Nouvelles

BAD

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 23 décembre dernier à Abidjan, un investissement en capital de 10,5 millions d’euros dans le cadre du premier tour de table du fonds panafricain pour les start-up technologiques, Janngo Start-Up Fund.

Les fonds communs comprennent sept millions d’euros de la Banque africaine de développement et 3,5 millions d’euros de l’Union européenne et de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Janngo Start-Up Fund, qui est géré par le fonds d’investissement Janngo Capital, crée, développe et investit dans des start-up technologiques qui ont un modèle économique pérenne et un impact social inclusif. Ses domaines d’intervention sont l’agroalimentaire, les services financiers, l’énergie, l’éducation et la santé, principalement en Afrique de l’Ouest francophone.

Selon Stefan Nalletamby, directeur du département Développement du secteur financier de la Banque africaine de développement, le fonds peut favoriser la transformation d’un écosystème d’affaires classique en communauté entrepreneuriale dynamique, axée sur les jeunes et sur la technologie.

« L’Afrique connaît une pénétration rapide de la téléphonie mobile avec Android et d’autres plateformes. Cela offre d’énormes possibilités de développer des start-up et des PME innovantes et à forte croissance, a souligné M. Nalletamby. Mais il y a un manque cruel de capital-risque pour la première et toute nouvelle génération de fonds de capital-risque ciblant les entreprises en phase de démarrage. »

Le fonds devrait permettre de renforcer le secteur privé en déployant des modèles commerciaux basés sur la technologie pour les petites et moyennes entreprises qui répondent aux besoins des populations défavorisées, qui créent des opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes et qui améliorent la qualité de vie des populations africaines.

Cet investissement commun renforce le programme « Boost Africa », une collaboration entre les partenaires contributeurs et la Banque européenne d’investissement pour soutenir les fonds d’investissement qui ciblent les entreprises innovantes en phase de démarrage en Afrique subsaharienne.

Le soutien de la Banque africaine de développement au Janngo Start-Up Fund s’inscrit dans le cadre de sa stratégie en faveur de l’emploi des jeunes et de son soutien à la croissance et à l’entrepreneuriat, tirés par le secteur privé dans les économies africaines.

WEF

Le Forum économique mondial va reporter sa réunion annuelle de Davos, en Suisse, en raison de l’incertitude persistante concernant l’épidémie d’Omicron.

La réunion annuelle devait se tenir à Davos-Klosters, en Suisse, du 17 au 21 janvier 2022. Elle est désormais prévue pour le début de l’été.

Les participants assisteront en revanche à une série de sessions sur l’état du monde qui réunira les dirigeants mondiaux en ligne pour se concentrer sur l’élaboration de solutions aux défis les plus pressants de la planète.

Les conditions actuelles de pandémie rendent la tenue d’une réunion mondiale en personne
extrêmement difficile. Les préparatifs ont été guidés par des conseils d’experts et ont bénéficié de l’étroite collaboration avec le gouvernement suisse à tous les niveaux.

Malgré les protocoles sanitaires rigoureux de la réunion, la transmissibilité d’Omicron et son impact sur les voyages et la mobilité ont rendu le report nécessaire.

La santé et la sécurité de toutes les personnes impliquées dans les réunions physiques –
participants, collaborateurs et communauté hôte – ont toujours été la priorité du Forum.

Le professeur Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial, a déclaré : « Le report de la réunion annuelle n’empêchera pas la réalisation de progrès grâce à la poursuite des rencontres numériques entre les dirigeants, d’entreprises, de gouvernements et de la société civile. La coopération entre le secteur public et le secteur privé a progressé tout au long de la pandémie et cela va se poursuivre à un rythme soutenu. Nous avons hâte de bientôt réunir en personne les dirigeants mondiaux. »

OMC

Dans le discours principal qu’elle a prononcé le 17 décembre lors d’un webinaire du Programme de chaires de l’OMC intitulé “Commerce inclusif: l’égalité hommes-femmes et l’emploi du point de vue juridique et économique”, la Directrice générale adjointe, Angela Ellard, a évoqué les moyens par lesquels la politique commerciale pouvait contribuer à l’autonomisation économique des femmes. Elle a souligné les faits nouveaux qui ont permis d’institutionnaliser la question de l’égalité hommes-femmes à l’OMC, ainsi que l’importance de la recherche sur le commerce et l’égalité hommes-femmes menée dans le cadre du Programme de chaires. Le texte complet de son discours est reproduit ci-après.

(temporairement en anglais)
 

Ladies and Gentlemen,

I am delighted to be part of this event launching a very important project of the WTO Chairs Programme, which explores the intersections between trade, employment, and decent work for women.

The global economy is not gender-neutral. Evidence shows that women represent 38% of the global workforce, yet they receive only 77% of what men earn worldwide. Globally, 606 million women provide unpaid care on a full-time basis, compared to only 41 million men.

Trade is not gender-neutral either. Women face higher obstacles than men in accessing the global market and the economic opportunities created by trade. Women entrepreneurs face higher trade costs than men, which prevent them from going international. As a result, only 1 in 5 female-owned small businesses is exporting.

Gender inequalities are rampant, and the COVID-19 pandemic has widened the existing gaps between men and women to a point that, in today’s world, so many women are set back economically and socially. Women lost more than 64 million jobs last year, a 5% loss, compared to 3.9% loss for men. Yet, only 9% of all measures taken to mitigate the COVID-19’s impact target women’s economic security.

Women entrepreneurs have been de facto excluded from many relief packages set up by governments because they condition access to requirements that women entrepreneurs, who often run smaller businesses, cannot meet. The majority of them are self-employed, and many work from home, which makes it impossible for them to access the relief measures, which are often limited to companies above a certain number of employees.

We can change this paradigm through trade. Inclusive trade can open the door to women’s employment, decent work, and economic empowerment. Trade can make a difference by lifting women, and therefore their families, out of poverty.

