ils ont un réseau de 160 000 femmes entrepreneurs et des programmes similaires dans d’autres pays. Depuis 2019, HUL et la Better Than Cash Alliance travaillent à la numérisation de ses canaux de vente au détail, à la fois dans les zones urbaines et rurales. Dans les zones rurales, les entrepreneurs Shakti ont joué un rôle clé dans ce voyage. Ils ont utilisé l’application Shikhar pour commander numériquement, et leurs clients peuvent désormais également payer leurs commandes numériquement.

Les informations tirées de cette initiative, et résumées dans ce rapport, peuvent intéresser particulièrement d’autres entreprises de biens de consommation en évolution rapide, des distributeurs et tous les autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement, en Inde et dans d’autres pays du monde.

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Mont Gede, ouest de Java, Indonésie— Sur les flancs du mont Gede, un volcan en activité sur l’île de Java, en Indonésie, Wawan Sudrajat, un agriculteur, est assis sur une plateforme en bambou érigée au milieu d’un patchwork de champs qui regorgent de légumes. Les dépôts volcaniques y ont enrichi le sol en magnésium et potassium, le rendant très fertile.

Or, ces champs n’ont jamais été aussi productifs qu’aujourd’hui, tandis que de nombreux agriculteurs, à l’instar de M. Sudrajat, se tournent de plus en plus vers les outils numériques pour développer leur entreprise.

Wawan Sudrajat a l’agriculture dans le sang, tout comme son père et les générations de sa famille qui les ont précédés. Même s’il a aussi souvent mal au dos à la fin d’une longue journée de travail dans les champs, le contraste avec les générations précédentes est frappant. Il ne doit plus aller jusqu’au village pour vendre ses récoltes, car le marché traditionnel a été remplacé par un smartphone. D’un simple glissement de doigt, il peut accéder instantanément à une masse de données qui l’aident à planifier les prochaines récoltes. Il dispose aussi d’un meilleur accès au marché de l’alimentation indonésien en plein essor, estimé à 120 milliards de dollars.

Centre de tri de légumes de Sayurbox, à l’ouest de Java en Indonésie. La start-up aide les fermiers à résoudre les problèmes posés par la chaîne d'approvisionnement.
Centre de tri de légumes de Sayurbox, à l’ouest de Java en Indonésie. La start-up aide les fermiers à résoudre les problèmes posés par la chaîne d’approvisionnement. Photo: Eka Nickmatulhuda/IFC

L’exemple de cet homme de 52 ans montre comment le pouvoir « perturbateur » d’Internet favorise l’autonomie des populations et permet d’améliorer leurs revenus.

Dans le même temps, les goûts ont changé en Indonésie. Le développement d’une classe moyenne dotée d’un pouvoir d’achat plus élevé que jamais a stimulé la demande d’une variété plus large de fruits et de légumes. Sur les pentes du mont Gede, les plantations de thé ont ainsi cédé la place aux rangées de chou frisé et de maïs noir, à une variété japonaise d’épinards et à d’autres légumes qui pourraient plutôt composer les salades des cafés branchés de Los Angeles.

Le chou frisé rapporte à M. Sudrajat autour de 15 000 roupies le kilo, soit environ un dollar le kilo. Même si cela paraît peune — c’est bien mieux que ce qu’il ne gagnait auparavant en cultivant d’autres variétés de chou. Et la vie de Wawan Sudrajat a changé. « Il y a quelques années, je ne savais même pas ce qu’était le chou frisé. Je gagne trois fois plus d’argent qu’avant. », nous dit-il.

Mais le changement ne se résume pas aux produits cultivés. La façon dont les aliments passent de la ferme à l’assiette a été elle aussi transformée par la technologie. Wawan Sudrajat est l’un des 33 millions d’agriculteurs en Indonésie qui dépendent du commerce électronique et d’entreprises comme Sayurbox, une start-up « de la ferme à l’assiette » qui connecte directement les producteurs à une clientèle en ligne.

Une partie de ce que M. Sudrajat produit sur le petit lopin de terre d’environ 1 200 mètres carrés qu’il loue au gouvernement est destinée aux tables des restaurants haut de gamme de Jakarta, la capitale indonésienne située à environ 80 km. Le reste de la production est acheté par des Indonésiens de plus en plus avides de produits biologiques, et qui préfèrent faire leurs achats en ligne, une tendance qui a explosé dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

« Nous avons vu beaucoup de changements en Indonésie sur le plan numérique, qui se sont produits à un rythme accéléré, observe Amanda Susanti, cofondatrice et directrice générale de Sayurbox. Mais l’agriculture était encore très traditionnelle et très manuelle. Ce que nous essayons de faire, c’est de redévelopper l’écosystème agricole dans son ensemble, mais de manière à créer une stratégie gagnante pour les nombreuses parties prenantes, des agriculteurs aux consommateurs. »

L’essor de Sayurbox et des entreprises similaires résout aussi les problèmes liés aux chaînes d’approvisionnement, un défi auquel l’Indonésie fait face depuis longtemps. Un important déficit d’infrastructures, que ce soit le mauvais état des routes (le trajet aller-retour d’environ 160 km entre Jakarta et la ferme de Wawan Sudrajat prend environ 10 heures en voiture), ou le manque d’installations frigorifiques, sont des obstacles qui entravent la productivité et la croissance économique. Dans le passé, les petits agriculteurs comme M. Sudrajat vendaient leurs produits dans le village local. Souvent, ils ne pouvaient pas tout vendre, et les produits étaient laissés à pourrir.

Ils auraient pu essayer d’écouler leurs produits sur des marchés plus éloignés en faisant appel à de soi-disant intermédiaires. Mais dans le secteur agricole indonésien, on retrouve souvent des intermédiaires à plusieurs points de la chaîne d’approvisionnement, chacun se servant au passage. Cette situation peut entraîner une hausse des prix à la consommation et éroder considérablement les revenus des producteurs, des agriculteurs comme M. Sudrajat qui, dans le meilleur des cas, vivent dans la précarité, aux alentours du seuil de pauvreté. La création d’un canal direct entre l’agriculteur et le consommateur supprime ces coûts.

Sayurbox s’appuie aussi sur l’analyse des données pour obtenir une visibilité en temps réel des récoltes alimentaires et de la demande des consommateurs. Sa plateforme aide les agriculteurs à planifier efficacement leur production et à obtenir des prix plus avantageux et plus stables.

Photo en arrière plan : un agriculteur photographie une récolte de bok choy dans une ferne à Cipanas, à l’ouest de Java, en indonésie. Crédit photo : Eka Nickmatulhuda/IFC

Dotée d’une classe moyenne en pleine croissance, l’Indonésie, la plus grande économie d’Asie du Sud-Est, est un pays riche en ressources naturelles. Néanmoins, malgré tous les progrès du pays, un fossé béant sépare les riches et les pauvres. Près de 10 % de la population indonésienne (soit environ 26 millions de personnes) vivent dans la pauvreté.

À l’instar de nombreuses économies, l’Indonésie a été secouée par la pandémie. Mais comme le pays l’a fait dans le sillage de la crise financière asiatique de 1997 et de la crise financière mondiale il y a un peu plus de dix ans, il montre une fois de plus sa capacité à rebondir rapidement.

L’économie a progressé de 5,4 % au deuxième trimestre de 2022.

Les agriculteurs comme Wawan Sudrajat bénéficient de la résilience de l’économie indonésienne, et du fait que le pays possède le marché de l’alimentation présentant la croissance la plus rapide de la région.

Sayurbox travaille avec plus de 10 000 agriculteurs indonésiens et cherche à porter ce nombre à 40 000 d'ici 2024.
Sayurbox travaille avec plus de 10 000 agriculteurs indonésiens et cherche à porter ce nombre à 40 000 d’ici 2024. Crédit photo : Eka Nickmatulhuda/IFC

En mars 2022, IFC a investi 10 millions de dollars dans Sayurbox. Ces fonds permettront à la start-up de développer sa plateforme numérique et d’améliorer considérablement l’accès direct de la ferme à l’assiette à l’échelle nationale. Sayurbox dessert actuellement un million de clients sur les îles de Java et de Bali. Alors que la plateforme travaille déjà avec plus de 10 000 agriculteurs, elle cherche à porter ce nombre à 40 000 d’ici 2024. Sa plateforme propose plus de 5 000 produits, allant des produits frais, de la viande et de la volaille aux snacks et aux plats préparés.

« Le renforcement des plateformes numériques comme Sayurbox peut largement contribuer à ouvrir l’accès aux marchés et aux financements et à améliorer le niveau de vie de millions d’agriculteurs en augmentant les flux de trésorerie et en apportant un soutien aux petites et moyennes entreprises, souligne Azam Khan, représentant d’IFC pour l’Indonésie et le Timor-Leste. La numérisation est un pilier essentiel de notre stratégie. Elle se révèle décisive pour soutenir l’économie dans un environnement économique post-COVID-19. »

Un rapport (a) du cabinet de conseil McKinsey indique clairement qu’une adoption plus rapide des nouvelles technologies par les micro et petites entreprises est essentielle pour libérer pleinement l’économie indonésienne. Selon ce rapport, la technologie numérique et son utilisation dans l’agriculture, qui représente environ 13 % du PIB du pays et près d’un tiers des emplois, jouent un rôle essentiel dans la reprise post-COVID en Indonésie.

Le rapport estime que l’accélération de l’adoption des technologies agricoles modernes pourrait générer jusqu’à 6,6 milliards de dollars par an en production économique supplémentaire, grâce à l’amélioration des rendements et à la réduction des coûts.

Pour Wawan Sudrajat et les autres agriculteurs, le smartphone est devenu un silo d’informations un silo d’informations qui s’est traduit par une meilleure productivité et des revenus plus élevés.

Soleh (left) and Cecep (right), harvest spinach at the farm in Cipanas, West Java, Indonesia.
L’Indonésie abrite le marché de l’alimentation à la croissance la plus rapide en Asie du Sud-Est. Crédit photo : Eka Nickmatulhuda/IFC

Dans le passé, les agriculteurs avaient un pouvoir de négociation limité en vendant leur récolte. « Lorsque je vendais mes produits au village, il n’y avait souvent pas assez de clients, j’étais dès lors contraint de passer par des intermédiaires ou de voir ma récolte se perdre, explique M. Sudrajat. Les intermédiaires ne me proposaient pas de prix équitables. Souvent, je rentrais à peine dans mes frais, et parfois je perdais de l’argent. J’étais triste, en colère. L’agriculture peut être un travail très dur et je craignais de ne pas gagner assez d’argent pour ma famille. »

« Tout va beaucoup mieux aujourd’hui. », conclut-il.

Le 9 septembre 2022, pour la première fois depuis plus d’une décennie, l’équipe dirigeante de l’UPU s’est adressée aux producteurs et fournisseurs d’enveloppes à l’occasion du 65e Congrès de la Fédération pour les enveloppes et les emballages légers et pour le commerce électronique en Europe, tenu à Ljubljana (Slovénie). Les défis et opportunités en matière de commerce électronique et de diversification commerciale ont occupé le devant de la scène.

Partenaires naturels et de longue date, les postes et les producteurs d’enveloppes ont été touchés de la même manière par les tendances omniprésentes de la diminution des volumes de la poste aux lettres et de l’explosion des volumes des envois du commerce électronique, notamment pendant et après la pandémie.

La Fédération pour les enveloppes et les emballages légers et pour le commerce électronique en Europe (FEPE) soutient ses membres, les producteurs et fournisseurs d’enveloppes et d’emballages, en s’adaptant efficacement à ces changements, mais aussi en défendant et en mettant en avant les intérêts du secteur et sa croissance. À l’instar du secteur postal durant ces dernières années, la FEPE s’est transformée et a élargi son champ d’action pour couvrir les emballages pour le commerce électronique, les sacs en papier, les sacs à pain, les étiquettes et tous les emballages légers à base de papier.

Depuis la Slovénie, son pays natal, Marjan Osvald, Vice-Directeur général du Bureau international de l’UPU, a souligné la nécessité d’une collaboration de plus en plus large entre les opérateurs postaux et le secteur des enveloppes et des emballages légers dans la mesure où ces deux acteurs sont toujours confrontés à des défis communs. La numérisation, la transformation des modèles commerciaux, la croissance par le biais de la diversification, l’innovation des produits et les questions de durabilité ne sont que quelques demandes axées sur le marché qui façonnent les stratégies des deux partenaires.

Pour progresser avec succès à travers des économies en pleine transformation, M. Osvald a souligné que les partenariats bidimensionnels, à la fois au niveau de l’entité et du secteur, tels que le partenariat UPU–FEPE, sont essentiels: «Le secteur des enveloppes et les services postaux sont des partenaires privilégiés, et le dialogue et la coopération entre nos organisations doivent être renforcés au profit de nos deux secteurs.»

L’UPU, en tant que centre de connaissances de premier choix du secteur postal, continuera ainsi à recueillir et analyser les données du secteur, permettant ainsi une réponse éclairée et en temps utile aux évolutions attendues. Les recherches de l’UPU en matière d’économie postale et de statistiques postales sont une précieuse source d’information pour prévoir les volumes d’envois de la poste aux lettres et les ventes d’enveloppes aux niveaux national, régional et international.

Le Comité consultatif (CC) de l’UPU, récemment reformé, est un autre canal que les producteurs d’enveloppes et d’emballages légers sont invités à utiliser pour bénéficier des recherches, produits et services de l’UPU ainsi que pour s’impliquer davantage auprès de fournisseurs de service de distribution et d’autres acteurs du secteur. L’exemple de Global Envelope Alliance illustrant déjà une collaboration intersectorielle réussie au sein du cadre de travail du CC, la nouvelle structure d’adhésion au CC permettra aussi aux entreprises privées de s’exprimer.

Pour finir, le marketing direct reste un secteur d’activités stratégique pour le secteur des enveloppes. Bien que la part du publipostage dans les moyens de marketing européens soit en déclin, lorsqu’il est combiné efficacement avec des solutions en ligne, il constitue un puissant outil pour accélérer l’acquisition des clients et la croissance des activités. Le Forum pour le développement du marketing direct propose une plate-forme visant à échanger des avis et une expertise en matière de marketing direct et accueille la FEPE et ses membres pour coopérer sur des solutions conjointes innovantes.

Sur des marchés toujours plus numérisés, les défis sont nombreux, tout comme les opportunités de coopération. Alors que la date des célébrations de la Journée mondiale de la poste approche, M. Osvald réitère l’invitation de l’UPU lancée à tous les partenaires, petits et grands, privés et publics, à «rejoindre la consultation mondiale» pour construire ensemble «un avenir solide pour les secteurs de la poste et des enveloppes».

Télécharger l’exposé complet du Vice-Directeur général du Bureau international de l’UPU lors du 65e Congrès de la FEPE ici.

Les participants aux négociations sur le commerce électronique ont continué de rechercher une convergence sur divers sujets de négociation au cours des réunions qu’ils ont tenues du 12 au 15 septembre. Les coorganisateurs des négociations — l’Australie, le Japon et Singapour — ont souhaité la bienvenue à Maurice, qui a rejoint les rangs des participants et ainsi porté à 87 le nombre total de Membres de l’OMC prenant part à l’initiative sur le commerce électronique.

(temporairement en anglais)

Le Cabo Verde est en passe de devenir un pôle régional des TIC, grâce aux investissements opérés dans la transformation numérique, une transformation rendue possible grâce au soutien actif de la Banque africaine de développement.

Financée par la Banque africaine de développement, la première phase de construction des principaux bâtiments du parc technologique de Cabo Verde, qui affiche un taux d’achèvement de 85 %, sera achevée avant la fin de l’année, ont assuré des officiels, jeudi 8 septembre 2022.

