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Les Membres de l’OMC et des organisations internationales présentent les activités d’Aide pour le commerce menées dans le contexte de la COVID-19

Le 8 février, au cours d’une session du Comité du commerce et du développement consacrée à l’initiative Aide pour le commerce, les Membres de l’OMC, les institutions financières internationales et les organisations ayant le statut d’observateur ont fait un tour d’horizon des activités entreprises récemment. Les participants à un atelier organisé le 7 février par le Comité ont discuté de la façon dont la pandémie de COVID-19 a accéléré le passage à l’économie numérique et des difficultés auxquelles se heurtent les pays en développement.

 

Le Secrétariat de l’OMC a informé le Comité de l’évolution de l’exercice de suivi et d’évaluation de l’Aide pour le commerce en cours sur lequel reposera l’Examen global de l’Aide pour le commerce qui sera effectué cette année1.

L’Initiative Aide pour le commerce, pilotée par l’OMC, vise à inciter les gouvernements des pays en développement et les donateurs à prendre conscience du rôle que le commerce peut jouer pour permettre aux pays d’atteindre leurs objectifs de développement. Elle vise aussi à encourager l’adoption de mesures destinées à remédier aux contraintes liées au commerce identifiées par les pays en développement et les pays les moins avancés (PMA).

La Chine a fait le point sur ses activités d’assistance technique et de coopération en matière d’investissement, soulignant qu’elle avait distribué près de 2 milliards de doses de vaccins contre la COVID-19 dans le monde. Elle aide actuellement 20 pays à renforcer leur capacité nationale de production de vaccins. L’attention des Membres a également été appelée sur la Dixième Table ronde de la Chine, qui a eu lieu sous forme virtuelle en janvier 2022.

La République de Corée a présenté brièvement les programmes de renforcement des capacités liées au commerce qu’elle mène dans les pays en développement. Elle collabore notamment à la dernière phase du programme NTF V qui vise à aider les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) africaines dans le domaine de la technologie numérique et de l’agro-industrie à obtenir de nouveaux de débouchés commerciaux. Elle a également annoncé une augmentation de ses contributions à différents fonds d’affectation spéciale, y compris le Programme de chaires de l’OMC.

La Russie a fait état des fonds qu’elle accordait par l’intermédiaire d’organismes des Nations Unies pour aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs de développement. Elle a en particulier appelé l’attention sur le deuxième sommet Russie-Afrique — qui doit se tenir en octobre-novembre 2022 à Addis-Abeba en Éthiopie — qui a pour objectif l’accroissement des flux commerciaux entre la Russie et le continent africain.

Les États-Unis ont mis en lumière l’initiative PROSPER Africa, destinée à mobiliser des capitaux privés, à promouvoir le commerce entre les entreprises américaines et africaines et à soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Depuis 2019, ils ont établi plus de 60 partenariats, administré plus de 62 millions d’USD de dons et facilité plus de 600 millions d’USD d’exportations.

Le Tadjikistan a décrit ses efforts pour accroître les exportations et faciliter les échanges et l’investissement, notamment grâce à la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC. En avril 2019, il a lancé, dans le cadre de l’initiative Global Trade Help Desk, un portail national sur le commerce qui constitue un guichet unique pour l’accès aux renseignements sur les flux commerciaux et les prescriptions réglementaires en matière de droits de douane.

Les institutions financières internationales ont présenté des rapports sur la mobilisation des ressources et les activités liées à l’Aide pour le commerce.

La Banque asiatique de développement (BAsD) a noté que le commerce redémarrait en Asie, dans le contexte d’une intensification du déploiement des vaccins contre la COVID-19. Les pays en développement d’Asie devraient pérenniser la reprise, les projections régionales de croissance étant de 7 pour cent en 2021 et de 5,3 pour cent en 2022. La BAsD accorde des prêts, des dons et une assistance technique aux pays en développement qui en sont membres, y compris pour le déploiement des campagnes de vaccination contre la COVID-19.

Le Cadre intégré renforcé a présenté un aperçu des projets visant à répondre aux priorités commerciales des PMA. Un projet actuellement mené au Timor Leste vise à soutenir le tourisme, la reprise économique et l’autonomisation économique des femmes. Une évaluation des besoins technologiques a été lancée en RDP Lao et au Sénégal en vue de maximiser l’impact de la technologie et de favoriser des transformations structurelles.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté l’activité d’“Apprentissage par les pairs concernant l’Aide pour le Commerce” qu’elle avait organisée en décembre 2021. Lors de cette activité, il a été souligné combien il était important d’intensifier les projets de renforcement des capacités mis en œuvre dans le cadre de l’Aide pour le commerce afin d’aider les pays en développement à exploiter les possibilités de croissance durable que la reprise économique engendre.