In fact, firms that trade internationally employ more women.

Worldwide, women represent 33% of the workforce of exporting firms, compared with 24% of non-exporting firms. Moreover, women constitute 36% of the workforce of firms involved in global value chains and 38% of the workforce of foreign-owned firms. This is 11 and 12 percentage points more than the proportion in firms that are not part of global value chains and are domestically-owned firms.

In some countries, such as Morocco, Romania, and Vietnam, women represent 50% or more of the workforce of exporting firms, thus creating jobs for more than 5 million women in these countries. And this is roughly 15% of the female population working in these countries.

Trade can also free women from the informal sector, where women are often concentrated, and the risks associated with it. For example, in Afghanistan, 96% of women-owned businesses are unlicensed. Working in the informal sector leaves women without the protection of labor laws and deprives them of social benefits. Women work for lower wages and in unsafe conditions. Trade offers them the opportunity to work more safely and conduct their businesses in the formal sector. According to our joint study with the World Bank, women are 20% more likely to work informally in sectors with low levels of exports compared with 13% in sectors with high levels of exports.

While this is interesting data, we need to understand what is actually behind these statistics. And what’s behind is global trade rules and trade agreements, including those concluded at the WTO. So, let me now elaborate on how trade fosters employment for women and improves women’s working conditions.

First of all, trade policy can create opportunities for women to enter the workforce.

In the last decades, a majority of WTO members have designed gender-responsive trade policies that promote women’s employment. Such policies are aimed at supporting economic growth and development, or even responding to shortfalls in the workforce in export-oriented sectors by hiring women, thus continuing to drive their economies. Nigeria, for instance, fostered women’s participation in the construction sector, where a labour shortage was identified. Similarly, in Zambia, women were encouraged to work in the male-dominated mining sector.

Many governments include women’s economic empowerment and their integration in the job market as a key priority in their national trade and investment strategies.

They mostly use financial incentives to achieve this target. For example, some trade policies envisage financial support to key export sectors to hire women. Others focus on re-integrating women who are on career breaks or reducing the number of women leaving the workforce because of childbirth. Some trade policies also have made women’s employment a criterion for eligibility for grants.

By supporting women entrepreneurs, WTO members also support women’s employment.

For example, some trade policies provide financial incentives in the form of tax credits to encourage small businesses to re-employ women disconnected from employment. While these incentives are provided to both male- and female-owned small businesses, governments can also support women’s employment by targeting women entrepreneurs.

In addition, businesswomen themselves employ a vast number of female workers. Data from WTO regional surveys in South Asia, East Africa, and Latin America show that in companies with fewer than 10 employees, which are vastly owned by women, 57% of workers are female.

Moreover, trade policy can balance the scale in favour of women by reducing gender discrimination and creating more decent work conditions.

Some trade policies have had the result of socially empowering women.

Trade policy can transform unpaid domestic work and care into paid work. For example, Japan opened its services sectors to foreign housekeepers, with a view to promoting women’s participation in society, meeting their need for assistance for housework, encouraging economic growth, and creating jobs for other women.

Trade policy can reduce wage gaps between men and women. For example, Switzerland’s government procurement policy has conditioned the allocation of contracts to companies that have and implement an internal wage equality policy.

Some trade policies, while not primarily targeting women’s economic empowerment, have resulted in better working conditions for female employees and even better social laws base on gender equality. This is the case in the Philippines where the government took measures in support of its business process outsourcing (or back-office services) sector. Initially, these measures were meant to support the sector at large, but more than 55% of the industry’s workers are female. Thus, the measures aimed to boost the sector had a positive effect on gender equality.

In many countries women have been banned from certain professions due to their physically demanding or dangerous nature. This has kept women away from higher-paid work in traditionally male-dominated sectors. But the tide is turning. To give but a few recent examples, in 2018, Ukraine, where the gender pay gap is 20%, abolished the list of 458 jobs from which women were legally barred. Kazakhstan, where women earn on average 32% less than men, did the same a few months ago. Among the more than 200 professions previously denied to women were relatively well-paid jobs in construction, mining, and oil extraction sectors. This is an important step as women earn 3 times more in such male dominated sectors.

My next point is that issues related to women’s employment have been addressed in some trade agreements.

Some regional trade agreements, especially more recent ones, contain gender provisions and even chapters. They recognise women’s contribution to economic growth, sustainable development, and socio-economic transformation.

Some agreements establish gender equality in the workplace as a key objective. Others outline a “toolbox” of measures, such as capacity-building and skills enhancement of women at work; programmes promoting gender equality within enterprises; collecting and using gender disaggregated labour statistics; or ensuring the stability of employment and professional progress for women workers through technologies.

Some trade agreements also address women’s working conditions focussing on childcare, nursing mothers; the prevention of gender-based workplace violence and harassment; and the elimination of gender discrimination in employment.

The WTO is playing its part too.

Since 2017, two thirds of our membership has been exploring how trade can support women’s economic empowerment. Over the past year, these members have crafted the WTO’s first formal Declaration on trade and gender equality — a Declaration supported so far by 121 WTO members, to be adopted at the WTO 12th Ministerial Conference when it takes place.

Through this Declaration, these members are taking action in areas crucial to advance women’s economic empowerment through trade, such as gender-disaggregated data collection, trade policy making, Aid for Trade, and female leadership. This Declaration gives the WTO a strong mandate to work on trade and gender.

Another positive development is an inclusion of a non-discrimination provision into the Services Domestic Regulation plurilateral agreement, which was concluded a few weeks ago among 67 WTO Members. This provision prohibits gender discrimination in the context of authorization procedures for service suppliers. And this is the first gender equality provision in a WTO-negotiated outcome.

These developments further institutionalize the issue of gender in the WTO, transforming the Organization from a gender-blind to a gender-responsive one.