Le projet va permettre à ce pays d’Afrique de l’Ouest de se diversifier et de passer d’une économie qui dépend du tourisme à une économie de plus en plus axée sur l’innovation.

Plus de 50 % des bénéficiaires du parc technologique seront des jeunes, originaires, pour la plupart, de pays d’Afrique de l’Ouest et de pays africains lusophones.

C’est le cas d’Ederlindo Lopes de Barros, 17 ans, originaire de Cabo Verde, que le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a rencontré, au cours de sa visite du Centre de données du NOSi, à Praia. Le jeune Barros pianotait avec autant de légèreté que d’enthousiasme sur son clavier, l’œil rivé sur les écrans géants devant lui.

Le jeune étudiant de l’Université du Cabo Verde a expliqué à M. Adesina que son rêve était de devenir ingénieur en sécurité réseaux. Pour ce faire, il effectue un stage de six mois en ce domaine au NOSi, l’une des structures qui bénéficient de l’appui de la Banque africaine de développement.

« C’est formidable d’être ici et de visiter ce centre de données, a déclaré le président de la Banque africaine de développement. Je suis heureux que nous le financions, tout comme le parc technologique du Cabo Verde à côté. Nous vivons dans un monde numérique et pouvoir collecter, traiter, stocker les données et les exploiter pour prendre des décisions éclairées est donc capital. Je suis très content de ce que j’ai vu au centre de données et au principal parc technologique du Cabo Verde, en cours de construction. »

Le président de la Banque a souligné que le centre de données répondait aux standards mondiaux et à des normes de sécurité élevées, ajoutant qu’il espérait voir de nombreux autres pays bénéficier de ses services.

« Je suis très heureux des actions que mène le gouvernement, qui soutient les jeunes et les forme aux sciences, aux technologies et à l’information. Dans la révolution industrielle moderne, ces compétences sont requises pour un emploi. C’est l’avenir », a déclaré M. Adesina.

Plus de 15 entreprises du secteur des technologies – parmi lesquelles Microsoft, Unitel, Huawei et AfriLabs – ont déjà manifesté leur intérêt pour le parc technologique du Cabo Verde.

Ces installations de TIC vont permettre au Cabo Verde de former, d’incuber et d’investir dans la jeunesse africaine innovante, les start-ups et les nomades numériques, ont déclaré des responsables. Le message est clair : les jeunes Africains n’ont assurément pas besoin de quitter le continent pour prospérer. Le Cabo Verde dispose des équipêments nécessaires et d’un système politique propice, a déclaré M. Adesina.

« Nous sommes sur la bonne voie en matière de transformation technologique, a ajouté le Premier ministre adjoint et ministre des Finances du Cabo Verde, Olavo Correia, qui accompagnait M. Adesina lors de sa visite du parc technologique. Nous accomplirons de grandes choses pour le Cabo Verde et sa jeunesse, avec le soutien de la Banque africaine de développement ».

Des représentants de la diaspora du Nigeria, des réseaux nationaux et des groupes de jeunes et de femmes ont salué la Banque africaine de développement pour son soutien aux projets de transformation dans le pays et à travers l’Afrique.

Le forum de la Banque africaine de développement, tenu au début du mois d’août, s’inscrit dans le cadre de l’examen à mi-parcours de la stratégie pays pour le Nigeria que mène actuellement l’institution. Pendant deux jours, plus de 200 participants ont reçu des informations actualisées sur le travail de la Banque au Nigeria. Ils ont discuté de projets dans les domaines de l’agriculture, de l’économie numérique, de l’industrie créative, du commerce et des entreprises privées.

Dans son discours d’ouverture du forum, le directeur général pour le Nigeria de la Banque africaine de développement, M. Lamin Barrow, a exprimé l’espoir que ce forum interactif permette des échanges francs sur les activités, les projets et les programmes de la Banque au Nigeria.

M. Barrow a souligné l’engagement de la Banque à faire participer les femmes, les jeunes, la diaspora et d’autres groupes clés aux processus qui informent les initiatives de l’institution dans ses pays membres régionaux. « Les groupes d’acteurs concernés jouent un rôle clé dans la stimulation de l’innovation et de l’entrepreneuriat afin de débloquer des opportunités dans divers secteurs, notamment l’agroalimentaire, l’industrie et l’économie numérique », a-t-il déclaré.

Princesse Adejoke Orelope-Adefulire, assistante spéciale principale du président du Nigeria pour les Objectifs de développement durable, a félicité la Banque africaine de développement pour son leadership dans l’engagement des acteurs nationaux et infranationaux. Elle a déclaré que cet engagement de haut niveau des parties prenantes était opportun et stratégique. « C’est la première fois que nous voyons une institution multilatérale de financement du développement faire cela dans un passé récent », a déclaré Mme Orelope-Adefulire.

La présidente et directrice générale de la Commission des Nigérians de la diaspora, Mme Abike Dabri-Erewa, a remercié la Banque africaine de développement pour son soutien aux femmes et pour son action auprès de la diaspora, tout en soulignant qu’il était possible de faire davantage. Elle a exhorté la Banque à accueillir davantage d’initiatives liées à la diaspora, et a déclaré que la Commission de la diaspora se réjouissait de pouvoir travailler plus étroitement avec la Banque dans ce domaine.

Le président du Nigeria Trade and Investment Centre du Canada, Femi Boyede, a encouragé les membres de la diaspora à envisager de se regrouper en vue de former des partenariats pour des projets. Il a déclaré que cela aurait plus d’impact que de se concentrer uniquement sur les transferts de fonds.

M. Omololu Duyile, directeur général de Riyden Farms, une entreprise agro-industrielle, a exprimé l’espoir que la Banque africaine de développement renforce les capacités des entrepreneurs nigérians et les connecte davantage au marché mondial.

Mme Lola Visser-Mabogunje, conseillère du président de la Banque africaine de développement pour les questions relatives à l’engagement des parties prenantes, a déclaré que les sessions ont contribué à accroître la sensibilisation des parties prenantes et leur compréhension des opérations de la Banque au Nigeria et ailleurs.

D’autres participants ont exhorté la banque à promouvoir les avantages de la Zone de libre-échange continentale africaine et à accorder un soutien financier et une formation plus efficaces aux femmes, aux petites et moyennes entreprises et aux petits exploitants agricoles. Ils ont affirmé que cela leur permettrait de tirer parti de l’initiative de la banque concernant les Zones spéciales de transformation agro-industrielle (SAPZ).

La stratégie actuelle de la Banque africaine de développement au Nigeria repose sur deux piliers : le soutien au développement des infrastructures et la promotion de l’inclusion sociale par le biais de l’agro-industrie et du développement des compétences. La Banque est convaincue que ses activités de financement et de non-prêt offrent de nombreuses opportunités aux jeunes et aux femmes.

Le portefeuille actuel de la Banque au Nigeria comprend 53 opérations d’une valeur totale de 4,5 milliards de dollars. Il se compose de 30 opérations souveraines, d’une valeur de 2,7 milliards de dollars, représentant 60 % du total des engagements. En outre, 22 opérations non souveraines sont également en cours, pour une valeur de 1,8 milliard de dollars.

En matière de correspondance avec les cinq grandes priorités stratégiques de la Banque africaine de développement (« high5 »), les projets visant à « industrialiser l’Afrique » représentent 42 % du portefeuille. Les projets visant à « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique » représentent 25 % du portefeuille. Les trois autres priorités stratégiques — « éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », « nourrir l’Afrique » et « intégrer l’Afrique » — représentent respectivement 14 %, 10 % et 9 %.

Un atelier de renforcement de capacités a été organisé à l’intention des PME appartenant à des femmes au Cameroun pour développer le commerce numérique et l’e-commerce/les ventes en ligne.

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) (www.ITFC-idb.org), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), en collaboration avec le Ministère du Commerce de la République du Cameroun et le Secrétariat du Commonwealth, a organisé un atelier de formation pour renforcer les capacités des MPME appartenant à des femmes dans les domaines du commerce numérique et de l’e-commerce/des ventes en ligne.

L’objectif primordial du projet est essentiellement d’accroître la participation des femmes entrepreneures camerounaises au commerce numérique au niveau mondial

Les ateliers de renforcement de capacités font partie intégrante du partenariat entre l’ITFC et le Secrétariat du Commonwealth. L’atelier s’est concentré sur le développement des compétences innovantes des MPME appartenant à des femmes et opérant dans les secteurs de l’agro-industrie, y compris l’agro-transformation, le commerce de gros et de détail, l’éducation, la santé et les services sociaux, les arts et l’artisanat, la gestion des événements, la restauration, l’hôtellerie et le tourisme.

Comme dans d’autres pays africains, les MPME camerounaises contribuent de manière significative à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté. Cette contribution sera encore plus importante lorsque les MPME seront en mesure de développer des produits innovants, de tirer parti des opportunités sur le marché national et international, et de participer aux chaînes d’approvisionnement mondiales via l’e-commerce. En outre, le renforcement de capacités des MPME leur permettra d’être compétitives au niveau continental dans le cadre de la ZLECAf.

M. Amadou Cire Sall, Coordinateur Régional, Département du Commerce et des Affaires de l’ITFC, a souligné l’importance de l’atelier en déclarant : « Il est encourageant de voir que le partenariat de l’ITFC avec le Secrétariat du Commonwealth est un partenariat d’action. L’objectif primordial du projet est essentiellement d’accroître la participation des femmes entrepreneures camerounaises au commerce numérique au niveau mondial. L’atelier de formation est en phase avec cet objectif, car il est conçu pour renforcer les capacités des MPME détenues par des femmes dans les domaines du commerce numérique et de l’e-commerce. »

Mme Ndah Mirabel, Directrice du Commerce Intérieur, s’exprimant au nom de M. Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce de la République du Cameroun, a noté que le e-commerce au Cameroun a connu une croissance régulière grâce aux améliorations significatives des services et de l’industrie des télécommunications :  » Il convient de noter que la dernière décennie a connu une évolution remarquable du développement du commerce en ligne dans notre pays avec une pénétration de l’internet passant de 18% en 2016 à 34% en 2021, une croissance qui a un impact positif évident sur les perspectives de développement économique. L’atelier sur le commerce numérique et le marketing digital permet aux MPME détenues par des femmes d’augmenter leurs marges de bénéfices grâce à l’introduction d’une méthode de vente en ligne. »

Créée le 29 octobre 1865, la poste égyptienne est l’une des plus vénérables institutions publiques du pays. Depuis près de cent cinquante-sept ans, la poste offre des services financiers et postaux de bonne qualité et à des prix abordables à tous les habitants du pays, remplissant ainsi son obligation de service universel.

Aujourd’hui, l’inclusivité, l’accessibilité financière et l’autonomie numérique sont au premier rang des priorités d’Egypt Post.
Au fil des années, le rôle d’Epypt Post a largement débordé les limites des services postaux traditionnels: de la vente de timbres fiscaux sur le sel et la soude, en passant par les billets de pèlerinage, les tickets de bateau, les bons d’emprunts et les obligations, jusqu’aux services de télégraphe et de téléphone dans le cadre d’une franchise accordée par la compagnie des téléphones.

Aujourd’hui, avec l’ajout des objectifs d’inclusivité, d’accessibilité financière et d’autonomie numérique à sa stratégie, la poste égyptienne offre plus de 160 services postaux et d’administration publique sur son réseau de bureaux, de kiosques, d’automates et d’applications numériques.

L’épargne postale d’Egypt Post est le service financier le plus inclusif d’Égypte. Notre personnel gère quelque 25 millions de comptes d’épargne, dont 4,8 millions sont détenus par des femmes, ce qui est le plus grand nombre parmi toutes les institutions financières et bancaires du pays.

En 2005, en réponse à l’évolution des besoins des citoyens, la poste égyptienne a dématérialisé ses livrets d’épargne et les a remplacés par des cartes de débit électroniques utilisables dans les automates du pays. En 2010, la poste a émis sa première carte de débit électronique utilisable pour les paiements sans espèce dans les transactions nationales ou transfrontalières. En 2013, elle a émis ses premières cartes prépayées pour les jeunes à partir de 16 ans.

La concurrence féroce des porte-monnaie électroniques a poussé Egypt Post à accélérer sa transformation numérique en créant la première superapplication en Égypte et dans tout le Moyen-Orient. Lancée en février 2022, l’application Yalla est plus qu’un simple outil financier numérique pour effectuer des paiements en ligne, des transferts d’argent et des achats de biens de première nécessité: c’est une solution financière numérique complète qui offre au particulier comme à l’entreprise une large gamme de services liés au commerce électronique, à la facturation électronique, à la gestion des dépenses, au versement des salaires du personnel et au règlement des fournisseurs, pour n’en citer que quelques-uns.

Quatre mois après son lancement, l’application compte déjà 700 000 utilisateurs, et 400 000 transactions ont été réalisées pour une valeur totale de 4 milliards d’EGP ‒ des résultats qui dépassent de loin tous les points antérieurs de comparaison du marché.

Pour appuyer la Vision 2030 du pays et les Objectifs 1 (Pas de pauvreté) et 8 (Travail décent et croissance économique) de développement durable des Nations Unies, Egypt Post donne la priorité à la prestation de services abordables de transfert d’argent et de microfinance aux particuliers, entrepreneurs et petites entreprises du pays.

Les transferts d’argent intérieurs sont notre deuxième service en termes d’inclusivité, avec plus de 20 millions de transferts instantanés effectués l’année dernière sur notre réseau intérieur. Les transferts d’argent internationaux arrivants sont l’un des plus fondamentaux et pourtant des plus coûteux services. Notre but en 2022 était d’abaisser ce coût afin de faciliter l’accès aux transferts internationaux à tous les citoyens du pays.

Je suis fier de pouvoir dire que nous avons atteint cet objectif grâce à notre partenariat récent avec Qatar Post, qui, depuis son lancement en février dernier, a entraîné une formidable baisse du coût des transferts internationaux d’argent.

Dans le domaine de l’inclusion sociale, Egypt Post s’est associé avec des organismes de microprêts afin d’élargir l’accès aux services essentiels de microfinance, comme les demandes de prêt et de renseignement en la matière, la soumission des documents, les notifications de l’état du prêt par SMS, les versements et les mensualités de remboursement. Un accès élargi et facilité aux services de microfinance réduit les coûts opérationnels des organismes créanciers, ce qui entraîne une baisse des taux d’intérêt: c’est là la valeur ajoutée apportée par Egypt Post.

Sur le plan international, faisant partie de la plus vaste chaîne logistique du monde, Egypt Post dispose d’un avantage concurrentiel pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les aider à atteindre le marché international grâce à des services d’expédition de bonne qualité à des tarifs abordables.

Sur le plan intérieur, Egypt Post a conçu des produits d’expédition qui permettent aux PME d’envoyer leurs produits par un réseau de 4300 bureaux de poste contre remboursement. Les paiements peuvent être réceptionnés sur un compte courant ou un compte d’épargne d’Egypt Post ou sur une carte électronique prépayée et une notification est envoyée par SMS une fois l’argent déposé. Depuis le lancement de ce service, en juillet 2020, plus de 4800 commerçants y ont eu recours pour expédier plus de 140 000 colis.

En 2022, Egypt Post a lancé Wassalah, une application d’expédition qui permet à la clientèle de communiquer avec une messagerie express, de gérer les expéditions et de suivre les commandes et les dépôts financiers.

Des services accessibles et de grande qualité à des prix abordables ne sont pas notre seule priorité. La sécurité postale et la conformité avec les normes internationales de sécurité en font également partie.