La Société islamique de financement du commerce (ITFC) a présenté ses initiatives visant à accroître les débouchés commerciaux pour ses pays membres. Elle a indiqué qu’un programme de l’ITFC visant l’harmonisation des normes pour les dispositifs pharmaceutiques et médicaux en Afrique venait d’être lancé dans le cadre du programme “Arab-Africa Foreign Trade Bridge”. Elle a aussi indiqué qu’elle participait à l’initiative SheTrades du Centre du commerce international.

Le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF) a donné un aperçu de son “Guide des bonnes pratiques réglementaires”, lancé en novembre 2021. Ce guide a pour objectif de garantir que les mesures sanitaires et phytosanitaires sont adaptées à leur objet et ne créent pas d’obstacles non nécessaires au commerce. Un projet visant à évaluer les inspections et les audits virtuels concernant les produits alimentaires en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel est en cours, ainsi qu’une évaluation de la question de l’égalité des genres, qui doit déboucher sur des recommandations sur l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes dans les pays en développement.

Le dernier numéro des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale a mis en lumière certaines des difficultés auxquelles les pays en développement sont confrontés pour redresser leur économie après la pandémie de COVID-19. Dans le rapport, il est indiqué que ces difficultés pourraient être atténuées par des politiques visant à favoriser une distribution rapide et équitable des vaccins contre la COVID-19, à atténuer le changement climatique et à renforcer la coopération à l’échelle mondiale — y compris en matière de gouvernance commerciale.

Le Centre du commerce International a présenté son Plan stratégique pour 2022-2025, qui indique comment il aidera les pays en développement à rendre leurs économies plus inclusives, durables et prospères grâce au commerce. L’accent sera mis sur l’amélioration de la compétitivité des MPME.

Pour en savoir plus sur l’Initiative Aide pour le commerce, cliquez ici.

L’atelier intitulé “Connectivité numérique et diversification économique” a porté sur les débouchés commerciaux que la numérisation engendre dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que pour les marchandises et les services, et le commerce des colis en particulier. Les travaux de recherche de l’OCDE montrent qu’une augmentation de 10 pour cent de la connectivité numérique s’accompagne d’une hausse de 4 pour cent du commerce des colis.

Bien que la pandémie de COVID-19 ait stimulé la croissance du commerce mondial des produits des TIC, qui a augmenté de 4 pour cent en glissement annuel entre 2019 et 2020 pour atteindre 2 300 milliards d’USD, les travaux de recherche de la CNUCED montrent que ce sont les pays en développement d’Asie exportateurs existants qui en ont le plus tiré profit. La croissance des services pouvant être fournis par voie numérique était plus équilibrée entre les pays, bien qu’à cause des problèmes de mesure, il soit toujours difficile de suivre avec exactitude l’évolution des flux commerciaux.

L’abordabilité de la connectivité numérique est un obstacle majeur identifié par la Banque mondiale. Les systèmes numériques font aussi partie intégrante de la transition vers des énergies propres et sont mis en avant dans les priorités fixées au niveau national par de nombreux pays.

Les services publics en ligne et les réseaux sociaux ont aidé Madagascar à améliorer sa connectivité numérique, avec le soutien de donateurs, en particulier dans le domaine des compétences en matière de TIC. L’économie de Madagascar a été durement touchée par la tempête tropicale Ana et le cyclone tropical Batsirai, en plus de la pandémie de COVID -19, alors que le gouvernement s’efforçait déjà de remédier aux problèmes d’accès à l’énergie et d’actualiser les cadres réglementaires applicables au commerce numérique.

L’Union européenne a noté que le soutien en faveur de la connectivité numérique était devenu plus important dans ses programmes d’Aide pour le commerce et qu’il serait encore renforcé par le déploiement du Digital for Development (D4D) Hub. Ce soutien est également un objectif clé des programmes futurs de la BAsD jusqu’en 2030, et un domaine prioritaire pour les produits du savoir de la BAsD.

Les copies de toutes les présentations et l’enregistrement de l’atelier sont disponibles ici.

  1. Les dates de l’Examen global de l’Aide pour le commerce ne sont pas encore fixées. retour au texte
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