To conclude, I would like to highlight the Treaty of Versailles of 1920, which establishes the principle of universal peace and stipulates that it can be achieved only if it is based on social justice. And it adds that one of the components of social justice is the protection of women.

I am sure you are asking yourselves why am I quoting from this Treaty? What’s the relationship with trade? Well, this Preamble sits on the wall of the main entrance to the WTO building. I believe this message from the past carries a lot of weight, especially today as the COVID-19 pandemic has destroyed the economic security of so many women and as societies struggle to protect them.

I therefore cannot emphasize enough the importance of the research on trade and gender conducted under the auspices of our Chairs Programme. The WTO is acting to make trade work for women, and when women do better, societies do better.

Thank you.

BAD

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 1,5 million de dollars destinée à évaluer les lacunes des politiques dans les écosystèmes du commerce numérique et de l’e-commerce dans 10 dix pays d’Afrique.

Les fonds proviennent du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Ils sont alloués à Smart Africa Alliance, un partenariat de 32 pays africains, d’organisations internationales et d’entreprises mondiales dont l’objectif est de créer un marché numérique unique en Afrique d’ici 2030.

Nicholas Williams, directeur de la Division des opérations technologie de l’information et de la communication de la Banque, a déclaré : « Ce projet est à la fois opportun et vital. Pour que le continent puisse créer un marché unique numérique d’ici à 2030, les efforts doivent se concentrer sur l’harmonisation et la mise en place d’un environnement politique cohérent pour le commerce intracontinental. La Banque africaine de développement est heureuse de s’associer à Smart Africa Alliance pour promouvoir des objectifs politiques clés qui favoriseront un développement numérique de grande ampleur dans toute l’Afrique. »

Le projet examinera le contexte politique existant dans 10 pays : Côte d’Ivoire, Bénin, Ghana, Liberia, Ouganda, Soudan du Sud, Zimbabwe, République du Congo, São Tomé et Príncipe, et République démocratique du Congo. Smart Africa mènera des consultations auprès des acteurs des secteurs public et privé afin de développer un programme de formation en ligne dont bénéficieront directement 600 parties prenantes (comprenant des fonctionnaires, des petites et moyennes entreprises, des opérateurs de réseaux mobiles du secteur privé) et indirectement 2 500 autres.

Lacina Koné, PDG de Smart Africa, a déclaré : « L’un des défis majeurs qui empêchent le continent de se préparer à un avenir ambitieux est l’incapacité d’effectuer des paiements transfrontaliers de biens et de services, en raison d’un manque de solutions et de l’existence de politiques paralysantes. Notre partenariat avec la Banque africaine de développement est crucial pour créer un environnement propice à la progression des paiements électroniques, et l’économie numérique est essentielle à la renaissance de l’Afrique. »

OMC

Dans une déclaration publiée le 14 décembre, les ministres de l’Australie, du Japon et de Singapour — co-organisateurs des négociations sur le commerce électronique menées à l’OMC — se sont félicités des progrès substantiels réalisés dans le cadre de cette initiative.

(temporairement en anglais)

Australia’s Trade, Tourism and Investment Minister Dan Tehan, Japan’s Minister for Foreign Affairs Yoshimasa Hayashi and Minister of Economy, Trade and Industry (METI) Koichi Hagiuda, and Singapore’s Minister for Trade and Industry Gan Kim Yong highlighted the good convergence achieved in eight articles so far.

  • « Thanks to the good progress achieved so far, we’re on track to achieve convergence on the majority of issues in the negotiations by the end of 2022. Australia, Japan and Singapore are committed to driving negotiations towards this objective, » said Minister Tehan.
  • Foreign Minister Hayashi of Japan said: « Although the 12th Ministerial Conference has been postponed, this negotiation on e-commerce remains one of the key areas for the WTO as an organization that promotes global trade. I believe it is important to continue delivering results from this negotiation, aiming for further progress in the next year. Japan has been advocating the concept of “Data Free Flow with Trust (DFFT)” and sees significant value in realizing this concept. While maintaining inclusiveness for participating members, Japan, as a co-convener of the initiative, will continue to accelerate the negotiation to achieve a high-standard outcome, including on the rules of free flow of data. »
  • METI Minister Hagiuda added: « We welcome the substantial progress made in the negotiations over the past three years, and will continue to lead them in order to secure convergence on the majority of the remaining issues by the end of 2022. As the world becomes increasingly connected through digitalization, digital trade is making people more affluent the world over. The WTO has many members, so providing it with rules on digital trade that materialize « Data Free Flow with Trust » (DFFT) will make business more predictable and stable. This will in turn promote further digital trade. With the aim of achieving early results, we will work to accelerate and add further impetus to the negotiations. »
  • Singapore’s Minister Gan said: “Digital trade is becoming a key mode of doing business today. The initiative will provide a stable regulatory environment for digital trade by enhancing rules and streamlining regulations. The initiative, which involves 86 members, will also contribute towards bridging the digital divide and encourage the adoption of digitalisation, which positions our economies well to harness the benefits of new opportunities in the digital economy. Singapore, together with our fellow co-convenors Australia and Japan, will intensify our efforts to steer the initiative and forge convergence on major issues by end-2022.”
    The ministers said the outcomes already achieved in important areas of the negotiations would deliver important benefits, including boosting consumer confidence and supporting businesses trading online. They said they would arrange the initiative’s work programme to secure convergence on the majority of issues by the end of 2022.

WTO Director-General Ngozi Okonjo-Iweala said the progress achieved by negotiators from the 86 WTO members participating in these negotiations would bring important benefits to smaller businesses and to women entrepreneurs.

« The work undertaken promises more stability and predictability for consumers and businesses in a fast-growing sector of the digital economy. The pandemic has highlighted the importance of e-commerce as a tool for inclusion, helping small business access international markets, particularly businesses headed by women. I encourage the initiative to continue to keep its doors open for other members of the WTO to join and to continue discussing development issues necessary to bridge the digital divide, » she said.