Cette approche a fait du réseau d’Egypt Post le plus prisé de nombreuses entités judiciaires et gouvernementales, qui ont confié à la poste la prestation de services en leur nom. Citons le Ministère de l’éducation, le fonds d’aide au logement social et le Ministère public. C’est une confiance dont nous sommes fiers.

Egypt Post est une institution qui s’adapte, dont les produits et les services évoluent constamment pour répondre aux besoins des clients et pour soutenir les grandes politiques et stratégies du Gouvernement égyptien. Réagir de manière anticipée aux technologies nouvelles, aux nouveaux concurrents et à l’évolution du marché est ce qui aide la poste égyptienne à rester pertinente, actuelle et durable.

Nous pensons que notre rôle national est de servir, mais sans laisser personne pour compte et en incluant tous les citoyens, indépendamment de leur culture ou de leur statut social.

Alors que nous allons vers la numérisation, Egypt Post a pour objectif d’autonomiser entièrement la population grâce à la prestation de services modernes qui aideront à garantir le droit de nos citoyens à une vie décente.

Du 25 au 28 juillet 2022, le Programme mondial de facilitation des échanges (PMFE) du Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) ont organisé un atelier national sur le commerce électronique pour le Département de la douane de Jordanie (JCD). L’atelier de quatre jours, qui a bénéficié de la participation active de 20 employés du JCD, s’est tenu au Centre régional de formation de l’OMD pour la région Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient (MENA) à Amman, en Jordanie.

Ce premier atelier national sur le commerce électronique a été offert par l’OMD après l’approbation, par le Comité technique permanent, du plan de renforcement des capacités pour le commerce électronique en juin 2020. Les premières phases de mise en œuvre de ce plan comprenaient un atelier d’accréditation et une série d’ateliers régionaux couvrant les six régions de l’OMD. Après avoir mené à bien ces phases du plan, le Secrétariat a commencé, avec l’atelier en Jordanie, à fournir un soutien au renforcement des capacités nationales pour la mise en œuvre du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique transfrontalier. L’atelier faisait partie de l’intervention légère du PMFE en Jordanie, lancée en mai 2022.

Dans son allocution d’ouverture, le directeur du Centre régional de formation de la MENA s’est déclaré heureux d’accueillir l’atelier sur le commerce électronique dans le cadre du PMFE et a exprimé le désir du JCD de tirer parti des connaissances obtenues pendant l’atelier pour mettre en œuvre le Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique, afin de relever les défis issus des volumes croissants du commerce électronique.

Au cours de l’atelier, deux experts accrédités de l’OMD ont présenté les huit principes et les seize normes du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique, ainsi que les outils de l’OMD associés à la mise en œuvre du Cadre. Les sessions de cet atelier interactif ont permis de discuter en détail de la mise en œuvre du Cadre, en accordant une attention particulière à l’environnement opérationnel de la douane jordanienne. Les participants ont apprécié les recommandations formulées par les experts de l’OMD et ont défini la voie à suivre pour la mise en œuvre du Cadre de normes sur le commerce électronique.

Dans son allocution de clôture, le directeur général adjoint du JCD a remercié le SECO et l’OMD pour leur soutien au renforcement des capacités de mise en œuvre du Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique et à la modernisation des procédures douanières, afin de relever les défis croissants du commerce électronique transfrontalier.

Le Programme mondial de facilitation des échanges (PMFE) est un programme phare de l’OMD financé par le SECO qui vise à encourager et à faciliter le commerce international, par la mise en œuvre et l’application de normes et de meilleures pratiques internationales.

Adopté pour la première fois en juin 2018 et mis à jour en juin 2022, le Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique comporte 16 normes mondiales de référence axées sur l’échange de données électroniques préalables en vue d’une gestion efficace des risques et d’une facilitation accrue des volumes croissants d’envois transfrontaliers de faible valeur d’entreprise à consommateur (B2C) et de consommateur à consommateur (C2C), grâce à des procédures simplifiées dans certains domaines tels que le dédouanement, la perception des recettes et les retours, en partenariat étroit avec les acteurs du commerce électronique. Il encourage également l’utilisation du concept d’opérateur économique agréé (OEA), du matériel d’inspection non intrusive (INI), de l’analyse des données et d’autres technologies de pointe pour soutenir un commerce électronique transfrontalier sûr, sécurisé et durable.

Le Cadre de normes de l’OMD sur le commerce électronique est doté de divers outils qui contiennent des conseils détaillés et des bonnes pratiques pour soutenir sa mise en œuvre.

Lorsque la pandémie a éclaté, mettant fin aux déplacements dans les Pays-membres, il est devenu crucial de trouver une solution numérique, tant pour la Direction du développement et de la coopération (DCDEV) que pour les Pays-membres de l’UPU, afin de ne pas voir s’éloigner les objectifs de renforcement des capacités. La DCDEV a fait de ce défi une opportunité et a ainsi stimulé la participation grâce à des méthodes de travail novatrices.

La fin du cycle approchait et la DCDEV devait donc trouver une solution pour les missions de suivi, les ateliers de clôture et les séminaires, avec possibilité d’interprétation simultanée, explique Pooran Parampath, expert «Formation» au Bureau international de l’UPU, qui a dirigé la mise en œuvre de la solution de formation en ligne.

Pendant quatre mois, l’UPU s’est documentée sur les solutions en ligne que d’autres institutions des Nations Unies utilisent, puis a sélectionné la plate-forme dont la mise en œuvre était la moins exigeante sur le plan technique, ce qui permettait de la déployer dans la plupart des régions. Une phase pilote a ensuite été lancée, avant de mettre en œuvre le produit, avec deux bénéfices escomptés: économies et plus grand rayonnement.

M. Parampath précise: «Cet outil nous a permis d’ajuster nos processus de formation et d’administrer efficacement tous les sous-processus en ligne», ce qui inclut la création d’événements, la gestion des participants et des interprètes, sans oublier l’enregistrement des sessions. «Grâce à cette solution, nous avons donc pu continuer à proposer des formations à nos membres de manière fluide, où qu’ils se trouvent et quelle que soit la langue qu’ils parlent», précise-t-il.

Adaptations éclair

La transition vers le nouveau processus n’allait pas sans son lot de défis à relever.

«Dans une salle de classe, il est plus facile d’avoir des discussions libres, avec des niveaux élevés de participation active, moins de distraction et un niveau de confort général, par rapport à une solution en ligne», ajoute M. Parampath.

L’UPU devait trouver comment simuler les formations physiques pour créer un environnement en ligne qui permette interactions et contributions fructueuses.

«Nous commencions par les présentations, puis enchaînions sur des activités ‹brise-glace›. Nous exploitions au maximum la fonctionnalité de conversation, prévoyions des discussions en petits groupes et des petites pauses-café. Bien sûr, nous avions également prévu une fonction de partage des présentations et une foire aux questions et nous ponctuions les sessions de courtes vidéos pour les rendre intéressantes», poursuit-il.

Pourtant, la transition vers la plate-forme en ligne n’a pas toujours été facile. Selon M. Parampath, certains utilisateurs ont fait de la résistance. Cependant, comme cela a été largement le cas pendant la pandémie, les participants ont fini par s’adapter et leurs retours ont permis de rendre les formations plus conviviales.

M. Parampath raconte par exemple que les participants ont demandé à pouvoir afficher les intervenants dans plusieurs fenêtres, ce qui a été inscrit à la liste des priorités; aussi la fonction a-t-elle été testée puis mise en œuvre rapidement.

«Nous étions étonnés de la vitesse à laquelle nous avons pu modifier nos processus internes pour garantir la continuité de nos programmes de formation sans bouleverser les différentes étapes des projets», dit-il.

Résultats améliorés

En mettant les programmes en ligne, l’UPU a pu animer plus de 40 sessions de formation dans les régions Europe et Communauté des États indépendants, arabe, Amérique latine et Afrique, précise M. Parampath.

Non seulement les missions et formations ont été maintenues, mais elles ont réuni davantage de participants.
Comme l’unique prérequis pour les suivre était de disposer d’une connexion stable à Internet, dans de nombreux cas, on a enregistré entre 20 et 60% de participants en plus que pour les sessions physiques.

«Auparavant, nous ne pouvions attribuer des bourses qu’à un ou deux participants par pays, à cause des contraintes budgétaires, explique M. Parampath. Avec cette solution, des équipes entières ont pu suivre les réunions et en profiter, avec des conséquences minimes sur le budget.»

Par exemple, en 2018, l’UPU avait proposé des bourses à 31 participants pour l’atelier de clôture du programme de l’UPU de préparation opérationnelle pour le commerce électronique pour la région arabe, tenu physiquement en Tunisie. En 2020, 52 personnes ont participé à l’atelier organisé sur la plate-forme en ligne, soit une hausse d’environ 40%. Des résultats similaires ont aussi été constatés dans d’autres régions.

De plus, la solution de formation a permis à la DCDEV d’économiser et donc de faire davantage avec son budget alloué.

«Nous avons pu raccourcir les délais de certaines activités, étant donné que certains sous-processus n’étaient plus nécessaires. Dans l’ensemble, nous avons pu gagner du temps et de l’argent, tout en mettant en œuvre les activités prévues», souligne-t-il.

Le projet interrégional de renforcement des capacités de la DCDEV pour la sécurité postale l’a une nouvelle fois démontré.

Un indicateur clé de performance consistait en la formation, via des ateliers et des cours à distance, de 45 employés des services de sécurité d’opérateurs postaux pour leur permettre de réaliser des examens de sécurité dans leurs régions. En 2019 et au début de 2020, ces formations avaient été organisées tant physiquement qu’à distance. Puis, pendant la pandémie, elles ont pu continuer grâce à la solution en ligne.

Selon M. Parampath, la réalisation de cet indicateur a stimulé les résultats obtenus pour d’autres indicateurs clés de performance, dont par exemple la création d’un vivier régional de spécialistes qualifiés en sécurité pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Cela a apporté une autosuffisance indispensable pour les examens de sécurité dans ces régions, affirme-t-il. L’opération a également favorisé la réalisation des audits pilotes de sécurité, qui sont passés de deux à quatre dans les régions Amérique latine et Caraïbes.

Enseignements à retenir

M. Parampath indique que le processus a apporté à l’équipe de nombreux enseignements qui se révèleront précieux si l’évolution de la pandémie permet d’organiser davantage de formations physiques.

«La première chose que nous avons apprise, c’est qu’aucune solution en ligne ne peut remplacer à 100% une formation en face à face. Cela étant, nous avons d’autres leçons à retenir, que nous pourrons traduire dans un modèle hybride pour nos membres: il est important de créer un environnement en ligne propice, de sorte que les participants en viennent presque à oublier les outils et se sentent suffisamment à l’aise pour interagir et échanger comme s’ils étaient face à face», ajoute-t-il.

La solution en ligne s’est révélée inestimable. Elle a permis à l’UPU de continuer à former ses membres et de rester efficacement sur la lancée instaurée en travaillant dur avant la pandémie.

Le mot de la fin revient à M. Parampath: «Sans cette solution, toutes les activités auraient été suspendues, ce qui aurait eu des conséquences négatives pour les pays bénéficiaires qui participent aux différents projets de renforcement des capacités.»

Cet article est paru dans le numéro de de printemps 2022 du magazine Union Postale.

Les postes des petits États insulaires en développement ont le potentiel d’appuyer et de faciliter les transformations numériques vitales au bénéfice des postes, des économies et des gouvernements, selon les experts mondiaux et régionaux qui se sont exprimés le 26 juillet 2022 à l’occasion du séminaire en ligne de l’UPU intitulé «Technologies de l’information et de la communication pour les petits États insulaires en développement – Les petites postes à l’avant-garde de la transformation numérique».

La dématérialisation apporte des opportunités et des défis aux petits États insulaires en développement, dont les marchés sont limités et distants des principaux grands marchés mondiaux. Le manque de financement et d’équipement, une connexion instable à Internet et des lacunes dans les compétences du personnel constituent le haut de la liste des défis freinant la transformation numérique. Les intervenants voient tout de même la numérisation comme un élément vital pour les petits États insulaires en développement.

«Il existe de nombreuses opportunités, de nombreux défis et, je l’espère, si nous travaillons ensemble, nous pouvons aider ces pays du monde, a déclaré Rodney Taylor, Secrétaire général de l’Union des télécommunications des Caraïbes. Tout le monde pensait qu’Internet serait la mort des services postaux. Ça a été tout le contraire.»

La pandémie de COVID-19 a montré la capacité des postes à adapter leur réseau aux besoins de leur clientèle. «Les postes ont adopté les technologies pour pouvoir continuer à fournir des services pertinents, les services du gouvernements, les services liés au commerce électronique, les services de paiement électronique, qui aident les économies des petits États insulaires en développement à rester pertinentes», a expliqué Paul Donohoe, coordonnateur «Politiques numériques et commerce» au Bureau international de l’UPU.

La pandémie a accéléré la transition vers les services en ligne, ce qui pourrait aider les petits États insulaires en développement à surmonter certains défis auxquels ils sont confrontés en raison de leur taille et de la distance, a ajouté Andrea Giacomelli, conseiller en aide au commerce et en politique commerciale de la Délégation permanente du Forum des îles du Pacifique auprès de l’Office des Nations Unies. «Pour certains services, la ‹tyrannie de la distance› peut être complètement éliminée par la mise en œuvre des technologies s’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication dans le domaine du commerce», a-t-il ajouté.

Les postes sont toutefois parfois laissées à l’écart des stratégies de développement des gouvernements concernant les politiques du numérique, a indiqué M. Donohoe. Pourtant, quand les postes y sont incluses, les gouvernements comme les opérations postales fonctionnent mieux.

«À l’UPU, nous renforçons vraiment nos efforts en direction des petits États insulaires en développement et nous encourageons une meilleure sensibilité des gouvernements et des régulateurs à intégrer les postes dans leurs stratégies postales», a précisé M. Donohoe.

Les postes peuvent également être des incubateurs de start-up en apportant aux innovateurs l’accès aux réseaux leur permettant d’atteindre tout le monde dans le pays. «Nous avons vu cela dans un certain nombre de pays dans le monde, certaines des innovations les plus enthousiasmantes sortaient de Nairobi et de cafés au Nigéria, et non pas de la Silicon Valley», a-t-il constaté.

Pour atteindre ce point-là, toutefois, une communication claire sur les bénéfices et la sécurité des données des technologies de l’information et de la communication est nécessaire, selon Sarai Tevita, Directrice des technologies de l’information et de la communication à l’Université nationale de Samoa. «Si nous ne changeons pas l’état d’esprit de notre peuple (…) en utilisant les technologies disponibles, nous ne pourrons pas entrer en concurrence avec le monde», a déclaré Mme Tevita.

Si les postes ne peuvent pas entrer en concurrence, les prestataires privés prendront le dessus, confirme Franklin Sluis, Président-Directeur général de Bureau Telecommunicatie en Post, l’autorité régulatrice de Curaçao. «Ce n’est pas une question de choix. Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires à la dématérialisation aujourd’hui, (…) nous devrons fermer nos portes définitivement», a conclu M. Sluis.

Regardez l’enregistrement complet de l’événement ici.
Accédez aux biographies des intervenants.
Épisode de podcast Voice Mail de l’UPU avec Rodney Taylor.

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En savoir plus sur les travaux de l’UPU sur les services numériques et la transformation numérique:

« Les jeunes seront le moteur de l’économie numérique africaine, d’où la nécessité d’investir dans le développement de leurs compétences pour accélérer les innovations et la croissance sur le continent », a déclaré Nnenna Nwabufo, directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est, le 19 juillet 2022, à Nairobi.