In their statement, the co-convenors noted support by initiative participants for the continuation of the multilateral e-commerce moratorium. They said they considered it crucial that the initiative make permanent among participants the practice of not imposing customs duties on electronic transmissions.

The co-convenors emphasised the importance of supporting the engagement of developing members and least-developed country (LDC) members in the initiative, including implementation of commitments. They said they would continue to deepen the discussion on capacity-building options and support for implementation for developing members and LDC members in 2022.

The full statement is available here.

UIT

WSIS Forum 2022 is scheduled to be held starting on 15 March with the final week that will be held on 30th May – 3rd June 2022. The Agenda and Programme of the Forum will be built on the basis of the submissions received during the Open Consultation Process (OCP). The Open Consultation process aims at ensuring a participatory and inclusive spirit of the Forum. This process actively engages multistakeholders in the preparatory process to ensure broad ownership and further improvements of the Forum. The Open Consultation Process will include a collection of inputs from regional and national WSIS related events.

The WSIS Forum co-organizers (ITU, UNESCO, UNCTAD and UNDP) invite you to contribute to the Open Consultation Process on the Thematic Aspects and Innovations on the Format of the WSIS Forum 2022.

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More Information

 

UIT

Selon les estimations, 2,9 milliards de personnes, soit 37% de la population mondiale, n’ont encore jamais utilisé l’Internet.

De nouvelles données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC), révèlent également que l’utilisation de l’Internet a connu une forte croissance à l’échelle mondiale, puisqu’on estime que 4,9 milliards de personnes ont utilisé l’Internet en 2021, contre 4,1 milliards environ en 2019.

Il s’agit là d’une bonne nouvelle pour le développement dans le monde. Cependant, les données de l’UIT confirment que la capacité à se connecter demeure marquée par de profondes inégalités.

Environ 96% des 2,9 milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées vivent dans les pays en développement. Et même parmi les 4,9 milliards de personnes considérées comme des « internautes », des centaines de millions n’y ont accès que de manière occasionnelle, au moyen de dispositifs en partage ou d’une connectivité à bas débit qui limite grandement l’utilité de leur connexion.

« Alors que près des deux tiers de la population mondiale disposent à présent d’un accès à l’Internet, il reste encore beaucoup à faire pour connecter tous les habitants de la planète », a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao. « L’UIT collaborera avec toutes les parties afin de s’assurer que toutes les composantes essentielles sont en place pour connecter les 2,9 milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées. Nous tenons à ce que personne ne soit laissé de côté. »

La hausse inhabituellement forte du nombre d’internautes donne à penser que les mesures adoptées pendant la pandémie – confinements et fermetures d’établissements scolaires à grande échelle, par exemple –, conjuguées au besoin des personnes de se tenir au courant de l’actualité, d’accéder aux services publics, de se renseigner sur la situation sanitaire, d’effectuer des achats en ligne et de réaliser des opérations bancaires en ligne, ont favorisé « un essor de la connectivité lié au COVID » qui a permis de connecter près de 782 millions de personnes supplémentaires par rapport à 2019, ce qui représente une hausse de 17%.

Les conséquences pour le développement durable

L’édition de 2021 de la publication annuelle de l’UIT « Données et chiffres« qui présente l’état des lieux de la connectivité numérique dans le monde, indique que le nombre d’internautes dans le monde a augmenté de plus de 10% pendant la première année de la pandémie, ce qui correspond de loin à la progression annuelle la plus importante en dix ans.

La forte croissance observée depuis 2019 s’explique en grande partie par une utilisation accrue de l’Internet dans les pays en développement, où la pénétration de l’Internet a augmenté de plus de 13%. Dans les 46 pays désignés par l’ONU comme étant les moins avancés (PMA), la hausse moyenne était supérieure à 20%.

« Ces statistiques montrent que l’UIT a beaucoup progressé dans l’accomplissement de sa mission consistant à connecter le monde », a souligné Doreen Bogdan-Martin, Directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT, qui supervise les données et les travaux analytiques de l’UIT. « Toutefois, un large « fossé en matière de connectivité » existe toujours dans les PMA, où près des trois quarts de la population n’ont jamais utilisé l’Internet. Les femmes qui vivent dans ces pays sont particulièrement marginalisées, puisque quatre sur cinq ne sont toujours pas connectées. »

Bon nombre de ces « exclus du numérique » sont confrontés à d’énormes problèmes, comme la pauvreté, l’analphabétisme, l’accès limité à l’électricité et le manque de compétences et de connaissances dans le domaine du numérique.

« Des solutions numériques seront nécessaires pour imprimer un nouvel élan au développement durable et aider les pays à poursuivre sur la voie de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations Unies à l’horizon 2030 », a ajouté Mme Bogdan-Martin.

« Malheureusement, les communautés décrites comme les plus susceptibles d’être laissées pour compte dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sont précisément celles qui sont aujourd’hui exclues du numérique. »

Principales conclusions du rapport

La fracture numérique entre les hommes et les femmes est en train de se réduire à l’échelle mondiale, mais de fortes inégalités subsistent dans les pays pauvres.

 – Dans le monde, 62% des hommes en moyenne utilisent l’Internet, contre 57% des femmes.

– Bien que la fracture numérique entre les hommes et les femmes se réduise dans toutes les régions du monde et soit pratiquement inexistante dans les pays développés (avec 89% des hommes et 88% des femmes en ligne), de fortes inégalités subsistent dans les pays les moins avancés (31% des hommes connectés, contre seulement 19% des femmes) et dans les pays en développement sans littoral (38% des hommes connectés contre 27% des femmes).

– La fracture entre les hommes et les femmes demeure particulièrement marquée en Afrique (35% des hommes connectés contre 24% des femmes) et dans les États arabes (68% des hommes connectés contre 56% des femmes).

La fracture entre zones urbaines et zones rurales, bien qu’elle soit moins nette dans les pays développés, constitue toujours un défi de taille pour la connectivité numérique dans le reste du monde.

 – À l’échelle mondiale, les personnes vivant en zone urbaine sont deux fois plus susceptibles d’utiliser l’Internet que celles vivant en milieu rural (76% des personnes connectées dans les zones urbaines, contre 39% dans les zones rurales).

– Dans les économies développées, la fracture entre zones urbaines et zones rurales est négligeable pour ce qui est de l’utilisation de l’Internet (89% des personnes vivant en zone urbaine ont utilisé l’Internet au cours des trois derniers mois, contre 85% des personnes vivant en milieu rural ), tandis que dans les pays en développement, les personnes vivant en zone urbaine sont deux fois plus susceptibles d’utiliser l’Internet que celles vivant en milieu rural (72% des personnes connectées dans les zones urbaines, contre 34% dans les zones rurales).

– Dans les PMA, les citadins ont près de quatre fois plus de chances d’utiliser l’Internet que les personnes vivant en zone rurale (47% des personnes connectées dans les zones urbaines, contre 13% dans les zones rurales).

Il existe un fossé générationnel dans toutes les régions du monde.

 – En moyenne, 71% de la population mondiale âgée de 15 à 24 ans utilise l’Internet, contre 57% des personnes de tous les autres groupes d’âge.

– Ce fossé générationnel existe dans toutes les régions. Il est plus marqué dans les PMA, où 34% des jeunes sont connectés, contre 22% pour le reste de la population.

– Une plus grande utilisation de l’Internet chez les jeunes est de bon augure pour la connectivité et le développement. Dans les PMA, par exemple, la moitié de la population a moins de 20 ans, ce qui laisse penser que les marchés du travail locaux deviendront progressivement plus connectés et technophiles à mesure que les jeunes travailleront.

L’UIT continue de suivre l’évolution de la fracture numérique dans le monde.

Les chiffres de l’UIT font également état d’un décalage net entre la disponibilité du réseau numérique et la connexion effective. Alors que 95% des personnes dans le monde pourraient théoriquement accéder à un réseau large bande mobile 3G ou 4G, des milliards de personnes ne sont pas connectées.

– L’accessibilité financière des dispositifs et des services reste un obstacle de taille. Dans le cadre de l’objectif largement accepté consistant à rendre financièrement abordable la connectivité large bande dans les pays en développement, le coût du forfait de base pour le large bande mobile s’établit à 2% du revenu national brut (RNB) par habitant. Pourtant, dans certaines des nations les plus pauvres du monde, le coût de l’accès en ligne peut atteindre le taux impressionnant de 20% du RNB par habitant, voire plus.

– Le manque de compétences numériques et de compréhension des avantages de l’accès à l’Internet représente une autre difficulté, accentuée par l’absence de contenus dans les différentes langues locales et par le manque de compétences nécessaires en lecture et en calcul chez de nombreuses personnes pour utiliser les interfaces.

Pour les médias:
  Site Internet « Faits et Chiffres »
 – Télécharger le rapport
– Ressources pour médias


Remarque
: la mission et les analyses de l’UIT concernent le monde entier, subdivisé en six régions: Afrique, Amériques, États arabes, Asie-Pacifique, Communauté des États indépendants et Europe. Ces régions ne correspondent pas exactement aux autres désignations communes des Nations Unies ou à d’autres désignations régionales. Il convient en particulier de noter que, dans la classification de l’UIT, les États arabes d’Afrique sont regroupés dans la catégorie des États arabes, et non

IFC | OMC

Le 29 novembre, la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, et le Directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, sont convenus de renforcer la coopération entre les deux organisations afin d’étudier les moyens d’améliorer la disponibilité du financement du commerce dans les régions qui en ont besoin.

 

(temporairement en anglais)

In a joint statement, the two pledged to enhance existing cooperation to improve the analytics, identification and detection of trade finance gaps in order to better direct capacity building and other resources where unmet demand is greatest, particularly in Africa.

“Our developing country members regularly identify a lack of trade finance as a major obstacle to participating in global trade — all the more so for micro, small and medium-sized enterprises, and businesses led by women,” DG Okonjo-Iweala said. “Working together, experts from our two organizations will be able to better analyse, detect and explain trade finance gaps, with a view to directing finite resources where they are needed the most. I believe that a significant share of trade finance gaps results from knowledge gaps.”

“Trade is the lifeblood of the global economy but without trade finance, there can be no effective trade,” said the IFC’s Managing Director, Makhtar Diop. “By expanding our knowledge of trade finance gaps and bolstering traders’ capacity, IFC and the WTO can help small enterprises in developing countries integrate into the global economy.”

Most trade is not paid cash-in-advance. The short-term payment risk involved in international trade is mitigated by a credit, guarantee or credit insurance, present in up to 80% of global trade transactions. The sum of these facilities provided by financial and other institutions is known as trade finance.

In their joint statement, the WTO and the IFC heads agreed to work with small traders and financial institutions at the local level to better understand the ecosystem of trade finance. They also pledged to improve access to trade finance training programmes in emerging markets, mainly in Africa.

They agreed to strengthen the ability of local financial institutions to meet compliance challenges and to facilitate knowledge and awareness for exporters and importers of trade finance support available from development financial institutions. In addition to the IFC, examples of such institutions include the Asian Development Bank, the African Development Bank, the Inter-American Development Bank and the European Bank for Reconstruction and Development.

The IFC — a member of the World Bank Group — is the largest global development institution focused on the private sector in emerging markets.

The full text of the joint statement is below.