Les jeunes Africains sont ambitieux, entreprenants et avides de changement, a souligné Nnenna Nwabufo qui s’exprimait lors des neuvièmes World Financial Innovation Series qui se tenaient à Nairobi, au Kenya. « Les jeunes Africains sont les plus fervents adeptes des TIC et des solutions numériques », a-t-elle ajouté.

60 % de la population africaine a moins de 25 ans et « nous anticipons un avenir qui sera très différent d’aujourd’hui en matière d’innovation, d’entreprise, de création d’emplois et de richesse », a poursuivi Mme Nwabufo.

L’événement organisé les 19 et 20 juillet, a rassemblé environ 1 500 responsables commerciaux et chargés des technologies de banques, d’assurances et d’institutions de microfinance, qui ont discuté des moyens d’accélérer l’innovation financière pour une Afrique numérique orientée vers le futur.

Mme Nwabufo a appelé à augmenter les investissements dans les start-ups sur le continent afin de favoriser la croissance des entrepreneurs du secteur technologique et renforcer l’inclusion financière. Elle a souligné que le nombre de pôles technologiques avait augmenté de manière spectaculaire, la plus grande concentration se trouvant en Afrique du Sud, au Nigeria, en Égypte, au Kenya, au Maroc et au Ghana.

« Ces centres offrent un espace aux entrepreneurs de tous les secteurs pour innover et intégrer des solutions numériques dans les secteurs traditionnels », a-t-elle déclaré.

Citant le M-Pesa, un fournisseur de services financiers et de transfert d’argent par téléphone mobile crée au Kenya et qui fournit des services à près de 30 millions de personnes vulnérables dans dix pays, elle a précisé que les prestations proposées par M-Pesa favorisaient l’inclusion financière en Afrique tout comme Airtel money en Afrique de l’Est et Orange money en Afrique de l’Ouest. Au Ghana, AgroCenta, aide les petits exploitants agricoles à accéder aux marchés et aux financements grâce à des applications mobiles et au Nigeria, Hello Tractor permet aux agriculteurs de louer des tracteurs à des prix abordables.

Moses Okundi, directeur de l’information de l’ABSA Bank au Kenya, a déclaré que l’adoption de la technologie s’était accélérée rapidement au cours des deux premières années de la pandémie de Covid-19 notamment. Selon lui, il est toutefois nécessaire d’élaborer des stratégies technologiques pour adopter « la nouvelle vague » en prévision de futures pandémies.

Les participants ont souligné l’importance de nouer des partenariats pour favoriser l’inclusion.

« Les partenariats débouchent sur des solutions intelligentes qui peuvent résoudre de nombreux problèmes sur le continent, créant des technologies qui peuvent changer la vie des populations », a déclaré Kiiru Muhoya, directeur général de Fingo Africa, une société de technologie financière kenyane qui fournit des services bancaires numériques aux jeunes. Il a ajouté que les partenariats stratégiques ouvraient la voie à de nombreuses opportunités numériques, permettant aux populations défavorisées d’accéder à des services essentiels.

La Banque africaine de développement soutient ses pays membres dans l’élaboration de stratégies nationales visant à élargir les marchés des services financiers numériques. La Banque incite également les décideurs à collecter des données sur les opportunités du marché en matière de services financiers numériques et de fonds d’investissement axés sur les solutions mobiles.

Nous sommes ravis d’annoncer une deuxième série de financement de bourses grâce à notre programme de résilience, visant à aider les communautés à mieux se préparer et à accroître la résilience d’Internet en cas d’événements indésirables, comme les catastrophes naturelles. Ce financement soutiendra des projets qui augmentent la résilience du réseau dans les communautés sujettes aux catastrophes naturelles et climatiques, en leur permettant de mieux se préparer et résister aux effets d’une catastrophe sur la connectivité Internet.

« La connectivité Internet devient un outil essentiel, à la fois pour les personnes dans le besoin et pour celles qui répondent à l’urgence », a constaté Sarah Armstrong, directrice exécutive de la Fondation Internet Society. « Grâce à ces bourses, nous visons à aider les communautés à réduire les vulnérabilités et à renforcer les capacités et la résilience pour faire face aux futures urgences. »

Les organisations qui mettent actuellement en place des projets dans le monde entier grâce à notre programme de résilience incluent Help.NGO, NetHope, Inc., et Télécoms Sans Frontières.

Le programme de résilience sera ouvert aux candidatures entre le 25 juillet et le 19 août. Des bourses allant jusqu’à 500 000 USD seront accordées aux organisations éligibles pour des projets d’une durée de 12 mois.

Consulter les informations sur les bourses et le processus de candidature

L’Union postale universelle (UPU) a commencé ses travaux sur la contribution du secteur postal au Pacte numérique mondial, une initiative des Nations Unies dont l’objectif consiste à définir des principes partagés pour un avenir numérique ouvert, libre et sécurisé pour tous.

Les bases de ce pacte ont été posées en septembre 2020, lors de l’adoption d’une déclaration politique faite à l’occasion du 75eanniversaire des Nations Unies, célébré virtuellement. Cette déclaration souligne comment les défis que le monde doit relever peuvent uniquement être surmontés par le biais d’un multilatéralisme redynamisé et d’une coopération internationale renforcée. La déclaration présentait également l’engagement d’améliorer la coopération numérique et d’élaborer une vision commune pour l’avenir numérique.

Dans ce contexte, en septembre 2021, le Secrétaire général a publié son rapport, Notre programme commun, qui propose un Pacte numérique mondial dont l’adoption est prévue lors du Sommet du futur, en septembre 2023. Le Bureau de l’envoyé du Secrétaire général pour les technologies, chargé de faire progresser les travaux consacrés au Pacte numérique mondial, a lancé une période de consultation pour le pacte et invite tous les acteurs, y compris les États membres et les secteurs privés et publics, à envoyer leur contribution.

En tant qu’institution des Nations Unies pour le secteur postal, l’UPU a lancé une consultation interne concernant sa participation au Pacte numérique dans le but de recueillir les avis du secteur postal et de les présenter aux Nations Unies. Les travaux sont coordonnés par le Groupe «Transformation numérique et innovation» de l’UPU, l’un des groupes permanents du Conseil d’exploitation postale (CEP) de l’UPU.

Paul Donohoe, coordonnateur «Politiques numériques et commerce» de l’UPU, a donné plus de détails: «Le réseau postal et l’UPU ont été reconnus comme des acteurs clés dans le développement de la société de l’information, comme l’ont reconnu les résultats du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) des Nations Unies en 2005. Avec cette nouvelle initiative du Pacte numérique des Nations Unies, nous avons pour objectif de rafraîchir et de consolider la contribution du secteur postal au développement de l’économie numérique. Pour ce faire, nous lancerons au cours des prochains mois un processus de consolidation avec les ministères et leurs opérateurs désignés responsables des questions postales, qui sera finalisé lors des réunions du CEP et du Conseil d’administration (CA) de l’UPU au cours de la deuxième quinzaine d’octobre.»

Pour M. Donohoe, il est indispensable que les parties prenantes du secteur postal puissent s’exprimer sur la forme que prendra le Pacte numérique dans la mesure où ils sont «des moteurs essentiels de l’économie numérique et qu’ils peuvent faire progresser l’inclusion numérique, mais aussi financière et sociale».

Les propos de Paul Donohoe sont appuyés par Yu Ping Chan, fonctionnaire principale chargée de programmes auprès du Bureau de l’envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour les technologies. Selon Mme Chan, «il y a des écarts significatifs en matière de coopération numérique internationale et les questions relatives à la technologie numérique sont trop souvent traitées comme peu prioritaires au sein des programmes politiques. Le secteur postal joue un rôle important pour assurer le dynamisme et l’évolution positive de l’économie. Alors que la numérisation se renforce à l’échelle internationale, les apports et les avis de ce secteur sur le pacte sont essentiels.»

Un Pacte numérique mondial avec des principes partagés sur la manière de faire progresser la numérisation au niveau international pourrait être particulièrement bénéfique pour les petits États insulaires en développement, régulièrement confrontés à de nombreux défis lorsqu’il s’agit d’intégrer l’ère numérique, notamment en raison d’un manque de ressources humaines et financières et de connaissances et compétences insuffisantes.

Sur la question de l’aide que pourrait apporter le Pacte numérique mondial aux petits États insulaires en développement pour entrer dans l’économie numérique, Mme Chan poursuit: «Le pacte est une occasion de modeler les principes et contours de l’avenir numérique que nous désirons et une économie numérique florissante et résiliente à laquelle tous les pays, indépendamment de leur taille, peuvent prendre part et dont ils bénéficient en est un élément essentiel. Nous espérons ainsi que tous les acteurs peuvent s’impliquer auprès des Nations Unies et donner leur avis sur ce dont ils ont besoin. Ils doivent notamment répondre clairement à la question de comment la communauté internationale peut davantage venir en aide aux petites économies et aux économies émergentes.»

Pour examiner plus en avant comment les petits États insulaires en développement et leurs postes peuvent adopter la transformation numérique pour améliorer leur développement socioéconomique, M. Donohoe sera rejoint par des experts postaux et des experts spécialisés dans les technologies de l’information et de la communication et le commerce issus des régions Caraïbes et Pacifique à l’occasion du séminaire en ligne «Technologies de l’information et de la communication pour les petits États insulaires en développement» de l’UPU qui se tiendra le 26 juillet 2022. L’événement sera animé par Ian Kerr, l’animateur du podcast Voice Mail de l’UPU. Le public pourra poser des questions et discuter avec les participants. Toute personne intéressée par la manière dont les postes peuvent se mobiliser pour faire progresser le développement numérique des économies émergentes est invitée à participer.

Pour s’inscrire à l’événement: https://bit.ly/ictforsid

Le programme Codage pour l’emploi de la Banque africaine de développement a sélectionné 500 acteurs du changement dans quatre pays, dont 45 % de femmes, pour son programme pilote « ambassadeurs du numérique ».

Les « ambassadeurs du numérique » qui ont été sélectionnés suivront trois mois de formation au cours de laquelle ils seront dotés de compétences numériques très demandées, telles que le développement de logiciels, ainsi que de compétences non techniques, telles que la résolution de problèmes, la gestion de projets et la communication. Ils dispenseront ensuite le modèle de formation à des pairs afin d’étendre les compétences numériques à un plus grand nombre de jeunes Africains, en particulier dans les communautés rurales disposant d’une connexion Internet limitée.

La Banque et son partenaire technique, Microsoft, ont sélectionné les « ambassadeurs du numérique » parmi plus de 21 000 candidatures reçues de toute l’Afrique. Pour cette première édition, les 500 sélectionnés sont issus de quatre pays où le programme Codage pour l’emploi est opérationnel :  Côte d’Ivoire (75 sélectionnés), Kenya (100), Nigeria (150) et Sénégal (175).

« Le programme des ambassadeurs du numérique arrive à point nommé, au moment où la Banque met la dernière main au Plan d’action 2022-2025 sur les compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique. Ce plan d’action permettra de doter les jeunes Africains de compétences très demandées sur le marché du travail. Les deux se complèteront et auront un impact positif sur la main-d’œuvre africaine et conduiront à la transformation économique », a déclaré Martha Phiri, directrice du Département chargé du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences à la Banque.

Après l’obtention de leur diplôme, les « ambassadeurs du numérique » recevront des trousses d’outils pour les technologies de l’information et de la communication de la part de la Banque et de Microsoft, afin de leur permettre de dispenser la même formation au sein de leurs communautés locales.

Lancé en 2018, le programme Codage pour l’emploi de la Banque africaine de développement vise à doter les jeunes Africains de compétences en technologies de l’information et de la communication qui soient en adéquation avec la demande du marché de l’emploi, afin de leur permettre de se positionner de manière compétitive sur le marché du travail mondial. Le programme collabore avec des centres de technologies de l’information et de la communication des universités partenaires dans les pays d’opération. Il a déjà organisé des formations sur les compétences numériques au profit de plus de 150 000 jeunes, parmi lesquels 135 000 ont été formés via la plateforme d’apprentissage en ligne Codage pour l’emploi et la plateforme « Digital Nigeria ».

Le programme Codage pour l’emploi est au cœur de la Stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique de la Banque africaine de développement, qui vise à propulser la jeunesse africaine sur la voie de la prospérité. D’ici 2025, la stratégie « Des emplois pour les jeunes en Afrique » de la Banque permettra de doter 50 millions de jeunes de compétences professionnelles et de créer 25 millions d’emplois dans l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication et d’autres secteurs clés en Afrique.

« Nous sommes ravis de l’enthousiasme et de la passion des candidats pour ce programme. Nous avons passé au crible toutes les candidatures pour identifier les postulants dont le parcours et les qualifications correspondent étroitement aux critères de sélection. Les 500 candidats acquerront non seulement des compétences qui pourront les aider à trouver du travail, mais ils pourront également créer leurs propres emplois tout en formant d’autres personnes », a déclaré Hendrina Doroba, chargée de l’Éducation et du Développement des compétences à la Banque.

Carelle Laetitia, l’une des ambassadrices du numérique, a déclaré : « Lorsque j’ai reçu le courriel m’informant de ma sélection, je me suis sentie heureuse et surtout fière. Je suis consciente qu’il n’a pas été facile d’être sélectionnée parmi des centaines de jeunes talentueux. J’espère bâtir un réseau solide et acquérir de solides compétences numériques afin de les partager avec ma communauté. »

Au fil des ans, la Banque a investi 1,64 milliard de dollars dans des programmes visant à préparer les jeunes à des carrières dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation. Le programme « ambassadeurs du numérique » est aligné sur le programme Compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique, et tous deux sont reliés à l’une des cinq priorités opérationnelles de la Banque, en l’occurrence « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ».

Des étudiants de l’université Carnegie Mellon au Rwanda, l’un des pays où le programme Codage pour l’emploi a été mis en œuvre.

UNCDF et Flutterwave s’associent pour que la voix des femmes soit prise en compte dans le processus d’élaboration des politiques relatives aux services financiers numériques. En juin 2021, notre panel consultatif CEMAC a partagé 23 propositions pour accélérer l’inclusion financière des femmes avec les régulateurs et les décideurs publics de la région.

Lire le rapport : 23 propositions du panel consultatif UNCDF sur les femmes et les services financiers numériques dans la région CEMAC

Un nouveau rapport, publié par le United Nations Capital Development Funden collaboration avec Flutterwave, propose 23 mesures pour réduire la fracture numérique entre les sexes dans les services financiers en Afrique centrale, où près de deux tiers des femmes sont encore exclues du secteur financier formel.

Le rapport vise à garantir que l’environnement politique et réglementaire accélère l’accès des femmes aux services financiers numériques, renforce l’éducation financière et numérique et améliore la protection des consommateurs. Il fait avancer de nouvelles idées et souligne les besoins urgents des femmes de la région, qui se sont accrus en raison de la pandémie de COVID-19.

En permettant à des millions de femmes d’Afrique centrale d’accéder à des comptes financiers, les services financiers numériques ont le potentiel d’améliorer leur vie financière et leur participation économique. Pour que leur impact soit inclusif, il faut innover non seulement dans la technologie et le développement de produits, mais aussi dans les politiques. Ce rapport représente une étape importante qui a été franchie vers la prise en compte des expériences des personnes touchées par les politiques dans les salles de décision.