Joint IFC-WTO Statement on Enhanced Cooperation to Strengthen Access to Trade Finance

Trade would not happen without trade finance. Yet, in many developing countries, increased trade finance costs during the pandemic are adding to the already high cost of physically moving critical goods and commodities across borders. Trade costs in Africa, for example, can be as high as 300 percent of the value of the merchandise being traded. Meanwhile, the cost of trade finance, for example confirmed letters of credit, has increased during the pandemic and is six to seven times more expensive in Africa than in OECD countries.

Basic trade finance lines are not even available locally in emerging markets, particularly for SMEs. Surveys indicate that over 40 percent of SMEs’ trade finance requests are rejected. This number goes up to 70 percent when the requests emanate from women-owned SMEs. And when trade finance requests are accepted, often the most expensive form of trade finance is proposed — collateralized working capital financing at very high rates. In this context, it is no surprise that global trade finance gaps, mainly in developing countries, have increased during the pandemic, reaching $1.7 trillion.

IFC and the WTO will enhance their cooperation, in order to improve the analytics and understanding of trade finance gaps (better survey, identify, and detect gaps), so as better direct limited resources while strengthening the capacity of local exporters and importers and financial institutions where unmet demand is acute:

  1. Trade Finance Gap Study

The WTO and IFC will work together to improve the identification of trade finance gaps, notably in Africa, where the gaps are considerably high. Improved country-focused surveys will help target priority markets in which the mismatch between supply and demand is particularly high and will help IFC implement the $1 billion Africa Trade Recovery Initiative launched in May 2021.

  1. Improving the Diagnostic of Local Trade Finance Impediments

IFC and the WTO will work with small traders and financial institutions at the local level to better understand the ecosystem of trade finance. With this data, we will be able to maximize the impact of our partnership to address these challenges. Small traders and financial institutions will be surveyed in the context of existing mechanisms, such as the WTO’s Enhanced Integrated Framework and IFC’s annual client survey.

  1. Strengthening Trade Finance Training Programs for SME Exporters and Importers

Trade finance training programs for SMEs have seen considerable interest in low-income, fragile, and vulnerable economies where companies are subject to the highest rejection rates. To further support SME exporters and importers that are suffering from disrupted supply chains caused by the pandemic, IFC has launched pilot trade finance training programs for SMEs. Building on programs already underway, IFC and the WTO will work mainly in Africa to improve access to trade finance training programs in emerging markets.

  1. Strengthening Local Financial Institutions’ Capacity to Meet Compliance Challenges

Meeting transparency standards, such as being able to detect Trade Based Money Laundering (TBML), is key to maintaining trade and financial relations in global markets, notably through Correspondent Banking Relationships (CBRs). IFC and the WTO will expand training and capacity-building programs, mainly targeting Africa, to help emerging market financial institutions meet compliance challenges.

  1. Sharing Knowledge and Raising Awareness of Trade Finance Support Programs

The global pandemic has had a disproportionate impact in emerging markets, limiting access to trade finance. While the demand for trade finance support from Development Financial Institutions (DFIs) is high, these programs are not always well known by the trading community. IFC and the WTO will launch a joint research initiative by facilitating workshops for exporters and importers to identify the level of awareness of DFIs’ trade finance support programs. This will help develop solutions to address the trade finance “information gap.”

OMD

L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a le plaisir d’annoncer que le 9 novembre 2021 elle a lancé son programme de formation en réalité virtuelle avec l’aide du Fonds de coopération des douanes de Corée, au siège de l’OMD.

Ce programme a été élaboré et mis en œuvre pour la première fois au Centre régional de formation (CRF) de Corée en septembre dernier pour aider les fonctionnaires des douanes à apprendre et comprendre les procédures fondamentales régissant les inspections physiques des conteneurs de marchandises dans un port maritime.

Avec l’aide de systèmes de réalité virtuelle et d’un expert en cybernétique, le stagiaire est invité à sélectionner l’un de trois scénarios et de détecter des produits de contrebande comme des stupéfiants, des marchandises contrefaites ou des explosifs dissimulés dans des marchandises importées.

Après avoir sélectionné un cas, il doit comparer les documents et identifier les différences. Ce programme lui indique les différentes étapes à suivre : port d’équipements de sécurité, inspection de l’extérieur du conteneur, examen au moyen d’un véhicule d’inspection ZBV et analyse des radiographies en noir et blanc et en couleur. Il doit ensuite ouvrir et inspecter le conteneur au moyen d’outils tels que des ciseaux, des lunettes grossissantes, des scanners, etc., dans une zone sous douane d’un entrepôt.

Les secrétariats du CRF Corée, du Service de la douane de Corée et de l’OMD ont contribué à l’élaboration de ce programme et ont fourni des documents comme des cas de contrebande de stupéfiants avec illustrations, des conseils en matière d’étapes préparatoires, des scénarios d’inspection, en tenant compte des indicateurs de risques répertoriés dans le Dossier de gestion du risque douanier de l’OMD.

Une session de formation dure de 10 à 15 minutes en fonction des progrès du stagiaire. Les systèmes utilisés pour la formation à la réalité virtuelle sont un casque, un contrôleur, un ordinateur haut-de-gamme, un écran de télévision et une cabine. Ce programme existe également en version écran que les fonctionnaires des douanes peuvent utiliser sur leur ordinateur de bureau ou leur ordinateur portable pour travailler en 3D.

Durant la phase d’expérience, M. Kunio Mikuriya, Secrétaire général de l’OMD, s’est montré très intéressé et a invité les fonctionnaires ayant expérimenté le programme à faire part de leurs réactions dans la perspective de futures activités afin qu’il s’accorde mieux aux besoins en renforcement des capacités des Membres. A cet égard, il convient avant tout d’approuver l’efficacité du programme dans le cadre d’activités régionales de renforcement des capacités et de réunions avec l’OMD.