« La voix des femmes en tant que leaders communautaires, expertes techniques et consommatrices est essentielle pour concevoir et mettre en œuvre des politiques qui ont un impact direct sur leur vie financière. C’est particulièrement le cas pour les réglementations relatives à la protection des consommateurs, où la vie privée, la transparence et l’équité sont directement abordées. Les femmes doivent être présentes dans la salle lorsque des décisions importantes sont prises. C’est ainsi que les réformes d’aujourd’hui porteront leurs fruits à long terme. »
– Ahmed Dermish, UNCDF Policy Accelerator Spécialiste principal

Malgré les efforts récents pour promouvoir l’inclusion financière des femmes dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), les femmes sont toujours confrontées à des obstacles juridiques, sociaux et culturels majeurs qui les empêchent d’utiliser les systèmes financiers formels. En outre, leurs voix sont souvent absentes du processus d’élaboration des politiques publiques et des réglementations connexes.

Pour la toute première fois, une initiative participative souligne le rôle majeur des organisations de la société civile dans l’élaboration des politiques d’inclusion financière, aux côtés des gouvernements et des autorités de régulation dans les six pays de la CEMAC.

Les 23 recommandations stratégiques émanent du groupe consultatif sur les femmes et les services financiers numériques en Afrique centrale, qui a été convoqué par UNCDF de mars 2021 à mars 2022 et a rassemblé des représentants de la société civile des six pays de la CEMAC (Gabon, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, République du Congo et Guinée équatoriale).

UNCDF et Flutterwave collaborent avec le panel pour transformer ces recommandations en solutions politiques, réglementaires et commerciales.

« Flutterwave est fier de collaborer avec UNCDF sur une initiative aussi importante, conçue pour faciliter l’inclusion financière et avoir un impact à long terme sur les communautés locales. Veiller à ce que tous les Africains soient inclus financièrement dans le nouveau monde numérique est notre principal objectif et cela ne peut se faire si nous ne comblons pas d’abord l’écart actuel entre les sexes. »
– Bode Abifarin, directeur de l’exploitation chez Flutterwave

A propos du UNCDF Panel consultatif sur les femmes et les services financiers numériques dans la région CEMAC
En mars 2021, UNCDF, par l’intermédiaire de son site Policy Accelerator, a créé un panel consultatif sur  » les femmes et les services financiers numériques  » afin de faciliter un dialogue régulier entre les régulateurs, les décideurs politiques et les représentants de la société civile de chacun des six pays de la CEMAC (Gabon, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, République du Congo et Guinée équatoriale). Depuis sa création, le panel a présenté ses recommandations aux régulateurs régionaux et nationaux et plusieurs participants ont été invités à contribuer à la stratégie régionale d’inclusion financière.

« Pour parvenir à atténuer les récents revers économiques subis par les pays en développement, il sera essentiel d’améliorer l’accès aux services financiers, d’abaisser le coût des transactions numériques et de favoriser le versement des salaires et des transferts sociaux sur des comptes courants. Les pouvoirs publics et le secteur privé peuvent contribuer à cette transformation de plusieurs manières. »

Partout dans le monde, les populations pauvres sont les premières victimes de la forte inflation, du ralentissement de la croissance économique et des pénuries alimentaires. S’ajoutant aux effets inégaux de la pandémie de COVID-19, les multiples crises actuelles ont déjà provoqué des reculs dramatiques en matière de développement et entraîné une augmentation substantielle de la pauvreté dans le monde.

Néanmoins, la crise de la COVID-19 a eu un effet positif en provoquant des bouleversements sans précédent, en particulier dans les secteurs à forte dominante numérique. Cette révolution digitale a accéléré l’accès aux services financiers et leur utilisation dans les économies en développement, transformant la façon dont les individus effectuent et encaissent des paiements, empruntent de l’argent et épargnent.

Ces changements transparaissent de manière frappante dans la dernière édition de la base de données Global Findex (a), compilée à partir d’une enquête menée auprès de plus de 125 000 adultes dans 123 pays et portant sur l’utilisation des services financiers tout au long de l’année 2021. Cette enquête a révélé que 71 % des adultes des économies en développement possèdent désormais un compte courant auprès d’une banque, d’une autre institution réglementée telle qu’une coopérative de crédit ou un prêteur de microfinance, ou bien d’un prestataire de services d’argent mobile. Ils étaient 42 % seulement lors de la première édition de Global Findex, il y a dix ans. En outre, l’écart entre la proportion d’hommes et de femmes qui possèdent un compte s’est réduit pour la première fois, passant de neuf à six points de pourcentage.

Grâce à cette transformation numérique, il est plus facile, moins cher et plus sûr pour les individus de percevoir leurs salaires, d’envoyer des fonds aux membres de leur famille et de payer des biens et des services. Les prestataires d’argent mobile sont capables de gérer plus facilement de grands volumes de petites transactions, ce qui aide les utilisateurs à accéder aux services financiers et à épargner pour mieux faire face aux crises. Par ailleurs, détenir un compte personnel assure également aux femmes plus de confidentialité, de sécurité et de contrôle sur leur argent.

La part des adultes des pays en développement qui effectuent ou reçoivent des paiements dématérialisés est passée de 35 % en 2014 à 57 % en 2021.  En Afrique subsaharienne, 39 % des titulaires de comptes d’argent mobile les utilisent désormais pour épargner.  Et, dans les pays à revenu faible et intermédiaire, plus d’un tiers des personnes qui ont réglé une facture de services publics (électricité, eau, etc.) à partir d’un tel compte l’ont fait pour la première fois après le début de la pandémie de COVID-19.

Il est important de souligner que la révolution numérique est aussi un outil puissant de lutte contre la corruption, car elle contribue à accroître la transparence des flux financiers entre le budget national, les organismes publics et les citoyens. Les programmes sociaux peuvent en outre réduire les retards et les failles en transférant directement l’argent via les téléphones mobiles de leurs bénéficiaires. Des millions de personnes dans les pays en développement ont ainsi reçu des fonds de cette manière pendant la pandémie, ce qui a permis d’atténuer son impact sur les moyens de subsistance.

Il est capital de renforcer ces tendances encourageantes, en particulier compte tenu des turbulences économiques en cours. L’élargissement de l’accès des populations aux services financiers, la réduction du coût des transactions numériques et le versement des salaires et des transferts sociaux sur des comptes financiers seront des leviers essentiels pour atténuer les reculs du développement résultant des perturbations actuelles.

Les gouvernements et le secteur privé peuvent favoriser cette transformation en agissant sur plusieurs axes essentiels. Tout d’abord, ils doivent créer un environnement favorable aux activités des opérateurs concernés. Par exemple, l’interopérabilité des systèmes permet d’effectuer des paiements entre différents types d’institutions financières et entre fournisseurs de services d’argent mobile. En outre, l’amélioration de l’accès aux services financiers dépend beaucoup plus du système de téléphonie mobile que du réseau bancaire physique. Des téléphones mobiles bon marché et fonctionnels ainsi qu’un accès internet abordable sont donc des conditions préalables au développement de la finance numérique. La protection des consommateurs et une réglementation stable sont également nécessaires pour favoriser des pratiques sûres et équitables qui renforcent la confiance dans le système financier.

La mise en place de systèmes d’identification numérique est également primordiale, car l’absence d’identité vérifiable est l’une des principales causes de l’exclusion financière persistante de certaines populations. Sur la base de l’expérience de pays comme l’Inde et les Philippines (a), nous savons que les programmes d’identification personnelle et les programmes d’inclusion financière peuvent fonctionner en tandem pour doter les populations difficiles à atteindre de documents d’identité officiels et de comptes financiers. L’Inde, par exemple, a été la première à mettre en place un système d’identification (a) numérique accessible et opérant, soucieux des exigences de sécurité et de confidentialité.

Ensuite, promouvoir la dématérialisation des paiements devrait être une autre grande priorité. Les données Global Findex pour 2021 montrent que 865 millions de titulaires de comptes dans les économies en développement ont ouvert leur premier compte dans une banque ou une institution similaire afin de recevoir de l’argent de l’État. Ces transferts ont eu pour effet direct de venir en aide aux ménages, mais ils ont aussi contribué à construire l’écosystème financier numérique, car les personnes qui ont reçu des allocations par cette voie étaient plus susceptibles d’utiliser leur compte pour effectuer des versements et accéder à d’autres services. Les paiements dématérialisés effectués par les pouvoirs publics servent donc de base à la constitution de registres sociaux fiables et à la détection des lacunes et des doublons.

À mesure que les paiements numériques se généralisent et deviennent moins coûteux, de nombreuses entreprises privées seront en mesure de payer leurs salariés et leurs fournisseurs par voie électronique, et elles ont tout intérêt à le faire. La révolution numérique offre une chance d’accroître l’emploi dans le secteur formel sans rendre la mise en conformité excessivement contraignante. À une époque de restrictions budgétaires, la numérisation des paiements peut contribuer à élargir l’assiette des recettes en réduisant l’évasion et la fraude fiscales.

Enfin, les responsables politiques devront redoubler d’efforts pour l’inclusion des segments de population défavorisés. L’écart entre les sexes en matière d’accès aux services financiers s’est réduit, mais il existe toujours. Souvent, les femmes ainsi que les populations pauvres n’ont pas de pièce d’identité ou de téléphone mobile, vivent loin d’une agence bancaire et peuvent avoir besoin d’aide pour ouvrir et utiliser un compte courant. Les programmes d’éducation financière, en particulier ceux qui promeuvent l’apprentissage entre pairs (comme les groupes d’entraide de femmes) sont également très importants.

La Banque mondiale a la ferme volonté d’étendre l’inclusion financière via la numérisation. Nous continuerons d’aider les pays à améliorer leurs réseaux de téléphonie mobile, à revoir leurs réglementations pour favoriser l’accès aux services financiers, à adopter des outils d’administration en ligne et à moderniser leurs systèmes de protection sociale. Et pour aider les millions de personnes qui n’ont toujours pas de compte, nous devons tout mettre en œuvre pour trouver des moyens innovants de les connecter au système financier, renforcer la résilience économique et récolter tous les bénéfices de l’inclusion financière.


Ce billet a été initialement publié par Project Syndicate (a) le 7 juillet 2022.

Les trois quarts des adultes disposent désormais d’un compte bancaire ou d’un compte d’argent mobile, tandis que l’écart hommes-femmes se resserre 

La pandémie de COVID-19 a accéléré l’inclusion financière, avec une forte croissance des paiements numériques dans un contexte d’expansion mondiale des services financiers formels. Selon la base de données Global Findex 2021 (a), cette expansion a permis de créer de nouvelles opportunités économiques, en réduisant l’écart entre les sexes dans les taux de possession d’un compte courant et en renforçant la capacité des ménages à mieux résister aux chocs financiers.

En 2021, 76 % des adultes dans le monde disposent d’un compte dans une banque, une autre institution financière ou auprès d’un prestataire de services d’argent mobile, contre 68 % en 2017 et 51 % en 2011. Il est important de noter que cette progression est répartie de manière homogène dans un plus grand nombre de pays. Alors que, au cours de la dernière décennie, une grande partie de la croissance se concentrait en Inde et en Chine, la dernière enquête Findex révèle que, depuis 2017, 34 pays ont enregistré une croissance à deux chiffres des taux de détention d’un compte courant.

La pandémie a également entraîné un recours accru aux paiements numériques. Dans les économies à revenu faible ou intermédiaire (hors Chine), plus de 40 % des adultes qui ont effectué des paiements auprès de commerçants en magasin ou en ligne par carte, téléphone ou internet l’ont fait pour la première fois lors de la pandémie. De même, plus d’un tiers des adultes de ces pays ont commencé à payer directement leurs factures via un compte courant. En Inde, plus de 80 millions d’adultes ont effectué leur premier paiement numérique chez un commerçant après le début de la pandémie, et plus de 100 millions en Chine.

Deux tiers des adultes dans le monde effectuent ou reçoivent désormais des paiements numériques, et, dans les économies en développement, la proportion est passée de 35 % en 2014 à 57 % en 2021. Dans ces pays, 71 % des habitants ont un compte dans une banque, une autre institution financière ou auprès d’un prestataire de services d’argent mobile, contre 63 % en 2017 et 42 % en 2011. Les comptes d’argent mobile ont fait considérablement progresser l’inclusion financière en Afrique subsaharienne.

« La révolution numérique a entraîné une augmentation de l’accès aux services financiers et de leur utilisation dans le monde entier, transformant la façon dont les individus effectuent et encaissent des paiements, empruntent de l’argent et épargnent, souligne David Malpass, président du Groupe de la Banque mondialeCréer un environnement porteur, promouvoir la numérisation des paiements et élargir encore l’accès des femmes et des pauvres aux comptes et aux services financiers formels font partie des actions prioritaires pour atténuer les reculs de développement dus aux crises multiples et concomitantes que nous traversons actuellement. »

Pour la première fois depuis le lancement de la base de données Global Findex en 2011, l’enquête a fait apparaître une réduction de l’écart entre les sexes parmi les détenteurs d’un compte courant. Depuis 2017, date de l’enquête précédente, l’écart est passé de 7 à 4 points de pourcentage au niveau mondial et de 9 à 6 points dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Dans les économies en développement, environ 36 % des adultes reçoivent aujourd’hui un salaire, un versement de l’État, un paiement pour la vente de produits agricoles ou un transfert de fonds national sur un compte courant. D’après les données, le versement d’une somme d’argent sur un compte plutôt qu’en espèces peut inciter les individus à recourir au système financier formel : 83 % des individus qui reçoivent des paiements numériques en effectuent également. Près de deux tiers des personnes interrogées se sont servies de leur compte pour réaliser des opérations d’encaissement ou de décaissement, et environ 40 % pour épargner, contribuant ainsi au développement de l’écosystème financier.

Malgré ces progrès, de nombreuses personnes dans le monde ne disposent toujours pas d’une source d’argent fiable en cas d’urgence. Dans les économies à revenu faible et intermédiaire, seuls la moitié environ des adultes ont déclaré pouvoir obtenir sans difficulté ou presque de l’argent en cas d’urgence, tandis qu’il est fréquent de se tourner vers des sources de financement informelles, comme la famille et les amis.

« Le monde a une chance unique de bâtir une économie plus inclusive et plus résiliente et d’ouvrir la voie de la prospérité à des milliards de personnes, affirme Bill Gates, coprésident de la Fondation Bill & Melinda Gates, qui apporte son soutien financier au projet Global Findex. En investissant dans des technologies et des infrastructures publiques numériques pour développer les systèmes de paiement et d’identification, et en actualisant leur réglementation pour favoriser l’innovation et protéger les consommateurs, les gouvernements peuvent s’appuyer sur les progrès mis en évidence par la base de données Findex et étendre l’accès aux services financiers à toutes celles et ceux qui en ont besoin. »

En Afrique subsaharienne, par exemple, pour 30 % des adultes ne disposant pas d’un compte courant, l’absence de document d’identité reste un obstacle important à l’ouverture d’un compte d’argent mobile — une corrélation qui montre l’impact que pourraient produire des investissements dans des systèmes d’identification accessibles et fiables. Plus de 80 millions d’adultes dépourvus de compte reçoivent encore des versements de l’État en espèces, alors que la numérisation de certains de ces paiements pourrait être plus économique et combattre la corruption. Plusieurs conditions doivent être mises en place pour accroître la possession et l’utilisation d’un compte bancaire : il faudra notamment garantir la confiance dans les prestataires de services financiers et dans l’utilisation des produits financiers, concevoir des produits adaptés et se doter d’un cadre solide et efficace pour protéger les consommateurs.

La base de données Global Findex, dont la dernière édition rend compte de l‘utilisation des services financiers dans 123 économies au cours de l’année 2021, est publiée tous les trois ans par la Banque mondiale en collaboration avec Gallup, Inc.

Global Findex 2021 : les faits marquants par région 

Asie de l’Est et Pacifique

En Asie de l’Est et Pacifique, la situation de l’inclusion financière est très contrastée selon qu’il s’agit de la Chine ou des autres économies de la région. En Chine, 89 % des adultes ont un compte, et 82 % des adultes l’ont utilisé pour effectuer des paiements numériques chez des commerçants. Dans le reste de la région, 59 % des adultes sont titulaires d’un compte et 23 % des adultes ont effectué des paiements numériques auprès de commerçants, dont 54 % pour la première fois après le début de la pandémie de COVID-19. Au Cambodge, au Myanmar, aux Philippines et en Thaïlande, les taux de possession d’un compte ont enregistré une progression à deux chiffres. Les disparités entre les sexes dans la région restent faibles, à 3 points de pourcentage, mais l’écart entre riches et pauvres atteint 10 points.

Europe et Asie centrale

En Europe et Asie centrale, la possession d’un compte a augmenté de 13 points de pourcentage depuis 2017 pour atteindre 78 % des adultes. Le recours aux services numériques est robuste : environ trois quarts des adultes ont utilisé un compte pour effectuer ou recevoir un paiement numérique. En outre, 10 % d’entre eux ont effectué un paiement numérique chez un commerçant pour la première fois lors de la pandémie de COVID-19. La technologie numérique pourrait encore accroître cette tendance pour les 80 millions d’adultes qui possèdent un compte mais qui ont continué à régler leurs achats uniquement en espèces, dont 20 millions en Russie et 19 millions en Türkiye, les deux plus grandes économies de la région.

Amérique latine et Caraïbes

Dans la région Amérique latine et Caraïbes, les taux de détention d’un compte courant ont progressé de 18 points de pourcentage depuis 2017, pour atteindre 73 % des adultes. Il s’agit de la plus forte hausse de toutes les régions du monde en développement. Les paiements numériques jouent un rôle clé : 40 % des adultes ont effectué un paiement numérique auprès d’un commerçant, dont 14 % pour la première fois pendant la pandémie. Cette dernière a en outre favorisé l’adoption du numérique pour les 15 % d’adultes qui ont réglé pour la première fois une facture directement à partir de leur compte, soit plus du double de la moyenne des pays en développement. Le recours aux paiements numériques présente encore une belle marge de progression : 150 millions d’adultes disposant d’un compte bancaire effectuent encore leurs paiements uniquement en espèces, dont plus de 50 millions au Brésil et 16 millions en Colombie.

Moyen-Orient et Afrique du Nord

Au Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’écart entre les sexes s’est réduit, passant de 17 points de pourcentage en 2017 à 13 points : 42 % des femmes possèdent désormais un compte courant, contre 54 % des hommes. La hausse des taux de possession d’un compte dans la région passe largement par la numérisation des paiements actuellement effectués en espèces, notamment pour la vente de produits agricoles et le versement des salaires du secteur privé (environ 20 millions d’adultes sans compte bancaire ont reçu leur salaire en espèces, dont 10 millions en République arabe d’Égypte). Le passage à des modes d’épargne formels recèle aussi un important potentiel : actuellement, environ 14 millions d’adultes sans compte bancaire, dont 7 millions de femmes, épargnent au moyen de méthodes semi-formelles.

Asie du Sud

En Asie du Sud, 68 % des adultes sont titulaires d’un compte, un pourcentage qui n’a pas évolué depuis 2017, même s’il existe de fortes variations au sein de la région. En Inde et à Sri Lanka, par exemple, respectivement 78 % et 89 % des adultes ont un compte. Cependant, les services numériques ont permis d’accroître l’utilisation de ces comptes, puisque 34 % des adultes s’en sont servis pour effectuer ou encaisser un paiement, contre 28 % en 2017. Les paiements numériques pourraient augmenter à la fois la possession et l’utilisation des comptes, étant donné la prédominance persistante du recours aux espèces pour effectuer des paiements chez les commerçants, même parmi les titulaires de comptes.

Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, l’adoption de l’argent mobile a continué de progresser. Quelque 33 % des adultes possèdent désormais un compte d’argent mobile, soit trois fois plus que la moyenne mondiale (10 %). Même si les services d’argent mobile ont à l’origine été conçus pour permettre aux utilisateurs d’envoyer des fonds à des amis et à des membres de la famille vivant dans une autre partie du pays, leur adoption et leurs usages se sont développés : en 2021, trois détenteurs d’un compte d’argent mobile sur quatre ont effectué ou reçu au moins un paiement qui n’était pas une transaction entre particuliers et 15 % des adultes ont utilisé leur compte pour épargner. Pour accroître les taux de possession d’un compte courant dans la région, il est particulièrement stratégique de soutenir la numérisation des paiements pour les 65 millions d’adultes non bancarisés qui reçoivent encore des paiements en espèces pour la vente de produits agricoles, et d’élargir le nombre de détenteurs de téléphones mobiles, étant donné que la non possession d’un téléphone est citée comme un obstacle à l’adoption d’un compte d’argent mobile. En Afrique subsaharienne, les difficultés liées à l’acquittement des frais de scolarité sont plus prégnantes qu’ailleurs dans le monde. Il serait par conséquent opportun de mettre en place des politiques ou des produits financiers qui favorisent une épargne axée sur l’éducation.

Le 24 juin 2022, le Conseil de l’OMD a entériné les versions révisées du Cadre de normes pour le commerce électronique transfrontalier (Cadre de normes pour le commerce électronique) et des Spécifications techniques du Cadre de normes découlant de la première révision périodique du Cadre ainsi que des outils permettant la mise en œuvre du Cadre de normes pour le commerce électronique de l’OMD.

La révision périodique lancée en janvier 2021, après la finalisation du Dossier sur le commerce électronique, a confirmé la validité des principes fondamentaux sur lesquels le Cadre se base, à savoir les données électroniques préalables et la gestion des risques, la facilitation et la simplification, le recouvrement des recettes juste et efficace, la sûreté et la sécurité, les partenariats, la sensibilisation, l’information du public et le renforcement des capacités, la mesure et l’analyse, ainsi que la mise à profit des technologies transformatrices.

Au terme de la révision, une nouvelle norme sur la qualité des données a été introduite dans le Cadre de normes pour le commerce électronique, et la formulation des normes existantes sur la gestion des risques pour la facilitation et le contrôle et sur les développements technologiques et l’innovation a été renforcée. Les spécifications techniques correspondant à ces normes ont par ailleurs été élargies. Certaines annexes des Spécifications techniques ont été améliorées au regard des pratiques et des expériences communiquées par les Membres.

En outre, le Conseil a entériné la 3ème édition du Recueil d’études de cas sur le commerce électronique. Dix nouvelles études de cas sont venues s’ajouter au Recueil, portant ainsi le total des études de cas à trente-quatre. D’autres mises à jour de la troisième édition consistent dans l’ajout à la section II d’un tableau de référence sur les différents modèles de recouvrement des recettes, ainsi que des actualisations par les Membres de leurs études de cas fournies dans les précédentes éditions du Recueil.

Le Recueil des études de cas sur le commerce électronique peut aider les Membres de l’OMD en donnant des exemples concrets de la façon dont chacun d’entre eux fait face aux questions prioritaires, telles que l’échange préalable de données par voie électronique, la facilitation, la sûreté, la sécurité et le recouvrement des recettes (y compris les seuils de minimis). Les informations que contient le Recueil peuvent venir compléter les annexes des Spécifications techniques sur les jeux de données de référence pour le commerce électronique transfrontalier et sur les approches en matière de recouvrement des recettes.

Les versions révisées des documents mentionnés plus haut sont disponibles dès à présent en français et en anglais sur la section du site Web de l’OMD consacrée à ce sujet.

Malgré certaines avancées dans le domaine de l’entrepreneuriat des femmes en France, celui-ci reste loin des idéaux de parité entre les genres. Pour accélérer les choses, La Poste française brise le plafond de verre et prête main forte aux start-up les plus créatives et les plus influentes du pays.

Selon un rapport publié en 2021 par les cabinets français EY et France Digitale, seuls 12% des fondateurs de start-up numériques en France sont des femmes. Le rapport, Performance économique et sociale des start-up du numérique en France en 2021, a interrogé plus de 780 participants en France en 2020 et 2021. Il en est ressorti que seuls 11% des dirigeants ayant répondu sont des femmes, contre 9% en 2018.

Le rapport indique que, même si cette tendance est à la hausse pour les femmes dirigeantes et la parité globale parmi les employés – 43% étaient des femmes, contre 36% dans l’édition précédente –, beaucoup reste encore à faire pour soutenir les femmes entrepreneures du numérique en France. C’est justement le cheval de bataille de l’opérateur postal français, La Poste.

Depuis trois ans, La Poste, avec ses principaux partenaires, organise le prix Coup de cœur #FemmesduNumérique, qui s’adresse aux femmes entrepreneures qui portent un projet innovant dans le numérique ou une solution au service du numérique.

Selon Vanessa Chocteau, Directrice «Transformation et coïnnovation des start-up» à La Poste, ces prix «encouragent les femmes à réaliser leurs projets en les rendant visibles et en obtenant les premiers financements. Ils constituent également une première étape vers l’esprit d’entreprise.»

Le service «Communication» de La Poste lance et suit la campagne de remise des prix chaque année. Les femmes entrepreneures sont encouragées à proposer leurs idées, puis l’équipe d’innovation de La Poste apporte son expertise et travaille avec son écosystème de plus de 100 partenaires pour examiner toutes les candidatures. Une liste de présélection est ensuite établie qui comprend deux candidates pour chaque région française. Le public est ensuite invité à voter pour désigner la première lauréate, à savoir leur «Coup de cœur».

«Enfin, KissKissBankBank, une plate-forme collaborative de financement de projets innovants, permet de mettre en place la campagne de financement sur sa plate-forme de financement participatif», précise Mme Chocteau.

Cette année, il y a eu 13 lauréates et un «Coup de cœur» décerné à Laurence Havé, qui a créé l’application Stand Me. Selon Mme Chocteau, cette application aide les patients atteints d’un cancer à pratiquer des activités physiques et cognitives. Chaque lauréate a reçu 2000 EUR et le «Coup de cœur» a reçu 4000 EUR.

Concernant les raisons qui ont motivé la sélection de ces lauréates cette année, «il s’agit d’innovations axées sur l’impact – toutes les solutions numériques choisies ont un impact positif sur la société, l’économie et l’environnement», explique Mme Chocteau.

Pour La Poste, l’un des principaux avantages de ce programme de prix est que les start-up lauréates pourraient devenir de futurs partenaires de l’entreprise. «Si elles sont identifiées et soutenues au plus tôt, ces initiatives peuvent devenir des entreprises solides et de futurs partenaires de notre groupe, ajoute Mme Chocteau. Elles peuvent ensuite être soutenues par nos autres programmes pour les entrepreneurs et l’innovation étendue aux autres acteurs.»

L’un de ces autres programmes est le programme Accélérateur de La PosteFrench IoTFrench IoT soutient les jeunes entreprises dont le niveau de maturité est plus avancé que celui des prix «Coups de cœur». Le programme les aide à lancer et à développer leur marché.

«Chaque année depuis 2015, nous sélectionnons une quinzaine de start-up pour le programme French IoT. Elles suivent ensuite un programme de six mois destiné à dynamiser leur projet aux côtés d’experts grâce à des sessions d’entraînement, du coaching et des ateliers. Elles développent des relations avec les entreprises et les investisseurs pour les aider à développer leurs activités et à créer de la valeur ajoutée. Elles participent aussi aux événements d’innovation les plus populaires au sein de notre groupe.»

Selon Mme Chocteau, le programme French IoT est un projet gagnant-gagnant pour La Poste et les start-up. «Notre ambition est de codévelopper avec les start-up de nouveaux services numériques utiles pour répondre aux défis de notre société. Le groupe apporte sa force et les start-up leur flexibilité.

Ensemble, nous créons de la valeur. Depuis 2015, nous avons eu plus de 30 partenariats actifs, avec 14 projets en cours de test, issus d’environ 110 start-up accélérées. Il y a eu plus de 260 ateliers animés par des experts et cent quatre-vingts heures de coaching et de parrainage individuels. Par ailleurs, ce sont aujourd’hui plus de 300 start-up qui font partie de la communauté French IoT, un vivier d’innovation du groupe La Poste et de ses partenaires.»

Le programme French IoT est également axé sur l’autonomisation économique des femmes, tout comme le sont les prix «Coups de cœur». «Depuis trois ans, nous avons sélectionné autant de start-up créées par des femmes que par des hommes (au sein de French IoT). Grâce à la mise en œuvre de cet objectif de parité, nous sommes passés de 9% de start-up créées par des femmes à 50%. Nous sommes fiers de cette avancée, qui met à l’honneur le leadership des femmes dans le secteur numérique», conclut Mme Chocteau.

Dans le cadre de son engagement approfondi en République démocratique du Congo, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé la semaine dernière un appui budgétaire de 250 millions de dollars pour des réformes fondamentales de gouvernance économique et 500 millions de dollars pour renforcer les transports et la connectivité en République démocratique du Congo (RDC). Les deux projets sont financés par l’Association internationale de développement (IDA)*.

« Ces deux opérations représentent un engagement et un dialogue renforcés entre la RDC et tous les niveaux du Groupe de la Banque mondiale. Ce dialogue nous a permis de redéfinir et de porter notre partenariat à un nouveau niveau – ce qui, nous l’espérons, profitera aux plus de 90 millions d’habitants du pays« , a déclaré Jean-Christophe Carret, directeur national de la Banque mondiale pour la République démocratique du Congo.

Suivant la signature des deux conventions de financement aujourd’hui, le Ministre des finances Nicolas Kazadi a exprimé sa satisfaction de voir que les réformes de fond entreprises par le gouvernement du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo portaient leurs fruits : « Le retour de l’appui budgétaire après plus de quinze ans est un signe de l’engagement du gouvernement à renforcer la gouvernance, à libérer le potentiel de croissance dans les secteurs économiques clés et à améliorer les conditions de vie des populations congolaises. Il témoigne du réchauffement de la coopération au développement avec nos partenaires techniques et financiers et devrait catalyser des flux de financement conséquents, permettant au gouvernement de répondre aux immenses besoins de développement du pays. »

L’appui budgétaire soutiendra le programme de réformes du gouvernement visant à relever les principaux défis en matière de gouvernance dans les domaines des finances publiques, de l’ouverture des marchés et de la gestion des forêts, dans le but d’accélérer un développement vert, résilient et inclusif. Il soutiendra la transparence, en tant que condition préalable au renforcement de la responsabilité du gouvernement, et la gestion durable de la vaste forêt tropicale de la RDC, qui est essentielle pour maintenir les moyens de subsistance de la population congolaise et représente un puit de carbone d’importance planétaire.

Le projet d’appui au transport et à la connectivité est le premier d’une série de trois projets destinés à fournir des transports et une connectivité numérique sûrs, résilients et durables dans et entre la région du Kasaï et la partie orientale de la RDC, tout en soutenant le renforcement de la gouvernance du secteur. Il soutiendra l’ambitieux programme du gouvernement visant à mieux intégrer le pays en rétablissant la liaison de transport routier Est-Ouest, en modernisant les principales infrastructures de transport et en améliorant la connectivité numérique. Plus précisément, il financera la modernisation et le revêtement de 440 km de routes résilientes au climat dans les provinces du Kasaï et du Nord-Kivu, tout en posant une infrastructure de fibre optique le long des routes financées par le projet.