M. Taeil Kang, Directeur du Renforcement des capacités à l’OMD, a dévoilé ses plans visant à élargir le contenu du programme à des opérations comme le commerce en ligne, l’analyse des images de radiographies, le téléchargement sur la plate-forme CLiKC ! et la mise en œuvre dans d’autres régions de l’OMD.

ISOC

Boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet – la feuille de route

Introduction

Comme tout écosystème vivant, Internet est en perpétuelle évolution. C’est de cette évolution permanente, sans plan ni contrôle centralisé, mais avec des milliers de personnes et d’organisations travaillant de manière collaborative sur les normes, les protocoles et leur application dans le monde réel, que découle la réussite d’Internet. Mais alors qu’Internet s’est infiltré dans la plupart des activités de notre vie, nous sommes face à une nouvelle réalité dans laquelle les gouvernements et entreprises prennent de plus en plus de décisions susceptibles de menacer Internet, parfois à leur insu. C’est pourquoi l’Internet Society a créé la boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet (IIAT). Elle est conçue pour aider les décideurs d’aujourd’hui et de demain à prendre de meilleures décisions concernant Internet, et s’utilise comme un cadre pour évaluer si un changement proposé menace les bases d’Internet.

L’Internet Society a pour objectif de faire d’Internet une plateforme mondiale permettant aux habitants du monde entier de se connecter, de communiquer et d’innover, aujourd’hui comme demain. Mais nous ne pouvons pas simplement nous contenter de l’utiliser. Tout le monde se doit de protéger et soutenir les propriétés essentielles d’Internet et les conditions lui permettant d’être plus ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable. Sinon, nous risquons d’être confrontés à une série de changements irréversibles et toujours plus rapides, qui useraient et finiraient par détruire les bases sur lesquelles repose cette incroyable ressource pour l’humanité.

Cette boîte à outils est centrée sur des points de repère pour les changements. Elle comprend un ensemble de ressources qui utilise « le mode de fonctionnement du réseau Internet » et les « facilitateurs d’un Internet ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable » comme cadre pour évaluer si les nouvelles idées soutiennent le plein potentiel d’Internet. Elle nous offre un cadre de référence stable pour évaluer les conditions actuelles du réseau, les propositions de développements technologiques, les réglementations et les accords techniques relatifs à la gouvernance. Elle aide les gens à prendre de meilleures décisions concernant Internet en offrant un angle de vue facilement applicable pour évaluer si un nouveau développement renforce ou affaiblit ce dont Internet a besoin pour exister et prospérer.

Comment utiliser la boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet

La boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet aide les utilisateurs à évaluer l’impact potentiel sur Internet d’un projet de réglementation, d’une tendance ou d’une technologie. Elle comprend un guide pratique, des références visuelles et une série d’études de cas, ainsi que des fiches présentant à titre d’exemple l’impact sur Internet de problématiques et d’évolutions réelles.

Les fiches présentant l’impact sur Internet sont conçues comme une première évaluation permettant d’analyser la façon dont une proposition, une évolution ou une tendance peut bénéficier à Internet ou le menacer. Elles sont conçues pour aider à informer des dialogues multipartites et à déterminer si certaines interventions peuvent justifier des évaluations d’impact approfondies pour préserver l’Internet prospère de demain.

Nous vous invitons à utiliser la boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet pour élaborer de nouvelles fiches présentant l’impact sur Internet de questions qui se posent au sein de votre communauté et d’en partager les résultats. Quelles nouvelles évolutions et tendances technologiques, politiques ou autres affectent Internet dans votre région ? Sont-elles bénéfiques, ou impliquent-elles des risques qui devraient être atténués ou diminués ?

Les choix que nous faisons aujourd’hui contribuent à définir l’Internet de demain. Si ces choix sont guidés par des actions visant à protéger ce dont Internet a besoin pour exister et à soutenir ce dont il a besoin pour prospérer, son écosystème conservera sa vitalité durant son évolution.

Un cadre pour l’analyse

Qu’est-ce qui fait d’Internet ce qu’il est ? Pourquoi a-t-il été adopté si rapidement par tant de personnes partout dans le monde ? Comment continue-t-il à faire naître et soutenir les innovations ? Et que voulons-nous qu’Internet devienne à l’avenir ? Pour garantir la pérennité du succès d’Internet, nous devons savoir ce qui le rend unique et ce qui le fait prospérer. La boîte à outils pour l’évaluation de l’impact sur Internet utilise deux documents techniques comme cadre pour analyser l’impact sur Internet. Le premier décrit les propriétés essentielles dont Internet a besoin pour exister et le second décrit les facilitateurs qui l’aident à prospérer en tant que ressource ouverte, mondialement connectée, sécurisée et fiable.

Ce dont Internet a besoin pour exister: les propriétés essentielles du mode de fonctionnement du réseau Internet

Internet n’est pas géré de manière centralisée. L’intelligence et l’autonomie sont concentrées en périphérie, entre les mains de ceux qui font fonctionner les réseaux et les services. Tout le monde peut aller sur Internet, multiplier ses connexions et accroître sa valeur pour tous. Ainsi donc, ce ne sont ni simplement la technologie, ni ses services et ses usages, qui définissent Internet. La façon dont nous nous connectons, ce que nous appelons « le mode de fonctionnement du réseau Internet », joue elle aussi un rôle.

Le mode de fonctionnement du réseau Internet est fondé sur cinq propriétés essentielles qui maximisent les bénéfices apportés par Internet.

  • Une infrastructure accessible dotée d’un protocole commun
  • Une architecture ouverte aux composantes interopérables et réutilisables
  • Une gestion décentralisée et un système de routage distribué unique
  • Des identifiants communs au niveau mondial
  • Un réseau technologiquement neutre et à but général

Ces propriétés sont essentielles, à la fois parce qu’elles sont nécessaires à une saine évolution d’Internet et parce qu’elles véhiculent ce qui lui donne son caractère unique.