Le projet d’appui aux transports et à la connectivité comprend des mesures visant à atténuer et à traiter le risque de violence sexuelle lié à l’afflux soudain de travailleurs dans les zones de construction, par des mesures telles que la surveillance par des tiers, la formation des parties prenantes du projet et le partenariat avec la société civile et d’autres entités communautaires pour gérer les plaintes. Le projet soutiendra des infrastructures résilientes au climat et renforcera la préservation des forêts. Les communautés locales seront appuyées dans la gestion des ressources naturelles, y compris la reforestation de terres dégradées le long des routes du projet.

* L’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque mondiale, créée en 1960, aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des prêts à intérêt très faible ou nul destinés à des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 74 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs aux 1,3 milliard de personnes résidant dans les pays IDA. Depuis 1960, l’IDA a fourni 458 milliards de dollars à 114 pays. Le volume annuel de ses engagements a atteint environ 29 milliards de dollars en moyenne au cours des trois dernières années, environ 70% étant destinés à l’Afrique.

Selon Visa, l’une des plus importantes sociétés de services financiers du monde, l’équité et l’inclusion numériques reposent sur trois principaux éléments: l’accès, la confiance et les connaissances. Partenaire clé de l’UPU dans le cadre du projet de Mécanisme pour l’assistance technique à l’inclusion financière (FITAF), Visa pense que les postes peuvent contribuer au développement de ces trois piliers, et ainsi favoriser l’émergence de populations plus équitables et prospères.

La pandémie de COVID-19 a bouleversé le mode de vie, d’apprentissage, de travail, d’achat et de vente de beaucoup d’entre nous, permettant ainsi à l’innovation numérique d’avancer de trois ans en une seule année. De plus en plus de choses se passent sur les téléphones portables, Internet et les services financiers numériques, pour le comptable qui administre les comptes d’une entreprise du bâtiment installée dans un autre pays comme pour les chauffeurs qui livrent de la nourriture et proposent des promenades en ville, sans oublier les entreprises flambant neuves du secteur des données numériques et des communications sociales. Le Forum économique mondial prévoit que 70% de la valeur créée cette décennie sera issue de technologies numériques.* Pour les populations, le champ des possibles est tout aussi grandiose: les moyens de subsistance et le bien-être dépendent de plus en plus de la participation à l’économie numérique, aussi cette transition rapide est-elle synonyme d’opportunités pour tous, partout.

Cette vision de l’équité et de l’inclusion numériques fait partie des raisons pour lesquelles Visa se réjouit de son partenariat avec l’Union postale universelle dans le cadre du FITAF depuis 2017, et avec des bureaux de postes nationaux des quatre coins du monde depuis bien plus longtemps. Tout le monde a besoin d’une solution pour financer ses besoins quotidiens, acheter des services, percevoir ses revenus et recevoir de l’argent. Il est fréquent que les bureaux de poste proposent ce type de solution, sous la forme de banques postales ou de partenariat avec des établissements financiers. Aujourd’hui, cela est synonyme de paiements dématérialisés, qu’ils soient réalisés par carte, sur un compte virtuel ou via une application mobile.

Cette opportunité ne va pas sans son lot de défis, car on doit pouvoir compter sur ces nouveaux services à toute heure du jour et de la nuit. Avec 206 milliards d’opérations de paiement l’an dernier et quelque 70 millions de lieux d’acceptation dans le monde, Visa est un réseau de réseaux dont la vision suggère de concentrer les efforts visant la progression de l’équité et l’inclusion numériques sur trois dimensions : accès, confiance et connaissance.

L’accès est le principal enjeu.

Les bureaux de poste d’Égypte, du Vietnam et du Japon, par exemple, développent l’accès aux paiements numériques en tirant profit d’une présence imposante, de réseaux capillaires et de contacts quotidiens avec des milliards de personnes, jusque dans les régions périurbaines et reculées. En proposant un service de paiement des allocations et des aides sociales, des opérateurs postaux d’Afrique du Sud, de France et d’ailleurs font découvrir les paiements formels à leurs clients et, si le service est bien pensé, il permet de promouvoir l’utilisation responsable d’autres services financiers numériques. Pourtant, malgré des gains considérables, une grande partie du monde des adultes demeure exclu des possibilités de revenus supplémentaires, de petits boulots ou de réception d’argent sécurisée, parce qu’ils paient en liquide** ou parce qu’ils ne sont pas bien connectés. En effet, près de 40% de la population mondiale ne s’est jamais connectée à Internet – cette situation est particulièrement prégnante dans les pays les moins avancés*** et pour les femmes.

Outre l’accès, les utilisateurs ont besoin de se sentir en confiance.

Dans ce cadre, une combinaison associant bureau de poste du quartier, innovation technologique et connaissance des spécificités locales peut constituer la formule gagnante. Par exemple, le service PostePay en Italie et l’organisation postale nationale égyptienne (ENPO, de son acronyme anglais), avec des partenaires dont Visa, le Ministère italien de l’Éducation et PaySky en Égypte, ont respectivement lancé le compte IoStudio («j’étudie») et l’application mobile Yalla, plaçant des services intégrés et de paiement numérique directement entre les mains de la jeunesse. Avec PostePay Green en Italie, les adolescents de 11 à 17 ans peuvent procéder au paiement dématérialisé de leur déjeuner ou d’autres achats, sous la supervision des parents, grâce au contrôle de portefeuille proposé sur l’application. Il est en effet essentiel d’établir la fiabilité, la sécurité et la responsabilité.

Enfin, les populations et les propriétaires de petites entreprises ont besoin de connaître les nouveaux services financiers numériques. Cela implique de s’adresser au public avec des informations pratiques et faciles à comprendre, mais aussi de permettre aux personnes, aux entreprises et aux économies de prospérer grâce à des initiatives d’alphabétisation, d’enseignement du calcul et d’éducation financière. Dans le cadre de sa stratégie de numérisation, KazPost a conclu un partenariat avec Visa pour sensibiliser les habitants du pays aux paiements scripturaux, pour leur apprendre comment les utiliser en toute sécurité et pour développer des compétences financières. Le projet concerne les jeunes et les moins jeunes, et consiste en l’installation de kiosques temporaires dans les agences postales, en l’organisation de séminaires dans les universités ou de journées étudiantes de l’alphabétisation financière, ainsi qu’en diverses communications dans les médias de masse et sur les réseaux sociaux.

Le partenariat pour l’innovation, l’ampleur et l’impact

La collaboration entre bureaux de poste, gouvernements et secteur privé est un outil crucial de l’inclusion économique. Quand on pense l’élaboration de solutions mondiales autour de l’innovation, de l’ampleur et de l’impact, les partenariats postaux sont une occasion de combler les fossés d’inclusion, et de permettre à tous de prendre part aux plateformes numériques et à l’économie.

Santosh Ritter, Directeur national pour la Suisse, Visa Inc.
Amina Tirana, Responsable de la politique et de l’évaluation pour l’impact social, Visa Inc.


* Forum économique mondial, Shaping the Future of Digital Economy and New Value Creation (Forger l’avenir de l’économie numérique et de la création de nouvelles valeurs) Forum économique mondial, 2021.
** La publication prochaine, par la Banque mondiale, de la nouvelle base de données Global Findex apportera des informations à jour sur l’accès aux paiements et aux services financiers numériques et leur utilisation. Les données citées ici datent de 2017.
*** Banque mondiale, Base de données Indicateurs du développement dans le monde, données de 2020.

La pandémie a accéléré la transformation numérique de quelque dix ans, nous a confié ce mois-ci Rodney Taylor, Secrétaire général de Caribbean Telecommunications Union (CTU – Union des télécommunications des Caraïbes), lors d’un entretien sur le thème des technologies de l’information et de la communication ainsi que de la numérisation aux Caraïbes.

Si la nouvelle est bonne en termes de transformation numérique, dans un monde en plein essor numérique, les entreprises, gouvernements et autorités sont aujourd’hui plus que jamais exposés aux risques de cybercriminalité – une menace croissante pour les organisations du monde entier.

Les chiffres de Identity Theft Resource Center (ITRC – centre de ressources sur l’usurpation d’identité) révèlent que 2022 commence avec un niveau record des fuites de données résultant de cyberattaques, après des chiffres déjà sans précédent en 2021. Les données du premier trimestre de 2022 indiquent en effet que 90% des fuites de données sont liées à ce type d’attaques. Les fuites de données augmentent par rapport aux données du premier trimestre de l’année précédente, pour la troisième année consécutive.

Ces derniers mois, de nombreuses postes ont été la cible de cyberattaques. La poste grecque, par exemple, a été gravement touchée à la fin de mars, ses systèmes informatiques ayant été dégradés par un logiciel malveillant; en Nouvelle-Zélande, des bureaux de poste avaient dû fermer à la fin de l’année dernière à cause d’une cyberattaque. D’autres opérateurs, dont la poste bulgare, Correios Brazil et Ukrposhta se sont eux aussi trouvés dans la ligne de mire des cybercriminels.

Ces événements récents, conjugués à la hausse des chiffres de la cybercriminalité en général, mettent en exergue l’importance critique de la cybersécurité pour les postes, qui doivent en faire une véritable priorité au sein de leur organisation. Interrogé dans l’épisode 12 du podcast Voice Mail de l’UPU, Rodney Taylor s’est déclaré convaincu que la collaboration entre pays, États et organisations constitue la clé de la cybersécurité.

«Il est primordial de nous rassembler et de coopérer pour affronter la cybercriminalité à l’échelle internationale, a-t-il déclaré. Dans les Caraïbes, cette méthode a été profitable et nous avons élaboré un cadre politique pour la gouvernance d’Internet afin de guider les États membres sur les différents aspects de la cybersécurité et des directives politiques.»

Dans cet épisode du podcast, M. Taylor rappelle également qu’il est important de sensibiliser le public et les gouvernements aux cybermenaces afin de garantir que des cadres législatifs adaptés sont en place pour prévenir la cybercriminalité.

L’UPU a mis au point plusieurs outils pour aider les postes confrontées à ce type de criminalité. Citons par exemple le domaine de premier niveau .POST, qui met à disposition des acteurs postaux un espace sûr et sécurisé sur Internet, dans l’économie numérique.

En outre, en mai, le groupe chargé de la gouvernance de .POST a lancé un nouvel outil visant à renforcer la résilience aux cyberattaques pour les membres de .POST. La solution cybertrack.post est un tableau de bord entièrement automatisé, basé sur Internet, qui permet de suivre en temps réel la conformité technique des domaines .POST avec les politiques approuvées en matière de cybersécurité visant les DNSSEC, l’authentification sécurisée des courriers électroniques et les transactions en ligne sécurisées. L’outil propose des fonctionnalités d’accès par pays et envoie des alertes électroniques aux correspondants si une non-conformité est détectée.

L’outil cybertrack.post permet également d’accéder à la plate-forme d’apprentissage .POST, sur laquelle l’UPU hébergera des formations et des activités de renforcement des capacités en matière de cybersécurité. Un module permettant de se familiariser à son rythme avec l’authentification sécurisée des courriers électroniques, mis au point par Global Cyber Alliance (un partenaire de l’UPU), est d’ores et déjà accessible sur cette plate-forme d’apprentissage. L’UPU prévoit de travailler avec ses partenaires pour proposer davantage de contenus sur la plate-forme dans les six à douze prochains mois.

Tracy Hackshaw, gestionnaire de projets de .POST qui a participé au lancement du dispositif avec le Groupe «.post», a expliqué: «L’outil est largement intuitif et requiert une configuration minime. L’expérience montre que, pour toutes les catégories d’utilisateurs – dirigeants, techniciens ou non –, le processus d’admission ne prend que quelques minutes. Tous les domaines .POST sont automatiquement ajoutés à la liste des domaines que cybertrack.post contrôle en temps réel.»

L’UPU sollicite actuellement ses membres afin de pouvoir ajouter tous ceux qui participent au Groupe «.post». L’Union prévoit également de lancer une série de webinaires dans les deux ou trois prochains mois pour mettre à l’honneur les membres du Groupe «.post» qui ont lancé des solutions et services réussis grâce à .POST et pour présenter leur expérience.

«Nous nous attachons également à enrichir les fonctionnalités de cybertrack.post, notamment en intégrant des composants proposés par l’équipe de l’UPU chargée de la réponse aux cyberincidents/.POST, le signalement et le suivi des abus de DNS/menaces de sécurité et d’autres éléments destinés à améliorer la résilience aux cyberattaques pour les membres du Groupe «.post» – les membres de l’UPU en particulier et, en fait, l’ensemble du secteur postal international», conclut-il.

Les ministres de l’Australie, du Japon et de Singapour — coorganisateurs des négociations sur le commerce électronique menées à l’OMC — se sont félicités des bons résultats obtenus par les participants à l’initiative. Dans une déclaration publiée le 13 juin pendant la douzième Conférence ministérielle de l’OMC, ils ont souligné l’importance de l’élaboration de règles mondiales sur le commerce électronique et, conjointement avec la Suisse, ont lancé le Cadre de renforcement des capacités en matière de commerce électronique visant à renforcer l’inclusion numérique et à aider les pays en développement et les pays les moins avancés à tirer parti des possibilités offertes par le commerce numérique.

Les Ministres ont souligné la volonté des participants de convenir le plus rapidement possible d’un ensemble de règles mondiales relatives au commerce numérique et de faire en sorte que ces règles aident les pays en développement et les pays les moins avancés à tirer parti des possibilités offertes par l’économie numérique.

Dans leur déclaration, les Ministres ont reconnu les obstacles rencontrés par les pays en développement et les pays les moins avancés qui cherchaient à tirer parti de l’économie numérique. Le Cadre de renforcement des capacités en matière de commerce électronique aidera ces pays à mieux surmonter ces obstacles et à profiter des avantages du commerce numérique, ont-ils dit.

Le Cadre offrira un large éventail d’activités d’assistance technique, de formation et de renforcement des capacités afin de soutenir la participation des pays aux négociations sur le commerce électronique.  À cette fin, il a notamment été établi un nouveau Fonds d’assistance au commerce et de conseil dans le domaine numérique (DATA — Digital Advisory and Trade Assistance Fund), auquel contribuent l’Australie et la Suisse. Un soutien pour le renforcement des capacités numériques est en outre fourni par le Japon, par l’intermédiaire de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et de l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), et par Singapour, dans le cadre du Programme de formation Singapour-OMC pour les pays tiers (TCTP).

Les coorganisateurs ont souligné que l’inclusion restait un principe important dans les négociations, comme en témoignaient les travaux inclusifs et transparents du groupe, qui étaient ouverts à tous les Membres.

Ils ont noté les appels lancés par 105 associations professionnelles du monde entier pour le maintien du moratoire multilatéral sur les droits de douane sur les transmissions électroniques. Il est crucial que l’initiative rende cette pratique permanente parmi les participants aux négociations, ont-ils dit.

Les Ministres ont dit qu’ils étaient déterminés à mener à bien les négociations en temps voulu et que les coorganisateurs livreraient un texte de négociation récapitulatif révisé pour la fin de 2022.

Actuellement, 86 Membres de l’OMC, représentant plus de 90% du commerce mondial, participent aux négociations sur le commerce électronique.

Le texte intégral de la déclaration est disponible ici.

 

Le présent document de recherche se propose d’estimer le montant des recettes fiscales qui seraient engrangé (ou perdu) par les pays membres du Centre Sud et de l’Union africaine dans le cadre de la mise en œuvre du Montant A et de l’Article 12B. Notre analyse s’appuie sur des sources d’information accessibles aux chercheurs du secteur privé et non sur les informations communiquées par les contribuables aux autorités fiscales. Elle démontre que les effets comparatifs sur les recettes de la mise en œuvre du Montant A et de l’article 12B dépendent en grande partie (a) des détails de conception du régime mis en place par l’article 12B, (b) du fait que le pays accueille ou non le siège d’entreprises multinationales susceptibles d’être imposées au titre du montant A ou de l’article 12B, et (c) de l’allégement éventuel de la double imposition qui sera accordé par le pays aux contribuables nationaux imposés au titre du Montant A ou de l’article 12B.

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Dans le cadre de leur transformation d’un réseau distribuant des correspondances (lettres) à un réseau distribuant des marchandises (colis et petits paquets), les postes sont confrontées à une intensification de la concurrence et à la réduction de leurs marges. Bien que l’échange de données soit essentiel pour maintenir une qualité de service compétitive, l’échange de données électroniques préalables (EAD) peut être coûteux. L’UPU travaille pour faciliter cet échange de données de manière efficace et économique grâce à son application mobile de déclaration en douane des EAD.

La clé de la conformité en matière d’EAD est la saisie de données de bonne qualité et leur transmission dès que possible à la poste de destination. Toutefois, l’organisation de ces données de manière efficace, sécurisée et économique peut être difficile pour la poste d’origine. Pour cette raison, le Centre de technologies postales (CTP) de l’UPU, qui gère et coordonne les activités technologiques et télématiques de l’UPU, a développé plusieurs outils pour aider les postes à saisir et à transmettre des données fiables et de qualité dans l’ensemble du réseau postal.

L’une des dernières technologies développées par le CTP est l’application EAD Customs Declarations, pour la déclaration en douane des EAD, disponible dans les boutiques d’applications Apple et Google Play, qui apporte à la clientèle et aux microentreprises et aux petites et moyennes entreprises un moyen de saisir les renseignements douaniers relatifs aux envois postaux avant leur envoi. Cela permet ensuite d’aider les postes à saisir toutes les données requises pour un dédouanement rapide.

La procédure est simple: quand le client remet l’envoi à la poste d’origine, la poste peut récupérer les informations directement de la base de données du système de déclaration en douane (CDS) ou scanner le code QR sur l’appareil mobile de l’expéditeur et récupérer toutes les informations pour les valider avant envoi.

Les avantages de l’utilisation de cette application sont évidents tout au long de la chaîne logistique. Le fait d’avoir une application dans le creux de la main fait gagner un temps précieux à la clientèle lors du dépôt de l’envoi dans les bureaux de poste. La poste expéditrice minimise également le temps passé avec chaque client pour saisir les données requises. Et en conséquence, les douanes reçoivent des données de bonne qualité suivies et validées dans l’application elle-même.

Avec l’application et les autres outils techniques fournis par le CTP, les postes peuvent mieux s’organiser pour réduire leurs coûts liés à la conformité. En outre, ces technologies contribuent à moderniser et à dématérialiser l’ensemble de la chaîne logistique postale de bout en bout et à offrir ainsi à la clientèle une expérience concurrentielle par rapport aux autres réseaux logistiques.

En outre, elles permettent de préserver les données dans le réseau sécurisé POST*Net du CTP. Avec l’application pour l’échange d’EAD, les postes et leur clientèle peuvent être sûres que leurs données personnelles sont protégées de bout en bout.

Ces avantages ont été récemment reconnus lors du Sommet mondial sur la société de l’information, qui a distingué l’application comme étant un projet champion lors de la conférence de 2022 à Genève.

Perspective postale – Correios Cabo Verde

L’application mobile EAD Customs Declarations aide les bureaux de poste, comme ceux de Correios Cabo Verde, dans le processus de transformation numérique et de diversification, dans la transformation des modèles et des processus opérationnels ainsi que dans le développement d’une nouvelle manière d’interagir avec leur clientèle.

Selon notre expérience, l’application pour l’échange d’EAD a permis d’optimiser le processus numérique de bout en bout de la chaîne logistique, d’améliorer la gestion des relations avec les partenaires et d’améliorer l’efficacité de notre service. Il nous a également permis de mettre en œuvre les transactions dématérialisées entre la poste et les douanes, d’augmenter la transparence en s’assurant que tous les envois sont traités de la même manière et nous a donné un plus grand contrôle sur la procédure d’expédition. Cet outil numérique nous a aussi aidés à améliorer l’application des lois contre l’évasion fiscale et à réduire celle-ci, toutes les transactions laissant une trace numérique. Ce mécanisme numérique a enfin permis de réduire les coûts et d’améliorer nos statistiques.

Nous ne pouvons pas oublier un autre avantage crucial de la mise en œuvre de cette application: la sécurité. L’application pour l’échange d’EAD a permis d’éviter des failles de sécurité en sécurisant la chaîne logistique postale grâce à des mécanismes intégrés permettant de contrôler les marchandises interdites ou soumises à des restrictions avant qu’elles n’entrent dans le flux postal.

L’application est une grande contribution au développement du commerce électronique dans le monde.

Voyez comment Correios Cabo Verde utilise l’application de l’UPU EAD Customs Declarations

Correos Market a été lancé en 2019 dans le cadre de l’engagement pris par Correos pour s’attaquer au problème démographique espagnol dans les zones rurales – un aspect clé de la politique de responsabilité sociale de l’entreprise.

Le projet, qui offre aux vendeurs un espace de marketing numérique et une solution complète de logistique et de gestion de commandes, tire profit du rôle des postes dans la numérisation des entreprises espagnoles en les aidant à atteindre toutes les parties de l’Espagne et du Portugal.

L’idée derrière le projet était de permettre aux consommateurs de trouver et d’acheter des produits artisanaux et locaux afin de soutenir notre culture et nos traditions. Les produits peuvent être achetés auprès de nos bureaux de poste, ce qui donne accès aux producteurs, fabricants et entrepreneurs locaux à plus de 2300 points de vente.

La réussite du projet a entraîné une hausse de la demande des vendeurs, avec un nombre élevé d’entreprises nationales manifestant leur intérêt à rejoindre Correos Market. Donc, à partir de cette année, notre stratégie de marketing couvre non seulement les producteurs et artisans locaux, mais aussi les entreprises espagnoles à l’échelle nationale.

Le projet contribue également à créer un écosystème numérique plus juste par le biais d’une nouvelle composante sur les modalités de vente, comprise dans la stratégie d’entreprise pour la première fois cette année, qui met fin aux commisssions sur les ventes pour les vendeurs. Ainsi, tandis que les autres places de marché chargent des taux de commission exorbitants allant jusqu’à 20%, Correos Market s’appuie sur un modèle d’activités prônant une politique de commission zéro.

La durabilité est au cœur de ce repositionnement – à la fois commercialement, puisque les produits des ventes reviennent aux entreprises répertoriées en Espagne, et environnementalement, puisque les distributions de produits locaux ont une empreinte carbone plus faible en raison de la proximité entre vendeurs et clients.

Pour compléter cette stratégie Web, Correos Market a lancé une application pour les utilisateurs de téléphonie mobile, car un utilisateur sur trois regarde son téléphone plus de 100 fois par jour. Cela permet aux clients d’utiliser notre plate-forme en tout temps, à toute heure, et de nous contacter via un canal de communication. Nous sommes accessibles en un simple clic!

Notre but consiste à apporter plus de valeur pour nos clients – une valeur qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs. C’est la clé de notre succès: une place de marché plus équitable pour les entreprises espagnoles, à des conditions justes, avec un accent mis sur la durabilité par le biais d’une plate-forme simple et intuitive.

Correos travaille sans relâche à l’évolution et à l’adaptation à la clientèle en gérant et en dépassant ses attentes, en plus de soutenir les entreprises espagnoles et de leur offrir tout ce que nous avons à disposition pour accroître les ventes en ligne: une plate-forme en ligne, une application, les services de logistique, de stockage et de manutention du Groupe Correos et la gestion des retours.

La Banque africaine de développement a réuni un panel d’experts issus de l’industrie, des pouvoirs publics et de la communauté des investisseurs afin de définir les actions clés qui permettront à l’Afrique d’offrir un avenir numérique transformateur à ses populations.

Organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque à Accra, au Ghana, la session a porté sur la construction d’économies numériques résilientes en Afrique. Les participants ont évoqué la nécessité de disposer de réseaux à haut débit résilients et de stimuler l’innovation et l’esprit d’entreprise pour développer un écosystème numérique prospère.

Ralph Mupita, PDG du groupe MTN, le plus grand opérateur de télécommunications d’Afrique, a souligné les progrès rapides de la connectivité sur le continent : près de la moitié de la population possède sa propre carte SIM et plus de 20 % ont accès à l’internet. Pourtant, « l’accès au haut débit pour l’ensemble de l’Afrique d’ici à 2030 coûtera au moins 100 milliards de dollars », a-t-il averti, ajoutant que pour rendre la technologie mobile abordable pour tous, l’Afrique a besoin d’un smartphone à 20 dollars.

L’impact transformationnel des plateformes numériques pourrait révolutionner des secteurs entiers de l’économie, en particulier lorsqu’il est appliqué aux chaînes de valeur existantes, a prédit Tidjane Dème, associé de la société de capital-risque Partech. Les investissements dans le numérique en Afrique sont passés de 360 millions de dollars en 2016 à 5,2 milliards de dollars en 2020, a-t-il indiqué.

Les experts ont reconnu des interdépendances au sein du secteur du numérique. Par exemple, la construction d’une infrastructure numérique nécessite des compétences dans le domaine du numérique et de l’entrepreneuriat. Pour tirer le maximum de valeur du secteur, les gouvernements et le secteur privé doivent considérer l’écosystème dans son ensemble, ont-ils dit.

Au Cabo Verde, un investissement de 31 millions d’euros de la Banque africaine de développement permet au gouvernement de construire un parc technologique de classe internationale, offrant aux entrepreneurs du numérique un espace pour innover et apprendre, bénéficiant d’une connectivité supérieure. « Notre objectif est de faire du Cabo Verde le premier pôle numérique et la porte d’entrée en Afrique de l’ouest », a déclaré le ministre des Finances du Cabo Verde, Olavo Correia.

Omobola Johnson, associée principale de la société de capital-risque TLcom et ancienne présidente de Alliance for Affordable Internet, a souligné la jeunesse de la population africaine et son avantage démographique. Selon elle, si les compétences sont enseignées et si une connectivité de qualité, au moins au niveau de la 4G, est largement accessible, un vivier de talents parmi les jeunes du continent pourrait stimuler l’économie numérique africaine et attirer les investissements.

Monique Ntumngia, fondatrice de Green Girls, est un exemple d’innovatrice numérique. Utilisant l’intelligence artificielle pour favoriser le déploiement de dispositifs d’énergie renouvelable, son objectif est de faire en sorte que les femmes et les communautés rurales ne soient pas laissées pour compte. « Nous devons aller au-delà de la simple offre de services numériques à ces groupes démographiques ; nous avons la responsabilité de donner aux femmes et à nos communautés rurales les compétences de base pour interagir avec le monde numérique », a déclaré Mme Ntumngia.

Wael Elkabbany, directeur général de Microsoft Africa Transformation Office, a reconnu qu’il restait encore beaucoup à faire. L’Afrique a besoin de 700 nouveaux centres de données pour répondre à sa demande croissante en matière de données. Les gouvernements et les communautés économiques régionales pourraient offrir des opportunités d’investissement à grande échelle, grâce à l’adoption de politiques harmonisées soutenant la libre circulation des données.

Pour sa part, Alain Ebobissé, PDG du fonds d’investissement dans les infrastructures Africa50, a noté le potentiel inexploité du recyclage des actifs – par lequel les gouvernements pourraient libérer des capitaux pour de futurs investissements dans les infrastructures en faisant appel au secteur privé en tant que partenaires dans la gestion et la propriété des actifs existants. « C’est maintenant qu’il faut investir. Nous devons investir plus rapidement et à grande échelle », a-t-il insisté.

L’un des thèmes des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement est le renforcement de la résilience climatique et Juha Savolainen, du ministère finlandais des Affaires étrangères, a mis l’accent sur l’économie circulaire, où les plateformes numériques ont joué un rôle fondamental dans le développement de chaînes de valeur qui réutilisent les composants, créant une efficacité des ressources et réduisant les empreintes carbone.

Pour clore le débat, Solomon Quaynor, vice-président chargé du Secteur privé, des Infrastructures et de l’Industrialisation au sein du Groupe de la Banque africaine de développement, a cité un récent projet d’investissement de 170 millions de dollars dans les industries numériques et créatives du Nigéria. Le projet vise à créer jusqu’à 850 000 emplois directs et indirects, dans le cadre des efforts du Nigéria pour créer des emplois plus durables pour la population jeune qui est en pleine expansion.


The officials on stage during the Annual Meetings: Knowledge Event 1

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L’Union postale universelle (UPU) et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) ont signé un accord de coopération afin de renforcer leur coopération et d’exploiter les nouvelles opportunités dans le domaine du commerce électronique et de la sécurité des réseaux.

Masahiko Metoki, Directeur général du Bureau international de l’UPU, et Kunio Mikuriya, Secrétaire général de l’OMD, ont signé l’accord dans le cadre du Conseil d’exploitation postale de l’UPU qui se tient cette semaine, à Berne.

«Nos deux organisations sont unies dans leurs objectifs communs – servir les citoyens du monde et faciliter les échanges et le commerce, tout en assurant la sécurité et la sûreté du réseau postal mondial, a précisé le Directeur général du Bureau international. La transformation numérique en cours, le commerce électronique et le développement économique mondial constituent de nouveaux défis et de nouvelles opportunités pour les organisations.»

Pour sa part, le Secrétaire général de l’OMD a indiqué: «Nous espérons pouvoir promouvoir davantage la coopération entre les postes et les douanes à l’ère du numérique afin de contribuer au bien-être des gens, non seulement en les protégeant, mais aussi en aidant les consommateurs et les petites et moyennes entreprises qui ont de plus en plus recours aux petits paquets.»

Depuis la fondation de l’OMD, il y a près de soixante-dix ans, l’UPU et l’OMD ont coopéré étroitement pour assurer le transit sans faille des envois postaux à travers les frontières. Cette coopération s’est traduite par un dialogue régulier entre les postes et les douanes dans le cadre du Comité de contact «OMD–UPU», créé en 1965.

Pour marquer cette coopération renouvelée, les deux organisations se sont engagées à organiser la toute première Conférence mondiale conjointe OMD–UPU au début de l’été 2023. Cette conférence réunira des responsables politiques et des décideurs, ainsi que des représentants des douanes et des postes, afin d’examiner, entre autres sujets, la reprise économique post-COVID, de faire le point sur les enseignements tirés et décrire les défis et les opportunités pour le commerce électronique transfrontalier et la chaîne logistique mondiale.

Dans le contexte de la hausse des volumes postaux internationaux due au commerce électronique et dans le but de répondre à l’évolution des attentes des clients, le nouvel accord permettra à l’UPU et à l’OMD de coopérer plus étroitement sur un certain nombre de questions transversales, notamment la numérisation et l’échange de données, la sécurité, les prescriptions réglementaires et la facilitation du commerce. Le partenariat ouvrira également la voie à des efforts conjoints en matière de renforcement des capacités tout au long de la chaîne logistique afin de garantir le transit sans faille des envois postaux, alors que les volumes du commerce électronique continuent d’augmenter.

En tant qu’organisations internationales et compte tenu du statut d’institution spécialisée des Nations Unies de l’UPU, celle-ci et l’OMD travailleront de pair pour faciliter les travaux sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

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