Il convient de remarquer que les propriétés essentielles d’Internet peuvent ne jamais avoir existé dans leur forme la plus parfaite. Les propriétés essentielles n’illustrent pas la nostalgie d’un passé idéalisé. Au contraire, elles représentent l’état optimal d’Internet. En codifiant les bases du modèle Internet idéal, nous avons un point de référence qui nous aide à dire si le modèle tend vers l’idéal, ou s’il s’en éloigne.

Chacune de ces propriétés essentielles contribue à la préservation de certains des avantages offerts par Internet. Lorsqu’elles sont présentes, elles optimisent à la fois la bonne santé d’Internet et son potentiel à créer et diffuser de la valeur. Ainsi, un accès sans restriction et des protocoles communs assurent une connectivité mondiale et soutiennent le développement du réseau. Plus le nombre de participants augmente, plus la valeur d’Internet augmente pour chacun. Un ensemble unique d’identifiants, qui permet une gestion uniformisée de l’adressage ainsi qu’une vision cohérente de l’intégralité du réseau, sans fragmentation ni fractures, constitue un autre exemple.

Même si chaque propriété essentielle ne suffit pas à garantir les avantages qui s’y rapportent, leur ensemble forme la condition nécessaire à une évolution la plus susceptible de créer et de diffuser la valeur engendrée par la connexion.

Ce dont Internet a besoin pour prospérer : les facilitateurs d’un Internet ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable

Les propriétés essentielles décrivent les bases dont Internet a besoin pour exister, et illustrent ce qui le rend unique par rapport aux autres modèles de réseau. Toutefois, pour aider Internet à s’épanouir, nous avons besoin d’un autre ensemble de conditions qui lui permette d’atteindre son plein potentiel. Ce potentiel peut s’exprimer comme un ensemble d’objectifs pour Internet.

À maintes reprises, différents groupes, dans différents endroits du monde, et avec différents points de vue, ont abouti à un même ensemble d’aspirations dans ce sens:

  • Un Internet ouvert qui permet à tout le monde de participer avec un minimum de barrières, de l’utiliser, d’innover et de le faire croître et le soutenir en tant que force positive.
  • Un Internet mondialement connecté qui est inclusif, et permet à tout le monde d’être relié sans restrictions géographiques et de tirer parti de toute la puissance du réseau.
  • Un Internet sécurisé qui résiste aux attaques, qui prend tout le monde en charge, en assurant l’intégrité et la confidentialité des données. Un Internet sécurisé signifie aussi que son utilisation ne soit pas source de danger, comme les botnets utilisés dans les attaques par hameçonnage.
  • Un Internet fiable sur lequel les individus peuvent compter, pour que cet Internet puisse servir de base aux services mondiaux, allant de la récréation au commerce, en passant par l’information.

Ces quatre objectifs guident désormais notre parcours vers un meilleur Internet. Ils nous indiquent ce que nous voulons qu’Internet soit, maintenant et à l’avenir.

Ces objectifs d’Internet sont des déclarations ambitieuses et, en raison de leur nature vaste et abstraite, il est difficile de les utiliser pour analyser les effets possibles sur Internet de différentes évolutions. Pour faciliter cette analyse, pour chacun de ces objectifs d’Internet, nous avons identifié une série de caractéristiques connexes : des éléments qui font progresser ou régresser Internet et ses objectifs globaux. Nous avons donné à ces caractéristiques complémentaires le nom générique de « facilitateurs » : ils font progresser et permettent l’objectif retenu.

Objectif Permettre
Ouvert Accès facile et sans restrictions
Utilisation et déploiement sans restrictions des technologies d’Internet
Développement, gestion et gouvernance collaboratifs
Mondialement connecté Accessibilité sans restriction
Capacité disponible
Sécurisé Confidentialité d’informations et des données des appareils et des applications
Intégrité de l’information, des applications et des services
Digne de confiance Fiabilité, résilience et disponibilité
Responsabilité
Confidentialité

Il est possible que nous ne soyons jamais en mesure de dire qu’Internet s’est pleinement développé, ou que nous avons atteint nos objectifs. Mais nous pouvons avancer ensemble dans une direction qui rende Internet plus ouvert, plus connecté, plus sécurisé et plus fiable, pour tout le monde. Les facilitateurs d’un Internet prospère nous aident à comprendre ce qui doit être protégé et amélioré.

Évaluation de l’impact sur Internet

Dans le monde entier, on voit apparaître des modèles de mise en réseau qui restreignent l’interconnexion et visent à organiser Internet de manière systématique en un réseau fonctionnant sur la base d’autorisations. Des pays plus autoritaires cherchent à exporter leurs visions d’Internet avec un accès contrôlé, des restrictions de sécurité et des politiques qui entravent la croissance. Ailleurs dans le monde, des inquiétudes se font entendre quant à l’influence d’acteurs économiques de poids sur des éléments cruciaux de l’infrastructure d’Internet, sa direction et son infrastructure.

Tous ces développements menacent l’évolution saine d’Internet.

Conduire une évaluation de l’impact sur Internet consiste à systématiquement considérer les implications des changements. Nous pensons que cette boîte à outils permet justement de le faire :

  • En mettant en correspondance l’effet d’une nouveauté sur les propriétés essentielles du fonctionnement du réseau Internet, nous pouvons voir ses implications sur la préservation d’un modèle de réseau qui a prouvé sa valeur unique en tant que plateforme globale pour l’innovation et les progrès sociaux-économiques.
  • En analysant l’impact sur les facilitateurs, nous pouvons comprendre les implications sur un Internet ouvert, mondialement connecté, sécurisé et fiable.

Nous espérons que vous trouverez que le cadre du fonctionnement du réseau Internet et les facilitateurs représentent à la fois une expression utile de « ce qui fait d’Internet ce qu’il est » et un outil pratique pour participer au soutien de son évolution saine pour tout le monde.

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